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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 10:53

Chers camarades,

Voici un extrait du Congrès de 1901, où il est fait état de l'aspect financier pour l'organisation du Congrès par la commission en charge.

L'Histoire nous permet de mesurer le chemin parcouru ou les chemins de traverse empruntés depuis et qui nous ont éloigné du but initial, et nous invite à retrouver le bon chemin, celui qui doit conduire à l'émancipation des travailleurs!

Cela m'a pris un peu de temps, mais j'espère que vous saurez en tirer profit.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Séance d'ouverture du 23 septembre 1901

D'accord avec le Comité confédéral, la Commission s'inspira, dès le début, de ces deux idées maîtresses qui la guidèrent constamment dans le cours de ses travaux.
Rendre le Congrès
Important comme nombre de délégués.
Intéressant et utile pour la classe ouvrière.
Pour exécuter ce programme, la bonne volonté et le dévouement ne suffisaient pas. Il fallait de l'argent.
La Commission, s'inspirant de cette idée que les caisses de l'Etat sont constituées par un prélèvement sur les travailleurs et qu'il ne pouvait y avoir aucune abdication ni aucun froissement d'amour propre à participer quelque peu aux ressources prélevées sur nos salaires, adressa trois demandes de subventions :
La première, au Conseil municipal de Lyon;
La deuxième, au Conseil général du Rhône;
La troisième, au Ministre du commerce et de l'industrie.
Les deux premières demandes devaient être pour les frais du Congrès. La troisième était destinée à rembourser aux délégués leurs frais de voyage.
Le Conseil général du Rhône, statuant sur notre demande, repoussait celle-ci sans discussion.
Le Conseil municipal, après les explications multiples fournies par la Commission, votait au contraire une somme de sept mille francs dans sa séance du 21 mai, sous cette rubrique : Subvention à la Commission d'organisation du Congrès annuel de la Confédération générale du travail pour la tenue à Lyon dudit Congrès en 1901:
Nous n'aurions qu'à remercier le Conseil municipal de Lyon de ce vote, si nous n'étions obligés d'ouvrir une parenthèse sur des faits qui motivèrent certains tiraillements et que notre devoir est de mettre à jour.

Lorsque la demande de crédit fut faite, certains Congrès spéciaux et corporatifs devant avoir lieu, la Commission stipula dans tous les pourparlers préliminaires que la subvention demandée par elle était exclusivement réservée pour le, grand Congrès syndical, et que seules les menues fournitures de papeterie seraient fournies aux Congrès corporatifs qui pourraient avoir lieu et que la Commission ne pouvait encore connaître.
On insista très vivement et à diverses reprises sur ce point et le texte du vote cité plus haut ne laisse aucun doute.
Pourtant, lorsque des camarades chargés de demander des crédits pour leurs Congrès de corporabon se présentèrent à la Mairie, il leur fut répondu que le crédit affecté à la Commission d'organisation l'avait été parce que celle-ci avait caché la possibilité d'autres demandes.

Des camarades, naïvement, tombèrent dans le piège et certains même s'élevèrent plus que vivement contre la Commission du Congrès général.
Nous n'avons pas l'intention de soupçonner ici la bonne foi du maire, qui nous fit toujours bon accueil, mais en la circonstance, un oubli regrettable des faits faillit amener entre des camarades des divisions et des polémiques qui, certainement, auraient été regrettées par leur auteur involontaire.
II ne peut y avoir doute, ni erreur. Voici-les faits ;
A la Commission des finances, lorsque nous fûmes appelés à fournir la justification de notre devis, M. Lavigne, conseiller municipal du 5e arrondissement, nous posa la question suivante : « Vous demandez 10,000 francs, mais pouvez-vous nous assurer qu'il n'y aura pas d'autres demandes ? » A quoi nous répondimes : « Nous vous assurons, au contraire, qu'il y en aura d'autres pour les Congrès de métiers ou d'industrie » et nous citâmes à ce moment l'Ameublement. M. Lavigne poussa alors cette exclamation : « Voilà la question I »
A la délibération, lorsqu'il fut question de fixer le crédit, M. Marietton, adjoint au maire, proposa d'allouer 9,000 francs en chargeant notre Commission de la répartition d'une somme de 2,000 francs aux divers Congrès.
M. Fagot, conseiller du 6e arrondissement, ouvrier cordonnier, demanda alors qu'on se contente de voter les 7,000 francs pour le grand Congrès et qu'on examinerait ensuite les demandes qui pourraient parvenir, et qu'on affecterait alors les 2,000 francs à celles-ci et davantage -si ce n'était suffisant.
Voila la vérité sur ce point. Nous avons tenu à la dire toute entière, sans passion, ni haine contre quiconque, ne connaissant pas dans nos . luttes économiques la couleur des dirigeants qui, demain, sur le terrain politique, peuvent être nos amis ou nos adversaires.

Cette digression terminée, il nous restait un troisième point, notre demande au ministère.
En 1886, M. Lockroy étant ministre, il fut alloué aux congressistes de Lyon une subvention qui leur permit de rembourser la moitié des frais de voyage à tous les délégués.
Nous avions fait la même demande. Après plusieurs lettres restées sans réponse, après avoir chargé M. Colliard de démarches qu'il ne s'empressa pas beaucoup de faire, après une délégation envoyée à Paris pour traiter ce point, nous avons le regret de déclarer que, malgré. une nouvelle lettre de rappel, nous n'avons même pas pu obtenir une réponse.
Nous n'insisterons pas. On nous accuserait là encore peut-être d'allusions aux idées politiques et nous voulons éviter ces reproches, Les représentants des Syndicats apprécieront.
Mais sur ces entrefaites le Conseil général du Rhône avait subi une sérieuse Modification. La Commission décida de renouveler la demande déjà faite et fut assez heureuse d'obtenir un crédit de 2.000 francs qui n'est pas encore touché, mais sur lequel nous pouvons compter.
Et voilà terminée la grosse question argent.

 

Extrait du Compte Rendu des travaux du Congrès National Corporatif de la Confédération Générale du Travail de 1901.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 13:19

CGT : méthodes mafieuses pour une élection, et pour quoi d’autre ?

Publié par Bob Woodward sur 31 Janvier 2015, 10:27am

La candidature de Philippe Martinez, le patron des métallurgistes, a été rejetée, mais il reste tout de même pressenti pour succéder à Thierry Lepaon

 

A coups d’influence et de manipulation, le comité confédéral national (CCN) de la CGT, mardi 13 janvier, a accouché d’une situation digne de la mafia. Comme prévu, la solution préconisée par Thierry Lepaon – avec un nouveau bureau confédéral de dix membres ayant à sa tête, comme secrétaire général, Philippe Martinez, le patron de la fédération de la métallurgie – a été rejetée. Avec 57,5 % de voix pour, 41,6 % contre et 1 % d'abstentions, elle n'a pas franchi le seuil requis par les statuts d'une majorité des deux tiers. M. Martinez n'a donc pas été élu secrétaire général.

Mais si c'est un echec pour M. Lepaon, ce n'est qu’un retard pour M. Martinez qui reste « pressenti pour être le futur secrétaire général de la CGT ». A ce titre, il lui a été confié le « pilotage d'un collectif chargé de présenter une nouvelle proposition de bureau confédéral »lors d'un prochain CCN, les 3 et 4 février.


CGT : méthodes mafieuses pour une élection, et pour quoi d’autre ?

« Méthode mafieuse »

 

Selon Michel Noblecourt du MONDE, la CGT a ajouté un scandale à la crise. La fédération de la santé, la deuxième de la CGT, avait décidé, lundi, à une majorité de 75 %, de voter contre la solution Lepaon, en dépit de la volonté de sa secrétaire générale, Nathalie Gamiochipi, qui est à la ville la compagne de M. Martinez.

Or la représentante de la fédération, Ghislaine Raouafi, a transgressé les consignes de la Fédération de la santé en votant pour. Si les 36 voix dont disposait la santé avait voté contre, le résultat aurait été différent. Selon les résultats officiels la solution Lepaon a obtenu 403 voix pour, 292 contre et 6 abstentions.

Dans le collège des fédérations (335 mandats), il y a eu 172 pour et 163 contre. Mais dans ce collège, si la santé avait respecté son mandat, cela aurait donné 136 pour et 199 contre. Il aurait été alors plus compliqué de faire de M. Martinez « le futur secrétaire général »…

cgt3.jpg

Cette petite manoeuvre – une « méthode mafieuse », selon un membre de la commission exécutive (CE) – a mis la fédération de la santé en ébullition.

Les jours de Mme Gamiochipi sont comptés. La question est de savoir s'il pourrait y avoir un recours contentieux pour contester ce vote.

" La fédération de la santé, peut affirmer que son vote a été dévoyé et demander qu'il soit compté dans les contre », assure un responsable. Mais le mal est fait. M. Martinez doit donc former une nouvelle équipe qui ne portera plus la marque de M. Lepaon. Sauf peut-être concernant les appartements de Vincennes puisque Mme Gamiochipi bénéficierait également d’un appartement de fonction non loin de celui de M. Lepaon.

 

Mardi, alors que la CE s'est réunie de nouveau pendant les travaux du comité confédéral national, il a refusé de modifier la composition de son bureau. De même, l'hypothèse de faire entrer de nouveaux membres à la CE, comme Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération des services publics ou Gilbert Garrel, le patron des cheminots – qui auraient pu, l'un et l'autre, prétendre à diriger la CGT – a été écartée.

L'idée d'un congrès extraordinaire n'a pas été retenue. Le prochain congrès de la CGT aura lieu à la date prévue, au printemps 2016. " Il y a désormais 99 % de chances que Martinez soit secrétaire général, indique une source interne ».

 

Sauf si une plainte était déposée par les membres de la fédération de la santé.

cgt4.jpg

Résultat, il est déjà très affaibli, sans marge de manoeuvre. Au CCN, il n'a fait aucune ouverture. Il n'a pas beaucoup de capacité de rassemblement et va essayer de faire une équipe à sa main ". " C'est un communiste traditionnel, un Lepaon plus radical qui n'assure aucune ligne politique ", note un responsable de fédération.

 

Pendant trois semaines, la CGT s'est retrouvée sans chef. Il n'y avait plus de secrétaire général, plus de bureau confédéral, et la CE a été discréditée par le camouflet du CCN.

" Le clivage va s'accentuer entre réformistes et radicaux ", relève une source interne. Et la CGT va continuer à s'enfoncer dans la crise ou tous les coups seront permis. Comme dans la mafia.


Source decryptnewsonline.over-blog.com
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:47

«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu

Enseignant au lycée Victor-Hugo de Poitiers, il est suspendu quatre mois et une enquête est ouverte. Des actions de soutien sont mises en place.

Après les meurtres perpétrés par Coulibaly et les frères Kouachi, la plupart des enseignants, souvent démunis, ont voulu faire circuler la parole, organiser des débatsposer des mots sur ces événements glaçants. Dans le même temps, la ministre de l’Education nationale prévenait : tous les élèves ou les enseignants qui tiendraient des propos discutables seraient sanctionnés, voire signalés à la police.

Un exercice difficile qui pourrait coûter cher à Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo de Poitiers. Il s’est vu reprocher d’avoir «tenu des propos déplacés» lors de la minute de silence (à laquelle il assure cependant n'avoir pas assisté), jeudi 8 janvier, en hommage aux victimes, rapporte la Nouvelle République«Il y a eu des plaintes de familles, a expliqué au journal régional le recteur de l’académie de Poitiers, Jacques Moret. L’enseignant aurait tenu des propos déplacés […]. J’ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l’éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera [le 13 mars, ndlr] sur la suite de sa carrière.» Sa suspension de quatre mois maximum a été agrémentée d’une plainte en justice. Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pour «apologie d'actes de terrorisme». Il encourt 75 000 euros d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement. La teneur des propos en question n’a pas été précisée.

«Je suis arrivé un matin à 8 heures et la chef d'établissement m'a fait signer l'arrêté [de suspension] comme c'est la procédure, a expliqué Jean-François Chazerans, joint par téléphone, à Libération. Depuis, j'ai eu la convocation au conseil de discipline en mains, l'intitulé est : "propos inadéquats tenus en classe". J'aurais plus de détails lorsque j'aurais accès à mon dossier, un mois avant [la tenue de ce conseil]. J'ai six classes, je ne sais pas d'où ça vient.»

«Je suis sonné, je m'attendais à tout sauf ça»

Décrit par le quotidien régional comme un militant d’extrême gauche, Jean-François Chazerans s'était déjà exprimé, samedi, affirmant que les élèves avaient été à l’initiative du débat : «Je ne sais pas quel cours, quel débat est concerné. [Les inspecteurs d’académie m’ont] juste dit : "Ce sont des propos qui ont été tenus en classe." Je suis sonné, je m’attendais à tout sauf à ça. Ce fameux jeudi, j’ai organisé des débats avec mes six classes de terminale. Le but était de comprendre les causes du terrorisme en sortant autant que possible de la passion et de l’émotion du moment.»

Et d'insister : «Ma réaction de citoyen est de dénoncer avec force ces actes odieux, horribles. On ne peut quand même pas m’accuser d’avoir la moindre sympathie pour les jihadistes. Ce sont des groupes fascistes que je combats. Il n’y a pas eu une quelconque apologie du terrorisme lors de mes cours. Au contraire…»

«Est-ce que dans son débat il y a des choses qui ont été interprétées par les élèves, puis répétées et à nouveau interprétées par les parents, s'interroge de son côté Nadine Aloisio, membre du bureau de Sud Education, jointe par Libération. On peut se demander si le fait qu’il ait essayé de réfléchir à la montée du jihadisme chez les jeunes n’a pas été interprété comme une façon de leur trouver des excuses.» 

«La parole du prof vaut-elle moins que celle de l’élève ou des parents ?»

Contacté par le Figaro, un membre du personnel de l’établissement parle d’un prof «qui a le goût du débat avec les élèves, toujours soucieux de faire s’exprimer ses élèves, [animateur] de longue date d’un café-philo». Sur une page Facebook de soutien à Jean-François Chazerans, un jeune homme qui se présente comme un ancien élève abonde : «Il aime vraiment son métier, respecte ses élèves, et transmet à travers ses cours des messages pacifistes. Il amène ses élèves à réfléchir par eux-mêmes, c’est ce qu’on attend d’un prof de philo…» Un père d’élève : «Je connais bien Jean-François Chazerans comme militant, certes, mais aussi comme prof. Il a été le prof […] d’un de mes fils et je peux témoigner de la valeur de cet enseignant qui sait inculquer à ses élèves les méthodes leur permettant une pensée autonome.» Un autre élève : «Il m’a toujours fait penser à Robin Williams dans le Cercle des poètes disparus et cette figure m’a permis d’avancer. Il est des professeurs qui s’inquiètent réellement du sort de ses élèves.» N’en jetez plus !

Un rassemblement de soutien a eu lieu mercredi à Poitiers - «il a réuni 200 personnes», précise l'enseignant - et une pétition a été lancée. Le syndicat Sud Educ s’interroge : «Comment pourrait-on le suspecter de ne pas respecter les victimes de ces actes odieux, qu’il condamne par ailleurs, alors qu’il partage bien des engagements qui sont ceux de l’hebdomadaire Charlie Hebdo  Au-delà du fond, Nadine Aloisio dénonce aussi la méthode : «[Jean-François Chazerans] n'était même pas au courant [que des parents avaient appelé le rectorat (1)]. La parole du prof vaut donc moins que celle de l'élève ou des parents ? On est des punching-balls ? Voilà comment on protège les profs : on les met en première ligne, puis on ne les soutient pas.»

Jean-François Chazerans, lui, vit sa suspension «comme une sanction», même s'il veut croire que le conseil disciplinaire devra faire preuve de prudence. La proviseure du lycée, que nous avons contactée, n'a pas souhaité s'exprimer. L'intersyndicale des enseignants du lycée Victor-Hugo a de son côté lancé un préavis de grève pour le jeudi 5 février.

 

Source liberation.fr

 

Le rectorat suspend le prof et saisit la justice

Jean-François Chazerans a reçu le courrier lui, notifiant sa suspension. Aucun motif n'est indiqué. - Jean-François Chazerans a reçu le courrier lui, notifiant sa suspension. Aucun motif n'est indiqué. - (Photo Patrick Lavaud) 

Jean-François Chazerans a reçu le courrier lui, notifiant sa suspension. Aucun motif n'est indiqué.

 

Accusé par des parents d’élèves d’avoir perturbé la minute de silence, un professeur de philo du lycée Victor-Hugo à Poitiers est mis à pied. Il se défend.

Jacques Moret organisait hier après-midi la mobilisation pour les valeurs de la République (lire plus bas). Dans son introduction il rappelait : « Le 8 janvier, il y a eu aussi l'inacceptable commis par quelques enseignants qui n'ont pas observé la minute de silence avec des arguments dérisoires invoquant une absence de nécessité. Ou des arguments plus contestables estimant que ce n'était pas le moyen le plus approprié. Mais aussi des arguments inadmissibles pour des fonctionnaires cautionnant plus ou moins les attentats. » Et le recteur de promettre des sanctions si ces faits étaient avérés.
Ainsi, un professeur de philosophie du lycée Victor-Hugo à Poitiers est suspendu à titre conservatoire pour 4 mois (*) depuis mercredi. Il a été remplacé. « Sur ce cas, il y a eu des plaintes de familles, nous a confié le recteur. L'enseignant aurait tenu des propos déplacés pendant la minute de silence. J'ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l'éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera sur la suite de sa carrière. » Par ailleurs, Jacques Moret a porté l'affaire en justice hier soir. « Le recteur m'a effectivement dit qu'il me saisissait sur le fondement de l'article 40, nous a confirmé le procureur de la République Nicolas Jacquet. Je n'ai pas à cette heure les éléments en main. » L'apologie du terrorisme est évoquée. Mais le rectorat n'en dira pas plus.

Jean-François Chazerans par contre nous a livré sa version. Ce professeur de philo mis en cause est connu pour son militantisme d'extrême gauche. Enseignant à Victor-Hugo depuis 2005, il est apparu très ému hier midi. Sous le choc. Voici sa vérité. « J'ai été interrogé lundi par deux inspecteurs d'académie. Ils m'ont dit que leur rapport serait le soir même sur le bureau du recteur et le lendemain sur celui de la ministre. Je ne sais pas ce qu'on me reproche. Je ne sais pas quel cours, quel débat est concerné. On m'a juste dit " ce sont des propos qui ont été tenus en classe ". On évoque qu'il y avait eu des plaintes d'élèves et de parents qui sont montées directement au rectorat. Je suis sonné, je m'attendais à tout sauf à ça. Ce fameux jeudi, j'ai organisé des débats avec mes six classes de terminale. Le but était de comprendre les causes du terrorisme en sortant autant que possible de la passion et de l'émotion du moment. »

" Les djihadistes sont des fascistes "

Jean-François Chazerans poursuit. « Ce sont les élèves qui étaient demandeurs. J'étais réticent. Je n'aime pas évoquer à chaud de tels sujets. Devant leur insistance et leur état de choc, j'ai décidé de mettre en place ces débats. »
Eludant la fameuse minute de silence (**) - « Je n'y étais pas » -, le prof engagé condamne aujourd'hui sans ambiguïté les attentats et leurs auteurs. « Ma réaction de citoyen est de dénoncer avec force ces actes odieux, horribles. On ne peut quand même pas m'accuser d'avoir la moindre sympathie pour les djihadistes. Ce sont des groupes fascistes que je combats. Il n'y a pas eu une quelconque apologie du terrorisme lors de mes cours. Au contraire… » Le prof fait montre d'incrédulité. « Je ne comprends pas. Je décide de m'exprimer car je ressens un fort sentiment d'injustice. »

(*) Pendant sa suspension, le professeur bénéficie de l'intégralité de son traitement. Il peut former des recours gracieux, hiérarchique ou contentieux pour contester cette décision. (**) Au moment où nous avons interrogé le professeur, il ignorait qu'on lui reprochait d'avoir perturbé la minute de silence.

Source lanouvellerepublique.fr

 

Soutien à Jean-François Chazerans !

Jean-François Chazerans est professeur de philosophie au lycée Victor Hugo de Poitiers. Il a été mis à pied par le rectorat pendant 4 mois pour des « troubles », à la minute de silence mise en place dans son lycée suite aux terribles attentats contre les journalistes de Charlie Hebdo et contre des personnes tuées parce que juives dans un restaurant Casher.

 

Désormais, une enquête est à l'œuvre, menée par la police judiciaire, pour « apologie du terrorisme ». Jean-François risque jusqu'à 75.000€ d'amende et 5 ans de prison.

 

Les militants de gauche à Poitiers connaissent Jean-François Chazerans. Il est un militant clairement à l'opposé du djihadisme et de la violence raciste. En fait, il n'a pas participé à la minute de silence. C'est cela le « trouble » et « l'apologie du terrorisme ».

 

Comme le rappelle justement un communiqué unitaire * de LO, d'Ensemble, des Jeunes Ecologistes et du NPA, « Jean-François Chazerans, bien connu du milieu associatif et politique poitevin, est à mille lieux de soutenir ces actes barbares – sans pour autant être prêt à marcher du même pas que les gouvernants qui bombardent à droite, à gauche, au gré des intérêts du capital français, et sans se reconnaître dans la brochette des Nétanyahou, Bongo et consorts. Un prof de philo peut, peut-être, faire réfléchir et s’exprimer ses élèves plus efficacement en ne s’en tenant pas à un silence lourd d’ambiguïtés. ».

 

La liberté d'expression est donc loin d'être respectée ici. Pire, c'est la liberté d'opinion qui est attaquée et criminalisée.

 

La mobilisation * lycéenne, syndicale et politique semble se mettre en place. Tant mieux. D'autant que le rectorat de Poitiers s'est fait connaître récemment pour une histoire gerbante, raciste, révélée par Mediapart. Un document demandant aux enseignants de l'Académie d'être vigilant contre les extrémismes religieux mais ne pointant du doigt que les « musulmans d'apparence ». Un power point expliquant comment reconnaître un djihadiste, en somme, avec des critères très... stigmatisant à l'encontre de toute une population, pour ne pas dire plus.

 

Si quelqu'un doit être démis de ses fonctions et jugé pour racisme dans l'académie de Poitiers, c'est bien le recteur lui-même.

Alexandre Raguet Source blogs.mediapart.fr

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 18:32

 

Le Congrès du Commerce CGT, à l'image de la Confédération...

 

La séquence qui vient de s’achever a été l’occasion de voir pour une fois les directions de la CGT (CE et CCN) à l’œuvre en pleine lumière – on retrouvera la série d’articles de ce blog à ce propos ICI… Du moins un peu plus que d’habitude.
Le résultat est conforme à nos attentes, c’est-à-dire à un maintien du statu quo, accompagné de pas mal d’effervescence dans les syndicats, agitation qui n’arrive pas encore à déboucher faute de débat de fond et d’une opposition de classe digne de ce nom, faible et divisée (et nous nous mettons dedans).

 

Nous publions ci-dessous un compte rendu du Congrès de la Fédération du Commerce de novembre dernier, qui date un peu (il est restée dans les tiroirs du fait des affaires Lepaon, puis des attentats), contribution qui montre que les mêmes scénarios se passent à l’échelon inférieur, à l’intérieur d’une fédération – et nous avons des témoignages équivalents dans les UD. Et on peut retrouver la même chose à l’intérieur d’un syndicat…
Bon, ici ce n’est pas n’importe quelle fédération, le Commerce qui a une longue histoire (voir tous les articles de ce blog ICI). Mais le rapport du camarade est symptomatique des maux qui gangrènent notre syndicat à tous les étages, et qui aboutissent à des guerres de clans, de personnes, de chefs. Soit dit en passant, si on a découvert que la Fédération du Commerce a voté contre l’équipe Lepaon (ce qui en a étonné plus d’un…), c’est du fait du conflit qui oppose l’ancienne secrétaire qui s’est fait débarquer, Michèle Chay soutenue par Thierry Lepaon, et le nouveau Amar Lagha, qui traîne lui-même de lourdes casseroles financières lors de son passage à l’US Commerce du Rhône… Rien de politique donc, rien de positions de classe contre le réformisme, juste des règlements de compte internes.

Cela dit, à la base, le Commerce est un secteur dynamique, offensif, qui progresse dans nombre d’endroits sur des bases radicales, contre la sous-traitance et la sur-exploitation, nous en avons souvent parlé. Alors, un congrès minable, mais certains syndicats à fond sur des positions de combat !


Impressions sur le 14e Congrès de la Fédération du Commerce, de la Distribution et des Services à Vichy (24/28 novembre 2014)

 

En arrivant au soir du 23 nous sommes déjà étonnés de notre logement dans des hôtels trois étoiles, et plus encore au moment de notre premier repas dans un hôtel cinq étoiles situé en face du Palais des Congrès. Ce luxe est comme même indécent en regard de l’appauvrissement et la précarisation du salariat dans les secteurs du Commerce et des Services. Mais bon pour la fédé cela ne les choque pas apparemment… (Ah la belle aristocratie ouvrière !)

Faire le congrès dans une salle d’opéra où furent votés les pleins pouvoirs à Pétain, en voila une ironie, c’est tellement facile ensuite de dénoncer les idées d’extrême droite quand soi-même on assoit sur des règles d’une vie démocratique et qu’on se traite en pleine de séance de raciste !

 

Examinons dans un premier acte de cette triste comédie, comment se moquer du monde et mépriser des centaines de congressistes afin de sauvegarder un pouvoir et de continuer en s’en mettre plein les poches (le rapport de la CFC a été très éclairant à cet égard au contraire d’un commissaire aux comptes complètement complice qui a justifié les écarts de près de 100 000€ constatés entre le format papier et la publication sur internet des comptes de la CEF) au détriment de la CGT, de son image et de sa réputation. Comment justifier également l’utilisation d’une « Campagne étude » de plus d’un million d’euros en 2013/2014…

 

Après la pénible lecture d’un « rapport d’actualité » où sont évoqués pêle-mêle Iraq Syrie et qualité de vie syndicale, car il semble que pour certains la désespérance de jeunes à faire le djihad serait lié à un problème de vie syndicale… Et le rapport d’activité ? Circulez braves gens il n’est pas glorieux pour la fédé. Le règlement intérieur ? Il est transmis le jour même et dans son contenu il impose des membres du CAI dans le bureau du congrès…
Les premières protestations des camarades de l’US et de l’UD de Paris et le refus de toute discussion de la part de la « direction » du congrès soulignent la tension permanente qui sera le fil conducteur de ces cinq jours.
La constitution des commissions soulève aussi des interrogations puisque la liste des membres est déjà actée au moment de sa présentation ; après une vive altercation avec la CEF sortante celle-ci se permet d’élargir contrairement à leur règlement intérieur les commissions afin de pouvoir admettre des délégués de l’US de Paris. Du grand n’importe quoi en somme…

 

La présentation de la première résolution entraine de nouveau une passe d’arme entre cette CEF et les délégués parisiens car des amendements essentiels n’ont pas été retenus ; notamment en ce qui concerne l’ouverture du dimanche car le terme « s’oppose » est refusé pour maintenir « reste opposé » ce qui n’est pas la même chose. Les Parisiens arrivent à imposer le vote (ce qui la moindre des choses) après un non débat où la majorité des congressistes n’interviennent quasiment pas (cela sera souvent le cas). Une confusion s’installe immédiatement car le résultat est favorable pour l’amendement… alors comme à Poitiers les fédéraux organisent un second vote ! Et là, miracle le vote devient défavorable !
Bonjour l’ambiance et dans les couloirs ça gueule sec contre cette énième manipulation.

 

Le lendemain matin Thierry Lepaon intervient dans un discours insipide où il récite mécaniquement un texte passe partout. La présentation de la second résolution ne suscite pas d’intervention particulière ; en revanche pour la troisième, le conflit revient en force car le débat se place sur les notions de syndicalisme de service et de syndicalisme de lutte ; là aussi c’est l’incompréhension qui prédomine car les Parisiens passent pour des emmerdeurs aux yeux de la salle, même si en off beaucoup disent que le travail revendicatif à Paris est remarquable et que les dénonciations de la passivité de la fédé sont justifiés. Comme lors de l’intervention du camarade de Virgin qui dénonce avec force l’abandon pur et simple des salariés de sa boite (en vérité c’est l’US de Paris qui a du organiser la mobilisation nationale pour tenter de sauver les emplois puis permettre aux salariés de partir avec de meilleures indemnités). D’ailleurs la date du 16 décembre pour la mobilisation (initiée par cette même US) contre le travail du dimanche et le travail de nuit a été retenue comme une manif nationale par la fédé…mais la question se pose : pourquoi elle ne mobilise pas dans les régions alors que les moyens en matériel et en militant existent comme l'a démontré celle organisée par la seule US à Paris le 14 novembre où près de 2000 salariés ont défilé. Elle était autrement plus conséquente que cette pauvre manif artificielle devant la sous préfecture de Vichy…

En réalité le manque de réactivité de la salle peut dissimuler une gêne à intervenir dans le débat, à prendre position car n’oublions pas qu’après le congrès de Poitiers une purge a été faite contre les congressistes qui s’étaient opposés aux tricheries et aux violences; a contrario la séance sans grande intérêt consacrée à l’encadrement dans la CGT a suscité pas mal d’interventions sur la difficulté à être cégétiste et agent de maitrise voir cadre. Plus problématique a été ce moment où durant le visionnage d’un clip de la fédé sur la grève des Mc Do aux USA l’extrait d’un discours d’Obama qui prétend adhérer à un syndicat s’il avait bossé dans un resto a soulevé un torrent d’applaudissements dans la salle… le comble de la bêtise et de l’ignorance.

 

Dernier acte et pas des moindre fut celui où le syndicat HPE a dénoncé la candidature d’Amadou N’Diaye à la CEF ; en distribuant les jugements concernant ce personnage aux congressistes le syndicat a mis les pieds dans le plat (voir « Des Thierry Lepaon il y en a des centaines à débarquer à la CGT, l'exemple d'Eurodisney »). Revendiquant son acte après qu’Amar Lagha ait estimé que ceux qui ont fait çà ne sont pas digne de la CGT, le syndicat a courageusement tenu tête à la réprobation générale.
Rappelons à ce sujet que la veille, la secrétaire générale de l’US de Paris Céline Carlin avait également dénoncé la candidature d’Amadou N’Diaye lors d’une pitoyable réunion de la commission des candidatures ; pas un seul des quatorze membres présent n’a soutenu la camarade qui a préféré retirer les candidats de l’US Paris de cette sinistre CEF.

L’apothéose fut le lendemain lors des résultats connus de l’élection des membres de la CEF ; les scores médiocres des sortants sont réjouissants; Amadou N’Diaye a fini avant dernier… Dans une ambiance faussement star acadamy les heureux élus sont alors invités sur le podium mais alors qui va les applaudir dans une salle presque vide ? La nature ayant horreur du vide une Internationale retentit sur une tribune où personne ou presque n’en connait les paroles… Prenant la balle au bond, Karl Ghazi et Remi Picaud les ennemis jurés de la fédé (encore pire que les patrons !) poursuivent la chanson et comble de l’ironie leurs visages apparaissent à l’écran sur un tonnerre d’applaudissements. Comment retourner une salle en quelques minutes après cinq jours d’hostilités !

Source ouvalacgt.over-blog.com

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 23:44

La commission exécutive de la CGT valide l’équipe Martinez

Dès le 3 février au soir, Philippe Martinez, 53 ans, devrait être élu secrétaire général de la CGT, une fonction qu'il occupe déjà de fait, au lendemain même du vote du comité confédéral national (CCN) du 13 janvier qui avait pourtant retoqué sa candidature... Le 3 février, le parlement de la CGT, constitué des secrétaires généraux des 33 fédérations et des 96 unions départementales (UD), devrait lui accorder la majorité des deux tiers requise. Jeudi 29 janvier, la commission exécutive (CE) de la centrale, composée de 56 membres, et dont le vote n'est qu'indicatif, a adopté les propositions de Philippe Martineze sur sa future équipe par 27 voix pour, six contre et neuf abstentions.

Dans cette nouvelle équipe de dix membres, Philippe Martinez, secrétaire général de la fédération de la métallurgie, est proposé comme secrétaire général, Colette Duyslinger (poste et télécommunications) occupant le poste clef d'administratrice et de trésorière. Les autres membres de ce bureau totalement paritaire sont Virginie Gensel-Imbrecht (énergie), Céline Verzeletti (personnels pénitentiaires), Marie Saavedra (UD du Vaucluse), Gisèle Vidallet (UD de Haute-Garonne), Grégory Roux (cheminots), Pascal Joly (Union régionale d'Ile-de-France), Denis Lalys (organismes sociaux) et Fabrice Angei (services publics).

"Je vois bien ceux qui sont sur une ligne contestataire, observe un dirigeant de fédération, mais je ne vois pas où sont les pseudo réformistes". Virginie Gensel pourrait-elle symboliser une certaine ouverture? Les avis sont partagés. Son mari, Frédéric Imbrecht, qui l'a précédé à la direction de la fédération de l'énergie, a vu dans cette équipe "un bureau de sortie de crise" en se voulant "vigilant". Parmi les six abstentionnistes, figurent Nadine Prigent, l'ancienne dauphine déchue de Bernard Thibault, et des membres de la CE qui avaient figuré dans l'équipe retoquée par le CCN le 13 janvier,- comme Christine Carlier (Nord) et Pascal Debay (Meurthe-Moselle) -, ou encore Catherine Perret qui avait conduit les négociations de 2013 sur la formation et s'était opposée, contre l'avis du bureau confédéral, à une signature. Certains membres de la CE expliquent leur vote pour par la volonté de sortir de la crise. "Si le CCN repoussait cette solution, indique l'un d'eux, on irait vers un congrès extraordinaire et là c'est toute la partie radicale de la CGT, qui est la seule à être organisée, qui en sortirait vainqueur".

Michel Noblecourt

Source lemonde.fr

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 18:31
CGT: la direction approuve la nouvelle équipe Martinez

La Commission exécutive de la CGT a validé jeudi la nouvelle équipe présentée par Philippe Martinez, pressenti pour succéder à Thierry Lepaon à la tête la CGT. Une équipe qui doit encore obtenir l'aval du "parlement" de la CGT mardi prochain. 

La Commission exécutive de la CGT, c'est à dire la direction élargie de la centrale, a approuvé ce jeudi la nouvelle équipe proposée par Philippe Martinez par 27 voix pour, 6 contre, et 9 abstentions. 

La décision finale revient désormais au Comité confédéral national (CCN, "parlement" de la CGT) qui se réunira mardi et mercredi prochain. Il devra approuver le bureau confédéral à une majorité des deux tiers. Pour rappel, le 13 janvier dernier, le CNN avait rejeté la première proposition présentée par le métallurgiste. 

Martinez déjà aux manettes

La nouvelle équipe, révélée par Le Parisien, comprend Marie Saavedra (UD Vaucluse), Gisèle Vidallet (UD Haute-Garonne), Pascal Joly (Urif), Grégory Roux (cheminots), Fabrice Angei (services publics), Virginie Gensel-Imbrecht (énergie), Céline Verzeletti (fonction publique) et Denis Lalys (organismes sociaux). Colette Duynslaeger (numéro un de La Poste) est proposée comme administratrice-trésorière. 

La précédente équipe avait été rejetée parce qu'elle comportait, aux yeux des opposants, de nombreux soutiens de l'ex-numéro un Thierry Lepaon, parmi lesquels Mme Duynslaeger. L'ex-délégué de Renault Boulogne-Billancourt, 53 ans, a cette fois agi avec plus de doigté. "Philippe Martinez et le collectif ont consulté largement les organisations qui composent le CCN" (fédérations et unions départementales) "pour parvenir à un consensus", a indiqué à l'AFP une source interne. 

Selon un connaisseur de la centrale, "on s'achemine vers la solution Martinez parce que tout le monde à la CGT a peur du vide" et le métallurgiste "occupe ce vide". 

Dans les faits, Philippe Martinez est déjà bien installé. Il était présent aux côtés des autres leaders syndicaux lors des voeux de François Hollande début janvier. Et figurait en bonne position cette semaine lors d'une manifestation contre la loi Macron... 

Source lexpansion.lexpress.fr
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 21:46

Syndicalisme La CGC fustige la « collusion » entre gouvernement, CFDT et Medef

 

Présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert a fustigé, hier, lors d'une conférence de presse la « collusion naturelle » entre le gouvernement, la CFDT et le Medef.

Pour elle, la CFDT n'a pas respecté, dans le cadre des négociations qui viennent de capoter sur le dialogue social, les termes d'un accord passé entre les syndicats « réformistes » (CFDT, CFTC,  CFE-CGC).

Dans ce contexte, le syndicat de cadres demande au gouvernement de ne pas reprendre la main : « A la base, nous n'avions rien demandé. En l'état, ça se passe bien sur le dialogue social. Si on ne fait pas de loi, ça nous va très bien ! »

En tout état de cause, alors que le ministre du Travail, François Rebsamen, a entamé, hier soir, ses consultations bilatérales avec les syndicats et les organisations patronales, Carole Couvert appelle le gouvernement à « sortir des relations privilégiées avec la CFDT et le Medef » et à « entendre toutes les organisations syndicales ».

Source humanite.fr

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:50

En avril 2013, nous avons tous vu les insoutenables images de centaines de femmes innocentes brûlées vives ou écrasées alors qu’elles confectionnaient NOS vêtements dans l’effondrement d'un immeuble au Bangladesh.

Suite à ce drame et à la mobilisation des citoyens partout dans le monde, une vraie volonté politique de changer les choses a vu le jour. Une proposition de loi pour rendre les entreprises plus responsables de leurs actes a été déposée dans la foulée et sera soumise au vote jeudi, le 29 janvier. 

Mais à cause du lobbying intense des grandes entreprises, le PS s'apprête à refuser de voter la loi qu’il avait lui même proposée.
 
C’est inadmissible. La vie de millions de personnes en dépend. Nous avons 48h pour agir. Signons cette pétition pour exiger des députés socialistes qu’ils tiennent leur engagement et votent la loi pour éviter un prochain désastre.

 

 
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:37

C'est sous ce titre très révélateur que les camarades de "où va la CGT" viennent de délivrer leur analyse très critique de la situation à la CGT, ou si vous préférez, leur analyse de la situation très critique à la CGT.

Vous pouvez retrouver cet article en cliquant sur le lien ci dessous.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Fin de récré à la direction de la CGT

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 17:09

CGT : Thierry Lepaon a tout perdu

Trois semaines après avoir été contraint d'abandonner ses fonctions de secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, qui aura 55 ans le 31 janvier, a tout perdu. La nouvelle est passée inaperçue et n'a pas été publiée dans le compte rendu officiel mais le 20 janvier, lors de la dernière réunion de la commission exécutive (CE) de la centrale, composée de 56 membres, Thierry Lepaon a démissionné de cette instance. Il entendait pourtant y rester. C'est Philippe Martinez, toujours pressenti pour être le prochain secrétaire général, malgré le rejet de sa candidature par le comité confédéral national (CCN) du 13 janvier, qui a donné lecture de sa lettre de démission. M. Lepaon y  indique qu'il se conforme ainsi à l'attitude de tous les anciens secrétaires généraux de la CGT. Nul ne sait ce que devient le patron déchu de la centrale, trop jeune pour faire valoir ses droits à la retraite.

En dépit du vote négatif du CCN, Philippe Martinez, qui a tenu une conférence de presse dès le 14 janvier, se comporte comme s'il était déjà secrétaire général en exercice. L'actuel secrétaire général de la fédération de la métallurgie s'est installé dans le bureau (coûteusement rénové) de M. Lepaon, au huitième étage du siège de la confédération à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il a représenté la CGT lors des vœux de François Hollande aux acteurs de l'économie et de l'emploi, le 19 janvier, puis à ceux du ministre du travail, avant de participer, le 26 janvier, à une manifestation parisienne contre la loi Macron. Mardi 27 janvier, le ministère du travail a publié le calendrier des rencontres de François Rebsamen avec le partenaires sociaux, suite à l'échec  des négociations sur la modernisation du dialogue social. Le cabinet du ministre indique qu'il recevra, vendredi 30 janvier à 8h30, Philippe Martinez qualifié de... "secrétaire général de la CGT".

Cette situation est d'autant plus paradoxale que beaucoup s'émeuvent à la CGT des graves irrégularités qui ont entaché le vote du CCN le 13 janvier. La Fédération de la santé et de l'action sociale, la seconde de la CGT, qui avait été mandatée par son comité national fédéral, à 76%, pour voter contre la désignation de M. Martinez a vu son vote transformé en "pour"…


Dénis de démocratie

 

Dans une adresse à toute la CGT, 23 membres de la commission exécutive de la fédération de la santé s'insurgent contre "l'utilisation dévoyée d'un vote sans ambiguïté".  "Nous condamnons le déni de démocratie envers nos organisations territoriales, écrivent les signataires, et considérons que les responsables ont failli au mandat que traduisait ce vote". La même irrégularité a concerné une des plus grosses unions départementales (UD) de la CGT, celle du Nord, qui était aussi mandatée pour votre contre et qui, à l'arrivée, a voté pour. Si les mandats de ces deux organisations avaient été respectés, M. Martinez aurait été loin  des 57% qui lui ont été accordés et aurait eu du mal à être "pressenti" pour être le futur secrétaire général.

Ces dénis de démocratie n'empêchent pas M. Martinez de poursuivre sa route comme si de rien n'était, quitte à nourrir les suspicions autour de ses ambitions. Le 20 janvier, il a formé un "collectif chargé de formuler une proposition de nouveau bureau confédéral" en vue du CCN des 3 et 4 février. Ce collectif, qu'il anime, est formé de quatre membres de la CE: Pascal Joly, secrétaire général de l'Union régionale d'Ile-de-France et membre du conseil national du Parti communiste, un opposant à M. Lepaon ; Yannick Malenfant, de la Fédération nationale des travailleurs de l'Etat, qui avait soutenu la candidature de Nadine Prigent à la succession de Bernard Thibault ; Marie Saavedra, de l'Union départementale (UD) du Vaucluse et Gisèle Vidallet, qui appartient à la fédération de la poste et incarne la ligne contestataire de la CGT. Deux membres du CCN – Denis Gravouil, le secrétaire général de la fédération du spectacle, en pointe dans la mise en cause des affaires touchant M. Lepaon, et Corinne Versigny, secrétaire générale de l'UD de Gironde –, complètent ce collectif.

Le collectif de M. Martinez doit présenter, jeudi 29 janvier à la CE, des propositions sur la composition du futur bureau confédéral. "Comme il faut qu'il montre ses capacités à rassembler, Martinez s'arrangera pour équilibrer entre contestataires et réformistes", note un responsable de fédération. "Il faudrait qu'il fasse une grosse erreur sur le choix de ses membres pour que cela ne passe pas au CCN", ajoute-t-il. Pour le poste d'administrateur et trésorier, le nom de Samantha Dumousseau, membre de la CE, est avancé. Une personnalité qui est loin de faire l'unanimité.

Michel Noblecourt

Source lemonde.fr

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