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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 11:40

 

Parfois l'actualité vient se télescoper et nous livre des enseignements dramatiques sur ce que vivent nos concitoyens.

Voici 2 articles du Midi Libre de ce jour qui m'ont interpelés sur l'état de notre société, et l'implacabilité d'un système qui matraque sans limite le petit peuple pour des pécadilles, le culpabilise et le tue en toute impunité, alors que pour d'autres...

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

P.-O. : elle meurt alors que l’huissier vient la saisir

Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, vivait dans cette cité HLM.

Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, vivait dans cette cité HLM

 

Alors qu’un huissier mandaté par Pôle emploi venait effectuer une saisie chez une chômeuse handicapée à Canet-en-Roussillon, cette dernière s’est effondrée, victime d’un malaise fatal. Elle devait 1 790 € depuis 2010.

"Nous sommes bien évidemment atterrés par ce décès." Pascal Blain, le directeur régional de Pôle emploi, ne cache pas son émotion après le drame survenu jeudi après-midi à Canet-en- Roussillon (Pyrénées-Orientales). Alors qu’un huissier mandaté par Pôle emploi venait effectuer une saisie chez une chômeuse handicapée, cette dernière s’est effondrée, victime d’un malaise fatal.

Selon plusieurs sources, Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, a vivement réagi en voyant arriver l’huissier, accompagné d’un serrurier et de deux témoins, ainsi que la loi l’exige. Une altercation verbale aurait alors éclaté entre elle-même et les trois personnes venues pour effectuer une saisie-vente sur ses biens mobiliers.

Devant une équipe de télé

Devant la tournure prise par les événements, l’huissier se serait réfugié dans sa voiture, pour appeler les gendarmes. À leur arrivée, Stella Rakic a commencé à s’entretenir avec eux. Et puis, d’un coup, "cette dame s’est effondrée dans les bras de l’adjudant-chef, qui l’a mise en position de sécurité", indique une source proche de l’enquête. 

La scène s’est déroulée en présence d’une équipe de télévision, qui tourne actuellement un reportage sur la vie d’une brigade de gendarmerie, destinée à être diffusée prochainement sur TF1. Et elle a provoqué une vraie tension dans cette cité HLM des Canderelles, un quartier populaire où les esprits, après la mort de la victime, se sont rapidement échauffés.

"La procédure de saisie semble avoir été respectée", indique une source judiciaire, qui précise qu’une autopsie a été demandée par le parquet de Perpignan. Elle devrait être effectuée mardi, au service de médecine légale de l’hôpital Lapeyronie à Montpellier.

Selon Pôle emploi, la victime devait depuis 2010 une somme de 1 790 €, correspondant à des prestations perçues alors qu’elle était en litige avec son employeur, une entreprise de restauration.

"Nous n’avions plus de contact depuis 2011"

"Elle avait ensuite perçu une forte somme d’argent de son employeur, et la procédure de recouvrement avait été lancée. On était passé au tribunal, on lui avait proposé de régler des échéances de 150 € par mois, mais elle n’avait rien payé. Nous n’avions plus de contact avec elle depuis juillet 2011", précise le patron de Pôle emploi.

Stella Rakic, qui avait de sérieux problèmes de santé et souffrait d’un lourd diabète, n’était plus affiliée à Pôle emploi, mais à Cap emploi, l’organisme chargé de l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

Source midilibre.fr

Gard : Claude Pradille ne paiera pas 1,56 M€ à l’office HLM

Claude Pradille, lors de son procès en appel en 2006 au tribunal correctionnel de Nîmes.

Claude Pradille, lors de son procès en appel en 2006 au tribunal correctionnel de Nîmes.

 

L’affaire a été révélée cette semaine par notre confrère du "Canard enchaîné". L’office HLM du Département, Habitat du Gard, ne pourra certainement jamais recouvrer les 1,56 M€ que devait lui renverser l’ex-sénateur PS Claude Pradille, condamné définitivement en 2007 pour avoir, dans les années 90, confondu argent public et affaires personnelles.

Contactés, le président de l’Office Denis Bouad et le directeur d’Habitat du Gard Stéphane Cabrié, confirment : "Claude Pradille n’a plus rien, on ne va pas saisir grand-chose", explique le président. "On n’a plus d’espoir d’arriver à quoi que ce soit. En juin, je vais présenter le procès-verbal de carence que nous a transmis l’huissier, le conseil d’administration de l’office se prononcera sur cette somme", indique le directeur. Reste à savoir ce que diront les différents membres d’un conseil d’administration d’Habitat du Gard, quasi monocolore, et s’ils diront quelque chose.

Habitat du Gard devra se contenter de 165 900 €

Finalement, ce sont donc 160 000 € versés par l’ex-élu et quelques milliers d’euros de plus saisis par l’huissier, soit 165 900 €, dont devra vraisemblablement se contenter Habitat du Gard. Entre les lignes, nos confrères du "Canard enchaîné" s’interrogent aussi et surtout sur la réaction de l’organisme HLM dans cette affaire de recouvrement. Ils révèlent notamment qu’il s’est écoulé près de cinq ans entre le dernier jugement de la Cour de Cassation en janvier 2007 et la saisine d’un huissier, en septembre 2011, par Habitat du Gard. Entre-temps, en 2010, une observation avait d’ailleurs été donnée à l’office HLM par la Miilos, Mission interministérielle d’inspection du logement social.

"Pour recouvrer, la loi prévoit qu’on a trente ans" se défend l'office HLM gardois

Stéphane Cabrié, directeur d’Habitat du Gard "On avait autre chose à faire, tout le monde savait qu’on ne récupérerait pas cet argent. On a fait ce qu’il fallait, en passant d’abord par les procédures amiables, en le rencontrant, puis par huissier. Je suis arrivé vingt ans après cette affaire, l’office HLM était dans une situation difficile, on ne produisait plus de logements, et la Caisse des dépôts s’inquiétait, j’avais autre chose à penser", proteste Denis Bouad.

Même tonalité pour le directeur Stéphane Cabrié qui tonne : "En 1995, quand éclate l’affaire Pradille, j’étais à la fac. Ce qu’ont fait ou pas mes prédécesseurs, je n’en sais rien mais pour recouvrer, la loi prévoit qu’on a trente ans."

Le sénateur est "irrécouvrable"

En fait, Stéphane Cabrié reconnaît avoir perdu six mois : "Je suis arrivé en 2008 et dès la fin de l’année, j’ai lancé les premières mises en demeure. J’ai d’abord agi de manière amiable puis contentieuse." Surtout, le directeur estime n’avoir subi "aucune pression politique". Il insiste sur la situation de l’office à son arrivée : "J’avais autre chose à faire. Je devais gérer 320 personnes alors que l’office changeait de statut avec à son actif un rapport de notre organisme de contrôle désastreux. Depuis cinq ans, on essaye de redresser Habitat du Gard", lâchent Denis Bouad et Stéphane Cabrié.

Directeur et président indiquent enfin qu’ils ne peuvent pas compter non plus sur un prélèvement de la retraite de sénateur de Claude Pradille.

Les tribunaux ont annoncé à Habitat du Gard que la retraite d’un sénateur est "irrécouvrable".

Source midilibre.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
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