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Mardi 10 novembre 2009

L'Acte 1 des don quichotte sur Canal+
envoyé par lesenfantsdedonquichotte. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Diffusion sur CANAL+ du film des enfants de don quichotte (Acte1) Mardi 17 novembre 2009 à 22h55
Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Mardi 10 novembre 2009

De l’interview de Bernard Thibault donnée au journal Le Monde


De l’interview de Bernard Thibault donnée au journal Le Monde

 

 

Le Front Syndical de Classe, en la personne de son président Roger SILVAIN, s’élève contre les propos tenus par Bernard Thibault dans son interview donnée au Monde le 9 novembre 2009.

 

Malgré une pique bien inoffensive à destination de la CFDT accusée de remettre le changement social à un peu trop loin (comme si l’état-major CFDT n’était pas missionné pour trahir chaque lutte et chaque revendication), tout dans cette interview confirme l’ancrage dans le syndicalisme rassemblé du principal dirigeant de la CGT.

 

S’accrochant à une lecture superficielle des résultats aux prud’homales (marquée avant tout par une abstention massive faisant figure de désaveu et par l’engagement massif des militants de terrain et de lutte CGT reconnus à la base permettant à la CGT de limiter les dégâts), B. Thibault débute son interview en balayant la candidature de JP Delannoy : « C’est une candidature individuelle, elle n’a pas été présentée suivant les règles statutaires, elle ne sera donc pas prise en compte. Jean-Pierre Delannoy veut incarner une autre orientation pour la CGT. Ce débat sera réglé au congrès.»

 

Alors le congrès de la CGT n’est normalement nullement à la botte de l’équipe sortante mais bien le congrès des syndicats, souverains durant son déroulement, B. Thibault refuse de reconnaître le courant important que représente Delannoy, en particulier dans les bases syndicales. Outre les prises de position de plus en plus nombreuses de militants et organisations de base, l’ampleur de la rupture entre les bases syndicales et l’appareil confédéral est pourtant confirmée par l'enquête diligentée par la Confédération elle-même en juillet auprès des UD et des Fédés et dont les remontées sont très claires : si la ligne est approuvée par l'appareil permanent, elle ne passe pas dans les syndicats : « nous avons du mal à être écoutés », déploraient les cadres intermédiaires.

 

C’est donc dire le peu de cas fait ici à la démocratie syndicale, déjà sérieusement mise à mal par la préparation du congrès (sans même parler des mises à l’écart, mesures administratives ou même exclusions pures et simples de syndicats ou d’UL) : la désignation des délégués a principalement eu lieu avant même la parution des documents officiels et très peu de syndicats ont été réunis pour désigner les délégués et candidats à la future commission exécutive.

 

Mais elle sera encore bien plus en danger si passent les projets confédéraux au cours d’un congrès qui paraît donc joué d’avance.

Derrière les discours sur la nécessité de syndiquer davantage, ce que nul syndicaliste ne conteste, le document d'orientation propose en effet la remise en cause des syndicats d'entreprise et du fédéralisme et programme leur remplacement par de nouvelles structures « à la carte » validées par une commission confédérale d'affiliation en fonction de leur adaptation à la ligne confédérale. Adieu donc à ce qui a fait la richesse de la CGT : la conf' n'est plus la coordinatrice mandatée par la base mais, depuis Montreuil et les bureaux de la CES à Bruxelles, elle dirige, valide ou exclut : la démocratie syndicale est supplantée par le centralisme bureaucratique.

Ainsi serait définitivement verrouillé le recentrage confédéral et, après la mise en place du Cogetise au congrès précédent, l'état-major confédéral disposerait de tous les moyens pour mettre au pas les organisations de base encore largement imprégnées de lutte de classes – avant de les exclure.

 

L'enjeu est de taille pour les syndiqués CGT et, au-delà, pour l'ensemble des travailleurs.

Il recouvre la bataille sur le bilan et l’orientation de la direction confédérale alors que Bernard Thibault fait, toujours dans cette interview, un plaidoyer pour le « compromis » (en cette période, on aurait pu espérer qu’il parle de lutte voire de lutte de classe) et, dans le droit fil des documents préparatoires au congrès, évacue l’enlisement par les directions syndicales de la mobilisation du premier semestre 2009 et le bilan pour les travailleurs de ces 20 dernières années de syndicalisme rassemblé.

 

Or chaque militant syndical sait ce que signifie « compromis » et qu’il n’est en même temps de compromis utile aux travailleurs qu’appuyé sur un rapport de force : alors que la confédé a renoncé à construire ce rapport de force, de quel compromis utile aux travailleurs B. Thibault peut-il se réclamer sur les 20 dernières années?

 

- Sur les salaires ? Depuis 20 ans, la masse salariale nationale est amputée annuellement de 180 milliards d'euros : où est le compromis ?

- Sur les retraites,  où est le compromis ?

- Concernant  la sécu et l'accès au soins, où est le compromis ?

- La casse du service public et de l'éducation ?

- L’emploi, les délocalisations et la casse industrielle ?

- Les droits et les libertés syndicales ?

C'est du 120% de satisfaction pour le capital aux affaires.

 

 

Depuis 20 ans, les travailleurs encaissent coups sur coups et subissent reculs sur reculs de la part d’un pouvoir patronal décidé à mener et à gagner la lutte de classe. Pendant ce temps, la direction confédérale a passé son temps à liquider l’héritage de classe qui fit la force de la CGT et des travailleurs, et à construire le syndicalisme rassemblé au sommet dans l’accompagnement du patronat et dans la défaite pour les travailleurs, en France et au niveau international (CES-CSI).

En dépit de ce qu’affirme B.Thibault, elle flirte désormais en permanence avec la compromission, à l’Elysée, dans les salons feutrés du Medef ou de l’UE, dans des associations comme Confrontations-Europe ou Dialogues, dans le refus de construire le tous ensemble en même temps seul capable de battre le grand capital et ses institutions.

 

C’et pourquoi il est vital pour la CGT et pour l'ensemble des travailleurs que soit clairement posée la question de l'orientation syndicale et des directions qui la portent : poursuivre avec le syndicalisme perdant de ces 20 dernières années ou redéfinir l'orientation de la grande CGT par la renaissance du syndicalisme de classe et de masse qui lutte au quotidien pour la satisfaction des revendications et à long terme pour la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme et la socialisation des moyens d'échange et de production ?

 

C’est pourquoi le FSC soutient la candidature de JP Delannoy comme secrétaire général de la CGT contre B. Thibault, susceptible de favoriser le débat et le rassemblement entre syndiqués de lutte afin de sauver la grande CGT et la replacer sur ses fondamentaux. Le mécontentement populaire face à la casse sociale et la colère militante face aux directions syndicales est important. La direction CGT le sait bien et mise sur le verrouillage, l’exclusion pour accélérer et rendre définitive la dérive.

 

Mais la CGT, notre CGT, c’est celle des camarades et des militants du terrain. On ne veut pas la perdre et la laisser aux mains de ceux qui n’ont que des défaites comme bilan et la poursuite du naufrage comme proposition.

 

Roger SILVAIN, ex-secrétaire général CGT Renault Billancourt, ex-coordinateur CGT groupe Renault, président du Front Syndical de Classe.

76% d’abstention ! On ne peut pas dire pour les élections politiques que 60% d’abstention, c'est catastrophique pour la démocratie et évacuer la question lorsque que le monde du travail est concerné !

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Mardi 10 novembre 2009

«Le bilan de Bernard Thibault est catastrophique»

«Le bilan de Bernard Thibault est catastrophique»
© DR

Jean-Pierre Delannoy, responsable Nord Pas de Calais de la CGT métallurgie, explique les raisons de sa candidature contre Bernard Thibault au 49ème congrès du syndicat, qui se tiendra à Nantes, du 7 au 11 décembre.

Capital.fr : Pourquoi vous présentez-vous ?
Jean-Pierre Delannoy : Nous voulons remettre la CGT sur ses rails, en donnant la priorité aux revendications des salariés. La CGT doit être un outil de lutte, avant d’être un outil de négociation. Mobiliser les salariés tous les trois ou quatre mois est une stratégie complètement dépassée. Ce n’est pas comme ça qu’on va faire bouger les lignes.

Capital.fr : Que reprochez-vous à Bernard Thibault et à l’actuelle direction ?
Jean-Pierre Delannoy : La confédération a renoncé au combat contre le capital, à son identité, en essayant d’accompagner le système pour l’adoucir. Nous voulons un autre programme revendicatif : l’interdiction des licenciements, un SMIC à 1600 euros nets, le retour aux 37,5 années de cotisations pour les retraites des fonctionnaires, la revalorisation des petites retraites…
Nous avons aussi de grosses inquiétudes sur le rapprochement entre la CGT et la CFDT : ce n’est pas la CFDT qui vient à nous, mais l’inverse ! Nous voulons rester un syndicat de classe.

Capital.fr : Pouvez-vous vraiment vous présenter ou votre candidature n’est-elle que symbolique ?
Jean-Pierre Delannoy : C’est une candidature symbolique, car tout a été verrouillé. Nous tiendrons un meeting parallèlement au congrès et déposerons la liste de nos soutiens.

Capital.fr : Quelle est l’ambiance en ce moment à la CGT ?
Jean-Pierre Delannoy : Elle est très tendue. Il y a un gros décalage entre la confédération et les militants. Ce n’est même plus un décalage, c’est un fossé, un ravin… Ce que Bernard Thibault défend, ce n’est pas ce que les gens en bas attendent. Lors de la manifestation du 22 octobre dernier à Paris, Bernard Thibault s’est fait siffler par les militants, on entendait scander « Thibault démission ». Ça partait de tous les côtés…

Capital.fr : Bernard Thibault défend son bilan en s’appuyant sur les bons résultats de la CGT aux élections prud'homales, en décembre 2008. Qu’en pensez-vous ?
Jean-Pierre Delannoy : C’est avant tout la victoire des militants de base. Son bilan est catastrophique, sur tous les enjeux : RTT, réforme des retraites, protection sociale, SMIC… À chaque fois, on est en échec. La seule victoire de ces dernières années, c’est celle du CPE, qui est à mettre à l’actif des lycéens et des étudiants.

Propos recueillis par Stéphane Loignon
Source capital.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Mardi 10 novembre 2009

Alcatel: environ 500 salariés de l'Ouest manifestent à Rennes

Environ 500 salariés d'Alcatel Lucent France et sa filiale RFS ont défilé mardi à Rennes pour protester contre les délocalisations et les plans de licenciements qui touchent leur groupe, selon police et syndicats.

A grand renfort de fumigènes, de tambours et de sifflets, les manifestants ont scandé dans les rues du centre-ville "Non, non, non aux licenciements", brandissant des pancartes comme "Quand un groupe se fait hara-kiri" ou encore "Nous, on veut juste travailler".

"Nous avons deux messages à faire passer: l'un à la direction pour qu'elle cesse ses plans sociaux à répétition, l'autre pour l'Europe car nous voulons plus de régulation et de protection sur un secteur des télécoms devenu très concurrentiel depuis l'arrivée des Chinois sur le marché en 2002", a déclaré à l'AFP Hervé Lassalle, délégué national CFDT et employé à Lannion (Côtes-d'Armor).

"Nous avons de grandes craintes pour l'emploi sur les sites bretons car nos effectifs ne cessent de diminuer d'année en année", a déploré de son côté Daniel Baconnais, représentant CGT au CCE et employé du site d'Orvault (Loire-Atlantique).

A Lannion, de 2.300 salariés au début des années 1990, les effectifs sont passés à un millier; à Brest, ils sont passés de 900 en 2002 à 240 aujourd'hui, expliquent des salariés. Au total, le groupe emploie quelque 2.100 salariés sur cinq sites de l'Ouest, des ingénieurs pour la plupart.

Quatre mille emplois doivent être supprimés en Europe, s'ajoutant aux 4.000 postes déjà perdus entre 2006 et 2008.

En France, des rassemblements étaient aussi prévus à Strasbourg et à Paris devant le siège de l?Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ex-ART). Des rassemblements avaient également lieu dans huit autres pays européens.

RENNES (AFP) Source courrier-picard.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Mardi 10 novembre 2009
A quand la chute du mur de l’argent ?


Hillary Clinton, Gordon Brown, Dimitri Medvedev, et Nicolas Sarkozy se sont précipités à Berlin pour fêter, avec Angela Merkel, les 20 ans de la chute du mur. Poutine manquait au tableau, lui qui est un exemple des réussites de cette fin du « bloc soviétique » , qui l’a fait passer d’obscur lieutenant-colonel du KGB, qu’il était en 1989 en Allemagne de l’Est, au rang d’homme fort d’une Russie rentrée dans le giron du monde capitaliste, de l’argent roi et de la corruption.

Ce mur, construit pour arrêter l’hémorragie de ceux qui quittaient l’Est pour l’Ouest, où le niveau de vie était nettement plus élevé, faisait de ce demi pays qui n’avait de communiste que le nom et où toute opposition politique était réprimée, une prison pour les peuples. La frontière entre les deux Europe, dont le mur de Berlin n’était qu’un maillon, était une monstruosité. Mais les grandes puissances qui en fêtent la fin, ne sont-elles pas celles qui avaient décidé, d’un commun accord à l’issue de la guerre mondiale, de couper l’Europe en deux ?

Dans l’Allemagne réunifiée les inégalités demeurent avec des salaires toujours plus faibles à l’est qu’à l’ouest et un taux de chômage plus fort. Et surtout elles s’accroissent entre les riches et les pauvres dans l’ensemble du pays, comme ici en France, avec la crise.

La fin du bloc de l’Est a surtout été une fête pour les financiers de Wall Street (la « Rue du mur »… et de l’argent), des bourses de Paris, Londres ou Tokyo qui peuvent faire valser leurs capitaux d’un bout à l’autre de la planète, exploiter la main d’œuvre en Roumanie, Russie ou Chine. Mais elle a plus facilité la libre circulation des marchandises et des capitaux que celle des peuples.

Car pour un mur de perdu, dix de retrouvés.

730 kilomètres de mur ont été érigés par le gouvernement d’Israël pour séparer les ghettos de misère où il cantonne la population palestinienne, des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie. Un mur dont, vendredi dernier, les habitants du petit village palestinien de Nilin ont symboliquement abattu un pan.

Et c’est un rideau de fer de 1 200 kilomètres de long, longé par un no man’s land bardé de dispositifs électroniques, caméras, senseurs terrestres, que construisent les Etats-Unis à la frontière du Mexique pour empêcher l’immigration clandestine. Le mur de Berlin a fait 137 morts entre 1961 et 1989. Mais plus de 5 000 émigrants sont morts en tendant de passer du Mexique aux USA au cours de 15 dernières années, tués par les garde-frontière, ou décédés en tentant de passer par les zones montagneuses et désertiques moins surveillées.

Les gouvernements de France, d’Angleterre, d’Espagne, d’Italie n’ont pas besoin de murs pour faire la chasse aux immigrés venus des pays du sud. Ils ont les mers. Le 25 septembre dernier, une petite embarcation, avec 60 émigrants de Guinée et du Sénégal, a chaviré, entre le Maroc et l’Espagne. Les 11 survivants ont été aussitôt réexpédiés en Afrique. En août, 73 autres, venus d’Ethiopie et d’Erythrée, étaient morts de faim et de soif sur un bateau au large de la Sicile. Le gouvernement italien a instauré un délit d’aide à l’immigration clandestine pour les pêcheurs qui viendraient à secourir ces embarcations d’infortune. Comme le gouvernement français a fait de l’aide aux réfugiés de Calais un délit. Et Sarkozy et Brown organisent en commun des charters pour renvoyer des émigrés afghans vers leur pays d’origine, là où la France, l’Angleterre et les USA, entretiennent une guerre sanglante.

Murs, barbelés, chasses à l’homme n’empêchent pas des millions de femmes et d’hommes, quittant les pays où les grandes puissances et leurs trusts entretiennent la misère, d’affluer au risque de leur vie vers les pays riches pour y trouver de quoi faire survivre leurs familles. D’autant que les patrons d’ici sont trop contents de pouvoir les sous-payer parce que sans droits. Jusqu’à ce que ceux-ci, travailleurs comme nous tous, se rebiffent collectivement pour imposer leurs droits, comme les 5 000 travailleurs sans papiers actuellement en grève en région parisienne.

Pour en finir avec ces barrières que les gouvernants érigent un peu partout dans le monde pour protéger les possédants de la misère qu’eux même engendrent, il faudra en finir avec les banques, les grands trusts qui dominent le monde.

C’est le mur du fric qu’il faudra faire sauter.

9 novembre 2009
Source
http://www.convergencesrevolutionnaires.org/
Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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