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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:11

Marseille : les combats du futur secrétaire général de la CGT

 

Agé de 52 ans, cet ancien délégué de Moulinex est peu connu du public. Il succédera à Bernard Thibault en mars.

Agé de 52 ans, cet ancien délégué de Moulinex est peu connu du public. Il succédera à Bernard Thibault en mars.

 

Thierry Lepaon participe à un forum "sur les ambitions revendicatives"

Thierry Lepaon, qui succédera à Bernard Thibault à la tête de la CGT lors de son 50e congrès qui se déroulera à Toulouse du 18 au 22 mars, est à Marseille aujourd'hui. Au Parc Chanot, il participe en effet à l'un des sept forums nationaux interprofessionnels organisés par le syndicat. Le thème retenu porte "sur les ambitions revendicatives". Un point abordé par Thierry Lepaon dans l'entretien qu'il a accordé à "La Provence".

- Vous venez à Marseille participer à l'un des sept forums organisés par la CGT. Pourquoi cette démarche ?
Thierry Lepaon : Non. C'est une démarche qui vise à préparer le prochain congrès confédéral. Chaque forum a un thème qui est débattu en tenant compte de la situation. Et c'est à partir de ces débats que sont validées les orientations présentées par l'équipe de direction.

- Vous allez succéder à Bernard Thibault en mars. Serez-vous un homme de continuité, ou de rupture ?
T.L. : Cela fait plus de deux ans que je participe aux décisions de la commission exécutive de la CGT. Je m'inscris donc dans la continuité de ce qu'à fait Bernard Thibault. Mais je vois aussi que le contexte est différent. Il n'y aura donc pas de rupture, mais la situation actuelle exige une plus grande mobilisation. Il n'y a pas que la voix du Medef qui doit être entendue dans ce pays !

- Quand vous dites cela vous pensez à l'emploi ?
T.L. : Oui. La situation est particulièrement dramatique. Les conditions des salariés se dégradent. Nos études montrent que 70 % d'entre-eux ne sont pas en capacité de travailler de façon acceptable. On ne parle pas de déroulement de carrière et des salaires.

- Que faudrait-il faire pour lutter contre le chômage ?
T.L. : De la croissance et des créations d'emploi. Et c'est là qu'est toute la difficulté. Il y a actuellement de moins en mois de salariés au travail et quand ils y sont, ils gagnent moins. Les mesures qui sont prises chez nous et dans toute l'Europe d'ailleurs, engendrent de la récession et de la précarité. On nous parle de l'épargne et des revenus les plus forts, mais l'autre réalité c'est que de plus en plus de gens sont dans une situation d'insécurité sociale. Et ils n'ont même pas un bas de laine...

- Que pensez-vous de l'accord sur l'emploi signé début janvier par le Medef et trois organisations syndicales, mais pas la CGT ?
T.L. : Nous avons fait des propositions qui n'ont pas été entendues. Donc nous n'avons pas signé. C'est un mauvais accord. Il ne règle pas la question de l'employabilité, mais permet en revanche au patronat de licencier à des conditions avantageuses pour lui. Pour moi, c'est un accord qui organise le chantage. Il permet d'aller vers le moins cher, autorise la délocalisation. C'est un mauvais accord parce qu'il est minoritaire. La CGT ne l'a pas signé, FO non plus. Minoritaire donc, c'est pourquoi nous demandons aux députés de ne pas le transcrire dans la loi.

- Vous m'avez parlé de mobilisation tout à l'heure. Vous allez vous mobiliser contre cet accord ?
T.L. : Oui et cela va se faire en plusieurs phases. La première, c'est d'informer les salariés sur le contenu de l'accord, sur ce qu'il y a derrière les mots. Nous avons pour cela sorti du matériel à 2 millions d'exemplaires. Ensuite, seconde phase : former nos militants. Il faut qu'ils puissent argumenter. Viendra enfin la mobilisation. Je souhaite un rapport de force le plus unitaire possible.

- Une question plus locale : les marins de la SNCM sont inquiets pour leur avenir, LyondellBasell pourrait fermer définitivement, les salariés des Moulins Maurel se battent pour éviter la fin, il y a les Fralib : quel message avez-vous pour eux ?
T.L. : Tout d'abord, un message de solidarité. J'ai été licencié trois fois et j'ai connu 17 plans de restructuration. Je sais donc ce que c'est que de se battre pour sauver son emploi et sa famille. Ensuite, je leur dis qu'ils ont raison. Ils n'ont pas à abdiquer devant des employeurs qui licencient pour conforter le rendement de leurs actions. Et puis je leur souhaite du courage et de la détermination.

Jean-Luc Crozel Source laprovence.com

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:06

PSA Aulnay, «Aidez-nous à tenir! Aidez-nous à nous battre!»

Pierre Pytkowicz

 

Toute la semaine, l'Humanité est au coeur de l'usine de PSA Aulnay. Alors que la grève se poursuivait ce mercredi dans l’usine PSA d’Aulnay, la direction du constructeur automobile semble toujours plus disposée à la répression qu’à la négociation. Loin d’être intimidés, les grévistes cherchent toujours à élargir le front de la solidarité extérieure.

Mercredi, les vigiles postés à l’entrée du parking ne rigolent plus. « Vous êtes journalistes? Désolé, on a des consignes ». Finie la transparence, la direction de PSA, manifestement agacée de voir la grève s’éterniser et gagner des soutiens, a décidé de serrer la vis et de fermer les grilles. Même son de cloche à l’intérieur des ateliers. « Les chefs essaient de redémarrer la chaîne de temps en temps », rapporte Philippe Julien, secrétaire de la CGT dans l’usine. Une tentative de passage en force qui n’inquiète pas outre mesure les grévistes.

«Ca prouve qu’ils sont emmerdés ! », analyse sobrement le syndicaliste. La vigilance reste pourtant de mise : « La direction continue de mettre la pression sur les non-grévistes, à chaque fois qu’on passe discuter avec eux sur la chaîne, on a tout de suite une vingtaine de mimosas [cadres en gilets jaunes, Ndlr] qui nous suivent avec un huissier », relate Agathe, membre du CHSCT à la CGT.


Sur les coups de 13 heures, une poignée de grévistes retrouvent quelques syndicalistes CGT de l’AP-HP (hôpitaux parisiens) devant la Pitié-Salpêtrière, tracts en main. « PSA ferme une usine, chez nous on ferme des lits. Dans les deux cas, quand on tue l’outil de travail, c’est des gens qu’on tue derrière », explique un cégétiste de l’hôpital, entre deux interpellations au personnel et aux visiteurs qui entrent dans l’immeuble. « Merci de soutenir les ouvriers de PSA en grève depuis trois semaines. Aidez-nous à tenir ! Aidez-nous à nous battre ! », martèle Nabil, gréviste d’Aulnay et jeune syndiqué CGT.

Ils s'habituent à la misère

Sans beaucoup de succès. Regards fuyants, sourires gênés, les stratégies d’évitement des passants se suivent et se ressemblent. « Les gens voient la misère tous les jours à la télé, ils s’habituent », se désole Nabil, qui tente de leur faire comprendre que demain, c’est leur emploi qui sera menacé. « Jusqu’à maintenant, on a surtout fait des collectes aux portes des entreprises, où il y a des ouvriers, des syndiqués… Ici, il y a du personnel mais aussi des patients, des visiteurs, le tout-venant. C’est un peu comme si on faisait la quête dans la rue, c’est plus difficile », relativise Gaëtan, contrôleur au ferrage également à la CGT.

Les dons rentrent quand même petit à petit, euro par euro, dans la caisse de grève. « Il y a une telle augmentation du chômage en France que tôt ou tard, on sera tous concernés. Et dans leur combat, la grève semble nécessaire. Je pense que la direction de PSA les montre comme des casseurs uniquement pour discréditer leur mouvement », explique Elisabeth, infirmière à la Pitié-Salpêtrière, après avoir glissé son obole. « Aulnay, c’est ma ville. Et la précarité, je connais : ça fait deux ans que j’enchaîne les CDD à la fac. C’est mieux d’essayer d’être pacifique mais c’est difficile pour les ouvriers en ce moment. Avec la grève, ils font avec les moyens qu’ils ont », estime pour sa part Aïcha, 25 ans, opératrice logistique. Dominique, retraitée, n’hésite pas à lâcher un billet de dix euros : « Il y aura bientôt plus de gens au chômage que de gens qui travaillent! Et ce gouvernement qui se dit socialiste et qui les ignore : c’est honteux! », assène-t-elle.

A la mi-temps du match

Entre deux rafales de vent glacial, le téléphone de Julien, délégué CGT, sonne. Des collègues non-grévistes du ferrage s’alertent des tentatives de la direction de redémarrer la chaîne.  « Je suis à Paris, je distribue des tracts, prenez-vous en main ! », s’irrite le syndicaliste menacé de licenciement pour avoir soi-disant agressé un huissier il y a deux semaines. C’est que les tensions entre la direction de l’usine et les non-grévistes semblent s’accentuer dans les ateliers, ceux-ci n’ayant pour beaucoup pas l’intention de jouer les briseurs de grève.

« La direction fait connerie sur connerie, elle risque de finir par mettre les non-grévistes vraiment en colère », estime Julien, espérant que cela pousse les indécis à les rejoindre dans le mouvement. La veille encore, PSA a envoyé un courrier aux grévistes jugeant leurs actions illicites et les menaçant de poursuites. Ce qui n’intimide toujours pas les ouvriers, qui se préparent à aller hurler leur colère aux oreilles de François Hollande, en déplacement au Stade de France pour le match France-Allemagne. « Un de ses conseillers a promis de nous recevoir à la mi-temps », rapporte Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. En espérant que la deuxième période du match social voit le rapport de domination s’inverser.

Source humanite.fr

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:00

Retour sur la manifestation des Arcelor-Mittal à Strasbourg

Manifestation musclée, échauffourées. Plusieurs centaines de métallos d'Arcelor ont affronté les forces de l'ordre aux abords du Parlement Européen à Strasbourg, alors qu'ils voulaient interpeller les parlementaires sur la situation de l'entreprise. Des salariés et des gendarmes ont été blessés.

  • Par Denis Becker
  • Publié le 07/02/2013 
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40 kilos de boulons et de ferraille, 12 pastilles d'explosifs, des pétards interdits à la vente et 2 bombonnes de gaz, voilà un échantillon de ce qui a été saisi hier dans les cars belges avant leur arrivée à Strasbourg. Les salariés d'Arcelor Mittal en Belgique sont réputés pour leur manifestations parfois violentes. L'accès au parlement européen a donc été interdit. Les forces de l'ordre ont bloqué le cortège et les affrontements ont éclaté. Une douzaine de policiers et gendarmes ont été blessés et au moins 2 salariés d'Arcelor Mittal.

Les métallos dénoncent une entrave à la liberté de manifester. Le ministère de l'Intérieur met en garde contre la radicalisation du mouvement. 3 métallos ont été interpellés puis relâchés. Ce matin, des plaintes ont été déposées pour la destruction du mobilier urbain : 3 abris de trams et 4 abris bus ont notamment volé en éclat. Le préjudice devrait s'élever à plusieurs milliers d'euros.
Source alsace.france3.fr




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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:55

Goldman Sachs conseille à la France de baisser les salaires de 30%

Tout juste lauréate du «prix de la honte» 2013, décerné par Greenpeace Suisse, la banque américaine Goldman Sachs a jugé bon de donner des «conseils» à la France pour enrayer la crise.

Notamment baisser tous les salaires de l'Hexagone de 30%. Une «solution» qui ne fait pas l'unanimité.

Interviewé vendredi par le Huffington Post, l'économiste en chef de la banque, Huw Pill, a généreusement confié son analyse de la situation française. Le «Monsieur Europe» de la banque internationale d'investissement s'est ainsi penché sur son «manque de compétitivité» et nombre de «déséquilibres dans ses comptes». Interrogé sur un solution miracle à proposer au président de la République François Hollande, l'expert assure qu'«il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers…» Soit 33% de moins en moyenne. Mais c'est «politiquement impossible à imposer», convient-il.

Un secteur public trop important

Autre problème «chronique» de la France selon le cadre de cette grande banque surnommée «le diable de la finance», «un secteur public bien trop important». Ainsi, «il faudrait déplacer l’emprise de l’Etat vers le secteur privé», poursuit Huw Pill. D'ailleurs, toute «la zone euro a surtout besoin de réduire sa dette publique». Et l'expert de vouloir rassurer : «si on la compare à la Grèce, la France a tout pour elle. Mieux placée géographiquement, plus importante économiquement…» Il lui suffit donc de «pratiquer des ajustements d’elle-même». L'expert est en outre confiant sur l'avenir de la France qui «aura entrepris ces changements d’ici trois à cinq ans. Elle devrait donc prendre la bonne direction, qui rendra la zone euro plus puissante et plus résistante».

En recevant le «prix de la honte», symbole des mauvaises pratiques de la finance, Goldman Sachs a reçu une volée de bois vert. Selon Michael Baumgartner, membre du jury, la banque est «l'un des principaux gagnants de la crise financière». Elle «occupe une place prépondérante dans le casino des matières premières [...] Elle a commencé à déstabiliser les prix, et si les prix des denrées alimentaires battent à nouveau tous les records, comme en 2008, de millions de personnes vont tomber dans la famine et la misère».

En janvier 2011, la banque d'affaires américaine annonçait que le salaire annuel de son PDG Lloyd Blankfein était augmenté de 600 000 dollars à... deux millions de dollars. Et ce, malgré le recul de 37% du chiffre d'affaires de la banque. La banque Goldman Sachs avait en effet été l'une de celle touchée par la crise de 2008 : elle avait du coup bénéficié de plusieurs milliards de dollars d'aides de la part du Trésor américain.

Source leparisien.fr du 30/01/2013

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:07

Standard & Poor's devra répondre de ses notes devant la justice américaine

(Easybourse.com) Le gouvernement américain s'apprête à poursuivre en justice l'agence de notation Standard & Poor's, qu'il accuse d'avoir sous-estimé les risques de certains crédits hypothécaires à l'origine de la crise des subprime, en 2007. L'agence juge ces accusations erronées et injustifiées.

Avant même d’être accusée, Standard & Poor’s prépare sa défense. L’agence de notation a annoncé hier soir l’ouverture d’une procédure judiciaire à son encontre qui l’obligera à se défendre « vigoureusement » contre des accusations « erronées » et « injustifiées ».

Le Département de la Justice américain s’apprêterait à porter plainte contre la société qu’il accuserait d’avoir sous-évalué les risques de certains actifs immobiliers à l'origine de la crise financière de 2007. D’après le Wall Street Journal , cette plainte pourrait être déposée dans la semaine et plusieurs Etats américains pourraient s’y associer.

Suite à ces informations, l’action du groupe de médias McGraw-Hill, maison-mère de S&P, a chuté de 13,8% lundi à Wall Street.

Elle aurait agi de bonne foi


Dans son communiqué, S&P précise que la plainte – qui n’a pas été confirmée par le ministère - se concentrera « sur ses notations en 2007 de certaines obligations américaines adossées à de la dette (collateralized debt obligations, CDO) ». Ces titres financiers étaient basés sur des montages financiers complexes et liés à des emprunts immobiliers à risques dits "subprimes". L'exposition très élevée de nombreuses banques à ce type de produits avait été l'une des causes principales de la crise financière mondiale qui avait débuté en 2007-2008, conduisant à la faillite de banques comme Lehman Brothers mais aussi à la ruine de nombreux épargnants.

Même si elle « regrette profondément que (s)es notations des CDO aient échoué à anticiper totalement la rapide détérioration des conditions sur le marché hypothécaire américain durant cette période tumultueuse », l’agence fait valoir que ses analystes « ont travaillé avec diligence pour faire face à un environnement sans précédent, changeant rapidement et de plus en plus volatil ».

Elle rappelle notamment avoir abaissé ses notes sur une série d'autres actifs financiers liés aux prêts hypothécaires (residential mortgage-backed securities, RMBS) et lancé à plusieurs reprises des avertissements sur la détérioration du marché immobilier.  « Ces mesures fortes se sont avérées insuffisantes, mais elles montrent que le Department of Justice aurait tort d'affirmer que les notes de S&P étaient motivées par des considérations commerciales et pas octroyées de bonne foi », assure-telle. Rien ne justifie a priori que les attaques se concentrent sur S&P, alors que les autres agences (Moody’s, Fitch) ont eu le même comportement.

Source easybourse.com

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:33

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:31

Le gouvernement s'inquiète des risques d'explosion sociale

Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction d'anticiper une éventuelle radicalisation de mouvements sociaux. Des policiers sopnt postés autour des usines.

Face à la multiplication et au durcissement des mouvements sociaux en France, le gouvernement socialiste français s'inquiète désormais ouvertement des risques d'explosion sociale dans le pays.

Face à la multiplication et au durcissement des mouvements sociaux en France, le gouvernement socialiste français s'inquiète désormais ouvertement des risques d'explosion sociale dans le pays.

Les bombes sociales se multiplient en France, ce qui ne manque pas d'inquiéter le gouvernement. Grèves, débrayages, blocages d'usines: face au durcissement des mouvements sociaux en France, le gouvernement socialiste craint désormais ouvertement des risques d'explosion sociale. "La colère sociale, avec les conséquences de la crise économique et financière, la précarité, le chômage, les plans de licenciements, elle est là, elle gronde depuis des années", a reconnu ce mardi 5 février le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. "Aujourd'hui on assiste moins à des mouvements sociaux, qu'à des implosions ou explosions sociales", a-t-il mis en garde sur les médias BFTV et RMC.

Depuis plusieurs mois, le contexte social s'est fortement détérioré en France, avec l'annonce de milliers de suppressions de postes dans différents secteurs: sidérurgie (ArcelorMittal), automobile (PSA, Renault, Goodyear) mais aussi pétrole (Petroplus), chimie (Sanofi), transports (Air France), agro-alimentaire (Doux), etc. Les débrayages et opérations "usine morte" sont devenus quotidiens chez Renault (11.200 suppressions de postes envisagées), où la production a été à plusieurs reprises paralysée, tandis que chez PSA (8.500 suppressions annoncées), l'usine d'Aulnay, en région parisienne, s'enlise dans la grève dans une ambiance délétère. Fin janvier, dans cette usine dont la fermeture est prévue en 2014, quatre grévistes ont été mis à pied "en vue de licenciement" pour leur implication présumée dans l'agression d'un huissier venu constater des "dégradations" sur le site.

Présence policière autour des usines

Dans ce contexte tendu, les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'anticiper une éventuelle "radicalisation" de mouvements sociaux. Une note de service, datée du 30 janvier et transmise aux directeurs départementaux de la sécurité publique, souligne "les risques d'incidents" ou d'éventuelles "menaces sur l'outil de production en cas de radicalisation d'un conflit". Ces explosions sociales, "il faut essayer de les comprendre, mais on ne peut pas les admettre", a justifié mardi le ministre socialiste de l'Intérieur. "On peut essayer de comprendre les raisons qui poussent des hommes et des femmes au désespoir", mais "on ne peut pas casser l'outil de travail", a-t-il dit.

A l'usine Renault à Flins, en région parisienne, "il y a de plus en plus de présence policière autour de l'usine avec plusieurs voitures banalisées", témoignait mardi Ali Kaya, délégué syndical. "La police a contacté des délégués syndicaux", a-t-il ajouté. Le secrétaire général de la CGT, premier syndicat de France, Bernard Thibault s'est inquiété mardi d'éventuelles présences des forces de police sur les sites connaissant des conflits sociaux, appelant à les "éviter" car celles-ci seraient "vécues comme des provocations". "Certains commentateurs extérieurs s'émeuvent de la tournure que peuvent prendre certains conflits sociaux", a-t-il déclaré, mais "il faut se rendre à l'évidence: on ne va pas continuer à avoir plusieurs millions de nos concitoyens exclus du travail et que tout ça se fasse dans la plus grande discrétion et le plus grand silence".

Source http://lexpansion.lexpress.fr

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:30

La tête de la CGT embarrassée par le rôle de l’avocat Rilov dans l’affaire Goodyear

La centrale de Montreuil tente de rattraper à la fois la catastrophe sociale de l’affaire Goodyear et la mauvaise image de la CGT. Mais elle est mal à l’aise avec le rôle joué par l’avocat Fiodor Rilov.

La volée de bois vert tombée sur la CGT de Goodyear, accusée d’avoir fait capoter la reprise par Titan d’une partie du site d’Amiens-Nord, ne pouvait laisser indifférente la centrale de Montreuil. Dans un difficile exercice d’équilibrisme, un membre influent de la direction soutient le délégué syndical CGT du site, Mikael Wamen, mais se montre nettement plus critique vis-à-vis de l’avocat "rouge" qui le conseille, Fiodor Rilov.

"Les équipes syndicales se sont toujours battues pour obtenir des investissements sur le site, et un engagement du repreneur à maintenir une activité pendant plusieurs années, justifie-t-il. Elles ont beaucoup fait évoluer le projet, et un accord a failli être trouvé. Le plan de départs volontaires avait remplacé les licenciements."

La CGT exigeait un engagement de Titan sur 5 ans, les discussions avaient permis d’obtenir un engagement sur 3 ans et demi. "On était très près des revendications de la CGT, on pouvait aboutir, Mikael était prêt à signer, quand Rilov a soudainement demandé un engagement sur sept an et tout fait capoter ! C’est une catastrophe, ce type ! Ca fait du mal à la CGT, mais surtout aux salariés. On pouvait sauver 500 emplois, plus les indirects ! Et là on a 1200 licenciements et des milliers d’emplois indirects menacés."

Selon ce responsable de la CGT, Arnaud Montebourg lui-même n’arrive pas à faire entendre raison à l’avocat, qui s’arc-boute et promet aux salariés de faire annuler le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) à venir. A Amiens, l’argument porte, et l’avocat fait mouche auprès des salariés.

Le ministre du Redressement productif essaie de "remettre tout le monde autour de la table", mais une première table ronde n’a pas pu se tenir parce que la direction de Goodyear n’en voulait pas. Face à cette catastrophe sociale annoncée, et à l’image écornée de la CGT, Bernard Thibaut, dimanche sur France Inter, s’est montré ouvert à une réouverture des négociations avec Titan : "Si Montebourg a les capacités de réunir autour de la table l'ensemble des acteurs, et de dessiner un plan qui aux yeux des personnels est convenable, je ne vois pas pourquoi la CGT refuserait cette perspective", a affirmé le leader de la CGT. Une réunion tripartite au ministère aurait l’avantage de se tenir sans l’avocat Rilov...

L’affaire est également politique, puisque Fiodor Rilov a souhaité se présenter aux élections législatives, en juin dernier, porté par le mouvement de Maxime Gremetz. Faute d’avoir été naturalisé à temps, il a envoyé Mikael Wamen au front. Le délégué syndical a fait 6,3%.

Même politisation du mouvement à PSA Aulnay. La CGT, accusée d’intimidations à l’égard des non-grévistes, y est dirigée par Jean-Pierre Mercier, ancien porte-parole de Nathalie Artaud, candidate Lutte ouvrière à l’élection présidentielle. Là aussi, si la CGT ne peut pas critiquer ouvertement ses troupes, elle tente de recoller les morceaux et de reprendre la main, syndicalement, sur le mouvement.

Cécile Maillard Source usinenouvelle.com

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:27

Euro Disney: l'activité en hausse de 2,5% au T1, aidée par l'immobilier

 

Paris (awp/afp) - Euro Disney, l'exploitant de Disneyland Paris, a annoncé mardi un chiffre d'affaires en hausse de 2,5% au premier trimestre de son exercice décalé, grâce à une transaction immobilière et à la résistance du tourisme en temps de crise, ce qui rend le groupe "confiant" pour l'avenir.

Le chiffre d'affaires a atteint 327 millions d'euros sur octobre-décembre, dont 6,3 millions d'euros générés par la vente d'un terrain qui accueillera une infrastructure bancaire, alors qu'au premier trimestre de l'exercice précédent aucune transaction immobilière n'avait été inscrite, selon un communiqué du groupe mardi.

"Nous ressentons toujours les effets du ralentissement économique qui touche toute l'Europe et notre visibilité à court terme reste limitée. Néanmoins, les fondamentaux de notre groupe sont solides et nous sommes confiants dans notre capacité à conduire nos activités vers une croissance pérenne", a déclaré le PDG Philippe Gas, cité dans le communiqué.

Les activités touristiques se sont maintenues (+0,7%), à 320,7 millions d'euros malgré la crise et en dépit d'un "décalage d'une semaine de vacances de Noël sur le deuxième trimestre" de l'exercice, s'est félicité M. Gas. La deuxième semaine des vacances tombait au mois de janvier.

L'activité touristique a été largement drainée par les festivités liées au 20e anniversaire de Disneyland, lancées en avril 2012, et qui vont du coup être prolongées de six mois dès avril 2013, afin d'englober la saison estivale.

Le chiffre d'affaires des deux parcs à thème a reculé de 0,7% à 179 millions d'euros, marqué par une baisse de 2% de la fréquentation, que la hausse de la dépense moyenne par visiteur a en partie compensée: les fans de Mickey & Co ont payé leurs billets un peu plus cher qu'il y a un an et ont davantage consommé de marchandises. Côté clientèle, Français et Espagnols se sont faits moins nombreux, Britanniques et Néerlandais un peu plus.

Le chiffre d'affaires des hôtels et des commerces de Disney Village, a lui augmenté de 1,2% à 129,8 millions d'euros. Si le taux d'occupation des hôtels est resté stable, la dépense par chambre et dans les restaurants a baissé, mais celle dans les commerces du Village a progressé.

Source romandie.com

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:21

Elections syndicales : la cuisine de Bernard Thibault

Comme chaque semaine, nous revenons sur les propos tenus par l'invité de l'émission "Tous politiques", sur France Inter, dont Le Monde est partenaire. Dimanche 3 février, c'était le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui était interrogé par des journalistes de France Inter, du Monde et de l'AFP. Vérification de ses propos.

 

 

Ce qu’il a dit : "Il y a eu un million de ruptures conventionnelles depuis 2008"

Pourquoi c’est vrai : Le chiffre est exact. Fin décembre, le ministère de l’emploi indiquait que le nombre de séparations amiables homologuées par ses services avait atteint 1,017 million depuis août 2008 et le début de cette mesure, qui a rencontré un certain succès.

En 2012, toujours selon les chiffres officiels, la moyenne est de 26 160 ruptures par mois.

Ce qu’il a dit : "Pour la première fois, plusieurs centaines de milliers de salariés travaillant dans des boulangeries, des boucheries, chez des petits artisans, ont voté pour ces élections professionnelles. Quel est le syndicat qu'ils ont mis très largement en tête de leur suffrage ? La CGT. Près de 30 % des voix.

Le deuxième syndicat, en l'occurrence la CFDT, est en deuxième position avec plus de 10 % de voix derrière notre influence. Si nous étions, pardonnez-moi l'expression, autant à côté de nos pompes, on ne comprendrait pas pourquoi ils nous mettraient en tête de leur suffrage dans une période de tension, sachant ce que sont nos positions, sachant aussi ce qu'ont été nos positions l'année dernière, notamment à l'occasion des échéances électorales."

Pourquoi ces propos sont discutables :  Pour la première fois, fin 2012, les employés des très petites entreprises – moins de 11 salariés – étaient appelés à élire leurs représentants syndicaux.

Bernard Thibault dit vrai, la CGT est arrivée en tête avec 29,54 % des voix.

Mais Bernard Thibault oublie bel et bien de rappeler que ces élections n’ont pas mobilisé les troupes au sein de ces entreprises. La participation a à peine dépassé les 10 %. Si l’on rapporte le nombre de voix de la CGT au collège électoral dans son ensemble, la CGT recueille à peine 136 033 voix, sur les 4 494 939 inscrits. Soit 3 % des voix.

Rappelons enfin que la même CGT, en la personne de Bernard Thibault, qui se réjouit aujourd'hui de ce résultat, n’avait pas mâché ses mots pour critiquer le scrutin : "C’est un fiasco qui était prévisible compte tenu des conditions déplorables dans l’organisation du scrutin qui, malheureusement, n’a pas bénéficié d’une mobilisation sérieuse des pouvoirs publics", disait par exemple la CGT dans un communiqué. La CGT critiquait notamment les modalités de vote par correspondance et sur Internet et les difficultés qu'avaient rencontrées les salariés pour voter.

Dans L’Humanité, le 29 novembre, soit le lendemain du premier tour de vote, Bernard Thibault disait vouloir éviter d’ajouter au "handicap d’être un premier rendez-vous" électoral dans les TPE "les difficultés matérielles pour accéder au vote", car, estimait-il, le résultat en aurait été "très critiquable".

Un résultat très critiquable qui permet quand même à la CGT de "ne pas être à côté de ses pompes".

Samuel Laurent, Jonathan Parienté, Simon Piel Source lemonde.fr

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