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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 08:56

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 16:54

Fortes tensions à la CGT pour le choix du successeur de Lepaon

 

Paris, 10 jan 2015 - La CGT doit choisir lundi et mardi un nouveau secrétaire général sur fond de fortes tensions: le sortant Thierry Lepaon a obtenu de présider au choix de son successeur, une méthode décriée par une partie de l'organisation, qui réduit les chances de consensus sur un nom.

 

Contraint à la démission mercredi dernier, après deux mois de polémiques sur son train de vie, M. Lepaon a constitué un "groupe de travail" autour de lui pour proposer lundi à la Commission exécutive (direction élargie) une candidature pour le poste de secrétaire général et neuf autres pour le bureau confédéral (direction resserrée).

Philippe Martinez, la cinquantaine, numéro un de la Fédération de la métallurgie, est donné favori par la presse pour prendre la tête de la centrale. Il fait partie des quatre cadres qui épaulent M. Lepaon dans le choix de la nouvelle direction.

Cet ancien de Renault Boulogne-Billancourt, qui dirige depuis 2008 la fédération des métaux (la troisième de la centrale) "est partant pour être secrétaire général", indique une source interne. Sa présence dans ce groupe de travail est destinée à "lui permettre de participer au choix des membres de son futur bureau", selon cette source.

Selon Les Echos, une autre option, mais moins probable, pourrait l'emporter: la désignation d'un secrétaire général "de transition" - qui pourrait être Frédéric Imbrecht, ex-numéro un de la fédération énergie - auquel Philippe Martinez succéderait au prochain congrès en 2016.

Quel que soit le scénario, M. Lepaon et ses proches pourraient obtenir l'aval lundi de la Commission exécutive qui a déjà fait montre d'allégeance en votant majoritairement (par 34 voix, 12 abstentions et 4 contre) cette méthode de sélection. 

Mais il resterait encore à convaincre le "parlement" de la centrale, le Comité confédéral national (CCN), qui se réunira mardi et dispose seul de la prérogative de désigner la nouvelle direction à une majorité des deux tiers. 

- 'recommencer avec du copinage' -

Or la méthode est décriée: "beaucoup d'organisations de la CGT s'expriment sur l'illégitimité de ce groupe de sélection du fait de son pilotage par Thierry Lepaon", dont la démission était réclamée par une large partie de l'organisation, indique une source interne.

"La Commission exécutive s'est décrédibilisée. En quoi un collectif de cinq personnes, dont Thierry Lepaon, peut décider de composer une nouvelle direction", demande un cadre dirigeant. "Il s'agit d'empêcher le CCN de débattre d'autres solutions" et "peut-être de remettre les mêmes et recommencer avec du copinage", dénonce-t-il.

De son côté, Amar Lagha, numéro un de la fédération du commerce, a indiqué qu'il consultait sa fédération sur "la démarche" adoptée, sur laquelle lui-même s'était abstenu. Le critère, pour lui, est d'aboutir à une équipe "la plus rassemblée possible".

En définitive, "tout dépendra du casting", résume une source interne.

Une éventuelle candidature de M. Martinez aurait probablement le soutien de grosses fédérations -dont les voix sont prépondérantes au CCN- , notamment la métallurgie, la Poste, dont la dirigeante Colette Duynslaeger, participe au comité de sélection.

La fédération de la santé se réunira lundi. "Je vais surtout écouter ce que ma fédération me dit", a indiqué sa dirigeante Nathalie Gamiochipi.

Le CCN de la CGT est parfois imprévisible. Il avait rejeté le 31 mai 2012 la candidature de Nadine Prigent présentée par Bernard Thibault pour lui succéder. 

M. Lepaon et ses proches marchent sur des oeufs. S'il n'y pas d'accord au CCN, la convocation d'un congrès extraordinaire deviendrait inévitable. Or ce scénario "c'est la hantise de l'équipe dirigeante", souligne une source à la CGT.

 

Source lentreprise.lexpress.fr

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 23:07

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 20:16

Lepaon démissionne mais veut continuer à peser


Poussé vers la sortie, le secrétaire général de la CGT a annoncé, mercredi 7 janvier, qu'il quittait ses fonctions

 

La CGT est gagnée par le surréalisme. Mercredi 7 janvier, au deuxième jour de la réunion de la commission exécutive (CE), le « gouvernement » élargi de la CGT, Thierry Lepaon a fini par annoncer sa démission, en parlant de lui à la troisième personne : « Il y aura un autre secrétaire général que Thierry Lepaon au soir du 13 janvier », jour où se réunira le comité confédéral national (CCN), le « parlement » de la centrale, seul habilité à statuer.


M. Lepaon a réussi à entraîner dans sa démission tout le bureau confédéral.


" L'amalgame est fait, a réagi un des membres. Nous sommes considérés comme coresponsables des  dysfonctionnements relatifs aux affaires qui ont touché Lepaon. " Depuis 1909, avec la démission de Victor Griffuelhes, c'est la première fois qu'un secrétaire général démissionne avant la fin de son mandat. Mais s'il a lâché le gouvernail, M. Lepaon entend garder le manche en restant membre de la CE et surtout en pilotant lui-même sa propre succession… Du jamais-vu !
Dans son « relevé de décisions », la CE indique d'abord qu'elle a décidé, à l'unanimité, de proposer de nouvelles " règles communes " pour assurer la « transparence » financière, suite aux différentes affaires qui ont concerné M. Lepaon, " une situation générée par denombreuxdysfonctionnements ". Elle souligne ensuite que " la démission du secrétaire général et de l'ensemble des membres du bureau confédéral en vue de proposer une nouvelle équipe de dix membres " doit « être crédible, acceptable, responsable pour rassembler la CGT ».


Scénario surréaliste


Lundi 12 janvier, lors d'une nouvelle réunion de la CE, M. Lepaon, qui s'est entouré d'un collectif de « trois ou quatre camarades » dont l'identité n'est pas connue, fera des propositions « concernant le futur bureau confédéral ainsi que l'administrateur et le secrétaire général ». Elles seront soumises le lendemain au vote du CCN, composé des secrétaires généraux des 33 fédérations et des 96 unions départementales.
Ce scénario surréaliste a été adopté par 34 voix pour. Il y a cependant eu 12 abstentions – dont cinq membres du bureau confédéral : Eric Aubin, Sophie Binet, Marie-Laurence Bertrand, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik – et quatre votes contre émanant de représentants des organismes sociaux, des personnels pénitentiaires et des unions départementales des Bouches-du-Rhône et de Haute-Garonne.
" C'est le démissionnaire, qui n'a plus la moindre légitimité, qui va piloter sa succession, s'indigne un responsable de fédération. Et il met le point d'orgue à son déshonneur en voulant rester à la CE.On est en plein délire ! " Lors des débats, encore très tendus, M. Aubin a proposé que " les trois candidats malheureux à la succession de Bernard Thibault - Agnès Naton, Nadine Prigent et lui-même - ne soient ni dans le collectif chargé de préparer la nouvelle équipe ni dans le futur bureau confédéral ".
Suggestion balayée avec véhémence par Mme Prigent : " Je ne suis absolument pas d'accord, a-t-elle lancé. On ne mefera pas taire. Celui qui voudra m'écarter de la CGT n'est pas encore né ! Je suis disponible pour la CGT. " Etonnant retournement de l'histoire. En mars 2013, M. Lepaon avait résisté à la pression de M. Thibault qui lui avait demandé de garder son ex-dauphine au sein du bureau confédéral. Il ne voulait même pas que Mme Prigent reste membre de la CE…
En voulant piloter sa succession, M. Lepaon renforce l'hypothèse d'une candidature de Philippe Martinez, secrétaire général de la fédération de la métallurgie, soutenu par Mme Prigent et la fédération de la santé, comme futur secrétaire général.


« Légitimité »


" Je vois mal Martinez être en capacité de rassembler la CGT, observe un dirigeant de fédération. Il a le même profil que Lepaon, en plus intelligent. Il est imbu de sa personne. Et on ne connaît pas sa ligne politique. " Pour plusieurs membres de la CE, le scénario imaginé par M. Lepaon risque de faire monter la colère de la base si celle-ci voit qu'un secrétaire général, discrédité par des affaires touchant à son train de vie et forcé au départ – après avoir résisté avec un entêtement peu commun – est tenté d'être le metteur en scène de la suite du film…

" Il ne faut pas oublier que c'est le CCN qui aura le dernier mot, se rassure un opposant à M. Lepaon, et il peut balayer le scénario imaginé en jugeant que le secrétaire général démissionnaire n'a aucune légitimité pour garder la main sur son remplacement. "
L'histoire récente montre en effet que ce que construit le gouvernement élargi de la centrale peut être démoli par son parlement. M. Thibault en a fait l'expérience. Le 31 mai 2012, lorsque la CE avait proposé la candidature de Mme Prigent au poste de secrétaire générale, le parlement de la centrale l'avait rejetée par 304 voix contre, 255 pour et 82 abstentions. Une telle répétition de l'histoire n'aurait rien d'improbable.
La réunion de la CE s'est achevée mercredi, peu avant 16 heures. En ordre dispersé, M. Lepaon et d'autres membres du bureau confédéral, comme M. Aubin et M. Oussedik, se sont rendus place de la République pour participer, avec d'autres dirigeants syndicaux, comme Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, au rassemblement organisé après l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo.
Michel Noblecourt

Source lemonde.fr

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:24
Thierry Lepaon s’entoure de proches pour choisir la prochaine direction de la CGT
Le secrétaire général de la CGT a remis son mandat mais compte bien choisir son successeur. Le métallurgiste Philippe Martinez va l’aider à constituer la nouvelle direction. Un signe.

Ce jeudi, à Montreuil, dans le patio du complexe immobilier de la CGT, Thierry Lepaon a pris la parole devant l’ensemble des militants et salariés réunis pour une minute de silence. Et dimanche, il a bien l’intention de représenter la centrale lors de la marche républicaine après l’attaque de Charlie Hebdo.

L’ancien syndicaliste de Moulinex est comme ça. Même contraint à céder la place à la suite des affaires financières dans lesquelles il est impliqué, il s’accroche. Discrédité, il a dû se résoudre à rendre son tablier après le coup de grâce porté par l’ ancien numéro Un de la CGT Louis Viannet qui lui a demandé de démissionner . Mais il n’a pas l’intention de s’effacer. Non seulement, il ne quittera pas la Commission exécutive, direction élargie de la centrale, composée de 54 membres actuellement. Mais alors que cette instance doit proposer mardi 13 janvier une nouvelle équipe au parlement de la CGT - le Comité confédéral national -, il a réussi à obtenir qu’elle lui délègue cette tâche ainsi que le choix des cégétistes qui vont l’y aider. Et largement : 34 voix pour, 12 abstentions et 4 votes contre.

L’échéance est proche mais il a fallu aux responsables cégétistes attendre le début de la soirée de ce mercredi pour connaître la composition du « groupe de travail » dans un courrier signé Thierry Lepaon adressé par mail vers 19 heures. Elle est composée de quatre membres de la commission exécutive. Le premier, Pascal Fournet, appartenant également de son cabinet, est son homme de confiance, qui jusqu’au bout l’a soutenu dans sa volonté de se maintenir à la tête de la centrale malgré les scandales. Cet ancien membre de la fédération de l’agroalimentaire, est très actif sur son compte Facebook, où il s’affiche en portrait avec des personnalités dès qu’il le peut, à commencer par Bernard Lavilliers, et n’hésite pas à tacler Eric Aubin, que son « patron » considère comme son ennemi juré. Il est si actif qu’hier, dès 21 h, il postait sur son compte des clichés de Thierry Lepaon et lui avec Charb. « Lors des CCN , il se met toujours au fond en haut à droite de la salle, pour voir qui fait quoi et qui parle avec qui », commente un Cégétiste qui, comme de nombre d’autres, s’en méfie. Colette Duynslaeger est la seule femme du lot. La secrétaire générale de la fédération des postes et télécoms CGT, qui est en train de passer la main, quitte ses responsabilités sur un piètre bilan : celui d’une baisse continue de ses effectifs adhérents et de ses scores électoraux sous sa direction. Mais elle est un soutien indéfectible de Thierry Lepaon. Mardi, elle n’a pas hésité à critiquer Louis Viannet pour n’avoir « pas su rester à [sa] place ». Comme d’ailleurs Frédéric Imbrecht et sa compagne Virginie Gensel-Imbrecht qui ont affirmé n’avoir « aucune leçon à recevoir d’anciens dirigeants ». Philippe Texier est, lui, « coordinateur de la direction confédérale ». L’encore numéro Un de la CGT a choisi de déléguer à ces deux cégétistes le pouvoir d’administrer la confédération après la démission du trésorier, Eric Lafont. Cela en fait des successeurs potentiels qui ne devraient pas s’attaquer au grand ménage malgré les révélations toutes confirmées sur la gabegie financière qui a accompagné l’arrivée de Thierry Lepaon à la tête de la CGT (près de 150.000 euros de travaux et achat de mobiliers dans son appartement de fonction, 62.000 euros pour la rénovation de son bureau, 26.650 euros de prime de vrai/faux départ). Le quatrième membre du groupe de travail est le secrétaire général de la Métallurgie CGT, Philippe Martinez, qui, contrairement aux trois autres, a fini par demander la démission du secrétaire général... Et ne cache pas son projet de devenir numéro Un de la centrale. Est-ce pour préparer ensemble la nouvelle équipe qu’il serait amené à diriger que Thierry Lepaon l’a désigné ? C’est le scénario le plus probable. L’un des proches du métallurgiste, François Thiery-Cherrier, avait d’ailleurs souligné mardi devant la commission exécutive la nécessité que le successeur éventuel de l’actuel secrétaire général de la CGT devrait participer aux réflexions sur le futur bureau confédéral.

Si l’option de désigner un pape de transition, auquel Philippe Martinez succèderait au prochain congrès, en 2016, l’emportait cependant, le nom de Frédéric Imbrecht revient avec insistance. Parmi les autres rumeurs tenaces, il y a le retour de Nadine Prigent au bureau confédéral. Celle que Bernard Thibault avait choisi pour lui succéder sans succès n’attend que ça. Mercredi, devant la commission exécutive, pour tenter d’apaiser le débat, Eric Aubin, membre du bureau confédéral sortant et autre candidat malheureux à la succession du leader cheminot, a proposé que ni elle, ni lui, ni Agnès Naton, qui avait aussi postulé, ne fassent partie du prochain bureau confédéral. « Celui qui voudra m’écarter de la CGT n’est pas né. Je suis bien sûr à la disposition de l’organisation », aurait répondu sèchement celle que Thierry Lepaon a mis au poste de clé de gestion des cadres de l’organisation à son arrivée à la tête de la confédération, début 2013. D’autres comme Pascal Debay se verraient bien aussi au bureau confédéral. Reste à savoir si le Comité confédéral national acceptera de se voir ainsi confisquer la constitution de la nouvelle équipe dirigeante par un leader désormais discrédité mais particulièrement habile dans des manoeuvres d’appareil bien peu démocratiques.


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Leïla de Comarmond Source lesechos.fr
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 21:12

Chers camarades,

Nous revoici dans le cours de l'histoire de la CGT qui a été reléguée au second plan avec les tragiques évènements que nous venons de connaître en France.

Si j'ai tout bien compris, car mine de rien, c'est très compliqué, Lepaon a démissionné mais a obtenu le droit de composer le bureau confédéral qui va lui succéder et il va même proposer le nom du futur secrétaire.

Ne rigolez pas, c'est la triste réalité.

C'est tellement pitoyable que je ne prendrai même pas la peine de commenter.

Vous trouverez ci-dessous l'article du canard enchainé du 7 janvier et une partie d'un article du monde réservé aux abonnés. J'y joins un article des échos qui reprend les détails du vote. SURREALISTE!

Pour ceux qui rêvaient de changement, circulez, il n'y a rien à voir.

Visiblement la cuisine interne des instances de la CGT est tout sauf démocratique. Nous allons donc revivre le scénario du congrès de la Fédération du commerce (voir ICI).

La situation de la CGT n'est pas catastrophique, elle est critique. La CGT est moribonde, Lepaon est en train de l'achever, avec l'aval de la commission exécutive confédérale.

Je me permettrai donc de conclure par la formule consacrée des calotins : "Ite missa est !"

Envoyez-moi un faire part lorsque l'on enterrera le syndicalisme, à mon avis il n'y en a plus pour longtemps... pour l'instant, il en est au stade des soins palliatifs.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

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Thierry Lepaon a démissionné mais il entend peser sur sa succession

La CGT est gagnée par le surréalisme. Mercredi 7 janvier, au deuxième jour de la réunion de la commission exécutive (CE), le « gouvernement » élargi de la CGT, Thierry Lepaon a fini par annoncer sa démission, en parlant de lui à la troisième personne : « Il y aura un autre secrétaire général que Thierry Lepaon au soir du 13 janvier », jour où se réunira le comité confédéral national (CCN), le « parlement » de la centrale, seul habilité à statuer.

M. Lepaon a réussi à entraîner dans sa démission tout le bureau confédéral. « L’amalgame est fait, a réagi un des membres. Nous sommes considérés comme coresponsables des dysfonctionnements relatifs aux affaires qui ont touché Lepaon. » Depuis 1909, avec la démission de Victor Griffuelhes, c’est la première fois qu’un secrétaire général démissionne avant la fin de son mandat. Mais s’il a lâché le gouvernail, M. Lepaon entend garder le manche en restant membre de la CE et surtout en pilotant lui-même sa propre succession… Du jamais-vu !

Dans son « relevé de décisions », la CE indique d’abord qu’elle a décidé, à l’unanimité, de proposer de nouvelles « règles communes » pour assurer la « transparence » financière, suite aux différentes affaires qui ont concerné M. Lepaon, « une situation générée par de nombreux dysfonctionnements ». Elle souligne ensuite que « la démission du secrétaire général et de l’ensemble des membres du bureau confédéral en vue de proposer une nouvelle équipe de dix membres » doit « être crédible, ...

Source lemonde.fr

 

 

CGT : Lepaon lâche son poste mais veut choisir son successeur

Le secrétaire général ne se représentera pas à la direction de la centrale lors de la réunion de son parlement, mardi prochain.

Difficile de trouver plus têtu que Thierry Lepaon. Toujours persuadé qu'il n'a failli en rien, malgré les affaires financières dans lesquelles il est impliqué, il continue obstinément à refuser de démissionner. Mais hier, il a tout de même dû se résoudre à faire un grand pas vers la sortie. Mardi, il avait annoncé à la commission exécutive de son syndicat (direction élargie de 56 membres), réunie pour deux jours, que, comme tout le bureau confédéral (direction resserrée), il allait « remettre son mandat à la disposition du comité confédéral national » (CCN), son parlement, qui se réunit mardi prochain. Il avait fini par s'y résoudre, tout en conservant contre toute raison l'espoir de voir une majorité des 129 dirigeants fédéraux et départementaux le confirmer à la tête de la confédération. Mais la nuit a porté conseil : hier, le syndicaliste a annoncé qu'il « y aura un nouveau secrétaire général » de la CGT au lendemain de la réunion du parlement de la centrale.

Victime d'un complot

Il ne sera candidat ni au poste de numéro un ni même à son bureau confédéral. Mais se considérant toujours comme victime d'un complot, malgré la sévérité des conclusions de la commission financière de contrôle, il n'a pas l'intention de quitter vraiment la direction de la centrale. Il entend rester membre de la commission exécutive et il a même proposé hier à cette instance de travailler à constituer une nouvelle équipe de direction. En clair, de choisir son successeur… Si la révélation de son mensonge par omission concernant la baisse de son salaire de 5.200 à 4.200 euros, effective seulement le mois dernier et non à son arrivée, ainsi que de son faux préjudice de retraite, a achevé de le discréditer, cela n'a pas empêché la commission exécutive d'accepter sa proposition : 12 abstentions et 4 voix contre ont été comptabilisées, face à 34 votes pour. Parmi eux, Philippe Martinez, qui ne cache pas son ambition de succéder à Thierry Lepaon, Nadine Prigent, candidate malheureuse à la succession de Bernard Thibault, qui le soutient, tout comme Frédéric Imbrecht, ancien secrétaire général de la fédération de l'énergie, et son épouse, Virginie Gensel-Imbrecht, qui lui a succédé, en position fragile dans son organisation.

Thierry Lepaon a annoncé que pour construire sa proposition, qui sera examinée par la commission exécutive lundi, à la veille de la réunion du CCN, il va s'entourer de trois ou quatre personnes qu'il va choisir lui-même. Alors qu'il était possible de faire entrer deux nouveaux militants à la commission exécutive, cette dernière s'y est par ailleurs refusée. Tout n'est cependant pas encore joué, car le parlement de la CGT pourrait le faire de lui-même et donc ouvrir le jeu de la succession.

Leïla de Comarmond Source lesechos.fr
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 20:14

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 10:48

Retrouvez le scénario de la Fédé CGT du Commerce, ici

CGT : Lepaon veut tenir envers et contre tous

Le leader de la CGT n'a pas démissionné hier. Il remet son sort entre les mains du parlement du syndicat qui se réunit mardi.

   Montreuil (Seine-Saint-Denis), siège de la CGT. La succession à la tête de la CGT est en marche. Mais les conditions du départ de Thierry Lepaon et la mise en place d’une nouvelle direction devraient encore provoquer des remous.

Montreuil (Seine-Saint-Denis), siège de la CGT. La succession à la tête de la CGT est en marche. Mais les conditions du départ de Thierry Lepaon et la mise en place d’une nouvelle direction devraient encore provoquer des remous.

 

Nouveau subterfuge de Thierry Lepaon ou chant du cygne ? Hier, le secrétaire général de la CGT n'a pas annoncé sa démission, comme le suggéraient l'ancien dirigeant de la CGT Louis Viannet et beaucoup d'autres.

Seule option pourtant censée lui permettre une sortie par le haut des affaires financières qui ébranlent la centrale depuis deux mois. Tenter de calmer le jeu tout en restant droit dans ses bottes, c'est finalement la voie qu'il a essayé de prendre. Afin d'éviter d'avoir à lâcher la main de son propre chef, il remet donc son sort (son mandat) entre les mains des 220 membres du CCN (comité confédéral national, le parlement de la CGT) réunis le 13 janvier pour en décider... Un scénario qui n'est pas sans risque pour lui : une grande majorité des organisations qui composent cette instance — UD, fédérations, régions et direction confédérale — demandent déjà sa démission.

Le CCN aura tous les pouvoirs ce jour-là de le révoquer, ou pas, de ses fonctions. Seule condition : deux tiers des votes sur 130 voix délibératives seront alors requis pour rebattre complètement les cartes de la gouvernance de la centrale.

Dès 9 h 30, la journée avait mal commencé pour Thierry Lepaon. Face aux 55 membres de la commission exécutive (CE, direction élargie du syndicat) réunie pour deux jours sur les affaires, Thierry Lepaon est resté muet toute la matinée. Après une brève introduction, la commission financière de contrôle a d'entrée de jeu mis sur la table les sujets qui fâchent. A commencer par les conclusions cinglantes rédigées dans ce rapport interne : son salaire de 5 200 € ramené à 4 000 € en décembre et non depuis avril 2013, comme il l'affirmait pourtant (voir notre édition du 6 janvier). Les coûteux travaux réalisés dans son logement de fonction, qu'il disait avoir découverts dans la presse, alors que sa compagne — cadre à la SNCF — « donnait les ordres », selon le témoignage de la société auditionnée sur les travaux. Et son bureau où, comme nous l'affirmions aussi hier, les meubles sur mesure demandés par Thierry Lepaon ont fait enfler sérieusement la facture.

Loin de laver l'honneur de Thierry Lepaon, ces nouvelles révélations ont fait trembler une nouvelle fois les murs de la centrale de Montreuil. Une ambiance à couteaux tirés. Certains membres de la direction confédérale lui ont même reproché à demi-mot de leur avoir menti. Une partie de sa garde rapprochée donnait même l'impression de vivre un deuil en direct. Après un petit répit autour de midi, à l'heure des... voeux pour 2015, les débats houleux ont repris. Et Thierry Lepaon a rapidement pris la parole. Selon nos informations, il aurait alors informé les membres de la direction de la remise du mandat des 8 membres du bureau en vue d'un vote de confiance prévu lors du CCN du 13 janvier. Et qu'il ferait de même par... solidarité.

Plusieurs participants, notamment des membres du bureau, ont alors rué dans les brancards. Leur argument : pourquoi se remettre en cause, alors que tous les reproches incombent aujourd'hui au seul secrétaire général ? Devant une telle obstination, certains n'en croyaient pas leurs oreilles.

La séance a alors été levée à 19 h 30. Au programme de la CE qui se réunit aujourd'hui : établir une liste nominative d'une nouvelle direction (resserrée) à proposer au prochain parlement du 13 janvier. Un sujet qui fâche déjà. En effet, en l'état des statuts, cela exclut de fait certains candidats qui ne sont pas aujourd'hui élus à la direction nationale de la CGT...

Catherine Gasté Source leparisien.fr

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:41

"La démission collective ne doit pas masquer les responsabilités individuelles" dit Louis Viannet ex numéro 1 de la CGT sur RTL

L'ancien secrétaire général de la CGT Louis Viannet, le 25 octobre 2006 à Paris.
L'ancien secrétaire général de la CGT Louis Viannet, le 25 octobre 2006 à Paris.
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:30
Thierry Lepaon remet son mandat au Parlement de la CGT
Le secrétaire général de la CGT aurait réussi à éviter l’affront suprême d’une démission isolée. Tous les membres du bureau confédéral pourraient « remettre [leur] mandat » à la disposition du Comité confédéral national de la CGT le 13 janvier.

Parenthèse irréelle, ce mardi à la mi-journée, dans le grand patio du complexe immobilier de la CGT à Montreuil. A midi et demi, son secrétaire général, Thierry Lepaon, a réuni les salariés de la centrale dans le grand patio pour... leur présenter ses vœux pour 2015. Les affaires financières dans lesquelles il est impliqué ont provoqué une grave crise, ne lui laissent plus le choix qu’entre la démission et la révocation, après l’intervention de l’ancien numéro un Louis Viannet qui lui a demandé lundi de « remettre son mandat » au Comité confédéral national (parlement) de la CGT le 13 janvier. Mais si Thierry Lepaon a évoqué la « crise » que traverse la CGT, c’est pour encore une fois affirmer que le syndicat « a besoin d’être sur le pont » et que « si on lui veut du mal, c’est parce qu’elle gêne », selon des participants. Juste avant, ce mardi matin, face à la commission exécutive réunie pour deux jours sur les affaires, Thierry Lepaon n’avait pas desserré les dents.

Pas de démission collective

La réunion de la CE s’est poursuivie l’après-midi dans un climat « très tendu » selon un participant. Il semblerait que Thierry Lepaon ait encore réussi à éviter l’affront d’une démission personnelle. Mais la situation apparaît encore floue. Il semble acquis qu’il n’a pas réussi à obtenir une démission collective du bureau confédéral. Son scénario consistant à faire table rase pour construire une nouvelle équipe à sa main est donc mort-né. Mais pour le contraindre à partir, il aurait été décidé que chacun des neuf membres du bureau confédéral, dont lui, va « remettre son mandat » à la disposition du Comité confédéral national. Cela signifierait que le parlement de la centrale décidera de renouveler ou pas sa confiance à chacun.

Le leader syndical prend donc le risque d’un camouflet le 13 janvier. D’autant que de nouvelles informations sur les affaires financières qui le concernent se sont succédées ce mardi l’ont encore un peu plus décrédibilisé.

Stratégie de défense mise à mal

Après les révélations sur sa retraite et son salaire , Thierry Lepaon espérait que ce qui constitue la direction élargie de la CGT (56 membres) lave son honneur, il n’a pu qu’être déçu et, même s’il se refuse toujours à l’admettre, cela scelle son sort. Au programme figurait le bilan des travaux de la Commission financière de contrôle de la confédération, chargée de faire la lumière sur les coûteux travaux réalisés dans son logement de fonction et son bureau ainsi que les 100.000 euros dépensés par la CGT pour son transfert du comité régional de Normandie à la direction de la confédération (dont 26.650 euros de prime de départ faussement justifiés par un préjudice de retraite). Cette commission financière avait jusque-là surtout été soucieuse de ménager Thierry Lepaon. Mais aiguillonnée par quelques-uns de ses membres et sous la pression de l’exaspération militante, elle a vraiment commencé à enquêter.

Le compte rendu de ses travaux de ce mardi met à mal la stratégie de défense de Thierry Lepaon qui a toujours affirmé qu’il n’avait pas participé aux décisions concernant les différents travaux financés par la CGT, invoquant une responsabilité « collective » dont il s’excluait. Or, selon un participant à la réunion, parmi les révélations de la commission, il y a le témoignage de la société qui a réalisé les travaux, selon lequel c’est la compagne du secrétaire général qui « donnait les ordres », ce que conteste ce dernier.

Leïla de Comarmond

Source lesechos.fr

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