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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:33

Chers camarades,

Je ne voulais pas revenir sur la lutte intestine entre les apparatchiks et les militants de terrain au sein de la CGT.

Lorsqu'à Disney j'ai alerté les instances supérieures sur les dérives existantes, la Fédération CGT du Commerce a mis son veto pour tout changement, le secrétaire du syndicat CGT à Disney étant lui même membre de cette Fédération.

Aujourd'hui c'est l'inverse que je vais vous exposer.

Comment la Fédération CGT des services publics a flingué le syndicat Cgt des Personnels du Département du Nord, trop intransigeant avec les "Maîtres" qui donnent à manger, trop honnête pour accepter la compromission, trop fier pour s'enliser dans les turpitudes de la corruption intellectuelle.

Dans ce cas précis, la Fédération des services publics a opéré une mise sous tutelle assassine pour les militants.

C'est cette triste histoire que vous allez pouvoir lire ci-dessous.

C'est un hommage rendu à tous ceux et toutes celles qui se voient aujourd'hui dépossédé(e)s de leur travail militant et du travail de nos anciens qui avaient doté la classe ouvrière d'outils de défense  (les syndicats) face à l'exploitation folle d'un patronat qui en veut toujours plus!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO


 

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"Pour qu’on sache"

Courriel ouvert aux cgt des Conseils généraux, cgt du Collectif services publics Lillois, Coordination syndicale départementale, aux Unions locale 59/62

 

Militantes, militants, bonjour,

Le syndicat Cgt des Personnels du Département du Nord, vous le connaissez. C’est celui qui a fait jaser en 2009 avec la lettre ouverte de sa commission exécutive au Comité confédéral national et au Secrétaire général réprouvant le réformisme de la Cgt.

C’est ce syndicat qui alimente un blog militant depuis 2007. Blog qui relaie sans exclusive les informations "institutionnelles" de la Cgt, informe les agents départementaux, appelle à participer aux actions locales et nationales, exprime sa solidarité avec les luttes ouvrières (les Contis et Xavier, Good’Year, Sncf, Toyota, etc), encourage systématiquement les cégétistes mis en difficulté, défend la liberté syndicale, dénonce l’entrave y compris vis-à-vis d’autres organisations (refus de la ville de Lille d’accepter les listes Solidaires aux élections), accuse le gouvernement socialiste d’être responsable de la montée du fascisme par ses trahisons répétées, tacle Martine Aubry expulsant les Roms à la veille de festivités (Lille 3000, Inauguration du stade Pierre Mauroy), réprouve l’union départementale (UD) de Paris quand elle maltraite les sans-papiers de la Bourse du Travail, condamne les "opérations" militaires colonialistes de la France (Lybie, Mali), soutient Aurore Martin, militante basque livrée par Valls à la police espagnole,etc.

Le syndicat Cgt des Personnels du Département du Nord, c’est celui qui, dans la Fédération des services publics compte le plus d’adhérents (578 en juillet ) parmi les organisations des Conseils Généraux (cf. état de la syndicalisation - juillet - document fédéral) [1]. Ses adhérents ne lui sont pas venus par hasard et ont doublé ces trois dernières années notamment par une défense continue et effective des assistants familiaux (50% des effectifs) et également par le refus de la professionnalisation de l’activité syndicale dans notre organisation (les autres font comme elles veulent).

Les militants y compris le secrétariat général s’engagent à rester au moins 50% sur leur temps de travail. Les collègues apprécient des syndicalistes qui bossent réellement avec eux dans les services et se méfient des permanents qui distribuent des tracts électoraux prétendant leur expliquer ce que travailler veut dire.

Le syndicat Cgt des Personnels du Département du Nord, c’est le syndicat qui défend les oubliés, remet en cause le dévoiement des missions de l’action sociale, dénonce le contrôle et le flicage institutionnels de la misère, condamne la maltraitance et la cruauté du management libéral, affronte la haute administration et conteste, le cas échéant, l’utilisation de l’argent public.

C’est le syndicat qui se préoccupe de la défense des mineurs isolés étrangers et milite pour les Assistants familiaux au statut précaire suscitant la réprobation de syndiqués corporatistes. Ce syndicat privilégie l’action dite directe, évitant la délégation de pouvoir et impliquant les agents concernés dans les luttes.

Ce syndicat ne fait pas de cartes pour des cartes, pas d’adhésions post-it, pas d’adhérents pour du pognon. Il se moque des cotisations et de son score aux élections professionnelles. Ce syndicat milite et ses meilleurs élus CAP travaillent quasiment à temps plein et ne se servent que du temps concernant leur mandat et les instances du syndicat.

Hérésie, ce syndicat défend depuis des années et parfois durant des années, des agents non-syndiqués et ils ont été nombreux. Quelle irresponsabilité !

Ce syndicat n’a jamais eu de temps à perdre dans les réunions de permanents des Unions locales ou l’Union départementale mais a toujours accepté de mandater un syndiqué intéressé par ces réunions. À défaut de retours et de compte-rendus par ces mandatés, l’activité de ces réunions n’a jamais pu être véritablement constatée. Mais nous prenions connaissance avec intérêt de tout document de travail qui parvenait dans notre boîte mail. En cas de panne d’inspiration de leur part, c’est notre syndicat qui a rédigé à la va-vite des textes repris par les collectifs locaux ou les quotidiens nationaux.

Côté "matin brun" et "d’où-qui-pue-donc-tant" ? C’est encore pis ! Nous ne ménageons pas les socialistes qui jouent depuis les années 85 avec l’épouvantail "vote FN" pour accéder au pouvoir ou pour y rester. Nous respectons les camarades qui oeuvrent dans la structure intersyndicale de lutte contre le fascisme « Visa », mais dénonçons les écarts dans l’organisation entre la pratique quotidienne et les campagnes contre l’extrême-droite. On a bien compris le message, il ne faudrait pas détourner d’éventuels électeurs de la Cgt le 4 décembre prochain en tenant des propos clairs. Les électeurs d’extrême-droite peuvent être éduqués nous dit-on, et puis voter dans l’entreprise, c’est différent, on ne fait pas de politique. Mais la gangrène s’insinue et gagne de plus en plus de terrain à l’intérieur de la Cgt.

Nous disons clairement aux électeurs FN, dégage ! et ne vote pas pour nous. À quoi bon expliquer aux nostalgiques des ordres forts et liberticides, que leur souhait d’interdire grèves et manifestations, museler la critique, exclure, ouvrir des camps de travail pour mater les contestataires, mener des opérations en bande contre les arabes ou les roms, instaurer un service obligatoire de travail de tout ce que la France compte de « profiteurs », de « parasites », ne seront pas les solutions "à leurs inquiétudes, à leurs frustrations, à leur sentiment de déclassement" si, au bout du compte, ce sont eux qui répandent sournoisement leur fiel dans la Cgt ?

On ne nous verra pas (on ne nous a jamais vu, on ne nous aurait jamais vu) aller "chercher les voix "une à une" !

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Démission des secrétaires générales 27 mars 2014

Ce syndicat militait mais c’est terminé, car depuis la démission de ses secrétaires le 17 mars dernier, il subit une offensive mortelle (pour tous) emmenée par une faction minoritaire mais sous protection ; alliance aux convictions hétérogènes, jalouse de son temps syndical (qu’elle a fait exploser en 2013 sans en référer à la commission exécutive et pour une activité syndicale médiocre), de ses privilèges, de ses horaires confortables, de ses remboursements et de ses mandats. Faction donc, protégée par ses alter ego départementaux et fédéraux.

Après avoir tenté d’annuler notre congrès programmé en début d’année pour le 12 juin - pour carences en matière de vie syndicale et malgré une rencontre cordiale FD, UD, Sg intérimaire et ex-Sg.

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Compte-rendu de la réunion avec la Fédé et l’Ud le 6 juin 2014

Après avoir essayé d’y foutre le bordel en y invitant les gros bras du syndicat PTRI Cgt - avec la bénédiction de l’UD et de la Fédération des services publics - cette clique largement battue aux élections (99 voix contre leur maintien en commission exécutive - 18 refus de participations aux votes) se voit promue et est imposée à la direction de notre syndicat dans le cadre d’une mise sous tutelle fédérale en vertu d’un article fédéral scélérat. Habitués à refuser l’arbitraire d’où qu’il vienne, nous contestons à la fédération ses méthodes . et sa décision et l’assignons devant le Tribunal de grande instance de Bobigny le 4 septembre prochain.

Nos tares et nos crimes ? Les cotisations sont payées, nous renseignons Cogétise, la trésorerie est au carré, le bureau se réunit douze fois par an, la commission exécutive - composée jusqu’en juin de 49 membres - se réunit mensuellement, l’Assemblée générale (AG) élit le bureau, la Commission exécutive et le Secrétariat général chaque année. Le temps syndical ? Il est réparti entre une cinquantaine de militants, d’élus et de syndiqués. Nous réunissions de nombreux groupes de travail où chaque syndiqué pouvait s’inscrire. Pourtant l’UD et la Fédération des services publics (FD) invoquent des "carences de vie syndicale", puis chargent la barque au fil de l’eau et parlent "de dysfonctionnements",« d’un dysfonctionnement interne » dans le courrier à l’employeur, jusqu’à la requalification par l’UD en « dysfonctionnements graves ». Le patron territorial ne fonctionne pas autrement quand il descend un collègue, une équipe, un service, un directeur. Où et quand en ont-ils fait la preuve ? Ces carences, pour lesquelles il n’existerait pas de termes assez durs (des saloperies laissait échapper Vincent Delbar, Secrétaire départemental, au sujet de la déclaration de démission des secrétaires générales), elles n’ont pas existé. Alors pour imposer leurs pantins à la direction de notre syndicat, ils répètent à tous : on vous dit que c’est grave !

Oui c’est grave, nous ne plions pas devant des planqués, nous envoyons balader les élus communistes-maison quand ils se comportent en supplétifs du PS pour conserver leurs strapontins et dégoûtent un peu plus leurs électeurs, nous fonctionnons sur la base de la défense des salariés et sans compromis avec le patron. Bien sûr que c’est grave !

En raison de notre résistance, la tutelle et le groupe de travail n’arrivaient pas à grand chose par leurs propres moyens malgré la destruction de nos archives en lignes, des preuves de notre activité et
du blog des ASSFAM créé il y a moins d’un an, déjà cité par deux fois par la revue "AssMat" (Novembre 2013 et n° 130 Août-Juillet).
Mais ainsi que l’écrit un camarade dans sa lettre ouverte à la fédération des SP : "nous sommes le nombre, nous avons l’énergie, nous avons les idées, une solidarité et une chaleur humaine formidables, et le bon droit de notre côté pour faire bonne mesure". Et nos bourreaux gesticulaient dans le vide.

C’est alors que l’employeur est venu les secourir, changeant les serrures des locaux, bloquant nos courriers, notre correspondance et instaurant en collaboration avec le groupe de travail nommé par la fédération une véritable entrave syndicale à notre encontre (cf. lettre ouverte à Patrick Kanner).

N’obtenant pas d’écrit du patron pour justifier cette décision, nous avons improvisé un référé-liberté. Bah, nous avons seulement pu constater que les rapports (et connivences) de classe sont bien tels que nous les analysions. Même si, au final, ça fait tout de même un peu cher la validation pratique de la théorie (cf. rejet de la requête sur l’air du n’y-revenez-pas).

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Rejet référé-liberté 19 août 2014

Cet épisode nous a donné l’occasion, lors de l’audience, d’assister à la justification et à la défense par l’avocat patronal des règles de vie rédigées par le Nouveau syndicat du patron en collaboration avec la DGARH.

Tout ceci nous confirme que nous faisons bien face à un complexe mêlant le NSDP (Nouveau Syndicat du Patron) et le NSAP (Nouveau Syndicat Assisté du Patron). Rien, évidemment, n’obligeait l’autorité territoriale à choisir nos marionnettes, mais l’occasion était trop tentante. Pour maintenir une phalange de putschistes au pouvoir jusqu’aux élections, les autorités justifient ainsi à posteriori le putsch en lui accordant toute légitimité. Reste que c’est bien la fédération des services publics de la Cgt qui a sciemment organisé le deal que notre patron socialo-communiste s’est empressé de sceller...

Quel est leur programme ?

  • repousser la tenue d’un nouveau congrès jusqu’à une date indéterminée (en amont, ils s’emploient à éliminer les militants sinon ils vont encore perdre)
  • se présenter (ils sont en tout une petite vingtaine sur 578) sur les listes du 4 décembre (c’est leur obsession depuis le début de l’année : les places, le temps) ;
  • devenir permanents ;
  • augmenter rapidement les cotisations des Assfam (ainsi que souhaité par l’UD depuis des années et toujours refusé par la CE et l’AG)
  • ne défendre les agents qu’à la condition qu’ils adhèrent
  • enterrer vite fait les dossiers qui chagrinent le patron : Protection sociale complémentaire (à déposer chez le Procureur), Charte de l’Inspection générale des services (IGS) : opacité de son fonctionnement, pas de bilan d’activité, CIL (correspondant informatique et libertés), certaines défenses individuelles, budget mensonger,...

Leur "unique objectif" annoncé dans leur courrier du 5 août aux syndiqués : "améliorer les conditions de travail au sein de la collectivité".

C’est sûr ça va changer la couleur du syndicat. Ça a moins de gueule que de respecter les préambules des statuts confédéraux qui parlent encore - même si c’est pour le folklore - d’antagonisme fondamental et de conflits d’intérêts entre salariés et patronat entre besoins et profits, de combat contre l’exploitation et du caractère de classe de l’activité militante cégétiste. Au passage, une « saloperie », un dysfonctionnement grave : Le Paon l’ignore aussi....

Alors, militantes et militants, on ne vous écrit pas pour obtenir votre soutien, certains d’entre-vous se sont déjà manifestés, certains désolés, d’autres témoignant leur indignation et leur sympathie.

Parmi ceux gravitant autour de l’UD du Nord, du Front de gauche, élus municipaux d’appoint dans des majorités socialistes, un bon nombre d’entre vous nous répondra qu’une fois de plus nous ne sommes pas dans le bon topic (erreur Emmanuelle : il y a entrave syndicale de la part d’un patron PS d’une grosse collectivité territoriale contre des élus Cgt) ; vous nous cracherez dessus en bande, en chapelle, en église, c’est confortable, ça vous tiendra au chaud, peinards. Nous serons des salauds, des traîtres.
Oui sans doute, de votre point de vue, et vous aurez raison car nous savonnons bien la planche sur laquelle les permanents et les bureaucrates prospèrent. En laissant advenir en toute connaissance de cause ce qu’ils font mine de dénoncer et les concerne de moins en moins.

Pour les militants des Cgt des Conseils Généraux, c’est différent, vous découvrez aujourd’hui le lynchage que nous subissons, vous ne nous connaissez qu’à travers nos contributions et notre travail par exemple dernièrement sur la protection sociale complémentaire (PSC). Le patron est
au demeurant content de voir arriver la tutelle car nous étions sur le point de déposer le dossier chez le procureur. Ouf ! une contrariété écartée.

Camarades des Conseils généraux, nous vous alertons. Nous vous mettons d’autant plus en garde si vous connaissez pareillement des difficultés à établir vos listes en particulier avec le syndicat PTRI. Attention ! Voilà comment la Cgt est en train de reprendre la main sur ses orgas les plus offensives (cf. l’article d’où-va-la-cgt ?) et, croient-ils, les plus "juteuses".

Pour notre part, résistants, indomptés, insoumis, sans dieu tutélaire et sans parti hormis celui des humbles et des démunis, ayant toujours mordu les mains qui feignaient de nous nourrir et qui tentaient de nous flatter, nous remontons sans louvoyer le vent debout, nous ne plions pas et, perdants-perdants ou victorieux-perdants devant le Tribunal de grande instance, nous continuerons inlassablement de déblayer consciencieusement le terrain "pour qu’on sache".

Car la militante, le militant sincère :
"comment, par qui il fut encore précipité, il faut qu’il le sache, il peut l’entendre dire, être patient devant la vérité, puisqu’il est immortel. L’ennemi serait qui flatterait, bâtirait de fausses légendes soi-disant révolutionnaires,aussi criminel que le cartographe qui, pour les combattants de demain, ferait des graphiques menteurs."
P.O. Lissagaray. Histoire de la Commune de 1871.

Salutations militantes.

Le Secrétariat général, le Bureau, la Commission exécutive (hors les 2 ou 3 membres du prétendu "groupe de travail") élus le 12 juin 2014.

Notes

[1(document retiré : non communicable fait apparaître le nombre de syndiqués de toutes les Cgt territoriales - le demander par courriel)

 

Sources http://blog.cgtcg59.snark.lautre.net/

                http://cgt59.over-blog.org/

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Published by Cyril LAZARO - dans cgt
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commentaires

Brigitte 10/11/2014 18:04


Je suis d’accord avec ce que dit Maguy et Michel et je voudrais ajouter qu’ayant
fait partie d’une AG il y a deux ans,  une discussion en fin d’AG avait été entamée  concernant les
mineurs isolés étrangers que Radija défendait et dont elle avait dû faire une avance de plus de  400 euro pour qu’un jeune ne soit pas mis à la
rue :   les échanges ont été durs et vifs  et je me
suis aperçue que ceux qui soi-disant défendaient la veuve et l’orphelin étaient dans des positions étranges de rejet et je me serais  crue au front
national au vu de ce qui se disait. Une  assistante dit sociale voulait bien que le syndicat rembourse Radija mais ne voulait pas mettre un centime de
sa poche ce n’était  pas apparemment son problème et pourtant elle fait partie actuellement  « du
groupe de travail ! » Ceux et celles qui ont participé financièrement vous vous en doutez sont ceux et celles qui sont mis sous tutelle et les autres bien contents de ne rien donner.
 L’altruisme n’existe pas dans « ce groupe de travail » et certainement pas non plus à l’UD et la Fédé au vu du traitement
infligé  et pourtant c’est cet altruisme qui a fait la force de notre syndicat. On voyait  bien dans
cette AG il y a deux ans les réactions de certains et certaines  qu’il existe malheureusement des personnes,  je n’oserais plus des camarades,  qui  épousent les thèses du FN et
cela m’a inquiété fortement. La CGT n’est pas vertueuse en soi et devrait se poser des questions sur ses agissements qui conduisent des personnes à avoir des attitudes qui s’apparentent
 à de l’extrémisme,  à de la discrimination,  à des rejets
des autres et cela m’est insupportable. Heureusement que ce n’est pas le cas de tout le monde mais j’ai une sale impression que la poussée  FN
s’immisce progressivement dans nos rangs.   Quand je vois l’attitude de la Fédé dont la mise sous tutelle s’apparente à de l’exclusion,
 les conditions qu’elle  met pour que nous puissions  accéder maintenant au local syndical : il faut faire patte blanche et presque demander en 3 exemplaires l’autorisation de s’y rendre pour utiliser l’outil
syndical qu’elle veut contrôler de A à Z cela pose sérieusement question.    II  ne suffit pas de dire qu’on est contre le FN  encore faut-il ne pas
adopter ses méthodes voyous et avoir comme je l’ai entendu des discours xénophobes et des comportements machistes. Un grand nettoyage s’impose. La question se pose aussi pourquoi quand la gauche
est au pouvoir le FN augmente ? Il suffit de se rappeler qu’au temps de Mitterrand le FN a réussi à avoir un groupe parlementaire et qu’aux prochaines élections le FN va conquérir des
régions et des départements. Quand on regarde en Grèce ce qui se passe les habitants n’en peuvent  plus même si actuellement on n’entend plus beaucoup
leurs revendications. Ils sont à bout mais aux élections on va voir ré émerger l’extrême droite tellement les gens sont dépités et ne croient plus aux discours des politiques. C’est pareil pour
les syndicats à force de compromissions,  de petits arrangements « entre copains », de magouilles etc la perte de confiance s’installe et on
assiste à une débâcle syndicale.


Je n’irai pas jusqu’à dire « tous pourris » car tous ne sont pas pourris
et dire cela n’est pas productif et ne permet plus de combattre mais c’est à la base de renvoyer toute cette bande qui veut tout diriger et n’accepte aucune contradiction. Sincèrement
 toute cette bande de Montreuil et cette bande de l’UD de Lille me sont  maintenant suspectes en matière
de démocratie, de sincérité, de liberté, de solidarité ; La confiance est malheureusement  rompue et je ne pense pas que tous ces dirigeants
soient capables de se remettre en question car il faudrait alors qu’ils changent radicalement de position et là  il me semble qu’il est maintenant
trop tard et que leurs œuvres de destruction sont allées trop loin.

Cyril LAZARO 11/11/2014 12:24



Bonjour Brigitte,


Il est toujours bon que les choses soient dites pour évacuer les non dits et les rancoeurs qui en découlent.


J'espère que tous les camarades qui passent par ce blog prendront le temps de lire ce que vous avez vécu, et qu'une pression salutaire s'exercera auprès des instances dirigeantes de la CGT pour
revenir une bonne fois pour toutes aux fondamentaux du syndicalisme cégétiste.


Sans réaction forte par rapport aux désordres qui existent au sein de la centrale, c'est une déliquescence qui va en s'accélérant qui nous attend.


Que les politiques soient embourbés dans leurs affaires est une chose, le syndicalisme se doit cependant de rester au service des travailleurs et du progrès social, ou bien il n'aura plus de
raison d'être.


Amitiés


Cyril



Michel 09/11/2014 11:47


Si j’étais à la CGT du Département du Nord c’est parce que Martine
VIS secrétaire Générale et Gisèle JAMOTTE son adjointe avaient cette liberté d’esprit qui leur permettait d’affronter l’employeur sans compromission. Elles avaient toutes les deux impulsé un
dynamisme et une intelligence dans leurs écrits et leur «  management »  qui dérangeaient les instances dirigeantes restées dans leur
conformisme et leur manque d’évolution. 


Libres dans leurs actes et leurs paroles mais toujours
respectueuses, nuancées quand il s’agissait de la défense individuelle des agents pour ne pas les mettre à mal,  elles savaient allier défense
individuelle et défense collective. Elles avaient su trouver ce juste équilibre qui leur permettait d’être reconnues et appréciées par les vrais militants.   


Dans la lecture que j’ai faite des différents  épisodes concernant la mise sous tutelle du syndicat 59 il est indéniable que la CGT est entrain de plonger car malheureusement il existe de moins en moins de
syndiqués et ce ne sont pas les cotisations qui peuvent la  faire vivre comme d’ailleurs pour les autres syndicats. Comme ils dépendent de plus en
plus des collectivités, de l’Etat pour leurs subventions ils sont poings et mains liés s’ils n’obéissent pas et ne se conforment aux désidératas de l’employeur. N’ayant plus de marge de
 manœuvre ou si peu  les apparatchiks   préfèrent
vendre leur âme  plutôt que de quitter  leurs places car ils ne veulent surtout  plus retourner dans leur lieu de travail. C’est une forme de prostitution, de marchandage  qui s’établit maintenant
avec l’employeur.


Or cela ne se produisait pas avec Martine et Gisèle personnes
totalement intègres mais qui ne plaisaient pas à l’UD et la Fédé. Elles étaient en accord avec leur pensée et leur action chose  rare  à  l’heure actuelle. Elles n’étaient pas permanentes suivant le principe qu’il faut rester sur le terrain pour être
en phase avec la réalité mais ne comptaient pas leur temps  car travaillaient samedi et dimanche compris.  Mais toute cette bande dit groupe de travail Heems, Pailleux,  Mas, Butruille,  Matte, Bachelet, Desrumaux etc qui n’ont jamais rien fait,  simplement pleurnicher qu’ils n’avaient pas assez de
temps syndical  ont foutu en l’air cette CGT pour uniquement avoir des places,  leurs remboursements de
frais de déplacements et de bouche et surtout ne pas donner plus de temps que les articles leur permettaient.  En plus quand  il leur était  demandé   au moment des grèves comme le faisaient
Martine et Gisèle de montrer qu’ils ou elles étaient bien en grève  ils et elles le faisaient pas. Et pour cause  prenaient un article pour se faire voir dans les manifestations faisant croire qu’ils étaient en grève  en
comptabilisait seulement 1 heure de grève à l’employeur    pour être payé. Par contre ils savaient dire qu’il fallait manifester et répondre aux mots d’ordre de grève mais pas pour eux. Chose bizarre quand on s’est
aperçu que le carnet article 14 avait disparu silence complet ! 


La CGT,  et que fait la
confédération,  n’a pas  su prendre le tournant pour une révision complète et profonde de ses idées et
continue de s’enfermer dans des positions maintenant de collaboration et non plus de lutte véritable. Tous ces dirigeants sont devenus tièdes, sans saveur coupés de la base comment dans ces
conditions la CGT peut-elle évoluer ? 


Tous ces donneurs de leçons savent aboyer  mais ne mordent plus !


Les problèmes que j’évoque ne sont certainement pas et uniquement à
la CGT 59 du  Département du Nord  mais je pense que Martine, Gisèle, Christophe et Jean
Pierre  ont eu l’honnêteté d’aller jusqu’au bout de leur convictions sans avoir peur des retombées lamentables que leur font vivre l’UD et la
Fédé  au détriment des usagers en contestant cette mise sous tutelle.  


A mon avis c’est un problème général dont il faut
débattre  avec la base et arrêter  de donner tout le pouvoir aux Fédé,  aux UD etc et permettre une mobilisation des syndiqués de base en les faisant participer activement et non pas en leur faisant croire que tous ces apparatchiks
pensent bien à leur place et travaillent pour eux.


A Vichy il serait intéressant que ce débat existe et que le soutien
de personnes comme toi s’expriment un peu plus ; Tout ce qui concerne un syndicat de base devrait concerner tout le monde mais  où
sont-ils ? 

Cyril LAZARO 09/11/2014 23:20



Bonsoir Michel,


Je partage parfaitement ton commentaire. C'est un bilan très lucide. On ne ressent même plus l'envie ou le besoin de s'enflammer, tout le monde fait le même constat.


C'est très triste d'en arriver là.


Le congrès de la Fédé du Commerce sera un test intéressant pour voir si les choses peuvent évoluer dans le bon sens.


A défaut, "où va la CGT"?


Amitiés


Cyril



machut 08/11/2014 10:45


Cela fait plaisir que des camarades comme toi nous soutienne et on aimerait que d’autres en fassent autant ne
serais-je que par solidarité. Merci encore une fois. 


Le fond du problème est à mon avis que « tous ces dirigeants » sont maintenant déconnectés de la
réalité et sont installés dans des fauteuils de sénateurs qu’ils ne veulent plus quitter. Alors quand les vrais militants ruent dans les brancards ils ont peur  d’être délogés et perdre leurs avantages. Alors revendiquer, se battre véritablement devient dangereux pour eux. Il suffit de regarder la dernière grève à la
SNCF pas beaucoup de monde et pour cause les  mots d’ordre ne sont plus que répétition et n’ont plus d’impact sur le quotidien des gens. Cela devient
du plaqué et non plus de la réflexion, de l’analyse et des propositions concrètes. Et c’est cela qui nous a valu en autre la mise sous tutelle car depuis des années nous luttions avec arguments
qui convainquaient nombre d’agents la preuve c’est la montée spectaculaire de syndiqués que nous avions faite. Cela dérangeait aussi l’administration bien contente maintenant d’avoir des guignols
capables seulement d’être les boites aux lettres de l’UD et de la Fédé qui pactisent avec les employeurs.  D’ailleurs savent-ils faire autre
chose ? Alors à la dernière AG quand Paul HEEMS qui s’est mis littéralement à pleurnicher qu’il n’était pas aimé  par les camarades du CG 59 mais
seulement par l’UD et la Fédé  c’était pathétique à voir mais ce sont des personnes comme lui que la Fédé reconnaisse car ce sont  de bons petits soldats à leur  solde sans envergure comme d’autres « camarades » qui cherchent des places
de permanents point barre. 


Au sein de la CGT il faudrait une grande lessive et ne plus permettre que cet article 15 soit utilisé quand
on voit l’abus qui en est fait par ceux-là même qui défendent soi-disant  la liberté,  l’oppression, la démocratie et tout et tout. Que des
mots !


Quand je pense que la Fédé réclame 6000 euros parce que nous les avons assigné au tribunal pour abus de mise
sous tutelle et qu’elle  se paye un avocat sur les cotisations des syndiqué(es) et nous en empêche  car
elle veut  faire payer de leur poche les secrétaires élus démocratiquement  et les mettre à sec alors
qu’ils n’ont pas de salaires très importants : C’est scandaleux ! C'est de la destruction pure et simple.  La Fédé doit  penser comme cela qu’ils n’y reviendront plus et que d’autres n’oseront pas et ne les suivront pas. Ben voyons !   Cela montre toute l’  étendue de leur hargne, de leur colère et leur volonté de mettre à bas tout le travail que nous avons fait depuis des années et
des années. Par l’argent elle veut sans doute amortir des dépenses pour améliorer le sort de ses dirigeants !.


 


J’espère que si la justice donne raison à la Fédé car je ne suis pas certaine que la justice soit juste dans
cette affaire il y aura une solidarité CGT par les vrais malitants  pour nous aider à  amortir la somme réclamée.


Encore merci pour ton soutien cela réchauffe le cœur.


Maguy


 

Cyril LAZARO 08/11/2014 13:11



Je partage totalement ton analyse, hélas.


Le syndicalisme mise aujourd'hui sur le renouveau par la jeunesse, autrement dit choisir des personnes inexpérimentées, sans connaissance sur les tenants et aboutissants du syndicalisme, ils
veulent des moutons qu'ils pourront manoeuvrer jusqu'à ce qu'à son tour, cette jeunesse découvre la tartufferie qui se joue à ses dépends.


Ceci ne peut pas être un mode de fonctionnement viable sur le moyen terme, et l'individualisme qui se développe dans les entreprises au sein des salariés en est la conséquence directe. Continuons
ainsi et il n'y aura plus de syndicats.


Mais ceci n'est que la première partie du problème.


La seconde partie est : qu'y a-t-il mis à part les syndicats pour défendre les salariés... RIEN!


Il faudra donc bien que les salariés et les militants syndicalistes prennent un jour leur destin en main et se réapproprient les syndicats.


Nous en sommes à cette période charnière, entre ceux qui ne veulent pas lâcher leur poste et ceux qui veulent pousser pour faire avancer les choses.


Le syndicat reste le meilleur outil des travailleurs pour se défendre face au patronat, il n'est donc pas étonnant que le patronat face tout ce qui est en son pouvoir pour le confisquer à son
profit, et bon nombre de permanents syndicaux finissent malheureusement par accepter de se faire nourrir par l'argent facile du patronat.


Le problème est sur la table. Je n'ai pas de solution toute faite si ce n'est la résistance et la dénonciation de cette réalité pour provoquer un changement salutaire.


Amitiés


Cyril



DETREZ jean-Pierre 06/11/2014 23:02


Merci Cyril  pour ton soutien, fait connaitre notre situation car nous nous battrons jusqu'au bout, cela va certainement arriver à d'autre bientôt, alors ne laissons pas faire .


encore merci.


A bientôt


Jean-Pierre DETREZ


Assistant Familial


Secrétaire général adjoint du syndicat CGT CG59 élu démocratiquement le 12 juin 2014

Cyril LAZARO 07/11/2014 00:34



Du 24 au 28 novembre se tiendra le congrès de la Fédé du Commerce à Vichy.


De nombreux camarades vont essayer d'arrêter ces dérives fédérales que de plus en plus de militants de base subissent.


On saura donc d'ici la fin du mois si la CGT, la vraie, a la capacité de se redresser et d'inverser la tendance.


Il est terrible de constater que la lutte est interne et qu'au dessus (niveau confédéral) personne ne veut se salir les mains pour remettre la Grande Dame sur les bons rails.


Tout le monde sait! Et si rien ne bouge c'est que le mal remonte jusqu'au sommet.


L'incident de l'appartement de Lepaon est-il une erreur, une faute, ou bien le stigmate d'une terrible réalité que personne ne veut voir.


Je veux croire à ce redressement salutaire, mais il y a déjà eu tant de déceptions...


La CGT joue son avenir et je la vois imploser si le ménage n'est pas fait.


Je ne parle pas de trouver le "corbeau" ou le "complot interne permanent" auquel on veut nous faire croire, je parle de sortir des instances ceux qui utilisent la CGT pour servir avec zèle le
patronat.


Amitiés à vous tous, et que l'esprit de lutte qui anime l'ensemble des militants triomphe de ceux qui se servent de leur position pour nous faire tant de mal.


Cyril LAZARO



Gisèle 04/11/2014 19:04


Merci Cyril ! "Pot de terre contre pot de fer et sans compromis de dernière minute" était la règle de conduite de notre syndicat et elle n'a pas varié même face à l'offensive fédérale. Ça nous
fait plaisir d'être relayés "pour qu'on sache".


Amicalement - Gisèle

Cyril LAZARO 04/11/2014 19:36



Tout le plaisir est pour moi et tout l'honneur vous en revient.


Hasta la victoria, siempre!


Amitiés


Cyril



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