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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:33
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 22:54

Crise de la CGT : Philippe Martinez gagne le dernier round

Il n'y a pas eu de surprise et encore moins de coup de théâtre au comité confédéral national (CCN) de la CGT, Philippe Martinez,  53 ans, secrétaire général de la fédération de la métallurgie, a été élu secrétaire général de la confédération. Le successeur de Thierry Lepaon, contraint de démissionner le 7 janvier, a été investi par 93,4 % des voix du parlement cégétiste, constitué des secrétaires généraux des 33 fédérations et des 96 unions départementales. Auparavant, le CCN avait adoubé l'ensemble du nouveau bureau confédéral de dix membres par 88,8% de voix pour, et la nomination de Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération de la poste, comme administratrice et trésorière, par 82% des mandats.

M. Martinez a donc frôlé l'unanimité mais ne l'a pas atteinte contrairement à M. Lepaon. Le successeur par défaut de Bernard Thibault avait été investi, le 6 novembre 2012, comme candidat au poste de secrétaire général à la quasi unanimité du CCN avec 119 voix pour, deux abstentions et aucune voix contre. A l'issue du congrès de Toulouse, en mars 2013, M. Lepaon avait été élu à  l'unanimité moins une abstention. Le 3 février, seule la fédération de la construction, dont Eric Aubin, prétendant à la succession de M. Thibault, était jusqu'à récemment le "patron", a voté contre. La fédération de l'énergie, dont la secrétaire générale, Virginie Gensel-Imbrecht, a fait son entrée dans le nouveau bureau confédéral s'est abstenue sur tous les votes.

La volonté de mettre fin - au moins provisoirement et en façade - à la crise historique de la CGT explique en grande partie ce vote sans appel en faveur de M. Martinez. Il n'empêche que si le patron des métallos CGT - qui devrait être remplacé à ce poste par Frédéric Sanchez -a été bien élu, il a subi un sévère camouflet  lors du CCN du 13 janvier où, avec 57,5%, il n'avait pas franchi le seuil des deux tiers des votants requis pour sa désignation. De plus ce vote avait été entaché d'irrégularités, les représentants des fédérations de la santé et de l'union départementale du Nord ayant voté pour alors qu'ils étaient mandatés pour voter contre. Cette fois, la santé et le Nord ont voté pour.

Ancien de Renault - il relève encore des effectifs de l'entreprise -, M. Martinez avait déjà souhaité, en vain, entrer au bureau confédéral en mars 2013. Au CCN de mai 2012, paroxysme de la crise de succession, sa fédération avait voté contre la désignation de Nadine Prigent, la dauphine de M. Thibault, comme secrétaire générale. Lors de la crise autour des affaires concernant le train de vie de M. Lepaon, ce dernier avait proposé, lors d'une réunion secrète le 3 décembre 2014, avec les secrétaires généraux de six fédérations, à M. Martinez de lui succéder en 2016 en échange de son soutien immédiat. Un "deal" qui avait mis M. Martinez en porte à faux avec sa fédération, qui l'avait mandaté pour demander la démission de M. Lepaon. Le futur patron de la CGT avait fini par lâcher celui dont il est aujourd'hui le successeur.

Mardi 3 février, M. Martinez qui a évoqué à plusieurs reprises le "syndicalisme de classe et de masse" qu'est la CGT, a de nouveau mis l'accent sur la contestation de la politique gouvernementale. Il a annoncé une journée d'action nationale interprofessionnelle, en mars ou en avril, ce qui devrait aboutir à une grève commune avec FO - qui va en arrêter le principe lors de son congrès de Tours -, la FSU et Solidaires. M. Martinez a aussi déploré que depuis la position commune CGT-CFDT sur la représentativité syndicale, en avril 2008, les relations avec la CFDT aient été trop privilégiées au détriment de celles avec les autres organisations syndicales..., ce qui est un mauvais présage pour les relations futures avec la centrale de Laurent Berger. Le nouveau secrétaire général de la CGT a également évoqué le prochain congrès de la centrale statutairement prévu en mars 2016 - et qui aura à débattre de ses orientations de fond. Gilbert Garrel, le secrétaire général de la fédération des cheminots, a cependant jugé qu'il vaudrait mieux le retarder de six mois, ce qui était l'intention initiale de M. Lepaon. Ce qui serait alors une première prolongation du mandat de celui qui prend les commandes d'un navire en pleine tempête.

Michel Noblecourt Source social.blog.lemonde.fr

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 19:49
CGT : Philippe Martinez, un pragmatique qui cultive une image de dur
 
Philippe Martinez, au centre
 
Philippe Martinez n’est plus membre du PCF. Il n’est pas pour autant partisan d’une ligne d’ouverture.

Dans la France des accents, il en est un qu’on a tendance à oublier. C’est celui du Parigot. Philippe Martinez, cinquante-trois ans, est un enfant de la banlieue francilienne, passé par Renault Billancourt, et cela s’entend. L’actuel patron des métallurgistes CGT, qui a officiellement succédé à Thierry Lepaon mardi , n’a assurément pas le look tiré à quatre épingles de ce dernier. Il préfère la parka noire au caban gris. Il n’a pas non plus la coupe de cheveux très seventies de Bernard Thibault. Lui, ce sont les bacchantes. Noires et très fournies, elles renforcent un côté bourru, dont il ne se prive pas de jouer, parfois avec humour. Exemple ? Lors de sa première ­conférence de presse comme « possible futur secrétaire général » de la CGT, début janvier, il a expliqué que ce rendez-vous « donn [ait] l’occasion de vérifier qu’[il] a des moustaches, et que ce sont des vraies ». Et d’ajouter pince sans rire : « Je préfère les tirer moi-même, plutôt que vous ne tiriez chacun à votre tour ! »

« Anarchiste »

Ce qui est sûr, c’est qu’elles contribuent à entretenir son image de dur… Qui n’est pas qu’une image, et c’est tout le paradoxe. A première vue, c’est l’inverse : ce métallo va être le premier secrétaire général de la CGT qui ne sera pas membre du Parti communiste depuis 1946. C’est une étape de plus dans la distanciation entre les deux organisations. Mais cela ne veut pas dire qu’il penche pour la social-démocratie ! Il est parti en 2002, en même temps que les autres communistes de Renault, son employeur d’origine, pour désaccord avec la suppression des sections PC d’entreprise proposée par Robert Hue. « Philippe, c’est un anarchiste », confie un communiste de la CGT.

Concernant la ligne syndicale, le futur numéro un n’est clairement pas parmi les plus chauds partisans de l’ouverture. «  Ce n’est pas lui, c’est son prédécesseur à la tête de la Fédération de la métallurgie qui a rompu la guerre froide avec les autres syndicats et a plus engagé la CGT dans les négociations de branche, et il n’a pas creusé le sillon », rappelle un métallo d’une autre confédération. Il a deux leitmotivs, dit un autre : « La référence aux luttes et, ce qui la tempère, celle aux salariés, qu’il faut écouter. »

 

Mais cet Ardéchois de cœur a, à son actif, d’avoir réussi à rassembler, dans une Fédération de la métallurgie bousculée par la crise, avec en particulier des militants de Lutte ouvrière et du NPA dans la surenchère. « Il arrivait à tenir ses troupes chez Renault, ce qui n’était pas facile », se rappelle-t-on dans l’ancienne régie, qui reste encore aujourd’hui l’employeur de ce technicien passé par le paquebot de l’île Séguin. Il a plus récemment œuvré pour débloquer de gros dossiers comme Arcelor ou encore PSA Aulnay. Et, ­contrairement par exemple à la chimie, il veille à éviter que ses troupes tombent entre les mains d’avocats jusqu’au-boutistes, comme ce fut le cas à Goodyear Amiens.

« C’est un pragmatique, dur en affaires, mais qui peut être assez subtil », note un patron. Est-ce l’expérience de son entreprise – sur laquelle il reste encore très centré – et de l’échec de la CGT à y suivre l’évolution du salariat ? Sa fédération a en tout cas financé largement le travail de lutte de la CGT contre les discriminations. « Il a compris les nouveaux défis » auxquels est confrontée la centrale, estime François Clerc, un ouvrier de Sochaux en pointe dans ce combat.


Leïla de Comarmond Source lesechos.fr
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:51

CCN du 3 et 4 février 2015

Election du Bureau confédéral, de l’Administratrice et du Secrétaire général

mardi 3 février 2015

Lors de sa première séance de travail, le Comité confédéral national (CCN) de la CGT réuni les 3 et 4 février vient d’élire un nouveau Bureau confédéral composé de 10 membres. Pour être élu, le Bureau confédéral devait requérir deux tiers des voix représentés.

En votant pour à 88,8 %, les organisations du CCN ont donc élu :

- Fabrice ANGEI
- Colette DUYNSLAEGER
- Virginie GENSEL
- Pascal JOLY
- Denis LALYS
- Philippe MARTINEZ
- Grégory ROUX
- Marie SAAVEDRA
- Céline VERZELETTI,
- Gisèle VIDALLET

Ensuite, le CCN a élu à la majorité Colette Duynslaeger Administratrice de la confédération par 82 % des voix et Philippe Martinez, Secrétaire général par 93,4 % des voix.

Montreuil, le 3 février 2015

Source cgt.fr

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 19:33

Philippe Martinez, un "bourru" à la tête de la CGT

L’ancien salarié de Renault succédera à Thierry Lepaon mardi. Peu bavard, "stalinien" selon ses ennemis, il défendra une ligne dure face au patronat et au gouvernement. 

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C'est l'hiver 2012-2013. Les salariés CGT des ateliers Citroën d'Aulnay multiplient les coups d'éclat, envahissent le Medef, la direction du travail, le congrès des maires… Des boulons fusent dans l'usine, on s'invective. Dans l'ombre, un syndicaliste aux imposantes moustaches noires cherche la sortie du conflit. Philippe Martinez, inconnu du grand public, conclut les négociations avec le constructeur automobile et le gouvernement. "Il a eu un rôle très responsable", se souvient Michel Sapin, alors ministre du Travail.

Mardi, l'ancien métallo de 53 ans va accéder à la tête du syndicat le plus puissant de France. Le comité confédéral national de la CGT devrait, sauf surprise, le nommer secrétaire général, mettant un terme à l'épisode Thierry Lepaon, qui l'a désigné pour lui succéder. Pour Philippe Martinez, la tâche sera la même qu'à Aulnay : canaliser la colère de sa base. Surtout, il va devoir donner du sens à une centrale déboussolée.

Un syndicaliste à l'ancienne

Il règne un étonnant mystère autour de cet ex-salarié de Renault Billancourt, qui a gravi sans bruit les échelons de son syndicat. La CGT ne dispose pas de biographie officielle. Il ne venait pas aux négociations avec le patronat de la métallurgie, envoyant ses lieutenants. Les autres leaders ne l'ont jamais croisé. Ni Laurent Berger (CFDT) ni Jean-Claude Mailly (FO) ne le connaissent. "Je l'ai découvert aux vœux de François Hollande", mi-janvier, témoigne Carole Couvert (CFE-CGC). "Il a un culte du secret, une méthode de communiste, c'est sa formation d'origine", témoigne un de ses fréquents interlocuteurs. Il traîne au sein de la CGT une réputation de "stalinien", surtout chez ses ennemis. Pour constituer son équipe, Martinez s'est entouré de leaders cégétistes de la fonction publique connus pour leurs sympathies avec le Front de gauche. "Pas un seul n'a mis un pied dans le monde de l'entreprise à part lui", s'inquiète-t-on au sein du Medef.

Restaurer l'unité

Martinez a dirigé pendant près de sept ans la fédération de la métallurgie, la troisième plus importante de la CGT en nombre d'adhérents (60.000). Il y a imposé son style sans fioritures. Et signé très peu d'accords avec le patronat (l'UIMM). "Il n'est pas très démonstratif, s'exprime peu, mais quand il le fait, aucun membre de sa délégation ne reprend la parole pour compléter ou préciser", raconte Gabriel Artero, président de la fédération CFE-CGC de la métallurgie. Il a une façon bien à lui d'imposer le rapport de force. "Il n'est pas dans la séduction, il ne vous assomme pas non plus d'un long discours politique. Ses phrases sont dans une économie de mots", raconte un haut fonctionnaire qui a eu affaire à lui. Il sait aussi quand conclure. Un patron précise : "Il paraît distant mais quand on travaille avec lui, on constate qu'il sait être pragmatique." Les syndicalistes qui l'ont fréquenté décrivent un bon camarade, doté d'humour, retrouvant sans barguigner ses homologues autour d'une table à Bruxelles ou Luxembourg après les conférences internationales des métallurgistes européens.

"C'est un syndicaliste à l'ancienne. Dans années 1970, il aurait figuré une caricature de cégétiste. Il s'est créé un personnage un peu bougonnant. Il a, certes, un côté bourru mais il est assez fin pour trouver le moyen de dénouer un conflit. Ce n'est pas un extrémiste", reconnaît un fin connaisseur du monde syndical. Allant droit au but, l'homme n'a pas attendu son intronisation pour faire son entrée en scène politique. Il a serré la main du chef de l'État à l'Élysée, a rencontré le ministre du Travail, François Rebsamen, vendredi, a défilé aux côtés des cheminots cette semaine… S'est déjà installé dans le bureau de son prédécesseur, porte de Montreuil. "Il a eu du culot de prendre cette place avant le jour J", s'étonne un responsable du syndicat.

Martinez doit restaurer l'unité d'une formation qui se déchire depuis le départ de Bernard Thibault. Le plus petit dénominateur commun sera la contestation. "La meilleure façon de rassembler, c'est d'être très à gauche, fermé à tout compromis. On comprendra vite qu'il n'aime pas le capitalisme, les médias, etc.", indique un de ses soutiens. Il aura aussi l'appui de sa compagne, Nathalie Gamiochipi, patronne de la fédération Santé de la CGT. Le nouveau leader a résumé de façon lapidaire ses positions lundi, au cours d'une manifestation menée aux cris de "loi Macron, loi des patrons". Il veut "une CGT à l'offensive, contestant la politique du patronat et du gouvernement et proposant des alternatives pour les salariés". Un minimum pour la centrale.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 19:07
Pacte de responsabilité  : pas d’accord dans le secteur bancaire

François Hollande a appelé il y a quinze jours syndicats et patronat à « accélérer la marche » des négociations autour du pacte de responsabilité dans les branches professionnelles.


Après prolongation des négociations, seule la CFDT soutenait le projet d’accord.Les banques AFB vont soumettre à signature un relevé de conclusions.

Il n’y aura donc pas d’accord sur l’application du pacte de responsabilité dans la branche des banques AFB (Association française des banques). Un texte dans lequel les établissements se fixaient pour objectif de recruter au moins 40.000 salariés sur trois ans, en contrepartie de baisses de cotisations et d’impôts.

La prolongation des négociations jusqu’à la fin du mois de janvier n’ont donc pas permis au patronat bancaire d’emporter une adhésion suffisamment large parmi les organisations syndicales. Seule la CFDT, premier syndicat de la banque avec 29 %, était prête à signer. Or, pour être valide, le projet d’accord devait recevoir la signature de syndicats ayant recueilli au moins 30 % des suffrages. « Le solde de 40.000 embauches en trois ans ne va pas stopper la baisse des effectifs. De plus, la branche ne prenait pas d’engagements fermes, il ne s’agissait que d’objectifs », indique Philippe Sans, pour la CGT. «  On ne voulait pas prendre acte que les effectifs allaient continuer de reculer de 1,5 % par an, alors qu’il n’y avait aucune mesure concrète pour préserver les conditions de travail dans les entreprises », renchérit Régis Dos Santos, du SNB.

Limiter la baisse tendantielle des effectifs

Prenant acte de cette « absence de consensus », le patronat bancaire a donc décidé lundi de « transformer » son texte en relevé de conclusions, « reprenant les principales dispositions dudit accord », selon le courrier envoyé par l’AFB aux syndicats. Le document leur sera transmis pour signature « dans le courant de la semaine ».

Cette défection du secteur bancaire n’est certes pas une bonne nouvelle pour l’exécutif. Toutefois, les promoteurs du pacte de responsabilité avaient dès l’origine prévu la possibilité pour les branches professionnelles de consigner leurs objectifs en terme d’emplois à travers « un relevé de conclusions signé». Une voie parallèle, moins engageante et donc de moindre portée, qu’a déjà emprunté le secteur de la propreté.

Pour la CFDT, l’engagement des banques dans le cadre du pacte de responsabilité permettra de limiter la baisse tendantielle des effectifs, et de gagner potentiellement plus de 8.000 embauches. Elle devrait donc, logiquement, être signataire du relevé de conclusions.

 

Véronique Chocron Source lesechos.fr

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:28

Nord : un syndicaliste sur le point d'être licencié pour "apologie du terrorisme"

 

Nord : un syndicaliste sur le point d'être licencié pour "apologie du terrorisme"

Un peu plus de cinquante salariés ont manifesté vendredi matin devant l'entrée de l'usine Bombardier à Crespin (59), en soutien à l'un de leurs collègues syndicaliste menacé de licenciement pour "apologie du terrorisme".

Karim Khabati est menacé de licenciement pour avoir "proféré des propos inacceptables", raconte la Voix du Nord, au lendemain des attentats qui ont tué plusieurs membres de la rédaction de Charlie Hebdo, le 7 janvier dernier. Des propos "remontés par des salariés" à la direction, précise le quotidien local. La teneur des propos n'a pas été révélée. 

Ils ont été tenus le 8 janvier dans une discussion, rapporte le quotidien local. Une "altercation" aurait eu lieu entre Karim Khabati et d'autres salariés. Convoqué le soir-même par la direction, le syndicaliste est mis à pied et une procédure de licenciement est entamée. Rodrigue Louadoudi, délégué syndical SUD, se confie à la Voix du Nord : 

Les accusations portées par la direction sont creuses, on n’a que des bouts de phrases et certains témoignages se contredisent.

Une cabale contre un syndicaliste ?

Pour Robert Louadoudi ce syndicaliste, secrétaire du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) serait victime d'une "cabale" parce qu'il aurait demandé, pour des raisons de non-respect de la sécurité des salariés, la démission du directeur du site Bombardier de Crespin. 

Du côté de la direction, on assure qu'"avec n’importe quel autre salarié, cela aurait été la même chose". On ajoute : "Nous sommes deux mille, on doit maintenir l’harmonie dans notre site."

"Je suis avant tout l'homme à abattre"

Karim Khabati, quant à lui, est dépité et nie avoir tenu ces "propos inacceptables" : 

Ça m’a profondément touché qu’on me prête de tels propos. Tous ceux qui me connaissent vous diront que ce n’est pas moi. Je suis musulman, mais si je fais le ramadan, je ne vais pas à la mosquée. Me traiter de fondamentaliste, c’est surfer sur la vague de l’islamophobie. Je suis avant tout l’homme à abattre. 

Cinq voix contre, trois pour le licenciement

Quelques heures avant la tenue du comité d'entreprise, une cinquantaine de salariés, ont manifesté, à l'appel de SUD. L'entrée de l'usine était bloquée, des palettes et des pneus ont été brûlés. Au moment de la tenue du vote du comité, cinq élus se sont prononcés contre, trois ont voté pour le licenciement.

 

Source itele.fr

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:22

Chronologie : trois mois de crise à la CGT

La désignation attendue de Philippe Martinez à la tête de la CGT, mardi 3 février, devrait mettre un terme à plus de trois mois d’une des plus graves crises de la centrale, qui a abouti à la démission de son secrétaire général Thierry Lepaon.

 

– 28 octobre 2014 : Le Canard enchaîné révèle que le devis pour la rénovation de l’appartement de fonction de Thierry Lepaon à Vincennes, près de Paris, a atteint 150 000 € (105 000 d’après l’intéressé).

 – 4 novembre : Thierry Lepaon, à la tête de la CGT depuis mars 2013, reconnaît une « faute collective », mais accuse aussi de déloyauté certains dirigeants.

 – 25 novembre : nouvelle révélation du Canard enchaîné sur le coût (62 000 €) de la rénovation, cette fois, du bureau du secrétaire général.

 – 1er décembre : L’Express fait état d’indemnités perçues par Thierry Lepaon à son départ de la CGT Basse-Normandie pour la confédération à Montreuil, ce que l’intéressé confirme. Premiers appels à la démission en interne.

3 décembre  : Thierry Lepaon réunit dans son bureau les dirigeants de plusieurs fédérations (métallurgie, transport, santé…) et leur propose, selon plusieurs sources, un marché, qui consiste à échanger leur appui contre la promesse de soutenir Philippe Martinez, le patron de la métallurgie, pour le prochain mandat de secrétaire général en 2016.

 – 4 décembre : à l’issue des élections dans la fonction publique, la CGT reste la première force (23,1 %) mais perd 2,3 points. Elle a aussi reculé à EDF, la RATP, la SNCF, La Poste. Chez Orange, elle a même perdu sa première place, détrônée par la CFDT.

 – 5 décembre : le bureau confédéral se réunit et un communiqué précise qu’« aucun membre n’a demandé la démission » de Thierry Lepaon, au grand dam de certains participants. Quatre jours plus tard, l’administrateur-trésorier, pointé du doigt pour les dépenses effectuées au profit du numéro un, démissionne.

 – 13 décembre : la fédération des services publics (80 000 adhérents) appelle Thierry Lepaon à quitter sa fonction et menace de demander sa révocation.

 – 18 décembre : « Ma décision est de faire front (…), je ne serai pas le rat qui quitte le navire », répond Thierry Lepaon.

 – 5 janvier 2015 : Louis Viannet, ex-secrétaire général du syndicat, appelle Thierry Lepaon à démissionner, évoquant « une crise sans précédent ».

 – 7 janvier : lors d’une commission exécutive houleuse, Thierry Lepaon jette l’éponge en annonçant qu'« il y aura un nouveau secrétaire général de la CGT la semaine prochaine ». Mais il entend nommer lui-même le bureau qui doit lui succéder.

 – 13 janvier : la liste de dix noms proposée par Thierry Lepaon, dont Philippe Martinez au poste de secrétaire général, échoue à obtenir la majorité requise (deux tiers des suffrages) au comité confédéral national (CCN) de la CGT, qui rassemble les numéros un des fédérations et des unions départementales. Ce vote est interprété comme un désaveu de la méthode Lepaon. Les militants confient à Philippe Martinez la responsabilité de composer une nouvelle équipe.

 – 29 janvier : une nouvelle liste de dix membres, dont Philippe Martinez pour le poste de secrétaire général, est avalisée par la commission exécutive (direction élargie). Hors Philippe Martinez, il s’agit de Marie Saavedra (UD Vaucluse), Gisèle Vidallet (UD Haute-Garonne), Pascal Joly (Urif), Grégory Roux (cheminots), Fabrice Angei (services publics), Virginie Gensel-Imbrecht (énergie), Céline Verzeletti (fonction publique) et Denis Lalys (organismes sociaux), et Colette Duynslaeger (numéro un de La Poste), proposée comme administratrice-trésorière.

 – 3 février : un nouveau CCN se réunit pour se prononcer sur ces dix noms. Pour être validée, la liste doit être approuvée par au moins deux tiers des votants du CCN.

 

NATHALIE BIRCHEM Source la-croix.com

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 22:36

 

 

Manifestation ul cgt beauvais Montreuil CCN 13 janvier 2015

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 21:08

Un ancien membre creusois du "parlement" de la CGT dénonce la direction nationale du syndicat

Raymond Aumarechal CGT Prud'hommes - DELPY Michèle

Raymond Aumarechal CGT Prud'hommes

 

Crise en haut, crise en bas. Le départ de Thierry Le Paon de la tête de la CGT au bout de trois mois de crise interne doit se conclure par l’élection de son successeur, Philippe Martinez, demain par le Comité confédéral national (CCN), le « parlement » de la CGT.

Le CCN, Raymond Aumaréchal en a été membre en tant que secrétaire général de la CGT de la Creuse, de 1975 à 1999. Et à ses membres actuels, il a fait parvenir une lettre ouverte qui se conclut par un « Trop, c’est trop ! » face à cette crise dont il voit « les dégâts » jusqu’ici.

Car les tensions, qui viennent d’éclater, héritées de la succession de Bernard Thibault collent au calendrier d’une autre crise cégétiste, creusoise celle-ci. Depuis trois ans, en effet, Le Secteur juridique (SJ), une association fondée par Raymond Aumaréchal pour conseiller et accompagner les salariés aux prud’hommes, affronte la direction de l’Union départementale CGT. Le conflit a abouti à l’exclusion du SJ des locaux de l’UD et à la refondation de l’Union locale CGT de Guéret dans laquelle se sont réfugiés les “frondeurs”, dont Raymond Aumaréchal. Union locale non reconnue par l’Union départementale.

Liste de noms

Quels rapports entre la crise d’en haut et celle d’en bas ? « A chaque étape de l’affaire creusoise, explique Raymond Aumaréchal, des gens de la direction nationale de la CGT sont intervenus. Et on retrouve les noms de la plupart d’entre eux dans les aléas que vivent les instances dirigeantes ».

Le nom d’Éric Lafont, par exemple, le représentant confédéral venu soutenir l’UD contre la “fronde” et à qui Thierry Le Paon a fait porter la responsabilité des investissements qui ont tant scandalisé pour son appartement et son bureau.

Un responsable cégétiste qui aurait initié, selon Raymond Aumaréchal, la rupture conventionnelle de la secrétaire de l’UD dont la CGT voulait se séparer parce que trop proche des frondeurs. Rupture conventionnelle, dont le principe va à l’encontre de la position officielle cégétiste qui ne cesse de les dénoncer.

« Choisissez bien »

Le nom de Thierry Le Paon lui-même qui, par le biais de représentants envoyés en Creuse, avait fait savoir en avril 2013, à propos du SJ « qu’il n’était pas nécessaire d’avoir une association dans la CGT, il y a nécessité de la dissoudre ».

Et Raymond Aumaréchal de cibler aussi… Philippe Martinez, celui-là même qui doit prendre les rênes de la centrale syndicale demain : « Je me souviens de son œil goguenard et approbateur quand on nous a interdit d’entrer dans la salle du comité général de l’UD en avril 2014 à l’IRFJS de Guéret. Il avait été dépêché en renfort pour soutenir la direction de la CGT creusoise ».

Et l’ancien du CCN de conclure dans sa lettre aux membres actuels : « Donnez à la CGT les dirigeants qu’elle mérite, elle a, en son sein, des militants de valeur. Mais actuellement, ce ne sont pas ceux qui sont écoutés ».

Éric Donzé Source lamontagne.fr

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