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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:40

CGT : J-8 avant le CCN

Publié le 25 Janvier 2015

Après le CCN de Janvier,

avant celui annoncé début février

et

pour avancer dans le débat.

CGT : J-8 avant le CCN

 

A ce moment du débat (J-8), le CCN n'a pas (encore) retenu le besoin d'un congrès anticipé, avancé, ou toute autre formule indiquant l'urgence de vite clarifier la question des orientations et celle de l'analyse des causes des dysfonctionnements.

Pour l'instant le débat ne se focalise principalement que sur la question des directions. Cela, il faut le regretter, avec pour partie le concours de ceux qui pourtant à juste raison critiquaient la perméabilité des choix de Toulouse aux sirènes du consensus en matière d'orientations et ses répercussions sur la faiblesse (pour ne pas dire plus) des impulsions venant de la direction.

Si un tel congrès ne peut s'organiser en quelques jours, il est urgent de le convoquer et d'en fixer la date pour une échéance la plus proche possible sans attendre la date initiale. Responsabilité première du CCN, faire qu'il se prépare dans les syndicats pour que sa partie conclusive soit en résonnance avec les exigences revendicatives des syndiqués.

Dans la vie d'une organisation syndicale, de surcroît la CGT, les directions, certes, sont un des aspects forts du débat. Pour autant, ce n'est pas ce qu'exige l'urgence pour construire une efficace contre offensive au capital et à son pouvoir. Les difficultés à coordonner les actions de ces 26 et 29 janvier en témoignent. C'est d'abord une question de stratégie et de proposition d'objectifs pour contrer les choix du pouvoir qui depuis deux ans et demi ne sont pas combattus ou faussement combattus,

Le débat indispensable sera-t-il avancé ou pas ? C'est au CCN de le dire, c'est statutairement entre ses mains.

S'il ne l'était pas, serait-ce à dire qu'il n' y aurait rien à Faire ? Que les choses seraient bouclée ? Quelle concession à la délégation de pouvoir, quelle négation des droits des syndicats et des syndiqués.

Notons d'abord que statutairement il est toujours possible de débattre d'un congrès anticipé à l'occasion d'un CCN demandé par un tiers de ses mandats et sur un ordre du jour fixé par les demandeurs, cette question servant pour sa convocation. Certes, au regard de l'urgence et l'importance, c'est pour le moins procédurier et si cela devait être le seul recours, cela ne rendrait pas optimiste sur le contenu d'un congrès confédéral au regard des exigences et ne permettrait que difficilement de sortir le débat sur la question de ce jeu de chaises musicales autour des directions où un trop grand nombre  de personnages manœuvre pour le maintenir enfermé.

Est-ce de cela que les salariés, les syndiqués et leur syndicat, la CGT ont besoin ?

Il semble cependant (à vérifier) que les velléités d'en retarder la date (hypothèse évoquée à l'automne 2014) ait été retoquée. Le 51ème congrès, sauf à réussir à bousculer les inerties , sans évolution des rapports de force, ne se tiendrait pas avant 2016.

A l'intérieur de ce cadre, si l'année statutaire était maintenue, sa date (premier ou dernier trimestre 2016) sera indicative des limites et volontés de réflexion dans le CCN dans sa configuration d'aujourd'hui et ses membres devraient en rendre compte.

Une question, qui n'est pas que technique mais très politique, va vite se poser.

Quelle que soit la date, la consistance mais surtout la préparation (forme, rédacteurs, contenu etc) des documents préparatoires vont montrer les limites que le CCN va ou pas proposer à la réflexion.

Qui d'autre que lui pour avoir autorité dans la préparation compte tenu des démissions actées de la CECFD, de la disqualification dans le débat de certains de ses membres, le besoin d'une autre CE de la CGT comme un des objets du congrès ?

Un document édulcoré, passe-partout ou une compilation façon Larousse en 10 volumes, édité en juin 2015 pour congrès en septembre ou en octobre 2016 pour plénière en novembre  n'auraient comme conséquence que de faire fuir les militants alors que l'avenir de la CGT dépend d'eux, qu'ils ont besoin de s'emparer de tous les termes du débat pour construire les orientations et définir le mandat de celles et ceux qu'ils désigneront pour les mettre en œuvre et les conditions de restitution de l'activité des mandatés au mandants ; les syndiqués.

La question qui est posée n'est pas d'inventer le syndicalisme de classe mais de refonder son fonctionnement à partir d'une mise à plat des orientations, de l’énoncé des principes qui permettent de combattre le capital et ses auxiliaires,

Un congrès bâclés en deux mois, co-organisés par l'équipe mise sur la touche parce que révélatrice dans ses pratiques d'un échec stratégique prévisible est aussi peu admissible qu'un congrès repoussé au centième anniversaire de l'offensive sur Douaumont ou celui de la révolution de février en Russie.

Va-ton assister une resucée de pratiques antérieures avec y compris les calamiteux deux textes d'orientation écrit chacun dans leur coin par deux groupes où la démocratie se résumerait à choisir l'un en rejetant l'autre, ou va-t-on plutôt avoir une élaboration du document préparatoire à partir des débats et propositions des syndicats, une commissions représentative des débats étant ensuite mise en place par le CCN, mandatée pour la rédaction d'un projet restitué pour amendements conclusifs valant orientations débattu par toutes les organisations statutaires de la CGT et leurs syndiqués, l'usage (là aussi statutaire) de toute la presse confédérale pour porter les discussions ?

Cette restitutions dans une forme claire simple et lisible par tous, faisant l'état des lieux, proposant des objectifs revendicatifs sur lesquels les syndicats pourront rassembler les salariés et les aider à agir pour atteindre ces objectifs devrait être la feuille de route de la direction qui en ressortira.

Il y a des urgences, des décisions immédiates à prendre pour sortir de l’ornière voir remonter à la lumière, et des décisions d'orientations qui quoique importantes, dès lors que l'urgence est prise en compte, peuvent faire objet d'un moratoire à lever sur l'exercice suivant le congrès et qui peuvent demander de prendre plus de temps une fois l'urgence des choix revendicatifs décidés. Il en est ainsi de la question des statuts, dont un réxamen du mode de désignation des organismes de direction, une alayse critique des engagements internationaux de la CGT, une mise à plat des outils militants dont de la refonte de la formation syndicale etc.

Dans les urgences, une redéfinitions des objectifs revendicatifs, leur contenu est la priorité. Que ceux-ci ne soit pas cantonnés dans des repères hors champs du débat de fond, repaires poussiéreux déconnectés de l'activité quotidienne, mais en redeviennent le centre de gravité et définissent le mandat des directions, et que ce soit ces directions qui animent effectivement le travail confédéral, les coopérants évoluant dans ce qui semble aujourd'hui ressembler à une tour de Babel infernale devant se soumettre aux choix de congrès ou se démettre s'il ne veulent pas les appliquer.

Cela fera un immense ballon d'oxygène dans la tour confédérale ainsi ventilée et contribuera à désigner à partir des expériences de luttes concrètes ceux qui animent ce travail, permettra à un certains nombre de ceux qui pour techniciens d'une question ont perdu voire n'ont jamais eu de liens avec leur (un) syndicat d'entreprise de se confronter au réel (en rappelant qu'en dernier ressort, ce sont les syndicats qui statutairement sont confédérés).

Devant la mondialisation, les interrogations autour de l'UE , les formes de croissance, les enjeux environnementaux, les responsabilités du capital, comment effectivement le combattre ? Un débat en profondeur est indispensable et ne peut être mené à la hussarde, ni reservé à des spécialistes. La démocratie exige de manier l'urgence et le temps, exercice dialectique difficile mais indispensable si la volonté d'assainir la maison reste le but.

Si la question du bilan de la participation dans la CES est à poser tant l'expérience montre que celle-ci n'a pas été au service de l'action et son bilan plus que discutable, une suspension de la participation à ses organismes de direction peut-être proposé à ce congrès. En tout état de cause , sauf à vouloir en faire un point d'appuis contre le débat démocratique, l'état de la CGT demande qu'elle se retire de la préparation du congrès de la CES, le CCN peut en décider avant même le congrès .

Sur ce point (la CES) cela semble placer la barre à minima mais un minima auquel ont ne peut déroger, cela donne le temps d'une réflexion à engager dans les syndicats. Le congrès peut donner mandat de l’organiser en profondeur dans la CGT, avec une date butoir à mi mandat d'après le prochain congrès, après la réunion soit d'un congrès thjématique extraordinaire soit d'une conférence nationale ou d'un CCN ? Mais à chaque fois précédé d'un débat de fond dans les organisations pour définir les critères d'une activité internationale et les partenariats à établir, voire les initiative à prendre en la matière : décider alors de la désaffiliation (option ici défendue), son maintient avec double affiliation (dont l'hypothèse FSM telle qu'elle marque le sens de son évolution), mais surtout à partir de son histoire, débattre d'une conception des coopérations internationales en termes de luttes et de solidarités  et juger d'où et comment celles ci sont les mieux à même, d'un point de vue de classe, d'être défendue.

La CGT se retrouve comme dans des grands moments de l'histoire à la croisée des chemins, Celle-ci nous enseigne qu'elle s'en est toujours bien sortie dès lors qu'elles a fixé ses objectifs à partir de repères de classe pour tracer son cap calé sur des objectifs revendicatifs clairs et partagés, répondant aux attentes immédiates des travailleuses et des travailleurs.

A chaque fois qu'elle a hésité ou s'en est écartée, l'organisation, les travailleurs l'ont payé très cher.

Replonger dans l'erreur est une sorte de gourmandise que nous (l'ensemble des syndiqués) avons le devoir d'empêcher et dissuader ceux qui pourrait y céder, la démocratie syndicale devant arbitrer les choix.

Quand à ceux qui refuseraient d'entendre les voix de la démocratie dans la CGT, celle-ci dispose des moyens statutaires de se faire respecter.

Rédigé par Canaille Lerouge

Source canaille-le-rouge.over-blog.com

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:48

 

          


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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:34

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 20:10

Pierre Laurent. Grèce : « la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe »

Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.
Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d'écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté et montrer qu'il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de l'austérité. Ils ont affirmé leur refus de l'extrême droite xénophobe et raciste, ils ont affirmé leur volonté d'une Grèce de justice sociale et de solidarité.
La participation de 75 % et le score de Syriza, entre 37 et 39 % à cette heure, montrent un choix clair pour le pays et pour l'Europe.
La victoire de Syriza ouvre la voie du changement en Europe. François Hollande a raté le rendez-vous de l'histoire d'une réorientation de la construction européenne en 2012 ; l'espoir désormais vient d'Athènes.
Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.
En France, c'est possible aussi. Toutes les forces anti austérité de gauche et écologiste doivent se rassembler pour construire une alternative politique sociale et écologique dans notre pays.
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, président du Parti de la gauche européenne 
Paris, dimanche 25 janvier 2015.
Source humanite.fr
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 14:21

CGT : qu’on ne se trompe pas de cible !

C’est son orientation qui est en jeu !

 

Par Jean LEVY

Ancien membre du bureau de FD des Employés

Ancien Délégué syndical national CGT du Crédit du Nord

Syndiqué à la CGT depuis 70 ans

Le dernier CCN a pris acte de la démission des membres du Bureau confédéral.

Thierry Lepaon n’est plus secrétaire général de la CGT. Il s’est comporté durant son mandat tel un bureaucrate d’autorité, un chef qui juge que sa fonction lui permet d’accéder naturellement à un niveau de vie et aux avantages d’un cadre d’une entreprise privée.

Mais cette conception n’est telle pas tout simplement l’expression de la mentalité du syndicalisme réformiste ?

Et le « problème Lepaon » n’est –il pas plus largement le reflet de l’orientation réformiste donnée à la CGT depuis des décennies ?

S’il ne s’agissait que de distorsions d’ordre éthique, de manquement personnel à la morale syndicale telle que la conçoit dans le syndicalisme de classe, le « cas Lepaon » aurait été vite réglé, ou plutôt, il ne serait jamais posé.

A travers Thierry Lepaon, c’est toute l’orientation de la CGT qui est mise en cause. Celle qui, depuis plusieurs décennie a abandonné le syndicalisme de classe, le syndicalisme de lutte, qui a dévissé progressivement pour prendre le chemin du compromis permanent avec les patrons, devenus des « partenaires sociaux », et le pouvoir en place.

N’est-il pas symptomatique que ce tournant s’est idéologiquement illustré par l’abandon de l’objectif centenaire de la CGT, « la collectivisation des moyens de production et d’échange », exclu de ses statuts ?

N’est-il pas tout aussi démonstratif de cette dérive, la déclaration de Thierry Lepaon faite au Nouvel Economiste, cette année, le 14 février 2014 :

« Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté.

Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose »…

Cette orientation s’exprime également dans le contenu du manuel d’éducation syndical édité à l’usage des militants CGT par la Confédération, au point de se demander ce qui différencie ce manuel de celui de la CFDT.

Or, Thierry Lepaon, exit de ses responsabilités, n’en a pas moins osé proposer son successeur pour diriger la CGT. Le CCN n’a pas ratifié cette extravagance, mais accepté que celui-ci - le secrétaire de la FD de la Métallurgie - soit chargé de présenter la future équipe confédérale au CCN des 3 et 4 février...Décision prise à la majorité requise compte-tenu du vote de la secrétaire de la FD de la Santé, vote en contradiction avec celui de sa direction fédérale !...

Il appartient donc maintenant au CCN d’approuver ou non l’équipe qui sera présentée par Philippe Martinez...

Mais il ne s’agit pas simplement de noms.

Le choix du CCN devra porter sur l’essentiel : l’orientation de notre Centrale syndicale. Et sur le nécéssaire débat, large et démocratique, au sein des syndicats confédérés qui devra en décider.

Ce qui suppose un congrès avancé en 2015, idée rejetée par la majorité du CCN du 13 janvier.

Mais cette perspective ne peut prendre corps que si ce débat ne reste pas " entre les quatre murs" du CCN, loin des militants, loin des syndicats et des entreprises.

Il est nécessaire que la discussion sur les orientations confédérales s’engage à la base de la CGT, dans ses organisations confédérées. Car les salariés n’adhèrent pas directement au siège rue de Paris, à Montreuil, mais sur le lieu de travail, au syndicat, là où se déroule la lutte de classe, là où l’exploitation s’exprime au quotidien.

Les camarades qui, au CCN défendent cette orientation, doivent être convaincu que le "vase clos" confédéral est porteur d’isolement et de défaite.

Les salariés de notre pays, les privés d’emploi, sont actuellement orphelins d’une organisation syndicale de classe et de masse. Ils mesurent chaque jour ce manque à l’audace agressive du patronat, soutenu par le pouvoir PS, qui mène une contre révolution sociale d’ampleur et de violence inégalées.

Pour y faire face, une CGT de classe et de masse est indispensable.

Il s’agit aujourd’hui de la refonder.

Adressez votre texte individuel ou collectif, en mentionnant votre appartenance à la CGT, et vos responsabilités actuelles ou passées,

au Comité Confédéral National de la CGT

263 rue de Paris (93100) Montreuil

et faites connaître ce texte à Jean LEVY

jean.levy wkL dbmail.com

 

Source canempechepasnicolas.over-blog.com

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:48

L'art de la brève se doit d'être court, puissant et transcendant. En quelques phrases, il faut planter le décor, passer le premier message, puis placer l'estocade qui laisse le lecteur dans l'étonnement car il ne s'attendait pas à ce dénouement. Voilà une brève qui m'a assis par sa puissance et sa justesse qui transcende notre intellect tellement conditionné. J'ai hésité à la publier de par son sujet sensible, mais son contenu nous invite tous à réfléchir, et réfléchir, n'est-ce pas ce qui fait de nous des êtres humains?

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Solidarité mais…

La une de Charlie Hebdo post-massacre a déjà fissuré cette belle solidarité chez certains de ses confrères.
Soutien à Charlie mais…
Tout est dans le mais.
Le dessin représentant Mahomet a encore suscité réserves et réprobations de par le monde.
Dans nombre de journaux solidaires, le « visage du prophète » n’a pas été reproduit, ou a été flouté.
Courageux mais pas téméraires.
De même certaines instances religieuses « regrettent » que l’équipe survivante de Charlie continue de « jeter de l’huile sur le feu » en ridiculisant telle ou telle religion.
C’est vrai qu’à travers l’histoire et les âges les religions n’ont jamais ridiculisé les non-croyants, libre-penseurs, et autres athées ; généralement elles se sont simplement contentées de les persécuter, torturer ou tuer.
Chacun sa méthode.
 
Source monde-libertaire.fr
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:32

macron

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 22:55

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 15:54

Après le CCN de la CGT poursuivre et amplifier notre action !
________________

1- Où en sommes-nous ?

Pour faire la clarté sur les pratiques pourtant avérées de certains dirigeants confédéraux et avant que les intéressés ne prennent la décision de se démettre il aura fallu presque 3 mois de bataille dans la CGT.

Tout cela a été vécu comme quelque chose d’indigne et totalement étranger à ce que sont les valeurs défendues par  nombre d’adhérents de la CGT.

Indifférents au préjudice qu’ils ont causé à toute la CGT, comme aux intérêts des travailleurs aucun d’entre eux ne sauraient être exonérés de la responsabilité qu’ils portent.

Si certains dirigeants de la CGT ont perdu toute crédibilité, il faut savoir en tirer les conséquences. Dans les choix qui seront fait pour élire un secrétaire général, un administrateur et un bureau confédéral  il convient d’en tenir compte ! Cela concerne entre autre ceux qui ont soutenu jusqu’au bout la faillite du secrétaire général démissionnaire ! Il ne saurait y avoir de cooptation, de népotisme, et d’arrangements de sommet entre quelques uns. Il faut dorénavant une transparence qui écarte toute démarche de sommet qui exclut les syndicats.

A l’égard de ceux qui prétendent aux responsabilités il faut généraliser la consultation des commissions exécutive de Fédérations, d’Unions départementales, d’Unions régionales, d’unions locales de syndicats ! Toutes n’ont pas été réunit avant le CCN du 13 janvier2015. Pour surmonter cette épreuve ce qui va compter c’est la capacité de la CGT à impliquer le plus grand nombre

Voilà en autre pourquoi il faut un Congrès confédéral en 2015. Un congrès qui se prépare de façon extraordinaire dans la transparence. Un congrès qui soit démocratiquement l’affaire des syndicats. Une tribune de discussion peut contribuer dès à présent.

Nous n’en sommes pas là ! Il en est ainsi parce que cela touche aux orientations aux positionnements et axes revendicatifs actuelles de la CGT autant qu’à ses méthodes de direction !  Or tout est fait pour qu’on ne discute ni de l’un ni de l’autre car les deux sont devenus depuis de nombreuses années les domaines réservés d’une « coterie » !

Voilà pourquoi toute la CGT doit être invité à réfléchir sur les causes véritables qui ont conduit à cette situation. Il faut impérativement l’assainir et faire un véritable état des lieux!

Il s’agit de rétablir la confiance dans toute la CGT ! On le doit à l’ensemble des syndiqués, aux militants, tout particulièrement ceux des entreprises, on le doit ensuite aux travailleurs qui légitimement se posent des questions sur la CGT ! Le groupes de travail mis en place le permettront ils ? Nous le verrons bien !

2- Ce qui n’est plus possible dans la CGT !

Or cette « coterie » par des manœuvres grossières, des menaces, du chantage, des calomnies, et même le détournement des mandats confiés à des membres du CCN ! cherche à confisquer de  fait la direction de la Confédération au mépris des organes démocratiquement élus ! Ils le font dans l’ignorance des militants et syndiqués. Les membres de ce « cabinet de l’ombre » poursuivent leur travail en faveur d’un recentrage de la CGT. A  leurs yeux « la fin justifie les moyens » !

Aujourd’hui après s’être résignés ils abandonnent un secrétaire général, pour se servir d’un autre demain ! Il est impératif que la nouvelle direction qui sera élu prenne  conscience de cette situation et décide des mesures qui s’imposent afin d’opérer une rupture avec des pratiques qui déshonorent la CGT.

En fait toute la CGT doit relever ce défi !

Ces 15 dernières années elle a connu une dégradation continue de sa vie interne également illustrée a travers le carriérisme, la professionnalisation, la délégation de pouvoir, l’institutionnalisation, traits que l’on retrouve dans la conception et la vision du modèle syndical européen.

Ces comportements tournent le dos au dévouement qui caractérise une pratique militante. Ils ont pour but de se servir de la CGT afin de protéger des intérêts personnels comme ceux de forces étrangères au syndicalisme. C’est inacceptable ! Ne rien dire serait s’accommoder au fond de cette façon d’être, de cette façon de faire. Si cela devait se poursuivre on peut deviner ce qu’en seraient les conséquences ! « Le poisson pourrit toujours par la tête » comme le souligne le proverbe  chinois !

3- Il faut rétablir une conception militante !

Voilà pourquoi nous devons contribuer à la mise en œuvre d’une conception de militants auteurs acteurs et décideurs, encourager à tous les niveaux la prise de responsabilité, l’esprit d’initiative et faire vivre démocratie syndicale et ouvrière.

Cela  suppose de bannir toutes formes de « déresponsabilisation »,  comme le refus de s’exprimer et de décider qui constituent des comportements qui avec le temps sont devenus une règle  pour certains dirigeants. Soyons franc avec nous-mêmes n’avons nous pas assister à cela dans certains votes et débats de la Commission exécutive confédérale comme du CCN. N’ont ils pas été le reflet d’une certaine peur du vide qui touche à la recherche d’un homme providentiel. Pourtant nous sommes et avons toujours  été à la CGT contre la délégation de pouvoir, toutes les formes de présidentialisation d’une fonction comme aux clans qu’elle suscite.

En fait si la CGT a besoin d’un secrétaire général ce dernier doit être moins général et beaucoup plus  secrétaire, être un véritable animateur du travail collectif  avec tous et toutes en tenant compte des sensibilités et des expériences.

C’est urgent et ne saurait être différé car la CGT s’est  réfugiée dans une sorte de formalisme/unanimisme qui au fond n’est rien d’autre que ce qu’hier certains reprochaient à d’autres !

Ainsi par exemple la « politique de cadres » de la Confédération a été confiée à un « groupe » qui par sa vision a fini par encourager les clivages, les clans, les courtisans en écartant ceux qui ne défendent pas le point de vue de la direction. On y privilégie les courbes de carrière, et il existe maintenant des DRH à la CGT, des chefs de cabinet et même  un Directeur de l’administration. On croit rêver !
Les voix différentes sont depuis des années systématiquement écartées, pourtant il s’agit de militants d’expérience. La CGT en a un grand besoin d’autant qu’elle est justement confrontée à un problème d’unité et de cohésion. Ne pas en tenir compte dans le choix des futurs dirigeants  de la CGT, pire le nier ou l’ignorer serait catastrophique pour son avenir ! Les syndicats qui sont à la base de la structuration de la CGT doivent exiger d’autres règles et critères pour construire la future direction confédérale!
La CGT a non seulement vu régresser ses programmes de formation syndicale en quantité mais par-dessus tout en qualité à travers ce qui concerne leurs contenus pour s’aligner sur les normes du syndicalisme d’accompagnement et une vision du monde sans contradictions. Son expression, sa presse ne sont plus que l’ombre de ce qu’elle était. La recherche dans le domaine de la collaboration syndicalistes/universitaires dont elle était si fière  a été progressivement abandonnée. A quelques exceptions près la CGT a cédé à l’imagerie et aux idées qui sont dans  l’air du temps !
Cela d’autant qu’aux cadres syndicaux d’origine ouvrière ayant fait l’expérience de la lutte de classes à l’entreprise, puis dans d’autres structures syndicales  professionnelles et interprofessionnelles  ont succédé des responsables dont la trajectoire est bien différente. L’origine scolaire, professionnelle et une expérience militante assez récente pour ne pas dire pire pour des candidatures envisagées est étroitement associée à une vision qui privilégie dialogue social en France et en Europe, partage, répartition des richesses, environnement, une vision du monde droits de l’hommiste nord-sud curieusement jamais solidaire en Europe. On voyage plus facilement à Bruxelles qu’à Athènes.
Pour faire bonne mesure et trouver les inspirations nécessaires on a vu ces dernières années fleurir les “think tank” comme le « Forum Syndical Européen », « Lasaire », « Dialogues » « Confrontations » . Aux cotés de militants et d’anciens dirigeants de la CGT et de la CFDT on y dialogue avec des chefs d’entreprise “sur les risques de radicalisation du mouvement social”. En toute « indépendance » les entreprises, les institutions européennes, participent au financement de ces « clubs de réflexions »!
Voilà ce qu’il faut changer, prendre la parole, « mettre les pieds dans le plat » et décider de manière indépendante à partir de ce qu’est  la CGT et non pas de ce  que l’on veut qu’elle soit, de surcroit à marche forcée!.
Ayant délaissé la réflexion sur les rapports de classe et sur l’organisation de la lutte par ceux-là mêmes qui subissent la domination du Capital, la CGT a ainsi et de ce fait  progressivement subordonnée son action aux positions dominantes du syndicalisme européen ! Une vision du syndicalisme qui est celui de l’échec et qui se range du côté de l'idéologie dominante, et l'idéologie dominante, "c'est l'idéologie de la classe dominante".

Il est pour le moins étonnant que de nombreux medias aient  évoqué une prétendue radicalité de la direction de la CGT et de son Ex-secrétaire général quand le conformisme dont ils ont fait preuve est aujourd’hui justement critiqué par de nombreuses organisations et militants.

Il faut plutôt entendre les forces vives de la CGT, celles qui démocratiquement se sont réunies dans des centaines d’assemblées générales et qui ont fait monter une série d’exigences que l’on peut résumer de la manière suivante : «  la CGT doit changer, changer vraiment » !

Cette action engagé et soutenu avec succès à travers l’Appel « défendons la CGT »,  doit impérativement se poursuivre et s’amplifier sur les objectifs qu’il s’est fixé, notamment  s’agissant d’un Congrès Confédéral avant la fin 2015 préparé dans des conditions exceptionnelles avec les syndiqués !
 
La CGT est à la croisée des chemins, elle doit faire des choix, « il n’y a que les batailles que l’on ne mène pas que l’on ne gagne pas » ! Voilà pourquoi et en priorité il faut  prendre le chemin de la lutte contre les politiques malfaisantes du capital en France, en Europe et dans le monde, se doter d’une démocratie vivante impliquant tous et toutes, revenir à des principes,  et à ce pourquoi la CGT existe depuis 120 ans ! Autant d’objectifs dont elle n’aurait jamais dû s’écarter !

Jean-Pierre Page
Ancien membre de
la Commission exécutive confédérale de la CGT

 

 

Source frontsyndical-classe.org

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 13:17

Retrouvez toute l'actualité de Disneyland Paris sur le site de la CNT SO Disney

 

Pour y accéder, cliquez sur l'image ci-dessous

 

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