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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 19:29

Scandale sexuel de la RATP,  abrogation du harcèlement sexuel, procès des tournantes, quelle justice pour les femmes?

Je vois depuis des mois défiler des "faits divers", et j'entends parler d'égalité hommes femmes.

Les faits en disent bien plus long sur la réalité de la gente féminine dans la France d'aujourd'hui que les discours politiques ou syndicaux.

La femme est encore aujourd'hui la victime de toutes les discriminations et John Lennon pourrait encore chanter "Woman is the nigger of the world".

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Procès des tournantes : le calvaire de Nina et Aurélie

Aurélie et Nina, deux jeunes femmes brisées, à qui la justice n'aura guère offert la possibilité de se reconstruire. ()
Aurélie et Nina, deux jeunes femmes brisées, à qui la justice n'aura guère offert la possibilité de se reconstruire.

 

Combien d'hommes ? Dix, quinze, vingt -cinq ? «Parfois il y avait tellement de monde que tout le monde ne pouvait pas passer !» racontera un des violeurs…

C'est un incroyable calvaire qu'a vécu Nina. Aujourd'hui, elle a 29 ans, et sa vie est en pointillés. Pas de boulot, pas de vie stable, des cachets, des dépressions. Et surtout, Nina, a pris 70 kilos. Elle pèse aujourd'hui 125 kg : «Je me suis fait une carapace, comme une tortue, raconte-t-elle. Quand je vois mon corps dans un miroir, je vois ce qu'ils m'ont fait !»

Pendant longtemps, Nina s'est tue. Et puis elle a parlé. Devant les policiers, devant les juges. Jusque devant les caméras de TF1, pour l'émission 7 à 8 où elle a raconté son histoire.

Tout a commencé pour elle lorsqu'elle avait seize ans. Elle avait débarqué dans cette cité de Fontenay-sous-Bois à l'âge de 7 ans, après le divorce de ses parents. Tout va bien pour elle, y compris à l'école où elle est une bonne élève, peut-être juste un peu «garçon manqué».

Un soir de 1999, elle a 16 ans. En sortant du cinéma, elle tombe sur une bande de garçons. Ils la conduisent de force dans une tour de la cité. «Tu dois coucher» lui ordonne le chef. Elle refuse, il la frappe. Puis il la viole. Elle était vierge…

Le lendemain, tout le groupe l'attend au pied de l'immeuble. Elle est conduite dans un logement de la cité. Et le martyre recommence. Cette fois ce sont les garçons d'une autre bande. L'un d'entre eux lui écrase une cigarette sur la poitrine.

C'est le début d'un cauchemar interminable. Des soirées où elle devient le jouet sexuel de bandes entières. Toutes les pratiques lui sont imposées.

Un soir, pourtant, l'espoir renaît. Grâce à un garçon qu'elle connaissait «de vue». «Il est entré dans la cave un soir, il a vu que je pleurais, il a crié : «Vous sortez tous d'ici». Et, par miracle, ils sont sortis.» Ce soir-là, dit-elle, «c'était fini. Je pensais que ça allait reprendre le lendemain mais non, ils ne sont pas revenus».

Malgré tout, trois d'entre eux ont continué à la battre quand ils la croisaient. Un jour de 2005, elle a perdu connaissance sous les coups. Transférée en sang, le visage fracturé, à l'hôpital, elle a parlé. Jusque-là, elle n'avait pas osé le faire. On la menaçait. Elle, mais aussi son frère ou sa mère. Ou bien on lui promettait de mettre le feu à son appartement.

Mais il a fallu alors entreprendre le long chemin judiciaire. Et commencer à affronter ses agresseurs, qui ont tout de suite affirmé qu'elle était consentante. «Elle était là par plaisir.» «C'était une pute.» «La fille, si elle était là, c'est qu'elle était d'accord !»

L'instruction a traîné en longueur. On a découvert qu'une autre jeune fille, Aurélie, elle aussi était victime de violeurs. Aujourd'hui, elle est mère de trois fillettes. Elle avait déposé plainte pour viol en 1999 à Nanterre. Mais la plainte avait été classée sans suite…

Aurélie a tenté de se suicider pendant le procès. Elle aussi est complètement mâchée psychologiquement : «C'est flou. Il y a des choses dont on ne peut pas se souvenir. J'attends juste que justice soit faite…» racontait-elle pendant l'audience.

Pour Nina, continuer de vivre dans la cité a été compliqué : «Pendant trois ans, j'ai été en foyer, parce que le juge voulait que je m'éloigne. J'ai changé vingt fois d'hébergement, j'étais épuisée, je n'avais plus d'argent. Plusieurs fois j'ai dû faire le 115 (pour l'hébergement des SDF). Alors je suis revenue chez ma mère, à Fontenay.» Et depuis, elle croise quotidiennement ceux qui ont été ses bourreaux. Avec le mépris d'une bonne partie de la cité et cette image de fille facile, et c'est un euphémisme, qui lui colle à la peau.

À écouter Nina, on a le sentiment que la justice est totalement démunie face à ces situations. Rien n'a été fait pour les protéger, les «exfiltrer» de Fontenay-sous-Bois, et leur redonner une chance de vivre autre chose ailleurs.

Ni Nina ni Aurélie n'ont reçu d'aide financière. Sous antidépresseur et somnifères, Nina a été déclarée en invalidité «à 80 %». «J'ai arrêté l'école, j'ai arrêté mes petits jobs, j'ai tout arrêté.»

Deux vies ont été définitivement brisées dans ces tournantes à répétition, dans les appartements, les cages d'escalier, voire les jeux en bois de l'école maternelle. Et le verdict qui est tombé dans cette affaire achève d'emmurer les deux victimes.

Source ladepeche.fr

 

Permis de violer ?

Face au tollé suscité par les acquittements et les faibles peines prononcés dans le procès des viols collectifs de Fontenay-sous-Bois, le ministère public a fait appel. Un nouveau procès se tiendra. Mais les victimes n’ont-elles pas déjà compris le message : inutile de porter plainte…


(Une manifestation est organisée à Londres, le 19 septembre, en signe de protestation contre le manque de reconnaissance pour les femmes victimes de viols - London News Pictures / /REX/SIPA)

Une manifestation est organisée à Londres, le 19 septembre, en signe de protestation contre le manque de reconnaissance pour les femmes victimes de viols

 

Elle se souvient du procès, quatre ans après le viol. Elle se souvient qu’elle voulait être forte, imperturbable le jour de la comparution, pour ne pas donner à son agresseur le plaisir de voir qu’il l’avait détruite. Elle se souvient qu’elle était forte, justement. Et du coup, l’avocat de la défense a pu relever à haute voix qu’il avait vu des victimes autrement plus brisées qu’elle. Elle se souvient que le violeur a été acquitté. Le viol est le seul crime au monde dont la victime doit prouver qu’elle ne voulait pas le subir. Quand on se fait cambrioler, on n’a pas à se justifier qu’on tenait à ses biens… Sarah racontait son histoire dans un dossier que Marianne consacrait au viol en France, en mars 2011.
 
Dix-huit mois plus tard. Nina et Aurélie, deux jeunes femmes fracassées victimes de viols collectifs dans les cités de Fontenay-sous-Bois, n’ont pas réussi à convaincre la cour d’assises du Val-de-Marne qu’elles ne voulaient pas. Le procès des « tournantes » – les médias préfèrent ce vocable de film porno pour ne pas affronter l’insoutenable réalité du viol collectif – s’est soldé par dix acquittements et quatre condamnations de trois ans avec sursis à un an ferme, treize ans après les faits. Impensable verdict. Scandaleux verdict. Nauséeux verdict. De deux choses l’une : soit la justice considère que le doute profite aux accusés – et elle les acquitte tous. Soit elle considère que les faits sont établis – et elle s’approche des réquisitions de l’avocate générale : cinq à sept ans de prison pour 8 accusés.
Les jeunes femmes étaient absentes au moment du verdict, Nina avait quitté la salle d’audiences en pleurs, Aurélie était toujours hospitalisée après une tentative de suicide pendant le procès. Elles ont attendu six ans pour porter plainte, par peur des représailles, et l’instruction a duré cinq ans… C’est long, treize ans. C’est destructeur, un viol. Alors oui, la parole des victimes est parfois hésitante ; oui, l’esprit est souvent en état de sidération après le traumatisme ; oui, on peut se contredire sur les dates, l’enchaînement des faits. Oui, les plaignantes sont parfois « fuyantes pendant les débats », comme le leur a reproché l’un des avocats de la défense.

Victime trop forte, violeur acquitté.
Victimes trop faibles, trop fuyantes, violeurs acquittés.
 
« Après le verdict de Créteil, nous exigeons une réponse politique ! », tonne le collectif Féministes en mouvement dans une lettre ouverte au président François Hollande. « Ce verdict est catastrophique. Il semble dire aux victimes : porter plainte ne sert à rien, et aux violeurs : vous ne serez pas condamnés ou si peu ! » Les associations réclament un grand débat national sur la question dans les mois qui viennent.
Environ 75000 femmes sont violées chaque année en France. Une toutes les sept minutes. La plupart se taisent. Deux pour cent des viols sont condamnés aux assises – contre 50 % des homicides. Dix pour cent des victimes seulement osent porter plainte. Y a-t-il encore quelqu’un pour se demander pourquoi ?
Source marianne.net

Woman Is The Nigger Of The World

Woman is the nigger of the world
Yes she is... think about it
Woman is the nigger of the world
Think about it... do something about it

We make her paint her face and dance
If she won't be a slave, we say that she don't love us
If she's real, we say she's trying to be a man
While putting her down we pretend that she's above us

Woman is the nigger of the world.. yes she is
If you don't believe me, take a look at the one you're with
Woman is the slave of the slaves
Ah, yeh... better scream about it

We make her bear and raise our children
And then we leave her flat for being a fat old mother hen
We tell her home is the only place she should be
Then we complain that she's too unworldly to be our friend

Woman is the nigger of the world... yes she is
If you don't believe me, take a look at the one you're with
Woman is the slave to the slaves
Yeh (think about it)

We insult her every day on TV
And wonder why she has no guts or confidence
When she's young, we kill her will to be free
While telling her not to be so smart
We put her down for being so dumb

Woman is the nigger of the world
Yes she is...
If you don't believe me, take a look at the one you're with
Woman is the slave to the slaves
Yes, she is...
If you believe me, you better scream about it

We make her paint her face and dance
We make her paint her face and dance
We make her paint her face and dance...

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Published by Cyril LAZARO - dans Pensée du jour
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