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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:48

Une institutrice en grève de la faim

Une institutrice de 41 ans observe un jeûne depuis lundi matin au Grand Celland (Manche) pour obtenir l'ouverture d'une cinquième classe dans son école et dénoncer "des suppressions de postes" qui "démolissent l'école publique", selon l'intéressée et son directeur.

"C'est une décision réfléchie pour soutenir les parents qui demandent une cinquième classe et alerter l'opinion publique sur le fait qu'on est en train de démolir l'école publique", a expliqué Catherine Horeau l'institutrice à mi-temps d'une classe de 28 élèves, de petite et moyenne section. "J'entame mon 5e jour de jeûne. Je ne bois que de l'eau sans sucre et du bouillon de légumes sans légumes. Et je dors à l'école ou sur le parking dans une camionnette aménagée", a ajouté cette mère de trois enfants en arrêt maladie depuis hier.

Le ministère "parle de mettre l'enfant au centre de l'apprentissage. En fait il n'en a rien à faire et considère les enfants comme des chiffres", a-t-elle jugé, expliquant que les parents étaient rentrés en colère jeudi d'une rencontre avec l'inspecteur d'académie.
"C'est vraiment malmener les enfants que de leur imposer de démarrer leur scolarité dans une classe de 28", a-t-elle ajouté.

L'institutrice parle aussi de pression de l'administration sur les enseignants pour qu'il n'expriment pas publiquement leur "mal-être". L'école du Grand Celland (28 petits et moyens de maternelle, 28 grands de maternelle/CP, 26 CE1/CE2, 25 CM1/CM2) est une école rurale en pleine expansion, passée de 57 à 107 élèves en 14 ans, selon le directeur de l'école. L'inspecteur n'était pas joignable dans l'immédiat. Dans un communiqué, l'inspection académique de la Manche a répondu que 28 élèves dans une classe maternelle "reste dans le cadre de la capacité d'accueil habituelle d'une classe de ce niveau".

Source lefigaro.fr

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:09

Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps; vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps; mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps.

Abraham Lincoln

 

Elysée-Justice : le clash

Brice Hortefeux a téléphoné à Thierry Gaubert, alors que celui-ci était en garde à vue. Un faux pas de plus dans le contexte déjà délétère de l'affaire Karachi, après l'intervention de l'Élysée. Le parquet a ouvert une enquête.

Elle balance beaucoup apparemment Hélène, dit Hortefeux.

« Qu'est-ce que tu as comme infos là-dessus, toi, parce qu'elle me dit qu'elle dit rien », demande Thierry Gaubert.

« Ça m'embête de te le dire par téléphone. Il y a beaucoup de choses hein », répond le conseiller spécial du Président.

Voilà le dialogue qui s'est déroulé le 14 septembre dernier entre l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et Thierry Gaubert. Et les deux hommes se sont rappelés plus tard, pendant que Gaubert était en garde à vue ! Hélène, c'est l'épouse de Gaubert, la princesse Hélène de Yougoslavie, celle-là même qui disait que son mari allait chercher en Suisse des valises pleines de billets…

Rien ne va plus en Sarkozie. « Nous demandons au procureur de la République d'ouvrir une enquête préliminaire parce que les faits sont extrêmement graves et nous voyons bien qu'il y a une panique manifeste à l'Élysée et qu'on veut tout faire pour étouffer ce scandale », a déclaré Me Morice, l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi.

De la même façon, les magistrats ont été ulcérés de voir que l'Élysée commente une affaire de justice en cours, comme si elle avait pu consulter un dossier couvert par le secret de l'instruction.

« Où est l'indépendance de la justice ? » a demandé Martine Aubry. François Hollande a dénoncé les « interférences […] téléphoniques ». La majorité tente de faire face et Chantal Jouanno parle « d'amalgames » et de « manipulations. » François Fillon s'est élevé contre les « attaques insidieuses et calomnieuses », tandis que le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a accusé le PS d'être « prêt à tout pour salir » le chef de l'État. Il n'empêche, cette affaire qui touche le cercle le plus proche du président de la République ne peut pas manquer de l'éclabousser. Pour sa part, Brice Hortefeux assure qu'il est « étranger » à l'affaire de Karachi et veut porter plainte contre toute allégation mensongère et diffamatoire ». Il dément avoir eu accès au dossier d'instruction et veut porter plainte contre toute allégation mensongère et diffamatoire ». Il sera vraisemblablement exaucé : hier soir, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « violation du secret professionnel et « recel ». Cette enquête vise les fonctionnaires qui auraient pu divulguer le contenu des écoutes et le recel auprès des médias qui les ont publiées. L'opposition de gauche et les syndicats de magistrats réclamaient eux l'ouverture d'une enquête pour violation du secret de l'instruction visant directement l'ancien ministre de l'intérieur Brice Hortefeux.

secret de l'instruction

«Incursions scandaleuses de l'executif»

L'affaire qui ne risque pas d'améliorer les rapports entre le président de la République et la magistrature. Les deux principaux syndicats de magistrats sont montés au créneau dès jeudi pour défendre le secret de l'instruction. Ils n'en reviennent pas de constater que l'Elysée ait pu selon eux avoir accès au dossier de l'affaire Karachi, dans laquelle deux proches de Nicolas Sarkozy sont mis en examen.

Démentant les liens éventuels entre le chef de l'Etat et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, l'Elysée a indiqué dans un communiqué que le nom de M. Sarkozy n'apparaissait «dans aucun des éléments du dossier».

Dans un communiqué, l'Union syndicale des magistrats (USM - majoritaire) s'est étonnée «que les services de la présidence de la République fassent aussi clairement référence au contenu des pièces d'une procédure judiciaire, montrant qu'ils ont pu en avoir connaissance, dans l'irrespect apparent du secret de l'instruction.»

«C'est assez incroyable que l'Elysée reconnaisse aussi benoîtement qu'il a eu accès à des pièces», a déclaré le président de l'USM, Christophe Regnard. Il ne faut pas être naïf. On sait que les informations remontent. Mais d'habitude cela demeurait caché.»

«Il y a manifestement des incursions scandaleuses de l'exécutif, en particulier de l'Elysée, dans le cours de la justice», s'est indigné Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (gauche). C'est totalement inacceptable au regard de ce que devrait être un fonctionnement démocratique normal».

En vertu du principe de séparation des pouvoirs, l'exécutif ne peut avoir accès aux pièces d'un dossier d'instruction. Le code de procédure pénale stipule que le procureur de la République est le seul magistrat habilité à révéler des éléments du dossier. Il est amené à rédiger des rapports qu'il remet au procureur général, lequel les transmet au ministère de la Justice afin de lui permettre, si nécessaire, de donner des instructions en vue de la poursuite d'une enquête.

Un transfert suspect de 10 millions de francs

Les policiers, qui enquêtent sur le financement controversé de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 dans le cadre de l'affaire Karachi, ont découvert lors d'une perquisition au domicile de Thierry Gaubert , ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et proche de Brice Hortefeux , des documents bancaires compromettants, selon les informations recueillies par Europe 1.

Parmi ces documents, se trouve un relevé du transfert de fonds effectué entre un compte bancaire en Suisse et un paradis fiscal. Un transfert de 10 millions de francs, une somme qui pourrait correspondre à l'argent en espèces considéré comme litigieux dans les comptes de campagne d'Edouard Balladur. D'autres documents bancaires datant des années 1990-1995 ont aussi été trouvés par les enquêteurs. Particularité : ils portent la signature de l'épouse de Thierry Gaubert, Hélène de Yougoslavie, qui vient justement de donner des informations cruciales au juge Van Ruymbeke.

Par ailleurs, l'avocat de Nicola Johnson, ex-femme de l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, soupçonné d'avoir joué un rôle central dans le dossier Karachi, et d'Hélène de Yougoslavie, a assuré hier qu'elles étaient «sincères».

Source ladepeche.fr

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:35

Un fichier "humiliant" découvert par des salariés de Decathlon

"Santé fragile", "n'est pas valeur d'exemple", "dynamique de merde", "cas social" : c'est ce qu'ont pu lire les salariés d'un entrepôt de Decathlon en Isère dans un fichier nominatif découvert en juillet, a-t-on appris vendredi 23 septembre de source syndicale. Sur sept pages, le document rédigé à la main parle de onze salariés d'une équipe logistique d'un entrepôt de Saint-Quentin-Fallavier. Pour chacun sont indiqués l'ancienneté, le niveau d'études, mais sont délivrées aussi des appréciations lapidaires sur des attitudes telles que : "consciente qu'elle n'a rien à faire ici", "fait des histoires"

Le document est également émaillé de considérations extra-professionnelles comme "vieux garçon", "chimio depuis deux ans", "a dû avorter [du] deuxième [enfant] pour maladie". "Les propos insultants et humiliants font de plus référence à la vie privée des salariés", s'est offusqué le délégué central de la CGT, Frédéric Le Meur, qui a annoncé avec la CFDT et la CFE-CGC son intention de porter plainte.


"MOTS-CLÉS RETENUS MALADROITEMENT, LORS D'UNE PASSATION"


Le fichier, découvert à l'occasion d'un déménagement début juillet sur l'armoire d'un open space, était en fait un "cahier de passation" entre deux responsables d'équipe qui se sont succédé. Ces femmes manageuses, âgées de moins de 30 ans, qui font toujours partie de l'entreprise, ont été mises à pied et devraient suivre une formation maison "valeurs et volonté, qui met l'homme au cœur de l'entreprise". "Il s'agissait de mots-clés retenus maladroitement, lors d'une passation", a déclaré le directeur des ressources humaines du groupe, Jean-Pierre Haemmerlein, qui s'est déplacé le 12 septembre pour rencontrer l'équipe.

Pour le PDG de Decathlon, Yves Claude, "les écrits de ces deux responsables sont très graves et très humiliants pour les personnes concernées". Les syndicats, qui regrettent le manque de réaction de la direction de leur site, ont demandé aux dirigeants de Decathlon de s'expliquer lors du prochain comité central d'entreprise, le 30 septembre, afin que des "sanctions exemplaires" soient prises.

Source lemonde.fr

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:13

Les précaires, cœur de cible de la réforme des indemnités maladie

Officiellement, il s'agit d'une simple harmonisation. Mais une harmonisation qui doit rapporterr 220 millions d'euros au budget de la Sécu a forcément des conséquences. Dans le budget de la Sécurité sociale pour 2012, présenté jeudi 22 septembre, le gouvernement a introduit un nouveau mode de calcul des indémnités journalières pour maladie et accident du travail qui va se traduire par une perte pour un certain nombre de salariés, les plus jeunes et les plus précaires.

Alors qu'elles étaient jusqu'ici calculées sur la salaire brut (50 % du brut pour les indemnités maladie, 60 % pour les accidents du travail), elles seront calculées en 2012 sur le montant du salaire net, comme pour les indemnités maternité. Le taux passera ainsi à 60 % du net pour la maladie, 80 % pour les accidents du travail inférieurs à 29 jours. Pour les salariés qui bénéficient d'un complément de l'employeur dans le cadre de leur convention collective ou de contrats de prévoyance, ce changement devrait être indolore. Selon le gouvernement, plus des trois quarts des salariés seraient dans ce cas.

 "MESURE CONCENTRÉE SUR LES SALARIÉS DES TPE"

Mais pour les autres, souvent employés des plus petites entreprises, le droit du travail ne prévoit un complément de l'employeur pour atteindre 90 % du salaire brut qu'au delà de huit jours d'arrêt maladie, et uniquement pour les salariés qui ont plus d'un an d'ancienneté. Au delà de trente jours d'arrêt-maladie, l'indemnité totale n'est plus que de 66 % du brut. "Cette mesure sera concentrée sur les salariés des TPE", critique ainsi la CGT dans un communiqué.

Par ailleurs, les intermittents, les saisonniers, les intérimaires sont déjà exclus du bénéfice de cette loi. Résultat : au cabinet du ministre de la santé, on admet que ce sont les salariés les plus jeunes et les plus précaires qui verront le plus leurs indemnités baisser. Les salariés en arrêt longue maladie sans accord d'entreprise seront aussi lourdement touchés. Mais ceux avec le plus d'ancienneté et les salariés des grandes entreprises devraient voir leur employeur prendre en charge la différence.

Et la perte ne devrait pas être négligeable. "Pour les salariés, en arrêt maladie, cela représenterait une perte d'environ 10 %", assure ainsi  la CFTC dans un communiqué. De son côté, Xavier Bertrand, le ministre du travail, a parlé d'une baisse des indemnités comprise "entre 1 et 1,20 euro par jour d'arrêt pour un smicard". "Un euro par jour pour des gens malades et au smic, c'est déjà beaucoup", tonne la fédération des accidentés de la vie (FNATH).

UNE "SIMPLIFICATION" ADOPTÉE PAR DÉCRET

Selon les calculs du Monde, un salarié au SMIC en arrêt maladie, sans ancienneté et sans convention collective meilleure que la loi ni contrat prévoyance, touchera ainsi uniquement 643,8 euros par mois contre 682,50 actuellement. Selon le ministère, la baisse devrait être de 75 euros par mois pour un cadre qui atteindrait le plafond de la sécurité sociale, fixé à 2 946 euros bruts mensuel.

Cette mesure est officiellement justifiée comme source de simplification pour les employeurs qui n'auront plus qu'à transmettre le salaire net aux régimes de sécurité sociale, alors qu'ils doivent actuellement également transmettre le brut. Une simplification qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier et sur laquelle les parlementaires n'auront même pas leur mot à dire : elle sera mise en œuvre par décret, annonce le ministère de la santé.

Jean-Baptiste Chastand Source lemonde.fr

 

Communiqué de la CFTC

La lutte contre le déficit de la Sécurité sociale

22 septembre 2011 - Pantin
 
Réduire de moitié, le déficit de l’assurance maladie pour se situer en dessous de la barre des 6 milliards d’euros est l’objectif annoncé par le gouvernement. L’essentiel des différentes sources d’économies annoncées par le premier Ministre dans le plan de rigueur et devant bénéficier à la Sécurité Sociale, se ferait sur les médicaments et les indemnités journalières.
 
Le gouvernement poursuit donc la politique du déremboursement des médicaments dits « inutiles », cette mesure devant rapporter 40 millions d’euros.
 
Pour la CFTC, il est inconcevable de vouloir faire des économies sur la santé des malades et c’est aux médecins de décider de l’utilité ou non des médicaments.
 
La CFTC s’oppose à de nouvelles mesures impactant les assurés qui sont déjà les premiers à souffrir de la hausse de la taxe sur les complémentaires santé.
 
Le gouvernement s’attaque aussi de nouveau aux indemnités journalières actuellement égales à 50% du salaire brut. Elles seraient désormais égales à 60% du salaire net permettant une économie pour l’assurance maladie de 120 millions d’euros. Pour les salariés, en arrêt maladie ou en congé maternité, cela représenterait une perte d’environ 10%, qui accentuerait encore les difficultés d’accès au soin ; à moins que les entreprises décident de compenser cette perte d’indemnités !
 
Cette dernière proposition n’est pas acceptable pour la CFTC.
 
Jacques Voisin
Président Confédéral
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:58

Nucléaire : 90 nouveaux réacteurs dans le monde d’ici 2030

Alors que la catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima avait réveillé les consciences face au danger du nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique annonce aujourd'hui la construction d'au moins 90 nouveaux réacteurs dans le monde d'ici 2030.

Réunis à Vienne pour sa 55e assemblée générale, les membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique constatent qu'une grande majorité de pays industrialisés continuent de plébisciter l'atome, et ce, moins de six mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima. L'Agence, dans ses prévisions les plus basses, prévoit la construction de 90 nouveaux réacteurs dans le monde d'ici 2030. Les prévisions les plus optimistes font monter ce chiffre à 350!

Pas tous aussi riches que l'Allemagne

Pour Srikumar Banerjee, le directeur indien de l'Agence, "le rôle de l'énergie nucléaire en tant que source d'approvisionnement en électricité sûre, fiable et propre, et en tant que réponse aux inquiétudes sur le changement climatique, ne doit pas être sous-estimé". L'Inde elle-même prévoit une "forte expansion" du nucléaire, explique-t-il dans le Monde aujourd'hui. Même chose pour la Chine, le Brésil ou la Corée du Sud. Pour certains observateurs, beaucoup de pays ne peuvent pas se permettre de renoncer à ce type d'énergie.  Revenant sur la décision allemande de sortir du nucléaire, le chef du département statistiques de l'Agence, Hans-Holger Rogner, confie au Monde que "la plupart des pays ne sont pas aussi riches que l'Allemagne".

Néanmoins, ce développement doit être accompagné de nouvelles mesures visant à renforcer la sûreté des centrales. Les pays devraient notamment accepter plus d'expertises internationales.

Source enviro2b.com

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:54

Age de la retraite : la fuite en avant ! (CGT)

Non content d’avoir imposé une réforme injuste et inefficace en 2010 qui produit déjà des dégâts, notamment en termes de chômage, le Premier ministre, indique qu’il faudrait maintenant s’aligner sur l’Allemagne en ce qui concerne l’âge de départ à la retraite. Dans ce pays, celui-ci passera progressivement à 67 ans en 2029.

Cette fuite en avant ne règlerait pourtant rien, bien au contraire. Ainsi, alors que dans la plupart des pays européens, des dispositions similaires ont déjà été prises, remettant en cause les droits à retraite, on voit bien avec l’actualité du moment, que cela n’empêche en rien d’aller droit au mur du point de vue économique, mais qu’en revanche, c’est désastreux pour le monde du travail.

Plutôt que de se plier aux exigences des marchés financiers et de leurs agences de notation, il faut mettre en œuvre une véritable politique de l’emploi et se donner les moyens d’une relance durable par le pouvoir d’achat, une amélioration de la protection sociale et le développement des services publics.

S’agissant des retraites, ce qui doit être engagé en France, c’est également une réforme d’ampleur des financements qui prenne en compte l’augmentation de la productivité du travail, laquelle profite de plus en plus aux actionnaires et de moins en moins à ceux qui produisent les richesses.

Pour ce qui est de l’alignement sur l’Allemagne, il témoigne avec force que l’argument démographique n’a été en 2010 qu’un prétexte, tant les situations de l’Allemagne et de la France sont de ce point de vue différentes. L’Allemagne est dans une situation critique en matière de vieillissement du fait d’un taux de natalité extrêmement bas lié en particulier au sort peu enviable des femmes qui sont sommées de choisir entre enfants ou travail. A l’inverse, le taux de natalité en France est un des plus élevé d’Europe.

Rappelons enfin, que si l’Allemagne a décidé en 2007 de porter d’ici à 2029 l’âge de la retraite à 67 ans, cela ne signifie en rien que sa situation est satisfaisante. Ainsi, au moment du passage à la retraite (qui peut intervenir dans certaines conditions dès 63, voire 60 ans), 17 % seulement des salariés sont réellement en emploi. Autant d’élément qui confortent la nécessité d’agir nombreuses et nombreux le 11 octobre prochain.

 

Communiqué de la CGT Montreuil

le 23 septembre 2011

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 17:46

Quand on pense aux années de vie que l'Etat nous a volé avec la réforme des retraites et le petit prix qu'il lui en a coûté, continuer à faire payer le mouvement ouvrier dans un esprit revenchard n'a pas de sens. L'Etat devrait plutôt faire profil bas et s'estimer heureux que les mouvements n'aient pas davantage dégénéré.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Deux mois de prison avec sursis requis

http://www.lest-eclair.fr/media_lesteclair/imagecache/article-taille-normale/protec/2011-09/2011-09-23/201109234e7bfa03e202c-0.jpg

Hier matin, près de 150 personnes se sont rassemblées devant le palais de justice pour soutenir le syndicaliste

 

«Troyes -  À quoi étaient destinés ces bouts de tissu ? », interroge Martine Adnet, qui préside l'audience du tribunal correctionnel. « C'était une façon de marquer notre passage et montrer notre mécontentement », répond Guillaume Roland, secrétaire du syndicat CGT Énergie Aube. « Et comment vous est venue cette idée de faire brûler ces bouts de tissu ? », ajoute-t-elle. « Ce n'est pas moi qui ai eu cette idée à l'origine, mais j'ai suivi le mouvement », se défend le syndicaliste. De son côté, Me Lemoult, l'avocat de la préfecture n'a pas mâché ses mots. « Tout le monde a le droit de manifester mais dégrader les biens publics est inadmissible », a-t-il insisté, rappelant au passage le montant de la facture d'un montant initial de 37 000 euros. Une somme étrangement revue à la baisse pour s'établir à 20 000 euros. « L'addition est certes lourde mais il faut payer les conséquences de ces actes », devait déclarer l'avocat.

 

Les syndicats en porte-à-faux


Me Lemoult a tenté d'enfoncer le clou en précisant que le mot d'ordre de la CGT départementale, en l'occurrence jeter des rognures de tissu, n'avait pas été respecté ! « Même le responsable de la CGT David Morin a dit qu'il déplorait ces dégradations. Il s'agit donc bien d'un acte volontaire et délibéré », a commenté Me Lemoult.
Une manière habile de mettre le prévenu et les responsables syndicaux en porte-à-faux. C'est d'ailleurs une argumentation similaire qu'a développée pour sa part Alex Perrin, le procureur, pour justifier la culpabilité de Guillaume Roland, citant tour à tour, Myriam Kurowski (CFTC) David Morin (CGT), Olivier Gâteau (CFDT). Une démarche dénoncée à l'issue de l'audience par les responsables syndicaux qui n'ont pas été dupes de la manœuvre (lire ci-contre). Pour autant, le procureur ne s'est pas montré aussi virulent qu'on aurait pu le croire eu égard à l'attitude quasiment méprisante de l'État qui n'a pas jusqu'alors souhaité rencontré une délégation syndicale. Ses réquisitions, deux mois de prison avec sursis avec obligation d'effectuer 50 heures de travaux d'intérêt général, traduisent davantage une volonté de stigmatiser l'action syndicale que de sanctionner durement un syndicaliste décrit plutôt comme un casseur. Cette attitude, plutôt décalée, du procureur n'a pas échappé à Thierry Lejeune, l'avocat du syndicaliste, qui a mis en exergue, « des réquisitions somme toute modérées ». S'il a tenu dans un premier temps à faire remarquer que « l'État a peiné à identifier un coupable » et que l'on avait stigmatisé son client « sans savoir s'il était le seul responsable », l'avocat du prévenu a mis à mal le décompte des frais occasionnés par la réfection des grilles dégradées de la préfecture. « J'ai fait faire un constat d'huissier et nous avons établi une facture qui ne s'élève pas à plus de 8 300 euros. On est loin des 20 000 euros et encore plus des 37 000 annoncés au départ ». Aussi, Thierry Lejeune a-t-il demandé la relaxe de Guillaume Roland.
Le jugement a été mis en délibéré au 12 octobre à 14 heures.

Source lest-eclair.fr

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 07:55

Le tribunal administratif retire un blâme à un enseignant qui avait écrit à Sarkozy

Le tribunal administratif de Montpellier a annulé jeudi le blâme et la perte de sa fonction de directeur qui avaient été infligés à un professeur des écoles, Bastien Cazals, qui avait écrit au président de la République en 2008 pour dénoncer les problèmes de l’Education.
La juridiction a, en revanche, refusé les autres requêtes de ce directeur d’école maternelle héraultais qui demandait également l’annulation de 36 jours de retrait de salaire (12 jours en décembre 2008 et 24 en mai 2009) et l’annulation d’un refus de promotion (décembre 2009).
Après cette lettre à Nicolas Sarkozy qui avait entraîné «une avalanche de sanctions», M. Cazals a publié au printemps 2009 un livre dans lequel il dénonce «le désastre républicain que subit l’école publique, placée désormais au service de l’entreprise».
("Je suis prof et je désobéis», Indigène Editions, 3 EUR).
Source estrepublicain.fr
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 07:04

Le G20 mobilisé pour rassurer la planète finance

Le club des 20 vise l'adoption «d'un plan d'action collectif ambitieux avant le sommet de Cannes», début novembre.
Le club des 20 vise l'adoption «d'un plan d'action collectif ambitieux avant le sommet de Cannes», début novembre.

Les vingt premières économies s'engagent à apporter «une réponse internationale forte et coordonnée» à la crise. Les banques centrales se sont notamment engagées à fournir «les liquidités nécessaires» aux établissements financiers.

L'union fait la force. Fort de cet adage et pour faire face à la débâcle boursière qui accable les marchés financiers du monde entier, les vingt économies les plus riches de la planète ont décidé d'agir conjointement. Ainsi, à l'issue d'un dîner jeudi à Washington, les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 se sont engagés à apporter «une réponse internationale forte et coordonnée» à la crise.

Aucun communiqué ne devait initialement être publié. Mais face à l'urgence de la situation et «au constat commun de la nécessité d'une réponse collective», a déclaré le ministre français des Finances François Baroin, le G20 se dit prêt à prendre «toutes les mesures nécessaires pour préserver la stabilité des systèmes bancaires et des marchés financiers». Pour les banques, les pays s'assureront qu'elles «disposent d'un capital adéquat», qu'elles garderont «un accès suffisant aux financements». Les banques centrales leur fourniront «les liquidités nécessaires».

Parallèlement et en réponse à une demande de sept pays du G20 adressée à Nicolas Sarkozy, les pays de la zone euro ont promis de mettre en œuvre des «mesures nécessaires permettant d'accroître la flexibilité du Fonds européen de stabilité financière et de maximiser son impact pour éviter la contagion».

Et les membres du G20 se disent déterminés à intervenir sur tous les fronts : contre les «risques accrus de détérioration» suite à l'envolée des dettes publiques, contre «le système financier fragilisé» et les «turbulences sur les marchés», la croissance «faible» et le «niveau de chômage inacceptable». Pour ce faire, ils vont agir pour «soutenir la croissance» tout en adoptant des «plans de consolidation budgétaire crédibles». Et le délai est court puisque le club des 20 vise l'adoption «d'un plan d'action collectif ambitieux avant le sommet de Cannes», début novembre.

Source lefigaro.fr

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 07:03

Les impôts lui réclament 13 euros, alors qu'il est mort depuis 62 ans

La petite-fille d'un contribuable des Vosges a reçu à son domicile de Bruyères un avis d'imposition de taxe foncière réclamant 13 euros à son grand-père, décédé en 1949.

"Je ne pensais pas retrouver mon grand-père, que je n'ai jamais connu", a commenté Martine Courtois, petite-fille de Pierre Barotte, qui 62 ans après sa mort, a reçu une missive fiscale lui réclamant 13 euros.

Les sommes dues correspondraient à une succession de terrains réglée par un notaire lors de la mort de son aïeul. "Tout a été fait légalement à l'époque et depuis, nous n'avions jamais rien reçu des impôts", a-t-elle expliqué.  De leur côté, les services fiscaux des Vosges ont récusé toute anomalie de leur part. Selon un porte-parole des impôts, ce type de cas arrive "régulièrement" lorsque le seuil de recouvrement, fixé à 12 euros, est franchi.  "Le jour où les sommes dues passent au-dessus de ce seuil, la machine se met en marche", a-t-il précisé.
 
La situation de  Pierre Barotte n'a pas encore été examinée par les services des impôts, qui pensent que la succession n'a probablement  pas été régularisée. Cela peut être lié à un problème d'identification de parcelle, le fichier opposable datant de 1955, tout ce qui est antérieur peut comporter des anomalies, selon les services fiscaux.
 
Martine Courtois, quant à elle, a décidé de ne pas régler les 13 euros, réclamés pour le 17 octobre, mais a envoyé une réponse écrite aux services fiscaux: "Mon grand-père est mort en 1949, veuillez faire le nécessaire".

Source lci.tf1.fr

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