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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 11:16

Si l'on en croit les informations révélées par la RTBF, la faillite de Détroit va être riche en enseignements.

Les fonds de retraite américains qui ont alimenté la dette de Détroit avec l'argent de leurs clients vont tranquillement être payés une seconde fois au titre du remboursement de la dette et ne verseront pas l'argent dû aux retraités.

Quant aux contribuables franco belges qui n'en finissent plus de renflouer le trou de Dexia, voilà qu'on en remet une petite louchée au titre "d'investissements dans un paquet de produits financiers complexes émis par la ville de Detroit" et qui donc ne valent plus rien...

Ils nous prennent vraiment pour des cons, mais tant qu'on paye, c'est que nous le sommes sans aucun doute.

Et ne rêvons pas, si aujourd'hui Détroit est en faillite, demain ce sera une autre ville, et ainsi de suite dans une spirale sans fin.

La réalité est qu'ils sont en train de faire payer en argent sonnant et trébuchant issu de la production des travailleurs, l'argent virtuel qu'ils ont utilisé pour alimenter une bulle spéculative de plusieurs milliers de milliards qui a explosé il y a 6 ans, et dont les merdes vont continuer à nous retomber sur la tête jusqu'au jour où les peuples se rebelleront face à la misère qu'on leur inflige, en disant :

BASTA! NOUS NE PAYERONS PLUS UNE DETTE QUI N'EST PAS LA NOTRE!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

  

La faillite de Detroit menace le groupe Dexia

La faillite de la ville américaine de Detroit pourrait avoir un gros coût pour le groupe Dexia, rapportent plusieurs quotidiens samedi. Le groupe belgo-français possède dans son portefeuille certaines créances détenues par Detroit, pour un montant qui pourrait atteindre 100 millions d'euros.

Dexia avait investi en 2006, peu avant la crise financière mondiale, dans un paquet de produits financiers complexes émis par la ville de Detroit afin de financer son fonds de pension. Dexia n'est pas le seul bancassureur concerné par ces produits. D'autres institutions financières européennes, telles la Société Générale ou Commerzbank, sont également touchées.

Dexia avait constitué à l'époque une provision en vue d'une éventuelle faillite de la ville, dont les problèmes financiers ne datent pas d'hier. Ces provisions ont été calculées en tenant compte d'une intervention de l'Etat du Michigan. Or, celui-ci pourrait ne pas agir. Les provisions s'avéreraient alors insuffisantes et la facture pourrait s'élever à 100 millions d'euros pour Dexia. Le capital du groupe serait dès lors encore plus écorné.

Source rtbf.be

 

Detroit en faillite: les retraités craignent pour leurs pensions

La mise en faillite de Detroit, joyau déchu de l'industrie automobile américaine, est l'occasion de "remettre la ville sur les rails", ont assuré vendredi les autorités du Michigan, face aux inquiétudes d'une partie des habitants de voir leurs retraites coupées.

L'ancien berceau de l'automobile triomphante du début du XXe siècle est devenue jeudi la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite, dernier acte en date de la lente agonie de "Motor City".

Cette ville industrielle du nord des Etats-Unis a accumulé une dette vertigineuse de 18,5 milliards de dollars. A tel point que la municipalité n'est plus en mesure d'assurer l'éclairage public dans de nombreux quartiers et que seul un tiers des ambulances fonctionnent, faute de moyens pour les entretenir.

Le taux de criminalité n'a jamais été aussi élevé en 40 ans, et la police met en moyenne 58 minutes pour arriver lorsqu'elle est appelée, contre 11 minutes au niveau national.

L'évolution de la situation est suivie de près par les employés de la ville, qui craignent de voir leurs retraites coupées. Sur les plus de 18,5 milliards, neuf milliards sont en effet dus à des fonds de retraite. Detroit compte 10.000 employés du service public et 20.000 retraités du même secteur.

"Oui, il y a 10.000 employés. Oui, il y a 20.000 retraités. Mais il y a aussi 700.000 citoyens qui ne méritent pas d'attendre 58 minutes avant que la police arrive", a martelé Kevyn Orr, l'expert mandaté pour sortir Detroit de l'ornière, devant les journalistes.

"Est-il normal de voir des arbres vieux de 40 ans pousser à travers les toits délabrés de maisons en ruine? Est-il normal de voir les enfants marcher dans des rues non éclairées en rentrant de l'école?", a-t-il insisté.

Interrogé, Milton Walker, un habitant de Detroit, a lancé: "S'il n'y a pas d'argent, on ne peut tout simplement pas payer" les retraites.

La mise en faillite est "exactement la chose qu'il fallait faire", a-t-il insisté.

Si les retraites sont protégées par la Constitution de l'Etat, la procédure de mise en faillite de Detroit risque de réduire drastiquement les prestations.

Dans la journée, des employés du service public ont obtenu d'un juge local qu'il ordonne l'arrêt du processus de mise en faillite, mais reste à voir combien sa parole pèsera au tribunal fédéral des faillites chargé du dossier. Le ministre de la Justice du Michigan a immédiatement fait appel de la décision du juge local.

Mettre fin à 60 ans de déclin

Kevyn Orr a précisé que la ville disposait de 2 milliards de dollars pour rembourser 12 milliards de dette "non garantie", y compris ces prestations de retraite.

Mais le président du principal syndicat des employés du secteur public du pays AFSCME, Lee Saunders, a reproché à Rick Snyder, le gouverneur du Michigan, et Kevyn Orr d'avoir refusé de négocier une autre approche. "Les employés du secteur public de Detroit travaillent dur et respectent les règles, et à présent leur droit à prendre leur retraite dans la dignité est mis en danger", a-t-il dénoncé.

"Manifestement, le gouverneur Snyder et Kevyn Orr veulent que les employés du service public de Detroit se reposent sur leurs enfants pour se nourrir et se loger, ou alors qu'ils travaillent jusqu'à leur mort", s'est-il insurgé.

Rick Snyder a défendu vendredi la mise en faillite, soulignant qu'il n'y avait pas d'autres options "viables" vu que la ville était "fauchée".

M. Snyder a néanmoins tenté d'apaiser les inquiétudes des habitants. "Nous voulons rassurer les citoyens de Detroit: tout va continuer à fonctionner normalement", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.

"Le moment est venu de remettre Detroit sur les rails. Réglons le problème de la dette. Réglons le problème des services publics", a-t-il insisté.

Le lent déclin économique et financier de la ville est allé de pair avec une déchéance sociale qui s'illustre dans l'exode de ses habitants. Detroit a perdu la moitié de sa population en 60 ans, passant de 1,8 million d'âmes en 1950 à 700.000. Et plus d'un quart de sa population, à 80% noire, vit désormais sous le seuil de pauvreté.

Avec la mise en faillite de Detroit, les municipalités du Michigan et, par ricochet, d'autres Etats du pays, risquent d'avoir des difficultés à emprunter de l'argent, faute de confiance des prêteurs.

Source rtbf.be

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Published by Cyril LAZARO - dans économie
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