Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 20:06

Le PDG d'EDF visé pour avoir donné à la Chine un accès à des secrets

Le patron du géant français de l'électricité EDF Henri Proglio est visé par une enquête interne dans le cadre d'un projet d'accord avec le chinois CGNPC où il aurait donné "aux Chinois l'accès à des secrets technologiques", a affirmé mercredi une source proche du dossier.

 

L'enquête a été confiée à l'Inspection générale des Finances, un corps prestigieux de hauts fonctionnaires du ministère de l'Economie et des Finances, a ajouté cette source confirmant une information de l'hebdomadaire satirique et d'investigations Le Canard Enchaîné.

"Il (Proglio, ndr) est allé loin. Il donnait aux Chinois l'accès à des secrets technologiques", a assuré cette personne ayant accès aux dossiers sensibles d'EDF.

Le patron d'EDF, déjà en froid avec le gouvernement, va aussi devoir s'expliquer la semaine prochaine devant le comité de la stratégie du groupe sur cette affaire, selon cette source, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Cette instance, sorte d'antichambre du conseil d'administration qui réunit des représentants de l'Etat et des salariés, avait retoqué en avril dernier un pré-accord conclu en novembre 2011, a-t-il expliqué.

EDF, le géant du nucléaire français Areva et CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Company) avaient finalement signé en octobre dernier un accord sur un possible nouveau réacteur franco-chinois.

Source 7sur7.be

 

Nucléaire franco-chinois: Proglio visé par une enquête et surveillé chez EDF

Une enquête de l'Etat, des explications devant un haut comité interne de son entreprise: le patron d'EDF Henri Proglio va devoir justifier sur deux fronts un projet controversé de partenariat nucléaire conclu à son initiative en novembre 2011 avec le chinois CGNPC.

Le PDG du géant français de l'électricité, déjà affaibli par des relations tendues avec le gouvernement actuel, est visé depuis quelques jours par une enquête de l'Inspection générale des Finances, ont indiqué mercredi deux sources proches du dossier, confirmant une information du Canard Enchaîné.

Selon l'une de ces sources, il doit également présider la semaine prochaine un comité de la stratégie d'EDF. Cette sorte d'antichambre du conseil d'administration, qui réunit quelques membres dont des représentants de l'Etat et des salariés, lui a demandé des explications.

A-t-il agi dans le dos de l'Etat? Trahi "l'équipe de France du nucléaire" en contournant le partenaire Areva jugé trop encombrant? Ou promis aux Chinois des secrets industriels sans suffisamment de contreparties?

Dans une note transmise à l'AFP, EDF souligne que l'accord abandonné "prévoyait pour chaque action de coopération envisagée, l'élaboration d'un accord spécifique précisant notamment les modalités de rémunération et les clauses de protection de la propriété intellectuelle".

Mais dans les faits, "il s'agissait d'un transfert d'une partie des technologies nucléaires qui permettait aux Chinois de construire des centrales plus vite en se passant" des entreprises françaises, a assuré à l'AFP un bon connaisseur du dossier au sein du groupe.

Le projet avec CGNPC n'a jamais toutefois dépassé le stade du "brouillon", selon une autre personne ayant accès aux dossiers sensibles d'EDF.

Mis au parfum début avril, le comité de la stratégie d'EDF l'a retoqué. Selon le Canard Enchaîné, l'Agence des participations de l'Etat (APE) l'a également critiqué dans la foulée et le ministre de l'Economie de l'époque, François Baroin, l'avait bloqué le 18 avril, juste avant l'élection présidentielle.

Mais le recadrage s'est poursuivi avec l'arrivée de la gauche au pouvoir.

"Le Conseil de politique nucléaire de septembre a rappelé que les relations contractuelles ne pouvaient être établies en dehors d'une stratégie établie par l'Etat", a indiqué à l'AFP un haut responsable gouvernemental.

Un mois plus tard, un accord confidentiel --tripartite cette fois-- était signé entre EDF, CGNPC et Areva. Et un "bilan des relations passées" avec la Chine est "en cours", apprend-on au ministère de l'Energie.

La collaboration entre les deux fleurons français du nucléaire, Areva côté fabrication de réacteurs et EDF côté exploitation, a été problématique ces dernières années, sur fond de mésentente entre M. Proglio et Anne Lauvergeon, patronne d'Areva jusqu'à son éviction au printemps 2011.

Plusieurs documents parus dans la presse depuis janvier suggèrent que M. Proglio a tenté de faire cavalier seul. Au risque de se retrouver en délicatesse avec le pouvoir alors que son mandat court en principe jusqu'en 2014.

Pour sa défense, le patron d'EDF pourra notamment souligner que les règles régissant le rôle de chacun dans le trio Etat-EDF-Areva n'ont jamais été très claires, comme le reconnaît un de ses opposants.

Surtout, il peut souligner que le palmarès récent du nucléaire français est pour l'instant maigre: quatre contrats seulement pour le réacteur de nouvelle génération EPR et ses 1.600 mégawatts, dont deux chantiers difficiles en Finlande et en France, et encore beaucoup d'incertitudes pour son petit frère, l'Atmea (1.000 mégawatts).

Or après Fukushima, la Chine s'annonce comme le seul marché de masse pour l'industrie nucléaire, même si plusieurs pays comme le Royaume-Uni, poursuivent leurs programmes.

Par Luc OLINGA et Marc PREEL Source courrier-picard.fr

 

Souvenez-vous, le 20 décembre 2012

Areva/syndicaliste : Lauvergeon auditionnée

Anne Lauvergon, ancienne présidente d'AREVA, est interrogée dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie de Versailles, dans le cadre de l'enquête sur l'agression d'une syndicaliste d'Areva, selon les élément recueillis par Europe 1 confirmant une information de France Info.

Maureen Keenay, la secrétaire CFDT du comité du groupe Areva, avait été agressée et "saucissonnée" à son domicile lundi dans des circonstances encore mal éclaircies. L'affaire a été a révélée par Libération mercredi. Le quotidien liait implicitement cette affaire à un récent accord avec la Chine, au grand dam du groupe. Lauvergeon a été présidente du directoire d'AREVA entre 2001 et jusqu'à 2011. Elle s'opposait à cet accord, tout comme la syndicaliste, qu'elle connaissait.

Source Europe1.fr

 

Mystérieuse agression chez Areva

Une syndicaliste d'Areva a été agressée lundi chez elle. Le quotidien Libération lie implicitement cette affaire à un accord avec la Chine.

Une syndicaliste d'Areva a été agressée lundi chez elle, dans des circonstances encore mal éclaircies, a révélé Libération hier. La secrétaire CFDT du comité de groupe européen d'Areva, Maureen Kearney, a été assaillie lundi matin à son domicile par un inconnu qui, selon Libération, lui a passé une cagoule, l'a bâillonnée et ligotée, en guise «d'avertissement». Elle n'a été libérée que cinq heures plus tard par sa femme de ménage. «Des militants CFDT, tels que les représentants au conseil de surveillance d'Areva, le coordinateur Jean-Pierre Bachmann sont actuellement entendus par les forces de l'ordre», a affirmé Michel Toudret, délégué central CFDT Areva NC.

Le syndicaliste s'est refusé à faire un lien quelconque entre ces événements et l'accord confidentiel décrit le mois dernier par EDF comme «une première étape dans le développement d'un nouveau réacteur de 1.000 mégawatts» commun à EDF, Areva et le groupe nucléaire chinois CGNPC. Mais dans son article, Libération relève notamment que cet accord était un dossier qui «préoccupait» Maureen Kearney.

Menaces téléphoniques

Le quotidien rappelle que le 20 novembre, le comité de groupe européen d'Areva, a voté à l'unanimité une résolution demandant à Luc Oursel, président du directoire, de lui communiquer le texte de l'accord, n'excluant pas, «si nécessaire, de porter l'affaire au pénal pour délit d'entrave», si les documents n'étaient pas communiqués. Pour Libération, «c'est à ce moment-là que les relations entre Maureen Kearney et sa hiérarchie se sont dégradées».

Le délégué central CFDT a confirmé l'inquiétude des syndicats qui redoutent des transferts de technologies avec la Chine. Il a indiqué que Maureen Kearney, «recevait des coups de téléphone de menaces» depuis quelque temps.

Pour sa part, la direction d'Areva a annoncé vouloir poursuivre le journal en justice pour le traitement «diffamatoire» qu'il fait, selon elle, de cette affaire.

Source charentelibre.fr

 

Areva : les hypothèses se multiplient autour de l'agression d'une responsable syndicale

Après la violente agression dont a été victime lundi la secrétaire du comité de groupe européen d'Areva, tout le monde s'interroge, soupçonne le camp adverse. Toutes les hypothèses sont sur la table. Anne Lauvergeon, ex patronne d'Areva, a été entendue jeudi comme témoin.

Chez Areva, la stupéfaction laisse peu à peu place aux spéculations. La violente agression dont a été victime Maureen Kearney, secrétaire CFDT du comité de groupe européen, ouvre la porte à toutes les hypothèses. Le comité de groupe européen est en plein bras de fer avec Luc Oursel, patron d'Areva, pour obtenir une copie de l'accord signé fin octobre par EDF, Areva et l'électricien chinois CGNPC. Donc, certains regards se tournent en priorité vers ce dossier pour tenter d'expliquer le « saucissonnage » subi par Maureen Kearney, qui est restée ligotée et bâillonnée cinq heures chez elle lundi matin.

"Un lien quasi direct avec Areva"

A ce stade, les deux camps ont des versions opposées. "Des éléments, encore secrets, de l'agression établissent un lien quasi direct avec Areva", affirme-t-on dans l'entourage de la déléguée syndicale. C'est tellement énorme, nous assure-t-on, que cela pourrait même faire penser à un leurre. « Il est évident que la sauvage agression dont a été victime Mme Kearney n'a rien à voir avec ses fonctions syndicales. Affirmer le contraire n'a aucun sens », affirme de son côté Jean Rheinart, l'avocat d'Areva.

"Libération" poursuivie en diffamation par Areva
La piste professionnelle attire l'attention car, selon Libération qui a révélé l'affaire mercredi, l'agresseur aurait lancé « c'est le deuxième avertissement. Il n'y en aura pas de troisième ». Selon le quotidien, la responsable syndicale aurait reçu dernièrement des menaces téléphoniques. Areva, de son côté, a immédiatement fait connaître son intention de poursuivre en justice Libération « pour le traitement diffamatoire qu'il fait de cette affaire dans son édition du 19 décembre, en indiquant par des raccourcis et des parallèles douteux qu'Areva pourrait avoir une quelconque responsabilité dans l'agression de l'une de ses salariés ».

Anne Lauvergeon entendue ce jeudi comme témoin

La réaction d'Areva a-t-elle été d'autant plus vive qu'Anne Lauvergeon, ancienne patronne d'Areva, préside le conseil de surveillance de Libération ? En tout cas, « Atomic Anne » a été ce jeudi entendue comme témoin par les gendarmes de la section de recherche de Versailles, en charge de cette affaire. Les deux femmes se sont longtemps côtoyées.

"Intimidation"

Précisément, selon l'avocat du comité de groupe européen, la direction actuelle d'Areva tentait de discréditer Maureen Kearney, notamment en soulignant ses liens avec Anne Lauvergeon. « Il y avait une ambiance d'intimidation envers elle de la part de la direction d'Areva, en particulier une volonté de l'isoler vis-à-vis de ses collègues du comité de groupe européen, considérant qu'elle était à la tête d'une sorte de combat contre les hauts dirigeants du groupe », a expliqué l'avocat Rachid Brihi à Libération.

"A qui profite le crime ?"

Pendant ce temps, les spéculations vont bon train. « A qui profite le crime ? », tente de raisonner un syndicaliste d'Areva. « On ne voit pas. Si cet acte devait avoir un rapport avec les activités syndicales de Maureen, il serait totalement contre-productif en attirant au contraire l'attention sur cet accord secret », souligne-t-il.

Une relation conflictuelle, certes, mais courante

« Effectivement, ces derniers temps le conflit avait pris une tournure plus personnelle entre Oursel et Maureen », témoigne un autre syndicaliste d'Areva. « Mais c'est un classique des rapports direction / syndicats. On est très aguerris par rapport à ce genre de pratique. Et heureusement, il n'est jamais rien arrivé de ce type », affirme-t-il avant d'ajouter « On ne peut rien exclure. Chez Areva, il peut y avoir des gens incontrôlables ».

Un acte isolé ?

L'enquête n'exclut rien non plus. Ni l'aspect professionnel, ni l'entourage personnel de la responsable syndicale. « On ne peut pas écarter un acte isolé », insiste un collègue de Maureen Kearney. Tout le monde en interne s'accorde sur le même souhait. « On attend un dénouement rapide », espère un délégué syndical. « J'espère que l'enquête ira jusqu'au bout, même si le sujet nucléaire est sensible, et même si des intérêts haut placés sont en cause », précise un de ses collègues.

Luc Oursel, PDG d'Areva, n'a pas été entendu. « Ce n'est pas prévu », affirme l'avocat d'Areva Jean Reinhart. « Mais si le parquet le souhaite, il apportera volontiers son témoignage pour que la justice fasse son travail », assure l'avocat.

Source latribune.fr

 

Souvenez-vous le 19 décembre 2012

Une syndicaliste d’Areva saucissonnée dans son salon

  Selon nos informations, une employée du groupe nucléaire a été agressée lundi matin à son domicile. Une perquisition a eu lieu dans une filiale de l’entreprise.

Par LUC PEILLON, YANN PHILIPPIN

Elle n’a pas vu son visage. Arrivé par-derrière, l’agresseur l’a immédiatement cagoulée, puis bâillonnée avant de la ligoter à un fauteuil. Puis une phrase, une seule, balancée comme une menace : «C’est le deuxième avertissement, il n’y en aura pas de troisième.» Maureen Kearney, secrétaire CFDT du comité de groupe européen d’Areva, sera retrouvée cinq heures plus tard par sa femme de ménage, lundi en début d’après-midi. «Saucissonnée» dans le salon de sa maison d’Auffargis (Yvelines). Du travail de pro, l’homme ayant visiblement attendu le départ du mari, vers 6 h 45, avant de débouler dans le logement, un quart d’heure plus tard.

Difficultés troublantes. Encore sous le choc, hier, après des examens médicaux et un passage à la gendarmerie, la syndicaliste d’origine irlandaise, désormais sous haute protection de la gendarmerie, se refusait à tout commentaire. Et surtout à émettre le moindre avis sur l’identité de l’agresseur. Le parquet de Versailles, en charge de l’enquête, refusait lui aussi de «communiquer sur cette affaire». Mais l’enquête a, selon nos informations, démarré sur les chapeaux de roue. Les gendarmes de Versailles se sont ainsi immédiatement rendus, lundi en fin d’après-midi (avant d’y retourner hier soir) dans les locaux de la SGN à Saint-Quentin-en-Yvelines. Une filiale du groupe nucléaire Areva, chargée de l’ingénierie sur le cycle du combustible, et au sein de laquelle travaillait Maureen Kearney avant qu’elle ne soit entièrement détachée de son poste pour s’occuper de ses responsabilités syndicales. Mais si Areva semble ciblé, aucune piste n’est écartée. Des amis de Maureen Kearney et de son mari étaient ainsi auditionnés hier par la gendarmerie, tout comme des militants CFDT de l’entreprise.

Reste que les difficultés professionnelles vécues par la syndicaliste ces derniers temps sont troublantes. «Maureen était très bouleversée ces dernières semaines, explique un proche. Les relations avec sa direction dans le cadre de son mandat syndical s’étaient fortement dégradées, et avaient pris un tour presque personnel.» «Elle avait très peur, elle était épuisée, confirme un collègue syndicaliste. Elle sortait très anxieuse de ses rencontres avec la hiérarchie.» Une anxiété d’autant plus justifiée que cette agression fait effectivement suite à d’autres menaces, proférées au téléphone ces dernières semaines. «On lui a dit de ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas», explique un collègue, qui qualifie Maureen Kearney de «déterminée». «Ce n’est pas une militante irresponsable, elle a à cœur le bon fonctionnement du groupe, confirme un ancien cadre. Mais si elle flaire une injustice ou une entourloupe, elle ne lâchera pas, elle ira jusqu’au bout. Elle a un vrai côté "mains propres".»

«Ambiance d’intimidation». Or s’il est évidemment trop tôt pour établir un quelconque lien entre l’entreprise et cette agression, il y a un dossier, parmi ceux qui préoccupaient la secrétaire du comité de groupe européen, qui se détache tout particulièrement : l’accord de coopération secret paraphé le 19 octobre par le PDG d’Areva, Luc Oursel, celui d’EDF, Henri Proglio, et leur homologue de l’électricien chinois CGNPC, sur la conception d’un nouveau réacteur. Un texte tellement confidentiel que sa signature, dévoilée quatre jours plus tard par les Echos, n’avait fait l’objet d’aucune annonce officielle.

Cette opacité choque et inquiète les syndicats. D’autant plus que les précédentes versions de l’accord, dévoilées par la presse, étaient très défavorables à Areva (lire ci-contre). Les syndicalistes redoutent des transferts de technologies, - mais aussi de charges de travail industrielles - vers la Chine. Et décident, comme l’a révélé le Parisien, de lancer une fronde inédite. Le 20 novembre, le comité de groupe européen (CGE) vote à l’unanimité une résolution demandant à Luc Oursel de lui communiquer le texte de l’accord. Les élus regrettent de n’avoir pas été tenus informés, comme le veut la loi. Le CGE menace, s’il n’a pas obtenu le document d’ici au 23 novembre, d’assigner Luc Oursel en référé devant le tribunal de grande instance de Paris. Et n’exclut pas, si nécessaire, de porter l’affaire au pénal pour «délit d’entrave».

C’est à ce moment-là que les relations entre Maureen Kearney et sa hiérarchie se sont dégradées. «Il y avait une ambiance d’intimidation envers elle de la part de la direction d’Areva, en particulier une volonté de l’isoler vis-à-vis de ses collègues du comité de groupe européen, considérant qu’elle était à la tête d’une sorte de combat contre les hauts dirigeants du groupe», indique l’avocat du comité de groupe européen, Rachid Brihi. Le dossier fait l’objet d’«un dialogue social apaisé et collaboratif», estime de son côté la direction.

Le 26 novembre, le directeur des ressources humaines, Philippe Vivien, propose de fournir au cabinet d’experts Secafi, mandaté par le comité de groupe, «les documents dont il a besoin pour accomplir sa mission». L’offre est jugée insuffisante. Mercredi dernier, Me Brihi adresse au nom du CGE un courrier recommandé à Luc Oursel. Il s’agit d’une «ultime mise en demeure» pour qu’il communique l’accord. «A défaut de réponse sous huitaine», Rachid Brihi prévient qu’il engagera la procédure judiciaire en référé. Vivien répond le lendemain non pas à l’avocat, mais aux membres du CGE. Il se dit «profondément choqué» par le courrier et rappelle sa proposition du 26 novembre, tout en soulignant «qu’il n’a jamais été de règle de vous transmettre directement des contrats commerciaux qui engagent l’entreprise et des tiers».

Samedi matin, c’est-à-dire deux jours plus tard, Rachid Brihi et Maureen Kearney discutent au téléphone des suites à donner à cette réponse. «Nous avions convenu d’attendre la fin du délai indiqué dans la lettre de mise en demeure pour agir, afin de voir si la direction changeait d’avis. Le cas échéant, nous déposerions l’assignation, qui était prête», raconte Me Brihi. Lundi, Maureen Kearney était agressée à son domicile. Dans un message aux salariés parisiens posté hier sur l’intranet du groupe, Areva «condamne cet acte odieux et souhaite que l’enquête qui a démarré permette de faire toute la lumière sur ce drame». Et ajoute être «en contact avec la famille de Mme Kearney pour lui apporter tout le soutien du groupe et lui exprimer sa solidarité dans cette épreuve».

Source liberation.fr

Partager cet article

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans économie
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Cyril LAZARO
  • Le blog de Cyril LAZARO
  • : Le blog d'un militant syndicaliste en lutte pour plus de justice sociale à Disneyland Paris. Réflexions, revendications, humour et amitiés
  • Contact

Carte visiteurs blog

Recherche

Nombre de visiteurs

Nombre de pages vues