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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:55

Michelin se dote d'un accord cadre de compétitivité

Le fabricant français de pneumatiques a conclu avec la CFDT et la CFE-CGC un accord destiné à gérer les périodes de baisse d'activité dans ses usines. Il faut qu'il soit maintenant validé sur les différents sites pour entrer en vigueur.

L'accord cadre de compétitivité dont s'est doté Michelin prévoit que les salariés puissent ne pas travailler pendant 15 jours ouvrés, tout en étant payés à 100%, en cas de baisse d'activité. Le salarié aurait quatre ans pour "rendre" ces jours non travaillés.

L'accord cadre de compétitivité dont s'est doté Michelin prévoit que les salariés puissent ne pas travailler pendant 15 jours ouvrés, tout en étant payés à 100%, en cas de baisse d'activité. Le salarié aurait quatre ans pour "rendre" ces jours non travaillés.

Les accords de flexibilité se multiplient dans le secteur automobile. Après Renault, le fabricant de pneumatiques Michelin a indiqué lundi avoir signé un accord cadre avec deux syndicats, la CFDT et la CFE-CGC, afin de pouvoir faire face à une éventuelle baisse d'activité dans ses usines en France.

Cet accord, d'une durée de trois ans, doit permettre de "gérer le plus sereinement possible les baisses d'activités", a expliqué une porte-parole, alors que toutes les usines du géant du pneumatique en France ne tournent pas à plein.

Rendre sur 4 ans des jours non travaillés

Il prévoit que les salariés puissent ne pas travailler pendant 15 jours ouvrés, tout en étant payés à 100%, en cas de baisse d'activité. Dans les périodes de redémarrage, le salarié devra "rendre" ces journées à hauteur de 75%. C'est-à-dire que pour quatre journées non travaillées et payées, il devra ensuite "rendre" trois jours dans les quatre années qui suivent.

"Le but est d'anticiper au maximum les baisses de régime, avec un accord de flexibilité qui arrive en amont", a insisté la porte-parole. Cet accord doit à présent être approuvé sur les différents sites concernés en France pour pouvoir entrer en vigueur.

Les usines qui fabriquent des pneus poids lourds sont particulièrement touchés par la baisse d'activité, s'inquiète Patrick Bovolenta, délégué syndical central CFDT. "Les sites de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) et de La-Roche-sur-Yon (Vendée) ont déjà connu pas mal de jours de chômage l'an dernier et à l'heure actuelle, beaucoup de salariés n'ont plus de congés ni de RTT et ils vont entrer dans ce système", a estimé le syndicaliste, pour qui ces usines tournent à environ 45% de leurs capacités.

Source lexpansion.lexpress.fr

 

Souvenez-vous le 6 mars 2013

Ce qu'il faut savoir sur l'accord de compétitivité approuvé chez Renault

En contrepartie du maintien des usines Renault en France, la CFE-CGC et FO ont validé l'accord qui prévoit un allongement de la durée du travail et un gel des salaires. Les principaux points de l'accord en détail.

L'accord paraphé par les deux syndicats porte notamment sur les salaires, la mobilité et le temps de travail.

L'accord paraphé par les deux syndicats porte notamment sur les salaires, la mobilité et le temps de travail.

La CFE-CGC et FO Renault ont donné leur aval au projet d'accord visant plus de compétitivité et de flexibilité dans les sites français du constructeur, premier accord du genre au niveau d'un groupe, qui pourrait devenir une référence en la matière. "C'est un accord hors du commun (...) Il vaut mieux qu'une régression programmée. Il vaut mieux prendre le risque d'un avenir que de ne pas avoir d'avenir du tout", a expliqué Laurent Smolnik, délégué central FO. Le texte permet "d'avoir désormais une vision de l'activité sur nos sites jusqu'à 2016, voire 2020 pour Douai", dit-il.

Après consultation des salariés, FO a décidé mercredi de signer "le contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France", alors que les ventes du groupe sont en berne en Europe.

Salaires, mobilité et temps de travail figurent parmi les principaux points de l'accord pour plus de compétitivité prévu pour le groupe Renault et dont les principales mesures sont à durée indéterminée.

Les engagements de la directions

- Volumes de production et affectations de véhicules: L'accord prévoit "une activité minimum" de 710.000 véhicules en France: 630.000 véhicules Renault et 80.000 provenant de partenaires (qui pourraient être Daimler et Nissan). Le ou les sites concernés par ces affectations de partenaires, ainsi que les véhicules, seront connus d'ici fin 2013. Renault s'est donné comme cible un volume de 820.000 véhicules par an fabriqués en France au-delà de 2020.

Le texte prévoit le démarrage du Trafic à Sandouville dès 2014, de différents modèles de la gamme 15-40 entre 2014 et 2016 à Douai. L'usine de Flins se voit quant à elle affecter notamment une version de la Clio IV, et celle de Maubeuge la phase 3 de Kangoo.

- Renault s'engage à maintenir en France ses sites industriels et "les activités d'ingénierie et tertiaire qui constituent son cour de métier".

- Le patron de Renault, Carlos Ghosn, s'est engagé à renoncer provisoirement à 30% de la part variable de son salaire pour 2013.

Les efforts pour les salariés

- Emploi: Les effectifs vont diminuer de plus de 15% d'ici fin 2016 pour atteindre 37.142 à en 2016 avec à la clé une économie sur les frais fixes de l'ordre de 400 millions d'euros. Renault va s'appuyer sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC, signée en 2011), et qu'elle prolonge jusqu'en 2016. Outre les 5.700 départs naturels non renouvelés prévus entre 2013 et 2016, la direction envisage 1.800 départs supplémentaires en prolongeant et élargissant la dispense d'activité des carrières spécifiques (DACS) --qui accompagne certains salariés en fin de carrière -- à quasiment tous les collaborateurs sans critère de pénibilité. Pendant ces trois ans avant la date légale de départ à la retraite, les salariés restent dans les effectifs et touchent 75% de leur salaire.

- Mutualisation dans les sites industriels: Renault va regrouper ses sites de fabrication et logistiques en deux pôles régionaux pour permettre "une plus grande fluidité des mouvements de personnel": le pôle Nord-Est (dont Douai et Sovab), le pôle Vallée de la Seine (dont Andouville, Cléon et Le Mans) et "mutualiser" les métiers non liés à la production.

- Mobilité: L'accord veut renforcer la mobilité pour un "équilibrage entre les sites", entre ceux en sous-activité et ceux en forte activité. Le prêt de main d'oeuvre entre sites existait déjà entre les sites, mais faute de volontaires suffisants, la direction voulait le rendre obligatoire. Sous la pression de syndicats, elle a fait marche arrière. Les compensations financières sont fixées à un demi-mois de salaire pour 6 mois de prêt, un mois au-delà de 6 mois.

- Temps de travail: Tous les sites de production vont s'aligner sur les 35 heures hebdomadaires, pour atteindre un temps de travail effectif de 1.603 heures annuelles, les temps de pause sont de 20 minutes par jour. Certains sites perdront aussi des jours de RTT. Enjeu: 65 millions d'euros d'économie. Le projet d'accord prévoit une réforme des comptes épargne temps et épargne formation pour une économie recherchée de 75 millions d'euros: le compte épargne temps sera ainsi plafonné à 10 jours. En cas de charge de travail exceptionnelle, la durée maximale de travail peut être portée à 12 heures, sur la base du volontariat, hors activités de fabrication. L'accord permet aussi de réduire exceptionnellement à 9 heures la durée consécutive de repos entre deux séances de travail pour faire face à une hausse d'activité.

- Salaires: Contrairement à ce que voulait la direction, les salaires ne seront gelés qu'en 2013, et leur augmentation éventuelle sera discutée lors des négociations annuelles obligatoires en 2014 et 2015. L'accord met l'accent sur un renforcement de l'intéressement et de l'actionnariat salarial.

Source lexpansion.lexpress.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
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