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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 07:37

Voilà une campagne de pub qui vise à communiquer sur les thèmes privilégiés par la Direction  de Disneyland Paris vis à vis de l'extérieur.

La recherche d'une image idéaliste, très éloignée de la réalité interne.

Combien de salariés sont bloqués au même coefficient depuis des années, combien de salariés ne sont pas employés aux postes qui correspondent le mieux à leurs compétences, combien de salariés ont travaillé dans l'entreprise et sont repartis avec un goût amer d'injustice quant à leur licenciement...

Je rajouterai que la reconnaissance des salariés, ça se paye, et qu'une bonne augmentation de salaire vaut mieux qu'une campagne publicitaire.

Mais bon, comme dit le proverbe, "faute de grives, on mange des merles"...

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Disneyland Paris fête ses 20 ans


Publié le 05 avril 2012

 

Disneyland Paris fête ses 20 ans

 

Disneyland Paris célébrera le 12 avril 2012 son 20ème anniversaire et à cette occasion le parc rend hommage à ses 14 500 employés dans une campagne signée BETC.

L’entreprise sait qu’elle doit une grande partie de son succès à tous ses employés, à leur implication et à leur imagination. Voila pourquoi elle a tenu à leur adresser un message fort : « Disneyland Paris, c’est vous ».

Cette campagne qui marque la première prise de parole corporate de l’entreprise sera lancée le 12 avril en presse quotidienne et magazine. Composée de cinq annonces, elle met à l’honneur quatre « Cast Members » (employés) et un entrepreneur partenaire autour de cinq thèmes : la progression interne, la formation, la diversité culturelle, la diversité des métiers et les emplois créés de façon directe, indirecte ou induite.

Cette première campagne corporate a pris le parti de jouer avec les codes de l’ADN Disney. C’est ainsi que Mourad Adli, entré comme saisonnier à 21 ans et aujourd’hui directeur de la restauration, s’amuse de son rêve de « devenir un Grand Chef même en commençant tout petit ». Luciana Frisoni fignole les derniers détails de sa robe de Blanche Neige, fière de « siffler en travaillant » en tant que costumière depuis 20 ans.

 

 

 

 

 

 

Source docnews.fr

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 19:51

SeaFrance : Montebourg jugé pour injures

Les cinq plaignants réclament à Arnaud Montebourg 10.000 euros de dommages et intérêts. Les cinq plaignants réclament à Arnaud Montebourg 10.000 euros de dommages et intérêts

 

Le député PS avait qualifié les dirigeants du transporteur de "patrons voyous" et d’"escrocs".

Le dossier SeaFrance s’invite devant la justice mercredi. Mais la situation de l'entreprise ne sera pas évoquée au tribunal de grande instance de Paris, ou alors indirectement. Car c’est Arnaud Montebourg qui devra se défendre. Le député socialiste de Saône-et-Loire a en effet été assigné par plusieurs membres de la direction de SeaFrance, qui lui reprochent des insultes relayés par la Voix du Nord après la visite de l’élu en novembre 2011.

"M. Montebourg a fait de l'extravagance son fonds de commerce"

"On parle souvent de patrons voyous, là il s'agit d'une entreprise publique, c'est curieux... On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont incapables et qu'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever", avait déclaré Arnaud Montebourg, selon le quotidien régional.

Se sentant offensés, le patron de SeaFrance, Pierre Fa, et les quatre autres membres du directoire ont assigné l'élu socialiste pour injure., il a cru bon après avoir visité durant une heure les représentants de la CFDT de faire une déclaration qui injurie la société et les membres de son directoire", a regretté M. Fa, qui assistait à l'audience au contraire de M. Montebourg.

Décision le 23 mai

"La situation de SeaFrance ne méritait pas cette extravagance. Je trouve ça lamentable", a-t-il conclu. La liquidation définitive de la dernière compagnie française à relier Calais et Douvres a été prononcée le 9 janvier, après plusieurs semaines d'incertitude. Et au fil des jours, la question de son avenir avait pris une tournure très politique.

L'avocat d'Arnaud Montebourg, Me Vincent Toledano, a alors mouché l'ancien patron en rappelant qu'il avait été "condamné à neuf mois de prison avec sursis et 40.000 euros d'amende" pour avoir "assisté au détournement de 305 millions d'euros de fonds publics" dans l'affaire Elf, dont il était directeur de l'audit. "M. Fa est un familier des caisses noires et il n'a jamais rien fait", a continué Me Toledano, considérant que son client disposait d'une "base factuelle largement suffisante" pour tenir de tels propos. Le tribunal rendra sa décision le 23 mai.

Source europe1.fr

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 19:44

La procédure du FN contre la CGT annulée pour "vice de procédure"

Le tribunal de grande instance de Bobigny a annulé, jeudi 5 avril, les assignations engagées par le Front National contre l'exclusion de la CGT de Fabien Engelmann. Ce dernier, alors secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange (Moselle), avait été exclu du syndicat à cause de sa candidature sous les couleurs du FN aux élections cantonales.

Le FN, par la voix de ses avocats Gilbert Collard, président du comité de soutien de Marine Le Pen, et Wallerand de Saint-Just, trésorier du parti, avaient alors engagé une action pour "violation des libertés de pensée et d'expression".

Las ! En raison d'un vice de procédure, tout est à recommencer pour le Front national. "Nous allons réassigner, ce n'est que partie remise", assure Me de Saint-Just pour qui la décision du tribunal est "politique". "Cela me scandalise ! C'est le signe de la politisation de la justice !", continue-t-il. De son côté, la CGT, se dit "confiante" dans l'issue de cette future action. Et prend avec moquerie l'annulation de la procédure : "Ces erreurs grossières, c'est étonnant pour de grands professionnels comme eux", lâche, ironique, Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT des services publics.

Source lemonde.fr

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 18:32

Appel-FO-Disney-12-Avril-2012.jpg

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 10:56

Des négociations étaient sur le point d'aboutir, mais les patrons voulaient prendre leur week end de Pâques et les ont reportées au mercredi 11 avril.

Inadmissible!

Plus que jamais les camarades de la CGT HPE ont besoin de votre soutien. Si vous êtes à proximité, passez les voir.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

tract-MANIF-12-avril-24e-jour.jpg

 

tract-MANIF-12-avril-24e-jour-2.jpg

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 10:20

Disneyland, leader d'un secteur qui ne connaît pas la crise

Copyright AFP

 

Pour ses vingt ans, Disneyland Paris lance une nouvelle attraction inédite : "Disney Dreams". Loin de décliner, la première destination touristique d'Europe revendique une hausse de 5% de son chiffre d'affaires en 2011, à 1,3 milliard d'euros. Comme ses concurrents Futuroscope ou Parc Astérix, les parcs de loisirs profitent de la crise.

 

 

250 millions de visiteurs depuis le 12 avril 1992. Il fallait bien un spectacle inédit, intitulé "Disney Dreams" et une nouvelle parade pour marquer le coup : Disneyland Paris a vingt ans. Et à l'heure des bilans, la première destination touristique européenne peut exhiber des chiffres flatteurs : 57 attractions réparties sur deux parcs, 62 boutiques, 58 restaurants, 5.800 chambres d'hôtel. Vous en voulez encore ? En vingt ans, le site de Marne-la-Vallée, qui accueille des attractions à la célébrité planétaire comme "Pirates des caraïbes" (6,5 millions de visites par an en France) ou "Buzz l'éclair" (5,6 millions), revendique 50 milliards d'euros de valeur ajoutée générée pour l'économie française depuis son ouverture. En 2011, Disneyland Paris faisait vivre 55.643 personnes avec des emplois directs et indirects en France: plus de 48 000 en Ile-de-France et presque 8.000 en province.

Malgré la crise, l'année 2011 a même été la meilleure de son histoire, avec 15,7 millions de visiteurs, un record, devant Le Louvre (8,4 millions), et la Tour Eiffel (6,6 millions). Le groupe revendique, malgré une perte nette de 55,6 millions d'euros, une hausse de près de 5% du chiffre d'affaire de ses activités touristiques, qui s'élève à environ 1,3 milliard d'euros.


En temps de crise, les parcs de loisirs ont la côte

N'y allez pas voir l'arbre qui cache la forêt : la bonne santé de Disneyland Paris n'est pas une exception dans ce contexte de crise. Qu'ils s'appellent Disneyland, Futuroscope, Parc Astérix ou Puy du Fou, les parcs de loisirs de France attirent de plus en plus, à la fois pour la qualité de leur offre et parce qu'ils proposent une détente à moindre frais en ces temps de crise où les budgets de vacances se resserrent.

Le secteur carbure. Plus de 20 millions de personnes ont fréquenté les parcs de loisirs de l'Hexagone l'an dernier, générant une dépense moyenne en hausse, entre 30 et 50 euros par jour dans la plupart des 280 sites du pays. Avec ses 15,7 millions de visiteurs, Disneyland raffle plus de 75% de la fréquentation et 60% des 2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires de la profession. Derrière, le Futuroscope a accueilli 1,8 million de visiteurs, et le Parc Astérix 1,6 million.


Un courte escapade, un dépaysement à prix réduit

"Les parcs de loisirs, c'est de la détente, du tourisme concentré et financièrement accessible, voilà pourquoi ça marche autant en période de crise. Le rapport entre le dépaysement et le prix est très raisonnable", explique Guy Raffour, le président du cabinet Raffour Interactif. "C'est un cocon, une plongée loin du quotidien", renchérit François Banon, en charge de la communication de Disneyland.

Alors que le budget vacances de nombre de Français a chuté, les courtes escapades, en revanche, progressent. "La crise stimule notre trafic. Les gens partent moins loin, moins longtemps mais plus souvent. Ils ont envie de faire des breaks et de ressouder les liens", estime Dominique Hummel, qui dirige le Futuroscope à Poitiers, le numéro deux du secteur. La moitié de la clientèle dort sur place ou dans la région.


Le Puy du Fou sacré meilleur parc mondial

La réussite de ce secteur est d'autant plus remarquable que les parcs de loisirs français plaisent pour "leur créativité et leur qualité, reconnues internationalement", note Guy Raffour. Le Puy du Fou (1,5 million de visiteurs en 2011), parc de spectacles en Vendée centré notamment sur l'époque médiévale (et chouchou des Français selon un sondage IFOP), vient d'être sacré meilleur parc mondial (Thea Classic Award). Une attraction du Futuroscope, Arthur 4D, a aussi été primée. En outre, "l'offre est unique en Europe: très vaste, bien répartie sur le territoire, avec beaucoup de thèmes différents, des volcans d'Auvergne au Marineland d'Antibes..."

"L'arrivée en tir groupé au tournant des années 1990 de trois majors, Futuroscope, Parc Astérix et Disneyland, a structuré la qualité du secteur", explique Sophie Huberson, déléguée générale du Snelac, le grand syndicat de la profession. Souvent, "les collectivités locales ont impulsé la naissance de parcs, comme la Cité de l'Espace à Toulouse, la Cité de la Mer à Cherbourg ou le parc Vulcania autour des volcans près de Clermont-Ferrand", ajoute-t-elle.


Bien implantés dans la culture française

Les parcs de loisirs ont mis du temps à s'implanter dans la culture française. Mais aujourd'hui, 9 Français sur 10 en ont déjà visité un, la moitié en ont visité au moins quatre différents, et 16% au moins sept, selon des études OpinionWay et GfK. La profession, qui emploie 30.000 personnes, s'affiche assez sereine. L'an dernier, les trois-quarts des sites de loisirs de France ont vu leur nombre de visiteurs augmenter et les quatre-cinquièmes leurs recettes grimper.

Et 2012 s'annonce prometteuse, puisque la célébration de plusieurs anniversaires placera le secteur sous les feux des projecteurs, grâce à une cohorte de nouveaux spectacles et attractions. En plus des 20 ans de Disneyland, le Futuroscope fêtera ses 25 ans, Vulcania ses 10 ans... La doyenne, la Mer de Sable, soufflera elle ses 50 bougies en 2013 et le Parc Astérix, 25 en 2014.


Les innovations et les investissements, les clés du succès

Dans le secteur des parcs de loisirs, les innovations et des investissements permanents sont le nerf de la guerre car ils conditionnent le taux de "revisite" et la durée du séjour, deux facteurs cruciaux de la survie des parcs. Si le tout premier défi d'un parc de loisirs est d'attirer des visiteurs, l'enjeu majeur est de les faire revenir et d'allonger autant que possible le temps passé sur place, générateur de recettes, explique Sophie Huberson, la déléguée générale du Snelac, grand syndicat du secteur. "Quand les gens reviennent, c'est le jackpot, parce qu'on a déjà beaucoup amorti les manèges, qui coûtent plusieurs millions d'euros chacun. Et comme le consommateur est zappeur, il faut des nouveautés en permanence pour le séduire", dit-elle.

Disneyland s'est ainsi offert pour ses 20 ans plusieurs gros cadeaux, dont une nouvelle parade, des chars, un spectacle nocturne... Pour innover, le royaume de Mickey, leader européen du secteur, réinvestit depuis deux décennies en moyenne 7% par an de son chiffre d'affaires, qui a atteint 1,3 milliard d'euros en 2011.


Entre 8% et 18% du chiffre d'affaire réinvesti

Les investissements sont "vitaux" dans cette profession, juge Sophie Huberson, "car il existe un cercle vertueux: plus on investit dans les parcs, plus l'offre est pléthorique, plus les clients sont contents, plus ça allonge la durée de visite, plus ça intensifie la consommation sur le site". "C'est la nouveauté qui tire le trafic dans ce métier, très concurrentiel", confirme le patron du Futuroscope de Poitiers, Dominique Hummel. "60% de nos clients sont des revisiteurs, venus en moyenne il y a 4 ou 5 ans", explique-t-il. Pour "faire bouger les lignes en permanence", le Futuroscope réinvestit "10% du chiffre d'affaires chaque année afin de renouveler 20% de l'offre et générer un taux de 60% de revisite". Soit 9 millions d'euros d'investissements pour 90 millions de recettes en 2010.

En général, "les parcs français réinjectent entre 8 et 18% de leur chiffre d'affaires dans l'attractivité. Celui qui ne fait pas ça, il ferme", assure Sophie Huberson. Faute d'une telle dynamique, le parc Mirapolis avec son géant Gargantua, né en 1987 près de Paris, a vécu à peine cinq ans. Et Vulcania, sur le thème des volcans en Auvergne, jugé trop peu ludique à son démarrage il y a dix ans, est resté loin des 800.000 visiteurs annuels espérés. Le succès a un prix.

Sylvain Rolland Source latribune.fr

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 21:20

Nicolas Sarkozy réinvente une CGT en pleine ébullition

Poursuivant sans relâche son offensive contre les corps intermédiaires et les syndicats, Nicolas Sarkozy a commis une belle bourde vendredi 6 avril au matin sur RTL. "Les liens entre la CGT et le Parti communiste sont bien connus, c'est son droit, mais il faut qu'ils assument", a déclaré le président-candidat, en ajoutant que Bernard Thibault "est membre du bureau politique du Parti communiste, comme chacun le sait". Mais voilà pour qui a un minimum de culture syndicale, Bernard Thibault, s'il est membre du PCF, est, depuis 1947,  le premier secrétaire général de la CGT à ne pas appartenir à son bureau politique - instance qui, comme l'a rappelé au passage le dirigeant communiste Pierre Laurent, "n'existe plus depuis plus de 15 ans", ayant été remplacée par un bureau national -, et deux ans aprés son élection à la tête de la CGT, il a quitté, en 2001, le comité national auquel il appartenait. Cet affrontement survient au moment où la CGT est en pleine ébullition sur  la succession de M. Thibault, ce dernier risquant de se trouver en opposition avec l'appareil de sa centrale.

En 2007 déjà, alors candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait qualifié la CGT de "syndicat communiste". Une fois élu, son conseiller social, Raymond Soubie, qui pratiquait depuis plus de trente ans les organisations syndicales, avait dû lui dispenser une formation accélérée au syndicalimse. Il lui avait aussi appris à passer des "deals" avec la CGT, comme par exemple sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, et M. Sarkozy s'était appliqué, jusqu'à l'été 2008, à rechercher la meilleure relation possible avec M. Thibault, guettant toutes les occasions de le cajoler quitte à planter des banderilles sur le dos du patronat. En 2010, la réforme des retraites a consacré le divorce entre le président et les syndicats, et notamment la CGT.

Il est vrai que pendant longtemps la CGT a entretenu une relation trés étroite avec le Parti communiste, allant même jusqu'à faire du Programme commun de gouvernement de 1972 - signé par le PCF avec le Parti socialiste - son programme revendicatif. Malgré l'adoption de la Charte d'Amiens (1906), qui proclamait, un an aprés la création du Parti socialiste SFIO, l'indépendance du syndicalisme, la CGT a toujours été parcourue de débats animés entre révolutionnaires et réformistes. Au lendemain de la Révolution de 1917, l'avénement du communisme en Russie provoqua des fractures entre les partisans de la "courroie de transmission" - inventée par Lénine qui voyait dans le syndicat un simple instrument du Parti communiste - et les tenants de l'indépendance syndicale. Ce clivage a même été à l'origine des trois scissions que la CGT a connues dans son histoire: en 1921, en 1939 et en 1947.

C'est ainsi que depuis 1947, tous les prédécesseurs de Bernard Thibault - Benoît Frachon, Georges Séguy, Henri Krasucki, Louis Viannet - ont appartenu au bureau politique du PCF. Nul ne pouvait espérer devenir secrétaire général de la CGT s'il ne passait pas d'abord par cette instance. Le Parti communiste imposait sa loi à la CGT. Le changement est intervenu en décembre 1996, quand Louis Viannet annonça, en plein congrès du PCF, sa décision de quitter le bureau politique (devenu bureau national) du parti. Il avait fait ce geste fort pour faciliter l'adhésion de la centrale à la Confédération européenne des syndicats. Elu secrétaire général en 1999, M. Thibault n'a jamais rejoint la direction du parti. En 2001, il est allé plus loin, lors d'une rencontre avec Robert Hue et la direction du PCF, en décrétant la fin de toute conception visant à faire du syndicat la courroie de transmission du parti. Le PCF était déjà en plein déclin et la perte de ses deux piliers - le syndicat et son emprise dans les banlieues, comme "la ceinture rouge de Paris" - n'a fait que l'accentuer.

Bernard Thibault a réagi vivement, vendredi, en accusant Nicolas Sarkozy d'"utiliser le mensonge pour tenter de décrédibiliser la CGT". Et il rappelle, dans un communiqué, que "cela fait plus de dix ans que je ne siége plus dans une instance de direction d'un parti politique". Le président candidat a aussi laissé entendre que la prise de position de M. Thibault, qui s'est engagé à fond en faveur de sa non-réélection, n'était pas partagée par les militants de la CGT: "Je ne pense pas que je sois combattu par la CGT, je suis combattu par quelques permanents de la CGT mais je pense qu'il y a tout un tas de gens qui sont adhérents de la CGT qui considérent que le rôle d'un syndicat c'est de défendre les salariés, pas de participer à la vie politique française". Réplique de M. Thibault : "La seule citation de son nom provoque des réactions hostiles dans diverses manifestations publiques et pas seulement dans les meetings de la CGT". Selon un sondage de l'Ifop réalisé en février auprès des sympathisants syndicaux, M. Sarkozy recueille les intentions de vote de 4% des sympathisants cégétistes (contre 11% en 2007).

Cette passe d'armes intervient au moment où la CGT est traversée de vives tensions au sujet de la succession de M. Thibault qui doit passer la main en mars 2013. Le secrétaire général a consulté les fédérations et les unions départementales de la CGT et il doit, le 17 avril, faire part à la commission exécutive de la centrale de sa proposition, celle-ci devant ensuite être entérinée par le comité confédéral national (CCN) - le parlement de la CGT - le 30 mai. M. Thibault a toujours souhaité que son successeur soit une femme appartenant au secteur privé. Il avait d'abord pensé à Nadine Prigent, qui vient de la santé, avant de constater que ce choix n'avait aucune chance de passer. Les fédérations et les unions départementales - qui constituent le CCN - se sont ralliées en majorité à Eric Aubin, 48 ans, secrétaire général de la fédération de la construction, le "Monsieur retraites" de la centrale. M. Aubin est sur la même ligne réformatrice que M. Thibault. Mais ce dernier semble tenir fermement à l'idée qu'une femme lui succède et avance le nom d'Agnès Naton, 53 ans, retraitée de La Poste, directrice de l'hebdomadaire confédéral, la Nouvelle Vie ouvrière, mais il se heurte à son appareil.  M. Thibault prendra-t-il le risque d'être mis en minorité par son parlement, comme il l'avait été, en 2005, sur le référendum européen? Sur fond de campagne présidentielle, un autre bras de fer est en cours.

Michel Noblecourt Source lemonde.fr

 

"Sarkozy utilise le mensonge pour décrédibiliser la CGT"

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT

 

La réponse de Bernard Thibault à Nicolas Sarkozy. Vendredi matin, le candidat de l'UMP avait vertement critiqué le secrétaire général de la CGT pour les liens entre son syndicat et le Parti communiste. Pour le représentant syndical, Nicolas Sarkozy utilise le mensonge pour tenter de "décrédibiliser la CGT" et "ressusciter la peur du rouge". Il rappelle que cela fait plus de dix ans qu'il "ne siège plus dans une instance de direction d'un parti politique". Bernard Thibault était l'invité de "RTL Midi".

Un extrait de l'intervention de Bernard Thibault dans "RTL Midi" :

"La CGT fera en fonction du paysage que les Français auront choisi. Mais en même temps nous, encore une fois, nous donnons notre point de vue en espérant que ça influence le raisonnement des uns et des autres. Il faut aussi que chacun s'imagine ce que serait les cinq prochaines années sur le plan social si le président de la république est réélu. Que restera-t-il du code du travail, que restera-t-il des conventions collectives, que restera-t-il de la Sécurité sociale (...) ?"

"En attribuant l'opinion de la CGT sur les élections présidentielles à mon 'appartenance au bureau politique du Parti communiste', le président de la République-candidat travestit la réalité des faits
. Je rappelle que cela fait plus de dix ans que je ne siège plus dans une instance de direction d'un parti politique", avait affirmé dans la matinée le secrétaire général de la CGT dans un communiqué.


Selon Bernard Thibault, "cette attitude à l'égard du premier syndicat du pays n'est pas digne du Président de la République d'un pays démocratique".

"Plombé par un bilan calamiteux et en difficulté pour faire adhérer à son projet d'austérité et de régression sociale, de la droitisation de son discours, Nicolas Sarkozy tente à travers le mensonge de ressusciter la peur du rouge", avait-il ajouté.

Plus tôt dans la matinée, Nicolas Sarkozy avait affirmé sur RTL que Bernard Thibault était "membre du bureau politique du Parti communiste comme chacun le sait".

Depuis son entrée en campagne, le président-candidat décoche des flèches à la CGT et accuse ses militants, qualifiés de "permanents", d'avoir "empêché" la sortie d'un numéro d'Ouest-France qui comportait une interview de lui.

De son côté, la CGT appelle à ne pas reconduire Nicolas Sarkozy à l'Elysée, position qui s'écarte de la neutralité affichée par le premier syndicat français depuis les années 1990. L'un des principaux artisans de cette ligne a été Bernard Thibault lui-même, à la tête de la centrale depuis 1999.

Entré au PCF en 1986, l'ex-cheminot avait été promu membre du conseil national en 1996, mais il avait quitté la direction en 2001 pour prôner une pleine indépendance à l'égard du parti communiste, dont il demeure simple adhérent.

Source rtl.fr

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 20:19

 

 

Vu sur http://etnotredevenir-il-est-ou.over-blog.com

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 19:54

Syndicats filous, salariés floués : l'impitoyable univers

http://www.leparisien.fr/images/2012/04/04/1938757_act5.JPG

Un ouvrage signé par Anne-Sophie David et Benoît Broignard.

A l'heure où Nicolas Sarkozy taxe les syndicalistes de donner dans la politique, les journalistes Anne-Sophie David et Benoît Broignard publient une enquête de fond sur le syndicalisme français.

 

Et autant dire que dans Syndicats filous, salariés floués (315 pages, 18,25 €, éditions Max Milo), tout le monde en prend pour son grade, à commencer par l'honnêteté des pratiques et la transparence des méthodes du côté des salariés comme du côté du patronat.  

 

Voilà un ouvrage qui fourmille d'arguments pour ceux qui souhaitent une réforme en profondeur de l'actuel système du syndicalisme en France, devenu très peu représentatif des salariés, ces derniers étant de moins en moins syndiqués.

 

En ouvrant ce livre, se révèle à nous l'impitoyable univers de l'entreprise où de grosses sociétés n'hésitent plus à s'adjoindre les services de boîtes privées spécialisées dans le renseignement, ces dernières infiltrant les unités syndicales, parfois à des niveaux très élevés afin de semer la pagaille ou, plus simplement, pour obtenir toutes les informations nécessaires pour agir.

 

Infiltrées comme s'il s'agissait de réseaux du crime organisé, les cellules syndicales ne sont pas non plus en reste pour obtenir des garanties, voire des passe-droits d'importance. En définitive, s'il ne sert plus vraiment le devenir des salariés, le syndicalisme serait au moins devenu un véritable business pour ceux qui sont fortement impliqués dans le système. Voilà un ouvrage qui promet de déclencher la polémique…

Source actualitte.com

 

Enquête sur des syndicats infiltrés par des espions

Un livre à paraître demain révèle les techniques inavouables de certains patrons pour espionner les syndicalistes. Et, dans ce domaine, l’imagination n’a pas de limites.

Les journalistes Benoît Broignard (qui ne souhaite pas être reconnu) et Anne-Sophie David.

Les journalistes Benoît Broignard (qui ne souhaite pas être reconnu) et Anne-Sophie David.

C’est un livre qui va faire du bruit. « Syndicats filous, salariés floués », publié demain, lève un sacré lièvre. Les deux auteurs affirment — témoignages à l’appui — que certains patrons font appel aux services de sociétés spécialisées dans la sécurité pour espionner leurs syndicats. Seuls le DRH et le responsable sécurité de l’entreprise sont mis dans la confidence. Revue de détail des méthodes employées.

Les faux vigiles. C’est la première étape. La société de sécurité remplace les vigiles habituels par ses propres hommes. En toute discrétion, ces derniers écoutent les conversations des salariés, discutent avec eux, les observent… Chaque soir, après leur journée de travail, ils font un rapport circonstancié, transmis au patron.

Les « implants ». Encore plus incroyable, un ou des consultants de l’entreprise de sécurité se font embaucher en toute discrétion. Stagiaire ou intérimaire, on leur fabrique une « couverture » sur mesure. « On (leur) trouve un appartement. On (leur) crée une histoire de rupture sentimentale », détaille un consultant en gestion de crise sociale repenti. « Il faut qu’il(s) sympathise(nt) dans l’usine, qu’il(s) aille(nt) faire les barbecues le week-end avec les collègues et en priorité ceux syndiqués. » Un « implant » a aussi pour mission de se faire élire représentant syndical. Une position stratégique qui lui permet d’informer le patron en direct des positions syndicales et de… « semer la zizanie entre les différents syndicats ». Quelques dizaines de ces implants seraient actuellement en activité… L’un d’entre eux est même parvenu à se faire élire responsable syndical au niveau fédéral!

Les faux journalistes. Les syndicalistes sont poursuivis jusque dans les cafés aux alentours de leurs usines. Là, des consultants, qui se font passer pour des journalistes les attendent au comptoir pour recueillir leurs témoignages.

Le cas Molex. Après deux ans de lutte, les salariés de l’usine Molex à Villemur-sur-Tarn ont tous été licenciés en 2010. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils ont été espionnés durant un an par Synergie globale. En septembre 2009, des vigiles ont été embauchés pour les écouter. En octobre, un « implant » a été placé au cœur de l’entreprise. Les stocks de l’entreprise ont été vidés en pleine nuit grâce à des camions de transporteurs « amis », conduits par des routiers polonais qui ne parlaient pas français et ne pouvaient donc pas communiquer — ni sympathiser — avec les grévistes. Au pic de la crise, les salariés ont séquestré leur patron. Pour le libérer, la société de sécurité avait mobilisé 80 vigiles dans un hôtel à proximité. « Ils étaient prêts à foncer dans le tas », assure le consultant en sécurité. L’ordre n’a toutefois jamais été passé.

Source leparisien.fr

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 19:41

La guerre des chefs est déclarée à la CGT

Éric Aubin ( à gauche) le patron de la Fédération de la construction et «M. Retraites» de la centrale, est aujourd'hui le mieux placé en interne pour le remplacer
Éric Aubin ( à gauche) le patron de la Fédération de la construction et «M. Retraites» de la centrale, est aujourd'hui le mieux placé en interne pour le remplacer

Bernard Thibault s'oppose toujours à ce qu'Éric Aubin, soutenu par les grosses fédérations de l'organisation, le remplace et pousse le nom de l'une de ses proches, Agnès Naton.

Scène de guérilla à la CGT. Mardi matin, Bernard Thibault a modifié l'ordre du jour de la commission exécutive confédérale - le gouvernement de l'organisation - pour aborder le délicat sujet de sa succession, programmée en 2013. Selon plusieurs sources, l'actuel secrétaire général s'en est violemment pris à Eric Aubin, le patron de la Fédération de la construction et «M. Retraites» de la centrale, aujourd'hui le mieux placé en interne pour le remplacer. Il lui a notamment reproché de s'être «déclaré disponible pour l'organisation» - comprenez, pour le remplacer -, ce qui pourrait «mettre en péril la CGT». La tradition veut en effet que ce soit le secrétaire général sortant qui propose le nom de son successeur et non les candidats potentiels qui se déclarent. Les membres du bureau, totalement assujettis à Bernard Thibault, ont enfoncé le clou en comparant la situation actuelle à celle de 1946 lorsque FO avait décidé de faire scission… Ambiance.

En lançant au mois de décembre une grande consultation pour parler de sa succession, le patron de la CGT s'est tiré lui-même une balle dans le pied. Il était convaincu que le nom d'Agnès Naton (ou de Nadine Prigent, disqualifiée depuis du fait de sa rigidité) sortirait du chapeau. Mais c'est celui d'Éric Aubin, soutenu par les grosses Fédérations du bâtiment, de l'énergie, des cheminots, de La Poste, de la chimie entre autres, qui est sorti. «Bernard Thibault a été complètement dépassé et il ne sait plus aujourd'hui comment s'en sortir, juge un cadre de l'organisation. Alors il tente un coup de force mais personne n'est disposé à le laisser faire»

Revoir de fond en comble l'organisation de la confédération

Il faut dire qu'Éric Aubin a prévenu que s'il était désigné secrétaire général il reverrait de fond en comble l'organisation et le fonctionnement, très autocentré autour du secrétaire général, de la confédération. «Ça fait peur à certains qui vont perdre de leur influence», analyse un expert. Et notamment tout un tas de «retraités» qui gravitent autour de Bernard Thibault et qui continuent, en fait, à tenir les rênes de l'organisation.

Personne ne comprend réellement ce que reproche Bernard Thibault à Éric Aubin. «Il ne cesse de dire qu'il ne lui reproche rien et que tout va bien entre eux, mais il ne peut pas s'empêcher de lui mettre des peaux de banane sur son parcours», juge un proche. Le secrétaire général de la CGT a notamment milité pour qu'Éric Aubin ne soit pas mis en avant lors du grand meeting sur les retraites le 31 janvier dernier, au Zénith de Paris, qui a marqué le lancement de la campagne antiréélection de Nicolas Sarkozy. Seul fait réellement «objectif»: l'actuel patron de la CGT - qui aurait bien aimé rempiler pour un cinquième mandat avant que les membres de la commission exécutive lui fassent comprendre qu'ils n'y étaient pas du tout favorable - voudrait laisser une trace dans l'histoire de la centrale en imposant une femme à la tête de l'organisation. «C'est le moment ou jamais», ne cesse-t-il de répéter: Agnès Naton, l'une de ses proches au bureau confédéral, pour ne pas la nommer. «Malheureusement Éric Aubin est un homme et cela ne colle pas avec les desseins de Bernard Thibault», ironise un cadre de la centrale.

Au final, la commission exécutive a demandé mardi à Bernard Thibault de continuer sa consultation, sans en changer sans cesse les modalités. Le patron de la CGT doit donc livrer un nom à la prochaine réunion du 17 avril avant d'entamer un tour de France pour le tester dans les territoires. «Il ne proposera pas celui d'Éric Aubin, assure l'un de ses membres. Il tentera une dernière fois de pousser Agnès Naton mais on ne se laissera pas impressionner.»

La décision finale sera prise le 30 mai, lors d'une réunion exceptionnelle du comité confédéral national, le parlement de l'organisation. D'ici là, la commission exécutive aura retenu un nom…

Source lefigaro.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans cgt
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