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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 22:15

Compétitivité : le tableau sombre du Medef

La campagne présidentielle a commencé. Au Medef, tout du moins, avec la publication de «Cartes sur table», le diagnostic de l'économie française réalisé tous les deux ans par l'organisation patronale. «Il doit être à la base de tous les débats, toutes les idées, toutes les réflexions qui pourront être présentées» en 2012, estime Laurence Parisot.

«“Sois positif”, m'a dit Laurence», précise Pierre Nanterme, patron d'Accenture, président de la commission économique du Medef, et à ce titre pilote de l'ouvrage. Pourtant, le tableau reste invariablement sombre. Les entreprises françaises souffrent structurellement d'un manque de compétitivité. La crise est passée par là et a aggravé la situation. Les entreprises ont vu leur taux de marge repasser sous les 30 %, soit leur plus bas niveau depuis vingt-cinq ans. «Un diagnostic incontestable, c'est déjà, à moitié, des solutions trouvées», poursuit Pierre Nanterme.

Mais le rapport n'évite pas quelques petites provocations de nature à susciter des polémiques avec les syndicats. Constatant que la part des salaires dans la valeur ajoutée a progressé de 3 points en dix ans pour atteindre 67,7 %, le Medef fait mine de s'inquiéter : «La France est le seul pays où les rémunérations augmentent plus vite que la production, ce qui n'est pas soutenable à terme sauf à affaiblir un peu plus la compétitivité des entreprises.» La faute, un peu, aux hausses de salaire net - notamment avec le relèvement du smic lors du passage aux 35 heures - et beaucoup à l'alourdissement des taxes assises sur les rémunérations (cotisations sociales, 1 % logement, versement transport…).

 

Se battre «à armes égales» 

Mais c'est s'agissant de l'importance de la fiscalité que le Medef va le plus loin en remettant en cause la norme habituelle consistant à calculer le poids des prélèvements obligatoires (impôts, charges) rapporté au PIB. «Ce mode de calcul minore le poids des prélèvements obligatoires acquittés par le secteur privé dans les pays où le secteur public contribue fortement au PIB», explique-t-on au sein de l'organisation de la rue Bosquet. Cette dernière propose donc de mesurer le poids des impôts acquittés par les entreprises par rapport aux 1100 milliards de richesse qu'elles produisent réellement. Vu sous cet angle, les prélèvements obligatoires représentent 26,4 % de la valeur ajoutée des entreprises françaises. «C'est comme sielles devaient travailler jusqu'à la mi-avril pour payer leurs charges et leurs impôts», estime le Medef, alors qu'en Angleterre elles travaillent «pour elles» dès le début mars et en Allemagne dès la mi-février. Conclusion : les entreprises françaises ne se battent pas «à armes égales» avec leurs rivales, déplore Pierre Nanterme. Laurence Parisot juge donc urgent de revenir à une «compétitivité équitable» - son leitmotiv depuis un an.

Cela passe par cinq leviers : mieux orienter les jeunes, encourager la recherche, réduire le coût du travail, alléger les prélèvements sur les entreprises, améliorer l'efficacité de la dépense publique. Comment ? Les réponses concrètes sont renvoyées à la fin de l'année, quand le Medef sortira la suite de «Besoin d'air», son livre-programme de 2007. La présidente du Medef, qui affectionne les anglicismes, a l'art du teasing.

La France a perdu 84 milliards avec la crise

 

En 2009, l'économie française affichait un PIB de 1 898 milliards d'euros. Si elle avait connu la même croissance qu'entre 2000 et 2008 (1,6 %) son PIB aurait été de 1 980 milliards d'euros, soit 84 milliards de plus. Avec une croissance de 2,2 % par an, ce retard ne sera rattrapé qu'en 2017.

Volume d'heures travaillées insuffisant

 

Faible durée annuelle du travail,vie active parmi les plus courtes, taux d'emploi au plus bas, chômage élevé expliquent pourquoi la France affiche seulement 622 heures travaillées par habitant contre721 en moyenne en zone euro.

Des impôts plus élevés qu'ailleurs

 

Si les entreprises françaises, qui versent 282 milliards d'impôt et charges chaque année étaient soumises aux mêmes prélèvementsque les allemandes elles paieraient 143 milliards d'impôt en moins.Si elles étaient sous le même régime fiscal que les espagnoles, elles paieraient 62 milliards de moins.

La part des salaires au plus haut depuis 15 ans

 

En dix ans, le totaldes rémunérations versées, incluant les charges patronales,a grimpé de trois points pour représenter 67,7 % de la valeur ajoutée (VA) des entreprises. Pour le Medef, cette hausse s'explique par celle des salaires bruts, qui atteignent 50,2 % de la VA. Du jamais vu depuis 1983.

Une hausse rapide du coût du travail

 

Depuis la mise en place des 35 heures, le poids des charges annexes aux salaires s'est alourdi de 10 % en France alors qu'il a baissé de 9 % en Allemagne. Résultat, les exportations françaises, qui représentaient 55 % des exportations allemandes en 2000, n'en représentent plus que 41 % aujourd'hui.

Par Cyrille Lachèvre
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 22:12

Bernard Thibault partira-t-il avant terme, ou non?

Par Corinne Lhaïk

Formellement, le secrétaire général de la CGT affirme qu'il restera jusquà la fin de son mandat, en décembre 2012. Mais si l'on lit entre les lignes...

Si l'ambiguïté était un royaume, Bernard Thibault en serait le prince. Le secrétaire général de la CGT a beau démentir son départ anticipé, le doute demeure. Ce lundi 7 février, il était l'invité de Jean-Michel Apathie, au micro de RTL. Le leader syndical a de nouveau démenti l'information de notre confrère Le Parisien annonçant son départ fin 2011, c'est à dire avant le congrès de la CGT, prévu pour fin 2012, en principe. 

A coups de "oui, oui, oui" et de "non, non, non" comme si de simples affirmations ou négations ne suffisaient pas, le patron de la CGT a dit qu'il irait au bout de son mandat qui s'achève en décembre 2012. Mais il a aussitôt précisé que la date exacte du congrès n'était pas encore fixée. Or si, selon les statuts de la CGT, cet événement a lieu tous les trois ans, en pratique les secrétaires généraux restent plus longtemps en poste, environ quatre ans. En insistant sur cette question de la fixation de la date du congrès, Thibault, qui cisèle toujours son propos, a-t-il voulu signifier que son job s'achèverait fin décembre 2012, même si le congrès était programmé plus tard? En interne, on parle de mi-2013. 

Autre interrogation: lors du Comité confédéral national (CCN), le Parlement de la CGT, des 3 et 4 février, il a été décidé que le CCN de juin fixerait la date du congrès. Bernard Thibault a dit que cette réunion serait l'occasion de parler de "tout", en insistant sur le mot "tout". Ce qui fait dire à l'un des participants, que la question de sa succession et de sa date sera alors sur la table. Elle demeure en tout cas dans les têtes, malgré les démentis. 

Source lexpress.fr

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 22:05

FO Territoriaux soutient la CGT du port

Le puissant syndicat FO des Territoriaux a apporté, hier, par voie de communiqué, son soutien au non moins puissant syndicat CGT du port. Un moment historique pour les frères ennemis du syndicalisme marseillais. Vont-ils s'unir dans un même rejet de la proposition de service minimum, avancée par le premier adjoint UMP Roland Blum, tant en cas de grève des éboueurs que des salariés du GPMM ? Vont-ils réussir la scission de 1947 à l'envers ? L'avenir proche, nous le dira. 

"Le rapport de la Cour des comptes et les propos inacceptables de certains élus contre le syndicat majoritaire qui sonnent comme un mépris intolérable contre les salariés du port et leur légitime combat pour la satisfaction de leurs revendications", dit le communiqué du syndicat FO des Territoriaux qui affirme qu'il mène "un combat similaire sur le plan de la préservation des acquis" . Pour l'heure, la CGT peu habituée à s'en laisser conter est restée de marbre...

Source laprovence.com

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 22:00

Grève dans les ports. Laurence Parisot parle d'un "meurtre économique"

Aujourd'hui, la grève dans les ports a suscité une passe d'armes entre la présidente du Medef, Laurence Parisot, et la CGT, qu'elle a accusée de "meurtre économique", s'attirant une réplique du n°1 de la centrale, Bernard Thibault, qui a dénoncé une "provocation assez odieuse".

Interrogée sur le conflit qui perturbe fortement l'activité portuaire depuis le début de l'année, Laurence Parisot a épinglé la CGT, syndicat ultra-majoritaire dans le secteur : "C'est une forme de meurtre économique et il n'y a aucun sujet qui mérite une telle façon d'agir".

"Une mise à mort"

"Ce qui se passe dans les ports français, de Marseille au Havre, en passant par Brest ou Saint-Malo, est une catastrophe", a affirmé la présidente du Medef. Selon elle, "il peut y avoir des désaccords entre syndicats, patronat et gouvernement, mais il n'y a aucun désaccord qui justifie une mise à mort".

Ces propos n'ont pas tardé à déclencher une vive réaction de la part de Bernard Thibault. "C'est une provocation assez odieuse de parler de meurtre sur un conflit social. Dans ce blocage, il y a une responsabilité très claire (des pouvoirs publics) et Mme Parisot, en tant que représentant des employeurs, devrait le reconnaître aussi", a-t-il poursuivi.

"Les salariés sont en droit de protester"

"Il y a eu un accord conclu avec l'équipe gouvernementale d'avant-remaniement. Les salariés sont en droit de protester contre le non-respect d'un accord", a ajouté le dirigeant syndical.

Ce conflit est né de la volonté du gouvernement de revoir, après le vote de la réforme des retraites en novembre, un accord de principe conclu un mois plus tôt entre partenaires sociaux sur la reconnaissance de la pénibilité pour certains métiers portuaires.

Source letelegramme.com

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:58

Force Ouvrière et Islamisme, même combat : le paradis par la prière !

On croit à une mauvaise blague tant ça paraît invraisemblable ! Le syndicat FO  de Peugeot-Citroën à Poissy, affilié à la Fédération des Métaux Force Ouvrière, expérimente un syndicalisme nouveau, le prosélytisme islamiste ! Devant le calendrier 2011/1432 qu’il distribue pour faire sa promotion, on hésite entre éclat de rire et consternation.

L’éclat de rire devant un syndicat perverti
 
L’éclat de rire est la réaction d’intelligence qui remet à l’endroit ce qu’une scène de farce met à l’envers. En diffusant un calendrier islamiste en France, le syndicat FO nie gaiement un siècle et demi de lutte syndicale CGT, y compris après sa scission de 1947/1948 dans le contexte de la Guerre froide. La laïcité a toujours été une des valeurs de ce puissant courant syndical dès l’origine. Dans ce contexte, la promotion soudaine de la religion islamique par FO apparaît si contradictoire avec cette tradition qu’elle a l’air d’un gag.
 
Le calendrier affiche les stéréotypes de l’Islam, comme autant de métonymies présentant la partie pour le tout : trois photos de mosquée trônent en tête de page ; et, comme si le compte n’y était pas, elles sont répétées aux trois angles d’un tableau central présentant en Français et en Arabe le programme syndical de l’année intitulé « Horaires des prières de Paris 2011  ». Deux colonnes symétriques l’encadrent : celle de gauche énumère en français les jours fériés de l’année 2011 et celle de droite, les fêtes musulmanes de l’année islamique 1432-1433, en langue arabe.
 
Entre elles et le tableau d’horaires des prières sont symétriquement insérées deux minces colonnes, l’une à droite en français, l’autre à gauche en arabe : elles contiennent des slogans syndicaux d’un genre nouveau enjoignant aux employés de Peugeot de s’adonner à la prière : « L’Islam, peut-on lire, est que tu attestes qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mohammed est le messager d’Allah, que tu accomplisse la prière, etc. ». En bas de tableau, deux leurres prodiguent le même encouragement à la prière, un argument d’autorité et une promesse de gratification : une autorité musulmane garantit le paradis au fidèle qui se soumet aux consignes islamiques…
 
Un syndicat ouvrier CGT-FO, de tradition anticléricale, qui se préoccupe de la vie heureuse dans l’au-delà et non plus sur terre comme c’était jusque-là sa vocation, voilà un personnage de farce comme jamais on n’aurait osé en imaginer. Le patronat peut dormir tranquille et sous-payer ses employés comme de les faire travailler dans n’importe quelles conditions. Le syndicat FO Métaux y veille : il s’occupe désormais de faire prier et rêver à un bonheur dans l’au-delà pour patienter dans le malheur ici-bas !
 
La consternation devant un syndicat communautariste
 
C’est bien pourquoi on n’a soudain plus envie de rire. Faut-il qu’un syndicat ait perdu la tête pour ne plus répondre à la mission que, depuis le 19ème siècle, s’était donnée le syndicalisme, longtemps interdit jusqu’en 1864 et légalisé en 1884 : l’amélioration des conditions de travail ! Un tel outil de propagande syndicale pose donc plusieurs questions.
 
 1- Un syndicat d’appel à la prière
 
On cherche, en effet, vainement sur ce calendrier FO trace des objectifs que poursuit l’organisation syndicale et qui sont pourtant sa raison d’être. Il n’y en a que pour les horaires de prières et les incitations à les respecter. Est-ce la fonction d’un syndicat au sein d’une entreprise que d’appeler à la prière, sous quelque rite que ce soit ? Rien dans ce calendrier ne le distingue d’un tract de propagande islamiste, sinon la signature « FO Métaux ». 
 
2- Un syndicat représentatif non enregistré comme islamiste
 
On objectera qu’il existe bien un syndicat chrétien, la CFTC, qui s’est maintenu après la scission intervenue en 1964, date de la création d’un nouveau syndicat, la CFDT, désireux de s’ancrer dans la laïcité des institutions françaises. Mais, sauf erreur, on ne sache pas que ce syndicat FO Métaux soit répertorié comme une section « FO islamiste ». Mieux, ce matériel de propagande confessionnel ne contredit-il pas les engagements originels du syndicat FO qui lui ont valu la reconnaissance du statut de syndicat représentatif et non d'association cultuelle ?
 
3- La laïcité étrangère aux valeurs de Peugeot ?
 
Sans doute l’entreprise Peugeot est-elle privée et la propagande syndicale en son sein relève-t-elle d’un accord au moins tacite entre la direction et les syndicats. Faut-il dès lors supposer que la direction de Peugeot ait donné son aval à ce type de propagande islamiste et que la laïcité dans cette usine de Poissy ne fasse pas partie de ses valeurs ?
 
4- Le leurre de la flatterie et non l’éducation
 
Il est aisé, d’autre part, de déduire du choix de ce calendrier islamiste que le syndicat FO en use pour stimuler par la flatterie communautariste un réflexe inné d’attirance parmi le personnel de Peugeot à Poissy et recruter des adhérents ou des électeurs : il juge donc que le rappel au devoir islamique de la prière est à cette fin plus efficace que des propositions susceptibles d’améliorer les conditions de travail. La fonction éducatrice des salariés que s’est donnée dès l’origine le syndicalisme, est donc abandonnée au profit de la stimulation des réflexes communautaristes.
 
5- La défense du communautarisme
 
Enfin, par ce type de propagande, ce syndicat FO apporte sa pierre pour lutter contre l’intégration des immigrés de confession musulmane et de culture arabe. Dans la République française dont le Français est la langue, la laïcité, un des socles de la paix civile, et le calendrier Julio-Grégorien le calendrier officiel, FO enferme les immigrés dans leurs particularismes au lieu de les ouvrir à la culture française.
 
On ne peut plus fermer les yeux. Il existe bien en France des groupes politiques et syndicaux qui opposent à la tradition française d’intégration des immigrés la résistance d’une défense de leurs particularismes. Ce calendrier en est un exemple à la fois loufoque et tragique. Car, à terme - qui l’ignore ? - ce sont ces immigrés dont « FO Métaux » flatte les réflexes communautaristes pour attirer leurs suffrages, qui en paieront le prix fort, celui de l’exclusion.
Paul Villach Source agoravox.fr
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 18:29

Dépendance:Sarkozy confirme la voie de l'assurance privée

Alors qu'une étude publiée dans La Tribune montre que les Français sont majoritairement favorables à une prise en charge publique, le chef de l'Etat a estimé que le financement par l'assurance privée devait être étudié.

En clôture ce mardi du colloque sur les enjeux de la dépendance, tenu au Conseil économique, social et environnemental (CESE), le président de le République Nicolas Sarkozy s'est refusé à exclure la piste d'un financement via l'assurance privée. Estimant déraisonnable de ne pas s'interroger sur le rôle des mutuelles et des compagnies d'assurance, dans un contexte de finances publiques très dégradé, il a également exclu de taxer d'avantage le travail. D'où sa volonté de ne pas écarter le sujet pour des «raisons idéologiques». Le chef de l'Etat a précisé que le projet de loi sur la réforme en cours, un des grands chantiers de 2011, devrait être prêt avant l'été, pour un examen par le Parlement à l'automne prochain.

Cette prise de position intervient en plein coeur du débat national sur la dépendance , au cours duquel Roselyne Bachelot, ministre en charge du dossier, a mené une consultation des principaux dirigeants de partis politiques, partenaires syndicaux et responsables associatifs. Si plusieurspistes de réflexion lui ont été soumises, la ministre précisait alors qu'aucun modèle «clés en main» ne lui avait été proposé. En revanche plusieurs priorités telles que le maintien du principe du libre choix entre maintien à domicile et placement en établissement spécialisé, ou encore le rejet unanime d'une privatisation du système ressortaient des discussions. Sur ce point, le chef de l'Etat a également souhaité se montrer rassurant, précisant qu'il n'avait «pas l'intention d'utiliser la dépendance pour privatiser insidieusement l'assurance maladie».

 

Un rapport d'ici à juin

 

Ces préoccupations sont partagées par la majorité des Français. Selon le baromètre Banque Postale Prévoyance La Tribune publié ce mardi dans le quotidien, ils plébiscitent toujours l'intervention de l'Etat puisque les trois quarts d'entre eux sont favorables à une prise en charge de la dépendance via les impôts et les taxes : 83% des personnes interrogées demandent ainsi un développement des aides. Ils sont très peu nombreux à effectuer des démarches pour financer le risque par eux-mêmes. Seuls 18% des moins de 45 ans affirment avoir souscrit un produit financier en vue de couvrir ce risque. La création d'une assurance dépendance obligatoire n'est cependant pas rejetée massivement. 42% des Français se déclarent favorable à l'instauration de tels contrats dès 50 ans. Les plus de 65 ans sont mêmes 56% à reconnaître l'utilité d'une telle mesure. Selon le baromètre, l'attente la plus forte concerne «l'aide aux aidants», qu'il s'agisse d'un aménagement des horaires de travail ou bien de formation. 28% des Français âgés de 35 à 75 ans ont en effet une personne dépendante dans leur entourage ou à leur domicile.

Le président du CESE, Jean-paul Delevoye a été chargé par le premier ministre de remettre un rapport sur le sujet d'ici au mois de juin. Une partie de la réforme est prévue pour 2011. La seconde sera vraisemblablement mise en place en 2012, après la présidentielle.

Source lefigaro.fr

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 21:23

Ports : FO et la CGT contre-attaquent après les propos de Chérèque

La CGT des ports et docks et FO-transports ont respectivement qualifié lundi d'"innaceptables" et de "décalés" par rapport aux salariés les propos du secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, qui a parlé d'un système syndical "pas tout à fait démocratique" dans les ports.

François Chérèque "a dit des choses inacceptables pour un militant, des choses qui rendent plus service au patronat qu'aux salariés", a déclaré Tony Hautbois, responsable national à la CGT des ports et docks.

"Si la CFDT a du mal à s'implanter dans les ports, c'est parce que les travailleurs n'adhérent pas à son discours et à son orientation syndicale", a ajouté M. Hautbois.

Interrogé dimanche sur le conflit qui perturbe fortement l'activité portuaire depuis le début de l'année, M. Chérèque a critiqué "un corporatisme qui met en difficulté les bassins économiques".

"La situation syndicale dans les ports est bien particulière. Depuis la Libération, nous sommes dans un syndicalisme unique, où ce sont les syndicats qui font l'embauche, à savoir la CGT", a-t-il avancé.

Selon lui, la CFDT "a fait des essais" pour s'implanter dans les ports "mais ce n'est pas possible".

La Fédération FO-Transports, présente également dans les ports au côté de la CGT qui représente autour de 90% du personnel de la manutention, a également déploré les propos de M. Chérèque.

"Une fois encore, M. Chérèque tient des propos décalés, voire en soutien au gouvernement contre les salariés", indique un communiqué.

"Que la liberté syndicale soit un combat quotidien dans le secteur, tous les militants de Force ouvrière l'attestent (...) qu'aujourd'hui la position commune signée par la CFDT reprise dans la loi du 20 août 2008 soit une entrave à l'implantation syndicale notamment dans le secteur des ports, c'est une évidence", poursuit le texte de FO.

"Il y a des dockers FO à Sète, Toulon ou Bayonne et des syndicats FO dans la plupart des grands ports, et aussi des syndicats CNTPA (Coordination nationale des travailleurs portuaires et assimilés) notamment à Dunkerque et Saint-Nazaire", a commenté Jean Hédou, responsable à FO-Transports.

Pour lui, "aujourd'hui, il y a un mouvement de résistance d'ensemble dans les ports, car le gouvernement ne respecte pas sa parole".

Le conflit dans les ports est né de la volonté du gouvernement de revoir, après le vote de la réforme des retraites en novembre, un accord de principe conclu un mois plus tôt entre partenaires sociaux sur la reconnaissance de la pénibilité pour certains métiers portuaires.

Source courrier-picard.fr

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 19:42

La CGT veut relancer une intersyndicale plus souple et offensive

Le comité confédéral national de la centrale de Bernard Thibault a adopté vendredi à l'unanimité une résolution affirmant son attachement à « l'action syndicale unitaire » .

La CGT mise toujours sur le « syndicalisme rassemblé » cher à Bernard Thibault. Vendredi, à l'issue des deux jours de travail de son « parlement » (le comité confédéral national), la CGT a réaffirmé, dans une résolution adoptée à l'unanimité, son attachement à « l'action syndicale unitaire » et sa volonté d'en refaire un outil de conquête. Elle propose une réunion « très prochainement » de tous les syndicats « pour définir des revendications communes et les mobilisations nécessaires à leur satisfaction ».

C'est la réponse aux interrogations qui pointaient dans la centrale sur l'intérêt du travail de réflexion intersyndical engagé après le conflit des retraites avec la CFDT, la FSU, Solidaires et l'Unsa en vue de bâtir une nouvelle plate-forme de revendications communes (emplois, salaires, refus de la rigueur, défense du service public, etc). Sur fond de durcissement de la centrale de Montreuil, ces travaux étaient paralysés par les divergences avec la CFDT, notamment sur les discussions en cours avec le patronat sur l'assurance-chômage et les retraites complémentaires.

Pour sortir de cette impasse sans renoncer au principe de recherche maximale d'unité d'actions, la CGT a décidé de bouger les curseurs. Elle met de côté la rédaction d'une plate-forme commune globale et mise sur la recherche, au cas par cas, de « revendications communes » dans les négociations engagées avec le patronat, avec des modes d'action communs à la clef.

Il s'agit de « relancer le travail à huit (syndicats) , on fera avec ceux qui veulent », précise Eric Aubin. L'idée est donc de s'appuyer sur une unité à géométrie variable permettant de prendre le cas échéant ses distances avec la CFDT. Hier, sur Europe 1, le leader cédétiste, François Chérèque, minimisant les différends avec la CGT, a estimé que la volonté de la centrale de Montreuil de relancer l'intersyndicale constitue une « bonne nouvelle » qui va « dans le bon sens ».

Des gages à l'aile dure

Pour la CGT, ce positionnement constitue à la fois une manière de préserver la ligne Thibault d'une recherche d'unité d'actions... tout en l'infléchissant en réaffirmant son indépendance. Pour cultiver son image d'organisation à la pointe de la contestation et donner des gages à son aile dure, la CGT a ainsi adopté son propre « agenda des luttes ». Elle prévoit notamment des journées d'action sur la défense de la prud'homie le 15 février, sur les retraites complémentaires le 24 février et sur l'égalité salariale hommes-femmes le 15 mars. Selon elle, « loin d'être marqué par la résignation, le climat social est à l'exaspération ».

Source lesechos.fr

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 19:39

Bernard Thibault prône une restructuration de la CGT

"Il faut construire une cohérence d'organisation des salariés, quel que soit leur statut, leur employeur et la taille de leur entreprise", a déclaré le secrétaire général du syndicat.

La CGT doit "se structurer autrement", pour faire face à "l'éclatement des collectifs de travail", la mobilité professionnelle et la précarisation subie par les salariés, a déclaré son secrétaire général, Bernard Thibault, dans une interview à parue lundi 7 février dans L'Humanité.

"La CGT a le potentiel de développement le plus important" parmi les syndicats, "mais il faut se structurer autrement" car "il y a un éclatement des collectifs de travail, parfois autant de conventions collectives que de métiers dans une même entreprise", a-t-il souligné. "Il faut construire une cohérence d'organisation des salariés, quel que soit leur statut, leur employeur et la taille de leur entreprise", a-t-il ajouté.

Le leader de la CGT a identifié plusieurs "facteurs défavorables" à la syndicalisation et reconnu que "les nouvelles adhésions ne compensent pas les pertes, principalement à cause d'une mobilité professionnelle qui bouscule tous les syndicats".

 

"Elargir l'implantation syndicale"

 

 "Dans l'industrie, les emplois détruits, les fermetures d'entreprises pèsent. Dans le commerce (...), il y a moins de 1% de syndiqués. Dans certaines enseignes, la durée moyenne des contrats de travail est de 8 mois, dans certains secteurs, 80% des embauches sont des étudiants salariés", a-t-il dit.

"La syndicalisation dans ces secteurs précarisés ne peut pas se faire dans les mêmes conditions que dans ceux où le CDI domine. On ne peut pas avoir les mêmes ambitions revendicatives quand on a 3% de syndiqués dans un secteur ou 30%", a ajouté le leader syndical.

Bernard Thibault a également souhaité "élargir l'implantation syndicale" de sa centrale.

Source tempsreel.nouvelobs.com

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 19:36

Chômage: "Les profits ont été détournés"

La parole à : Jacques Voisin, président de la CFTC

Que pensez-vous de la politique de l'emploi du gouvernement ?
Si je m'appuie sur le discours de Nicolas Sarkozy devant le Conseil économique social et environnemental, il faut privilégier la qualité du travail plutôt que la quantité. Ce à quoi je dis banco ! Il faut effectivement travailler à établir des critères qui qualifieraient l'emploi. D'autant que les discours actuels sur les 35 heures sont hors-sujets. Désormais, la loi permet tout, même les contrats de gré à gré jusqu'à 48 heures hebdonmadaires !

Que pensez-vous de l'idée de Xavier Bertrand de se concentrer sur les offres d'emploi non pourvues ?
Cela représente 300 000 emplois tout au plus, alors qu'il y a 4 millions de chômeurs ! On est loin du compte ! Dans les années 90, on nous a dit qu'il fallait réhabiliter les profits, car ils feraient les investissements de demain et les emplois d'après-demain. Aujourd'hui, nous y sommes, et les emplois ne sont pas là. Les profits ont été détournés. Il faut réorienter les profits vers les investissements productifs, ce sera la seule manière de recréer de l'emploi.

Xavier Bertrand propose de mieux répartir les charges entre le travail et le capital...
Bien sûr que nous sommes d'accord avec cette analyse. C'est vraiment la piste à étudier pour créer de l'emploi.

Et que pensez-vous de l'idée de monsieur Copé de mettre en œuvre une TVA sociale ?
Je préfère parler d'une TVA emploi. Elle serait basée sur le même principe que la TVA sociale, mais en abaissant la part salariale des cotisations sociales. En prenant pour hypothèse une hausse de quatre points du taux de TVA, cela engendrerait une hausse moyenne de 490 euros des dépenses des ménages. Un abaissement de 3,8 points de la part salariale des cotisations signifierait une hausse de 1 000 euros pour les salariés...

Source metrofrance.com

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