Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:04

Les parcs de loisirs à l'épreuve de la crise

Une

La saison est désormais lancée pour les parcs d'attractions ou de loisirs. Après une année 2012 marquée par une météo défavorable, le secteur, qui jusqu'alors a échappé à la crise, pourrait être confronté à la panne de la consommation des ménages.

La saison 2013 est désormais lancée pour les parcs d'attractions ou de loisirs, avec l'ouverture entre le début du mois et le week-end dernier de la très grande majorité des sites. Alors que le secteur a résisté à la crise économique depuis 2008, bien des professionnels ont désormais l'oeil autant sur les indicateurs de conjoncture, pour cause de panne de la consommation des menages, que sur la météo. Car cette dernière a quelque peu affecté la saison 2012, également contrariée par un calendrier politique défavorable pour cause d'élections.

Le Syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels (Snelac), qui réunit plus de 230 adhérents très divers -de Disneyland Paris aux petites structures régionales et familiales en passant par le Parc Astérix ou la Tour Eiffel-, indique ainsi que « plus de 50 % des sites » ont enregistré une diminution de leur fréquentation l'an dernier, tandis que 40 % d'entre eux ont bénéficié d'une hausse, 2 % autres ayant vu leur nombre de visiteurs maintenu.

Fort recul de fréquentation dans le Nord-Ouest

La région Nord-Ouest a probablement été la plus touchée avec près de 70 % des sites en recul. « La fréquentation était en recul de 60 % en cumul au 14 juillet. Finalement, on a terminé la saison sur une baisse de 3%, car août et septembre ont été exceptionnels », relate notamment Hervé Lebel, le dirigeant-fondateur de Festyland, parc à thème à connotation historique situé près de Caen.

« L'année a été difficile jusqu'au début juillet avec des reculs de 10 % à 20 %. Ensuite, la croissance a été supérieure à nos attentes », confirme, de son côté, Olivier Garaïalde, le directeur des opérations du pôle Parcs de loisirs de la Compagnie des Alpes (CDA), le poids lourd français -après Euro Disney et Disneyland Paris -avec Parc Astérix, les complexes Walibi, La Mer de Sable, ou le Futuroscope, dont la CDA est le premier actionnaire. « Après une année 2011 exceptionnelle, 2012 a été plus contrastée », résume le président du Snelac, Arnaud Bennet, par ailleurs patron du parc d'attractions et animalier Le Pal dans l'Allier.

Renouvellement des attractions

Aux dires des exploitants, la bonne résistance du secteur s'explique par sa « dynamique d'investissement » dans l'amélioration du produit et le renouvellement des attractions. A titre d'exemple, Parc Astérix, qui a ouvert l'an dernier un espace thématique autour de l'Egypte avec une nouvelle attraction à sensation, Oz'Iris (un projet de 20 millions d'euros au total), a enregistré une hausse de 8 % de sa fréquentation et de 10 % de son chiffre d'affaires. « La stratégie grands parcs, grandes marques, fonctionne », souligne, plus globalement, Olivier Garaïalde. Mais, comme tient à le préciser Arnaud Bennet, « les petits [parcs, NDLR] investissent aussi et énormément, de 20 % à 25% du chiffre d'affaires pour certains d'entre eux ». Voire plus.

Festyland engage, bon an mal an de 25 % à 30 % de son chiffre d'affaires, soit de 0,5 à 0,7 million d'euros désormais, indique ainsi son dirigeant-fondateur, ce qui le rend serein alors que le contexte économique et social n'est guère reluisant : « On a fait ce qu'il fallait pour être confiant. Ceux qui n'ont pas fait l'effort d'investir vont le payer », estime en effet Hervé Lebel. « Les parcs de loisirs vont rester une valeur refuge, alors qu'il y aura peut-être des arbitrages dans les vacances », ajoute-t-il. Pour les professionnels, le secteur devrait continuer de profiter de la tendance au tourisme de proximité, d'autant que les parcs donnent la possibilité de « retrouvailles en famille » et de « se ressourcer ».

Pas encore de « vraie cassure »

Pour toutes ces raisons, le président du Snelac se montre donc « assez optimiste » pour 2013, sans pour autant masquer ses inquiétudes pour les années à venir. « On n'a pas encore senti de vraie cassure. Mais si la dégradation de la conjoncture continue, je serai moins optimiste », déclare en effet Arnaud Bennet. « On n'est pas immunisé contre la crise », estime, de son côté, le président du directoire du Futuroscope, Dominique Hummel, qui n'écarte pas des « grignotages » dans la clientèle. Pour le grand parc de la Vienne, « la saison va se jouer sur la clientèle à moins de 3 heures de route », explique son dirigeant, c'est à dire celle ayant la possibilité de report la plus importante, tout en étant sensible au coût du transport. De fait, les opérateurs auront une bonne tendance de la saison entre la deuxième quinzaine d'avril et la première quinzaine de mai avec les vacances scolaires et les ponts.

Par CHRISTOPHE PALIERSE Source m.lesechos.fr

Partager cet article

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Autour de Disney
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Cyril LAZARO
  • Le blog de Cyril LAZARO
  • : Le blog d'un militant syndicaliste en lutte pour plus de justice sociale à Disneyland Paris. Réflexions, revendications, humour et amitiés
  • Contact

Carte visiteurs blog

Recherche

Nombre de visiteurs

Nombre de pages vues