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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 11:17

Mélenchon pense possible «une autre majorité à gauche»

le 11.11.12

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a estimé ce dimanche «qu'une autre majorité peut se construire avec le Front de gauche, le secteur de gauche du Parti socialiste et les Verts» car «on peut gouverner autrement ce pays». Invité du 12/13 Dimanche sur France 3, Jean-Luc Mélenchon a déclaré que «le Front de gauche est disponible pour faire une politique de gauche», différente de celle actuellement menée par le gouvernement Ayrault.

Selon lui, «il y a les contours d'une autre majorité à gauche, avec les socialistes qui ont voté contre le traité européen» et les «30% qui ont voté pour Emmanuel Maurel», rival d'Harlem Désir pour la tête du PS. Durant l'émission, l'ancien candidat à la présidentielle a été interpellé par l'un des députés socialistes opposés au traité européen, Jérôme Guedj qui, dans une question enregistrée, lui a reproché de donner «l'impression détestable de souhaiter l'échec de la gauche».

Passer à autre chose

«Je dis à Jérôme Guedj et aux autres de la gauche du PS: au lieu de servir de décor de gauche à François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qui n'écoutent rien de ce que vous proposez, qui n'ont pas repris une seule de vos propositions, est-ce que vous n'êtes pas capables, un jour, d'avoir le courage de dire qu'on passe à autre chose?» a répliqué Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon a estimé que les parlementaires du Front de gauche devaient voter contre le projet de loi de finances. «Je pense qu'il faut voter contre le budget de Jean-Marc Ayrault, on a déjà voté contre le budget de la sécurité sociale et contre la loi de programmation budgétaire».

Avec les communistes «nous avons un diagnostic partagé et une vision commune», a-t-il souligné, ajoutant: «chacun a son style, sa manière de dire, les communistes disent les choses de manière plus tranquille que moi qui suis un homme de passion».

Source 20minutes.fr

 

Royal rappelle Hollande à ses promesses sur la finance

Reportage congrès de Toulouse
François Vignal, envoyé spécial à Toulouse
Le 26.10.2012
royal - AFP
Pour l’ouverture du congrès du PS de Toulouse, Ségolène Royal a quasiment donné un cap à l’exécutif, en proie aux difficultés. Elle renvoie aux promesses du Président durant la campagne sur la finance. « Il est temps de passer aux actes », demande l’ex-candidate.

L’enjeu du 76e congrès du Parti socialiste est faible. L’histoire est déjà écrite. Tout le monde connait la fin : Harlem Désir est le nouveau premier secrétaire. Marine Aubry est partie. Au bout d’un processus obscur et à l’opposé des démocratiques primaires, l’ex-président de SOS racisme a été désigné, soutenu par la « bande des quatre » - Le Foll, Moscovici, Valls et Peillon. Discrètement, François Hollande s’est en mêlé. Le vote des militants n’est venu que timidement valider ce choix : près de 70 % pour une motion ultra-majoritaire sur le papier, c’est un score faible. L’aile gauche menée par Emmanuel Maurel frôle les 30%.

Royal, l'Ibrahimovic du PS ?

Le ton du week-end est donné : c’est un congrès de rassemblement. Dès son arrivée, Harlem Désir appelle « à faire pack autour du gouvernement ». Si le vocabulaire est rugbystique, les socialistes ne feront par de troisième mi-temps à Toulouse – ou alors discrètement. L’heure est grave, la crise frappe de nombreux français. Les couacs se succèdent au gouvernement et jusqu’à sa tête. L’exécutif connaît depuis cet été une belle dégringolade dans les sondages. « Il faut se serrer les coudes », reconnaît Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections et député de Haute-Garonne, qui joue à domicile.

Quatre ans après les affres et déchirements du congrès de Reims, où le PS est passé près du gouffre, que faire pour mettre un peu de piment dans la ville rose ? Appeler Ségolène Royal. La candidate de 2007 dispose toujours d’un poids politique, et surtout médiatique, non négligeable. Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, les caméras se bousculent toujours. Sa présence lors de la première des trois journées du congrès, où les leaders socio-democrates européens se succèdent à la tribune, tombe à pic. Pour la justifier, le député du Gers Philippe Martin fait dans la métaphore footballistique : « Le PSG, c’est une belle équipe. Mais Ibrahimovic, c’est quelque chose. On a toujours besoin de gens qui attirent l’attention ».

« Passons à l’action »

Sauf que la vice-présidente de l’Internationale socialiste n’a pas fait dans la dentelle. On reproche à François Hollande un manque de cap ? Ségolène Royal lui en a quasiment donné un. Tout en soutenant l’action du gouvernement, la candidate malheureuse de la primaire a rappelé François Hollande à ses promesses de campagne sur la finances.

Pour Royal la sortie de crise passe par « la réalisation de ce que nous avons promis, à savoir que nous n’avons qu’un ennemi, c’est la finance ». Elle reprend les mots de François Hollande tenus lors du discours du Bourget en janvier dernier. Elle continue : « Il faut remettre la finance au service de l’économie et enfin faire obéir les banques, alors qu’elles continuent à dicter leur loi ». « Il est temps de passer aux actes », lâche Ségolène Royal, comme si François Hollande restait les bras croisés.

« La réforme bancaire à laquelle François Hollande et Jean-Marc Ayrault se sont attelés doit être faite sans tarder », dit encore Ségolène Royal, évoquant aussi la séparation entre les banques de dépôt et de financement, « faisons-le ». Ou encore : « Nous avons promis de prohiber les bonus individuels, alors passons à l’action ».

« Nous devons amorcer la métamorphose de notre économie », demande Ségolène Royal, « autour de la croissance verte, la mutation écologique ». Elle ajoute : « Nous devons créer une agence publique de notation. (…) Nous avions parlé de l’interdiction de la spéculation bancaire. Alors faisons-le ! » En descendant de la tribune, la socialiste en rajoute une couche : « Nous sommes dans une phase de rodage, à nous de rentrer dans une phase de croisière qui doit clarifier le rythme des réformes et accélérer les reformes structurelles ».

« Discours un peu en décalage »

François Hollande doit avoir les oreilles qui sifflent. Dans la salle, certains ne cachent pas leur irritation. « Son discours est un peu en décalage car François Hollande a réussi à rouvrir le débat en Europe », soutient Liêm Hoang-Ngoc, proche de Benoît Hamon. Le député européen socialiste pense qu’« elle n’a pas bien lu les conclusions du Conseil européen. On a fait un pas décisif sur l’union bancaire. Tout l’agenda du discours du Bourget se retrouve dans les négociations intergouvernementales. Tout le monde est au travail et ce serait bien que Ségolène Royal relaie notre travail à l’Internationale socialiste ». Pour le sénateur de la Nièvre Gaëtan Gorce en revanche, pas de problème. « Moi qui dit qu’il ne faut pas de parti godillot, je ne vais pas lui reprocher de vouloir donner une impulsion », remarque celui dont la motion a rassemblé 5% des votes militants.

Reste que le ton employé par la socialiste n’est pas forcément partagé. Avant même la prise de parole de Ségolène Royal, Christophe Borgel met en garde : « N’induisons pas qu’il n’y a pas de cap. Positivons ce que nous faisons. La droite est là pour nous attaquer », donc pas la peine d’en rajouter selon le député.

« Pas sûr qu’elle rende service au gouvernement »

La sortie de Ségolène Royal ne tombe pas par hasard. La socialiste tente un retour sur le devant de la scène. Une interview au Monde la semaine dernière. Elle demandait « une nouvelle phase » à l’action de l’exécutif. Puis ces propos tenus dans Le Point de cette semaine. « Il faut trouver la bonne solution sans précipitation. Il y a un constat tacite entre François et moi : à un moment, il faudra que je rentre dans le dispositif », lâche-t-elle. « Je ne suis pas sûr qu’en faisant le forcing comme aujourd’hui elle rende service au gouvernement. Ce sera interprété comme un problème personnel, quasi familial », grince un parlementaire socialiste… Ségolène Royal se voit toujours un avenir. Pour le meilleur et pour le pire.

Source publicsenat.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans politique générale
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Anonyme Patricia 12/11/2012 17:46


Je pense que les verts et le front de gauche sont coincés politiquement. Soit ils participent à ce gvt du pacte de la compétitivité; ils seront alors considérés comme "dévoyés". Soit ils refusent
d'entrer au gvt et ne pourront pas infléchir sa politique.


Bref on ne peut que conter sur les socialsites son aile gauche celle qui a fait preuve de bcp de courage en refusant de voter le dernier traite faisant ainsi fi de la discipline parlementaire.
Ils sont 50 sur 291 !!! On ne va pas laller loin avec ça...

Cyril LAZARO 12/11/2012 18:11



Ce qui compte, ce sont les dynamiques en politique. Un courant de pensée, même minoritaire au départ, peut influer sur la majorité.


Les députés sont élus pour 5 ans et ils savent que si l'on va dans le mur, ils ne seront pas réélus. Il leur appartiendra donc de savoir bien jauger la situation. Je ne crois pas à un
positionnement de conviction mais bien plus à un calcul politique.


Amitiés



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