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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 19:06

PSA: la revitalisation de Melun, "un succès" et un exemple pour Rennes et Aulnay (direction)


Sans aucun licenciement et avec la création de 360 CDI, la fermeture du site de logistique de PSA  à Melun-Sénart décidée en 2010 a été "un succès" qui servira de modèle aux sites de Rennes et Aulnay, a estimé lundi le constructeur.

Source lepoint.fr

 

Souvenez-vous le 29/11/2011

PSA/Melun-Sénart: pas de plan social

PSA Peugeot Citroën a prolongé le dispositif de reclassements internes ou externes des salariés du site de Melun-Sénart à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), qui doit fermer fin janvier, afin d'éviter les licenciements, a-t-on appris mardi auprès des syndicats et de la direction. "La direction vient d'annoncer la prolongation des mesures du plan de redéploiement des emplois et des compétences (PREC) jusqu'à fin mars, tout en maintenant la fermeture du site à fin janvier", a affirmé Franck Don, délégué central CFTC.

"PSA n'a pas souhaité s'engager dans un plan social, c'est un soulagement et une satisfaction pour nous", a ajouté M. Don, à l'occasion d'un comité central d'entreprise au siège du groupe à Paris. Selon Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, "la direction qui menaçait de licenciements les salariés qui restent encore à Melun-Sénart a reculé". "Il reste aujourd'hui une cinquantaine de salariés sans solution", a précisé M. Mercier. "Les salariés vont devoir pointer tous les jours à la cellule de reclassement, il ne faut pas tomber dans le harcèlement", a-t-il ajouté.

"Trouver une solution"

Un porte-parole de la direction de PSA a confirmé "la prolongation des mesures d'accompagnement qui ont déjà permis de reclasser 350 salariés depuis 2010". "A l'ordre du jour figurait un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) pour Moissy-Cramayel, mais la direction a décidé de surseoir à cette mesure et d'essayer de trouver une solution pour les 48 salariés encore présents", a-t-on ajouté de même source. La fermeture du site de pièces détachées de Moissy-Cramayel, également appelé Melun-Sénart, avait été annoncée en avril 2010.

Près de 400 salariés travaillaient dans cet établissement. Environ 350 d'entre eux ont trouvé un emploi dans une autre entreprise du même bassin ou ont accepté un poste sur un autre site de PSA, en région parisienne ou à Vesoul, où le constructeur a regroupé sa logistique de pièces détachées.

Source lefigaro.fr du 29/11/2011

 

Souvenez-vous le 24/07/2012

PSA a fermé le site de Melun-Sénart sans licencier mais en prenant son temps

Fermer un site sans licencier? PSA s'y était engagé en 2010 en annonçant la fermeture du site de logistique de Melun-Sénart, en Seine-et-Marne (est de Paris): au final, le constructeur a réussi à éviter un plan social, mais en se donnant du temps.

"On ne peut pas se satisfaire de quitter un site" mais "le dialogue social s'est plutôt bien passé", affirme Vincent Bailly, délégué CFTC, qui était le premier syndicat du site de Melun-Sénart, sur la commune de Moissy-Cramayel. "On a eu deux ans pour trouver une solution aux salariés", souligne le syndicaliste.

Pour la direction de PSA, qui a souhaité regrouper sa logistique de pièces détachées à Vesoul (Haute-Saône), "la cessation d'activité s'est passée de manière responsable".

Entre juin 2010 et juin 2011, quatre forums de mobilité interne ont été organisés avec des responsables de plusieurs sites de PSA. Des salariés ont parfois pu bénéficier d'une visite in situ.

Trois forums avec de grandes entreprises ont été mis sur pied et 245 offres d'emploi externes proposées.

Bilan: sur les 398 personnes travaillant à Melun-Sénart il y a deux ans, 216 sont parties sur un autre site du groupe, majoritairement en région parisienne.

Une dizaine est partie à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, nord de Paris), où l'arrêt de la production d'ici à 2014 a récemment été annoncé.

Ceux qui ne voulaient pas déménager et ont préféré quitter le groupe, ne pouvaient partir -et toucher les primes de départ- qu'avec une promesse d'embauche ou un projet de création d'activité.

Au total, 182 salariés ont quitté PSA.

Malgré une série d'aides (prime de mobilité versée sur 4 ans, prime d'installation équivalente à au moins trois mois de salaire, déménagement et frais d'agence payés), "le principal frein à la mobilité a été le travail du conjoint", raconte Vincent Bailly.

Urgence pour Aulnay et Rennes?

Sur les 182 départs, 149 ont trouvé un emploi ailleurs, 22 avaient un projet de création d'activité, 10 ont opté pour un congé long de formation et un pour un départ en retraite.

Patrick Patault, ex-délégué CGT de Melun-Sénart, estime qu'une majorité de ces personnes n'avait pas un projet professionnel solide. "Une vague offre d'intérim ou de CDD suffisait" à valider le départ et "pour empocher la prime de huit mois de salaire brut en plus du minimum de la convention métallurgie", souligne-t-il.

"Beaucoup se sont laissés tenter, mais pour se retrouver à Pôle emploi", estime le délégué CGT.

A l'automne 2011, il restait encore une cinquantaine de salariés sans solution, si bien que PSA a envisagé de recourir à un plan social avec licenciements.

Cette option a finalement été écartée et le dispositif d'incitation au départ prolongé, au-delà de la cessation d'activité sur le site fin janvier.

Les derniers cas ont été réglés juste avant l'arrêt du dispositif en mars 2012.

Pour Aulnay, PSA a ouvert une période de volontariat jusqu'en octobre 2013 et pour Rennes, jusqu'en juin 2013.

L'ampleur des reclassements à réaliser est tout autre: Aulnay compte 3.000 salariés et à Rennes 1.400 postes doivent disparaître.

"On se pose la question: l'urgence est-elle réelle?", s'interroge Vincent Bailly. "On a le sentiment que la direction ne dit plus la vérité. Dire +pas de licenciement+, c'est faux: que se passera-t-il pour ceux qui resteront après la période de volontariat?", demande-t-il.

Sur le papier, PSA a un schéma bien ficelé: 1.500 salariés d'Aulnay recasés à Poissy (Yvelines) et 1.500 postes créés à Aulnay via des efforts de réindustrialisation.

Patrick Patault pense que la direction aura la même méthode qu'à Melun-Sénart pour ne pas licencier: "tout simplement en proposant plus d'argent via un départ volontaire".

Source ladepeche.fr du 24/07/2012

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Published by Cyril LAZARO - dans Seine et Marne
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