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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 10:48

Retrouvez le scénario de la Fédé CGT du Commerce, ici

CGT : Lepaon veut tenir envers et contre tous

Le leader de la CGT n'a pas démissionné hier. Il remet son sort entre les mains du parlement du syndicat qui se réunit mardi.

   Montreuil (Seine-Saint-Denis), siège de la CGT. La succession à la tête de la CGT est en marche. Mais les conditions du départ de Thierry Lepaon et la mise en place d’une nouvelle direction devraient encore provoquer des remous.

Montreuil (Seine-Saint-Denis), siège de la CGT. La succession à la tête de la CGT est en marche. Mais les conditions du départ de Thierry Lepaon et la mise en place d’une nouvelle direction devraient encore provoquer des remous.

 

Nouveau subterfuge de Thierry Lepaon ou chant du cygne ? Hier, le secrétaire général de la CGT n'a pas annoncé sa démission, comme le suggéraient l'ancien dirigeant de la CGT Louis Viannet et beaucoup d'autres.

Seule option pourtant censée lui permettre une sortie par le haut des affaires financières qui ébranlent la centrale depuis deux mois. Tenter de calmer le jeu tout en restant droit dans ses bottes, c'est finalement la voie qu'il a essayé de prendre. Afin d'éviter d'avoir à lâcher la main de son propre chef, il remet donc son sort (son mandat) entre les mains des 220 membres du CCN (comité confédéral national, le parlement de la CGT) réunis le 13 janvier pour en décider... Un scénario qui n'est pas sans risque pour lui : une grande majorité des organisations qui composent cette instance — UD, fédérations, régions et direction confédérale — demandent déjà sa démission.

Le CCN aura tous les pouvoirs ce jour-là de le révoquer, ou pas, de ses fonctions. Seule condition : deux tiers des votes sur 130 voix délibératives seront alors requis pour rebattre complètement les cartes de la gouvernance de la centrale.

Dès 9 h 30, la journée avait mal commencé pour Thierry Lepaon. Face aux 55 membres de la commission exécutive (CE, direction élargie du syndicat) réunie pour deux jours sur les affaires, Thierry Lepaon est resté muet toute la matinée. Après une brève introduction, la commission financière de contrôle a d'entrée de jeu mis sur la table les sujets qui fâchent. A commencer par les conclusions cinglantes rédigées dans ce rapport interne : son salaire de 5 200 € ramené à 4 000 € en décembre et non depuis avril 2013, comme il l'affirmait pourtant (voir notre édition du 6 janvier). Les coûteux travaux réalisés dans son logement de fonction, qu'il disait avoir découverts dans la presse, alors que sa compagne — cadre à la SNCF — « donnait les ordres », selon le témoignage de la société auditionnée sur les travaux. Et son bureau où, comme nous l'affirmions aussi hier, les meubles sur mesure demandés par Thierry Lepaon ont fait enfler sérieusement la facture.

Loin de laver l'honneur de Thierry Lepaon, ces nouvelles révélations ont fait trembler une nouvelle fois les murs de la centrale de Montreuil. Une ambiance à couteaux tirés. Certains membres de la direction confédérale lui ont même reproché à demi-mot de leur avoir menti. Une partie de sa garde rapprochée donnait même l'impression de vivre un deuil en direct. Après un petit répit autour de midi, à l'heure des... voeux pour 2015, les débats houleux ont repris. Et Thierry Lepaon a rapidement pris la parole. Selon nos informations, il aurait alors informé les membres de la direction de la remise du mandat des 8 membres du bureau en vue d'un vote de confiance prévu lors du CCN du 13 janvier. Et qu'il ferait de même par... solidarité.

Plusieurs participants, notamment des membres du bureau, ont alors rué dans les brancards. Leur argument : pourquoi se remettre en cause, alors que tous les reproches incombent aujourd'hui au seul secrétaire général ? Devant une telle obstination, certains n'en croyaient pas leurs oreilles.

La séance a alors été levée à 19 h 30. Au programme de la CE qui se réunit aujourd'hui : établir une liste nominative d'une nouvelle direction (resserrée) à proposer au prochain parlement du 13 janvier. Un sujet qui fâche déjà. En effet, en l'état des statuts, cela exclut de fait certains candidats qui ne sont pas aujourd'hui élus à la direction nationale de la CGT...

Catherine Gasté Source leparisien.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans cgt
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commentaires

arnold 07/01/2015 14:38


Il a annoncé sa démission :


http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0204060734851-cgt-lepaon-lache-son-poste-de-numero-un-mais-veut-choisir-son-successeur-1081031.php


http://www.europe1.fr/economie/info-e1-thierry-lepaon-annonce-vraiment-sa-demission-2337253


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/01/07/97002-20150107FILWWW00186-cgt-thierry-lepaon-demissionne.php

Cyril LAZARO 08/01/2015 21:52



Merci Arnold. Bravo pour ton travail informatif et BENEVOLE. C'est de plus en plus rare de nos jours. Ta discrétion t'honore, c'est la marque de fabrique des militants, des vrais!


Amitiés


Cyril LAZARO



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