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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 20:53

Roanne : trois nouveaux militants CGT refusent un prélèvement ADN

Trois militants CGT ont refusé lundi un prélèvement de leur ADN et devront en conséquence comparaître le 5 novembre devant le tribunal correctionnel de Roanne (Loire).

Les trois hommes, deux agents hospitaliers et un fonctionnaire du ministère de la Défense, avaient été reconnus coupables de "dégradation en réunion" en novembre 2012 par la cour d'appel de Lyon. Ils avaient eté dispensés de peine. Mais le délit de dégradation entraîne une inscription au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Lundi après-midi, ils étaient convoqués à la brigade de gendarmerie de Villerest (Loire) pour qu'un prélèvement ADN soit effectué. Ils s'y sont rendus mais ont refusé tout prélèvement.

Deux autres militants CGT avaient été interpellés pour les mêmes raisons jeudi au petit matin à leur domicile par la police et placés en garde à vue. Cette action avait entraîné le rassemblement d'une centaine de personnes, dont la maire PS de la ville Laure Déroche et la sénatrice communiste de la Loire Cécile Cukierman, devant le commissariat de Roanne.

Passibles d'un an de prison


Les deux militants avaient été libérés en fin de matinée après avoir refusé de se soumettre au prélèvement de leur empreinte génétique. Ils ont été eux aussi convoqués au tribunal correctionnel de Roanne le 5 novembre. La CGT a déjà prévu d'organiser une journée nationale d'action pour les libertés syndicales ce jour-là. Elle estime que l'inscription de ses militants au fichier revient à criminaliser l'action syndicale.

Le fait de refuser un prélèvement de matériel biologique constitue un délit puni d'un peine maximale d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende, informe une source judiciaire.

Source rtl.fr

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 20:48

Goodyear : la CGT réplique à la direction

| AMIENS |

Les plans de reprise ayant tous été repoussés, le syndicat a exposé ses demandes non-abouties lors du Comité central d'entreprise ce mardi

La direction de Goodyear a considéré qu'aucun plan de reprise n'était viable (photo FRED HASLIN) 

La direction de Goodyear a considéré qu'aucun plan de reprise n'était viable

 

 

Alors que la direction du groupe Goodyear a annoncé les résultats de l'étude de l'Agence française des investissements à l'étranger lors du Comité central d'entreprise ce mardi matin, étude qui établit qu'aucun repreneur n'est intéressé par le site d'Amiens nord, la CGT lance la réplique.
Elle a de nouveau exposé son projet de Scop que la direction de Goodyear a balayé d'un revers de la main, s'agissant pour elle d'une simple activité de sous-traitance ne réglant pas le problème de rentabilité du site qu'elle veut fermer (1000 emplois). 
 
La CGT a dans la foulée dénoncé la volonté de la direction de ne pas répondre à une liste de questions lors du CCE,  15 au total, questions visant à obtenir des données précises sur les activités mondiales du groupe, notamment agraires, mais aussi sur les volumes de production de pneus tourisme et les prévisions de vente de ceux-ci (cités comme bas de gamme produits à pertes par le groupe).
La CGT a donc adressé par courrier ces questions à la direction du groupe, tout comme elle a écrit au ministre de l'Économie et des finances avec copie au ministre du Redressement productif. 
 
La CGT pose quatre questions précises sur les liens entre les sociétés du groupe, sur les transferts de production et d'actifs entre le groupe et d'autres sociétés filiales ou non, sur l'importation en France et en Europe de pneus de marque Goodyear fabriqués à l'extérieur de l'Union européenne et enfin, sur les mêmes importations mais en France, de pneus fabriqués au sein de l'UE.
 
La députée de la Somme EELV Barbara Pompili a apporté son soutien aux salariés évoquant une lutte qui n'est pas terminée et posant elle aussi son flot de questions quant aux activité du site. Elle rappelle qu'avec la députée de la Somme Pascale Boistard (PS) elle est à l'origine de la création d'une commission d'enquête parlementaire.
 
Vendredi, la CGT tiendra une réunion salle Haüy à Amiens à 13 heures afin d'aborder l'avenir du site qui passe déjà par le tribunal de Nanterre lundi 3 juin où la justice doit examiner le dossier de fermeture du site, projet mis en échec par la CGT depuis six ans. La direction de Goodyear annonce de son côté poursuivre le processus d'information et de consultation des instances représentatives et annonce un nouveau CCE en juin. 
 
DAVID VANDEVOORDE  Source courrier-picard.fr
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:58

Conférence sociale : la CGT prise au piège de son isolement

La CFDT exclut de bâtir des revendications communes et FO va rejouer cavalier seul.

Non merci. Réunie en conseil national confédéral en fin de semaine dernière, la CFDT a repoussé la proposition de la CGT de bâtir des revendications communes afin d'arriver « plus forts » à la conférence sociale des 20 et 21 juin. « Il n'y a pas de réunion programmée en ce sens », indique sa numéro deux, Véronique Descacq. Pas plus qu'il n'y aura de défilés communs dans le cadre de la semaine contre l'austérité organisée du 7 au 14 juin par la Confédération européenne des syndicats. Thierry Lepaon, leader de la CGT, en rêvait pour relancer, après un 1 er Mai en ordre dispersé, une dynamique de pression unitaire sur l'exécutif. « Ce n'est pas prévu », rétorque Marcel Grignard, chargé des questions européennes pour la CFDT.

Ce maintien à distance laisse la CGT dans une position délicate au moment où se prépare l'acte II du quinquennat. Après avoir déjeuné - une première - au siège de la CFDT avec son leader, Laurent Berger, mi-mai, Thierry Lepaon s'affichait pourtant confiant. « Les efforts qu'on a faits les uns et les autres laissent à penser qu'on puisse arriver avec des positions communes », déclarait-il jeudi dernier. Incapable, à ce stade, de s'appuyer sur la rue - comme l'a rappelé l'échec des mobilisations contre l'accord emploi de janvier -, la CGT mise sur la relance du « syndicalisme rassemblé » pour regagner du poids face à un gouvernement qui maintient avec elle des contacts courtois, pour ne pas insulter l'avenir, mais ne lui cède rien ou presque sur le fond.

Bloc réformiste

La voilà désormais contrainte de constater que les tensions nées de la signature de l'accord sur la sécurisation de l'emploi par la CFDT, la CGC et la CFTC, ainsi que les résultats de la réforme de la représentativité ont redistribué les cartes en plaçant ce bloc réformiste, majoritaire, en position de signer seul avec le patronat. « La CGT s'est isolée toute seule en se repolitisant et en se redurcissant. Cela ne veut pas dire qu'on ne discute plus, mais la priorité est de continuer à porter avec la CFTC et avec la CGC le syndicalisme de proposition qui nous est cher et auquel les Français aspirent », explique une autre figure de la CFDT. « Après avoir voulu nous tuer, la CGT veut maintenant nous embrasser ! Mais qu'elle se rassure, la CFTC a toujours été attentive à ce que les organisations minoritaires aient aussi la parole… », ironise Joseph Thouvenel, vice-président confédéral de la centrale chrétienne.

Une première illustration de cette volonté du bloc réformiste de pousser son avantage sera donnée dès demain, avec la présentation, au Medef, d'un document, signé par ces trois syndicats et le patronat, dressant leurs recommandations en matière de filières d'avenir, objet d'une des six tables rondes de la conférence sociale.

Pour sortir de son isolement, la CGT ne pourra pas plus compter sur FO, qui reprend ses distances passé la parenthèse de leurs actions communes contre l'accord emploi. « Le syndicalisme rassemblé, non. Les holdings syndicaux, c'est anesthésiant, et je n'aime pas l'anesthésie », a souligné son numéro un, Jean-Claude Mailly, fidèle à sa ligne, mardi dernier au sortir de Matignon.

Derek Perrotte Source lesechos.fr
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:48

CENDRAS Syndicats CGT réunis autour de la loi d’amnistie : Les voyous c’est pas nous !

Une brochettes de syndicalistes sous le coup d'actions en justice pour répondre aux questions que se posent les syndicalistes sur les formes de combat aujourd'hui.

 

Selon les lois en vigueur dans ce pays, la fête des syndicats CGT Alès et région à Cendras a réussi à réunir une belle brochette de “voyous” et de “criminels” pour animer le débat sur la criminalisation de l’action syndicale…. ”

“Maintenant que la loi d’amnistie a été retoquée”, explique Sébastien Migliore, “il va falloir que l’on sorte de ce débat des idées concrètes pour faire bouger les choses, peut être des pétitions nationales, on verra”. “Ces rassemblement sont importants pour sortir de la peur…” explique Laurence Sauvage, conseillère régionale Nord-Pas-de-Calais et secrétaire nationale en charge des luttes au Parti de Gauche . “Lâchés par les gouvernement de François Hollande qui a trahi sa promesse d’amnistie, les salariés qui se battent pour leur salaire et leur emploi ont peur. Quand on voit la détresse et les difficultés que traversent ces salariés en lutte, mais surtout celle de leur entourage, on se dit que le but est atteint : le syndicalisme fait peur aujourd’hui et il n’obtient même pas toujours le soutien des populations”. Mais pour Laurence Sauvage la question est plutôt de savoir pourquoi ces salariés sont poussés à  entrer en lutte et à commettre les actes pour lesquels ils sont jugés aujourd’hui. “Quelle est la responsabilité des patrons mais surtout d’un gouvernement qui, de tables rondes en promesses de rencontres avec un ministre, laissent se dégrader la situation sur le terrain. Qui sont les voyous ?”

En rappelant les épisode de la grève des mineurs  de 1963, Bernard Vire de l’Union locale CGT s’interroge : “35 jours de grève, et toute la populations derrière. De Gaulle procède à la réquisition et les mineurs n’ont pas reculé d’un pas, obtenant les acquis que nous connaissons. Nous ne devons pas oublier que notre syndicalisme et avant tout un syndicalisme de lutte et de rapport de forces.” “Aujourd’hui nos militants sont traqués jusqu’à leur domicile“, poursuit-il en comparant les méthodes de François Hollande et de “son policier de ministre” à celles de l’occupation.

Devant une centaine de personnes, (“c’est cela notre drame aujourd’hui”, convient Laurence Sauvage : le 27 février dernier nous étions 300 devant le Sénat là où nous aurions du être 30.000 !“), ils étaient plus d’une dizaine de salariés en lutte ou poursuivis aujourd’hui par la justice à témoigner. Les alésiens en tête avec Sébastien Migliore, Bernard Coste  mais aussi Olivier Bireaud (licencié par la Fédération CGT), Jean-Christophe Jolbert (licencié puis réintégré chez Haribo), Philippe Galano (Secteur autoroutier, licencié et poursuivi en justice, Jean Michel Mespoulède, qui témoigne de l’action des “robins des bois”…  “En agissant comme il le fait aujourd’hui, résumant l’amnistie au cas par cas, le gouvernement nous envoie un marqueur politique : résister comme vous l’avez fait n’est pas correct” commente ce dernier. “… et demain il nous dira comment il faut nous comporter!”.

Source objectifgard.com

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 18:49

RATP : le parquet ouvre une enquête pour favoritisme

La justice enquête sur le renouvellement des rames du RER A. En cause, Nicolas Sarkozy qui aurait poussé Pierre Mongin à favoriser Patrick Kron, P-DG d'Alstom, un ami du président.

Nicolas Sarkozy descendant du RER A, le 5 décembre 2011. Nicolas Sarkozy descendant du RER A, le 5 décembre 2011.


Favoritisme, entente prohibée et prise illégale d'intérêts, la plainte déposée par le syndicat SAT-RATP, révélée par Mediapart en avril dernier, vient d'aboutir à l'ouverture d'une enquête préliminaire. À la suite d'un rapport de la Cour des comptes, accablant pour la RATP sur la gestion du marché du RER A, révélé par Le Monde, la justice a décidé de se pencher sur l'attribution de ce marché à l'entreprise Alstom-Bombardier. En avril 2009, la RATP et l'entreprise de Patrick Kron, associée en partie à la multinationale canadienne, concluaient un accord pour la livraison de 65 trains sur la ligne du RER A.

La Cour des comptes a enquêté sur les conditions d'attribution de ce marché et rendu son rapport en juin 2012. Pour les Sages, la vérité des prix a été dissimulée au conseil d'administration de la RATP en diffusant des "coûts prévisionnels très inférieurs à l'estimation réelle, et ce, en toute connaissance de cause". Selon la Cour des comptes, "il est possible de se demander si le bas niveau de l'estimation - qui ne reposait sur aucune analyse - n'a pas simplement contribué à dissuader les industriels autres qu'Alstom-Bombardier de déposer une offre". "Cette absence de concurrence, continuent les magistrats de la rue Cambon, largement prévisible, n'a pas été propice à l'obtention de conditions financières favorables à la RATP". D'où un surcoût de 190 millions d'euros.

Pourquoi le P-DG de la RATP Pierre Mongin, s'est-il empressé de conclure ce marché, ainsi que les PV du conseil d'administration - que le Point.fr a pu lire - en témoignent ? Dans sa plainte, le syndicat a joint nombre d'articles de presse qui rappellent que Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait promis, lors de sa campagne victorieuse, de "livrer 65 trains en un temps record". Il aurait joué un "rôle très actif poussant la RATP à lancer au plus vite le remplacement des anciennes rames". Il avait d'ailleurs tenu à être présent à l'inauguration des nouvelles rames.

"Dénonciation calomnieuse" (RATP)

"Plus qu'une simple suggestion, la requête du président de la République à la RATP afin qu'elle livre au plus vite de nouvelles rames serait porteuse d'une véritable provocation au favoritisme et donc caractériserait la complicité de M. Sarkozy", indique Me Yassine Bouzrou, l'avocat des plaignants.

Jointe, la direction de la RATP estime que si le parquet a ouvert une enquête, c'est parce que l'entreprise a déposé plainte contre le syndicat, pour dénonciation calomnieuse. "Il est donc normal que le parquet donne suite à la plainte de la RATP en examinant le sujet dans sa globalité", indique le service de presse de la RATP. Dans un communiqué publié à la suite de la plainte du SAT-RATP, la RATP indiquait que "la procédure d'achat et l'appel à la concurrence ont été parfaitement réguliers. La concurrence a été respectée et le prix final conforme à la qualité du produit fourni..."

Mourad Ghazli, le porte-parole du syndicat, a réclamé que le P-DG de la RATP démissionne en cas de mise en examen : "Le patron de la Régie est nommé en conseil des ministres. Il serait normal qu'on applique la jurisprudence Balladur, qui plus est à son ancien directeur de cabinet (Pierre Mongin a été chef de cabinet de l'ancien Premier ministre, NDLR)."

Par Source lepoint.fr

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 18:32

Salaire des patrons : la promesse de Hollande qui a fait long feu

Le candidat Hollande s'était beaucoup engagé sur la limitation des rémunérations les plus élevées. Taxe à 75 % sur les plus hauts salaires, fin des stock-options, limitation des bonus, plafonnement des rémunérations des dirigeants des entreprises publiques et encadrement de celles des patrons d'entrteprises privées : en période de crise économique et de défiance vis-à-vis des classes dirigeantes, le sujet était porteur.

Un an après son élection, la plupart de ces promesses n'ont pas été tenues. Seuls les salaires des dirigeants d'entreprises publiques et de leurs filiales ont été limités à 450 000 euros annuels en juillet 2012. De leur côté, les patrons du CAC 40 conservent des niveaux de rémunération bien plus élevés, avec une moyenne qui s'établissait en 2012 à 2,3 millions d'euros – et jusqu'à 4,8 millions d'euros, soit environ 357 fois le smic annuel, pour Maurice Lévy, dirigeant de Publicis.

Un projet de loi destiné à encadrer les rémunérations privées a plusieurs fois été annoncé mais toujours reporté. Vendredi 24 mai, le ministre de l'économie et des finances, Pierre Moscovici, a annoncé que le gouvernement renonçait pour le moment à légiférer sur ce sujet.

5 avril 2011 - Présentation du programme du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de 2012

La proposition 3.1.2 du programme du Parti socialiste, qui s'intitule "Limiter les écarts excessifs de rémunérations", lance pour la première fois l'idée d'une limitation de l'écart des salaires. En première ligne figurent les "entreprises qui ont une participation publique dans leur capital" pour lesquelles les rémunérations devront être comprises "dans une échelle de l'ordre de 1 à 20". Pour les entreprises dans lesquelles l'Etat n'est pas actionnaire, c'est l'assemblée générale qui devra fixer ce ratio.

26 janvier 2012 - Les 60 engagements de François Hollande

Dans son programme de candidat à l'élection présidentielle, François Hollande reprend à son compte une partie du programme du PS. La promesse 26 consiste à imposer "aux dirigeants des entreprises publiques [et non pas à toutes les rémunérations de l'entreprise] un écart maximal de rémunérations de 1 à 20". La promesse 55 porte sur "la présence des représentants des salariés dans les conseils d'administration et dans les comités de rémunération des grandes entreprises".

29 mai 2012 - Interview de Jean-Marc Ayrault à L'Express

Interrogé par L'Express sur la mise en place de la limitation de l'écart salarial dans les entreprises publiques, le premier ministre, fraîchement installé à Matignon, déclare que "cette fourchette [de 1 à 20] s'appliquera [...] aux contrats en cours", donc dès 2012.

13 juin 2012 - Présentation du décret visant à encadrer les salaires des patrons des entreprises publiques

Le ministre de l'économie et des finances, Pierre Moscovici, présente en conseil des ministres un décret qui devrait être publié "fin juin". Le salaire des dirigeants des entreprises dont l'Etat est l'actionnaire majoritaire sera limité à 450 000 euros annuels, soit environ 28 fois le smic et 20 fois la moyenne des plus bas salaires de la quinzaine d'entreprises publiques concernées (EDF, la SNCF, La Poste, Areva, Aéroports de Paris, France Télévisions, La Française des jeux, etc.). Le décret devra être appliqué "dès 2012 ou 2013 selon les sociétés".

9 et 10 juillet 2012 - Conférence sociale au Palais d'Iéna

Lors de la conférence sociale organisée par le gouvernement pour définir les thèmes qui devront faire l'objet de négociations avec les syndicats et le patronat, Pierre Moscovici confirme l'élaboration d'un projet de loi pour l'automne, qui comprendrait un volet sur le contrôle des rémunérations des patrons et sur la place des salariés dans les comités de rémunération, ainsi qu'aux conseils d'administration. Le projet de loi "régulera, voire prohibera, certaines pratiques qui nous semblent excessives et donnera davantage de place aux représentants des salariés dans les instances qui fixent les rémunérations", explique le ministre.

25 juillet 2012 - Plafonnement des salaires des patrons des entreprises publiques

Le gouvernement approuve le décret présenté le 13 juin par Pierre Moscovici. Il entrera en vigueur le 1er octobre. Le contrôle des rémunérations sera exercé par le ministre de l'économie, conjointement avec le ministre du budget dans les établissements publics à caractère industriel et commercial et leurs décisions en matière de rémunération seront rendues publiques.

A cette date, moins d'une vingtaine de "mandataires sociaux" (PDG, directeur général ou gérant) dépassent le montant fixé à 450 000 euros, selon le ministère de l'économie mais "le champ d'application du décret comprend environ cinquante entreprises détenues directement ou indirectement par l'Etat et sera étendu par arrêté aux dix principales filiales de ces entreprises", ce qui a été fait le 25 octobre 2012.

3 janvier 2013 - Annonce d'un projet de loi par Jean-Marc Ayrault

Lors du premier conseil des ministres de l'année 2013, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, annonce, avant la fin de la négociation entre les partenaires sociaux, que le gouvernement "préparera un projet de loi" qui devra inclure des "dispositions législatives permettant aux salariés de siéger dans les conseils d'administration [et] de mettre fin à certains comportements en matière de rémunérations". Avec l'objectif de le présenter "avant la fin du premier trimestre".

20 février 2013 - Publication d'un rapport sur la transparence de la gouvernance des entreprises

La mission d'information sur la transparence de la gouvernance des grandes entreprises, composée de parlementaires, détaille une série de mesures pour "attribuer aux dirigeants-mandataires sociaux des rémunérations alliant l'éthique à la performance économique". En particulier, ils recommandent de "conforter une autorégulation critiquée dans sa légitimité et dépourvue d'instruments de contrôle efficients" et d'"instaurer par la loi un vote des actionnaires sur les rémunérations des dirigeants-mandataires sociaux".

21 mars 2013 - Report du projet de loi "avant l'été"

L'encadrement des rémunérations, qui n'apparaît pas dans le projet de loi sur l'organisation des entreprises privées présenté le 13 mars, fera l'objet d'un autre projet de loi "avant l'été", annonce Najat Vallaud-Belkacem. Il visera notamment à améliorer la transparence des rémunérations, et non à les encadrer strictement comme le gouvernement l'a fait dans le secteur public. "Il y aura une loi mais on ne peut pas faire dans le privé ce qu'on fait dans le public, cela va de soi", annonce la porte-parole du gouvernement.

2 mai 2013 - Confirmation de la mesure par François Hollande

Dans un bilan de l'avancement de ses promesses, publié le 2 mai 2013, François Hollande réitère son engagement de légiférer sur "la gouvernance des rémunérations dans le secteur privé", précisant même "qu'un projet de loi sera présenté dans les prochaines semaines".

24 mai 2013 - Abandon de l'idée d'encadrer les salaires des patrons du privé

Dans un entretien donné aux Echos, Pierre Moscovici déclare : "il n'y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises", renonçant ainsi à encadrer, et a fortiori à limiter, la rémunération des dirigeants des entreprises privées. En lieu et place, le ministre de l'économie et des finances entend "concentrer l'action législative sur la contribution de 75 % sur la part des rémunérations dépassant 1 million d'euros, qui sera acquittée par l'employeur. Elle sera soumise au Parlement dans le cadre du budget 2014, et aura une durée limitée à deux ans."

Pierre Moscovici a également déclaré avoir rencontré Laurence Parisot, la présidente du Medef et le président de l'AFEP (Association française des entreprises privées), Pierre Pringuet, "qui se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance", notamment par la recommandation du "Say on Pay". Ce terme désigne la pratique de donner aux assemblées générales des actionnaires un droit de regard sur la rémunération des dirigeants de l'entreprise. La pratique recommandée actuellement par ces deux organisations patronales est plutôt le "comply or explain" : si le conseil d'administration ne suit pas les propositions du comité des rémunérations, il doit seulement s'en expliquer.

Jules Bonnard Source lemonde.fr

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 09:20

 

Nous arrivons à la fin du congé de reclassement dans le cadre du plan de licenciement freescale de 821 salarié-es.

 

La grande majorité des 500 salarié-es notifiés en aout 2012, vont directement au chômage. Le taux de reclassement a l’issu du congé de reclassement est catastrophique tandis que nos produits et nos machines partent en Asie et aux USA.

 

La direction, avec pole emploi, a prévu cette arrivée massive de nouveaux chômeurs en organisant deux jours d’ « inscriptions groupées » pour les Freescales.

 

Ce mardi 28 mai et mercredi 29 mai 2013, les freescales vont défiler au pole emploi de Bellefontaine pour déposer leurs dossiers d’inscription au chômage.

 

La CGT freescale sera présente ces 2 jours auprès des salarié-es.

 

Nous vous convions à une conférence de presse le mardi 28 mai à 10h devant le pole emploi de Bellefontaine.

 

La CGT freescale, le 24/05/2013.

Source frontsyndical-classe.org

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 15:31

manif_sante-_15-_Juin_2013-1.jpg

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Source urif.cgt.fr

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:18

Je ne vais pas m'étendre davantage sur ce sujet qui ne doit pas polluer les combats menés.

La volonté de faire taire ce blog qui dérange n'étant un secret pour personne, d'ici un an, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts, et beaucoup d'évènements se seront déroulés.

Ce blog ne se taira pas et la lutte pour la liberté d'expression des honnêtes gens et des salariés de Disneyland Paris se poursuivra sans relâche.

Je reviendrai donc en temps utile sur cette procédure qui ne doit pas se substituer à l'actualité sociale et syndicale si préoccupante en ces temps de régression permanente de nos acquis sociaux.


Des camarades de la CGT m'ont proposé leur soutien financier pour que je sois partie civile dans le dossier des malversations du Comité d'Entreprise.


C'est bien là que réside la meilleure réponse à apporter, même si je regrette qu'il faille sans cesse recourir à la justice pour se faire entendre, là où le bon sens devrait normalement suffire.

C'est le jusqu'au-boutisme patronal qui contraint les travailleurs à ce recours, le patronat misant principalement sur le manque de moyens des travailleurs pour engager de telles actions.

Il se trouve qu'en l'occurence ce sont les camarades de la CGT qui me donnent ces moyens, et j'entends bien les utiliser.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Délégué du personnel CGT à Disneyland Paris

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 15:30

Se soulever ou mourir

Chris Hedges, Truthdig

BusinessPlan_copy

Illustration by Mr. Fish

 

Pour écrire notre livre « Days of Destruction, Days of Revolt. » (Jours de destruction, jours de révolte), Joe Sacco et moi avons passé deux ans à enquêter sur les endroits les plus pauvres des Etats-Unis. Nous sommes allés dans les « misérables zones sacrifiées » de notre pays – les premiers endroits obligés de s’agenouiller devant la dictature des marchés – pour montrer ce qui arrive quand le capitalisme dérégulé et l’expansion économique illimitée s’en donnent à coeur joie. Nous voulions montrer les conséquences de l’exploitation sans foi ni loi des multinationales sur les familles, les communauté et la nature. Nous voulions pourfendre l’idéologie régnante du mondialisme et du laissez-faire capitaliste en montrant ce que devient la vie quand les êtres humains et l’écosystème ne sont plus que des marchandises à exploiter jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien ni personne. Et nous avons voulu mettre en lumière l’impuissance des institutions libérales et gouvernementales officielles autrefois capables de diriger mais qui n’ont plus aujourd’hui assez de pouvoir pour contrecarrer l’assaut des multinationales.

Ce qui s’est passé dans ces zones sacrifiées – les villes post-industrielles comme Camden, N.J., et Detroit, les mines de charbon de l’ouest de la Virginie où les compagnies minières ont fait exploser le sommet des montagnes, les réserves indiennes où le projet dément de l’expansion et l’exploitation économiques sans fin a causé ses premiers dégâts et la culture intensive où les travailleurs sont traités quasiment comme des esclaves – est en train se propager au reste du pays. Ces zones sacrifiées sont tombées les premières. C’est maintenant notre tour.

Les multinationales font les lois. Elles contrôlent nos médias. Elles gèrent le théâtre politique des élections et imposent les programmes éducatifs. Le système judiciaire est à leur service. Elles ont détruit les syndicats et les autres organisations indépendantes de masse, et elles ont acheté le Parti Démocrate qui défendait autrefois les droits des travailleurs. Comme il n’y a plus de réformes au fur et à mesure des besoins – c’était le rôle principal des institutions libérales démocratiques – nous sommes laissés sans protection contre le pouvoir des multinationales.

La saisie secrète par le Département de Justice* de deux mois de conversations téléphoniques entre des reporters et des rédactions de l’Associated Press est le dernier avatar d’une série d’assauts sans précédents contre nos libertés civiles. Le Département de Justice tentait de tracer le ou les officiels du gouvernement qui avaient transmis secrètement des informations à l’AP sur un complot visant à faire sauter un avion de voyageurs qui avait été déjoué. Des informations enregistrées sur les téléphones des agences de l’AP de New York, Washington, D.C., et Hartford, Conn., ainsi que sur les portables et les téléphones fixes privés de plusieurs chefs de rédaction et reporters ont été confisquées. Cet incident, ajouté aux mesures comme l’emploi du Espionage Act contre les lanceurs d’alerte va porter un coup fatal à toutes les enquêtes indépendantes sur les abus du gouvernement et des multinationales.

La saisie des appels téléphoniques fait partie d’un effort plus large de l’état-entreprise pour faire taire tous ceux qui contestent la narrative officielle, la Novlangue étatique, et pour cacher au public le fonctionnement interne, les mensonges et les crimes de l’empire. La personne, ou les personnes, qui a transmis à l’AP de l’information classifiée sera, si elle est arrêtée, sûrement poursuivie en vertu de l’Espionage Act. Cette loi, quand elle a été promulguée en 1917, n’était absolument pas destinée à museler les lanceurs d’alerte. Et de 1917 jusqu’à la présidence d’Obama en 2009 elle a été utilisée seulement trois fois contre des lanceurs d’alerte, la première fois contre Daniel Ellsberg qui avait fait fuiter les Papiers du Pentagone en 1971. L’Espionage Act a été utilisé six fois par l’administration Obama contre des lanceurs d’alerte gouvernementaux comme Thomas Drake.

La violente persécution de la presse par le gouvernement – menée par un grand nombre d’agences gouvernementales liguées contre WikiLeaks, Bradley Manning, Julian Assange et des militants comme Jeremy Hammond – se combine avec l’emploi de la loi de 2001 autorisant à se servir de l’armée pour assassiner des citoyens étasuniens; et avec l’emploi du FISA Amendments Act, qui légalise après coup ce que notre Constitution ne permettait pas autrefois : la surveillance et la mise sur écoute sans mandat de dizaines de millions de citoyens étasuniens; et avec l’emploi de la Section 1021 du National Defense Authorization Act qui permet au gouvernement de se saisir de citoyens étasuniens, de leur retirer tous leurs droits et de les maintenir indéfiniment en détention. Toutes ces mesures prises ensemble sonnent le glas de presque toutes nos libertés civiles.

Une poignée d’oligarques internationaux du monde des affaires concentre tout – la richesse, le pouvoir et les privilèges – et le reste d’entre nous doit lutter pour survivre à l’intérieur d’une vaste classe de sous-citoyens de plus en plus pauvres et réprimés. Il y a des lois pour nous; et d’autres lois pour une puissante élite qui fonctionne comme une mafia sans frontières.

Nous assistons impuissants au désastre. Le droit de vote ne nous sert à rien contre la puissance des multinationales. Les citoyens n’ont pas les moyens d’attaquer en justice les banquiers et les financiers de Wall Street pour fraude, ni les officiels de l’armée et des services secrets pour torture et crimes de guerre, ni les officiers de surveillance et de sécurité pour atteinte aux droits de l’homme. La réserve Fédérale n’a plus pour seule fonction que d’imprimer de la monnaie qu’elle prête aux banques et aux organismes financiers à 0% d’intérêt, pour que ces entreprises privées nous la prêtent ensuite à des taux usuraires qui vont jusqu’à 30%. Je ne sais même plus quel nom donner à ce système. Ce n’est certainement pas du capitalisme. C’est plutôt de l’extorsion. L’industrie fossile pendant ce temps saccage sans relâche l’écosystème pour faire du profit. La fonte de 40% des glaces de l’Arctique est une excellente affaire pour les multinationales. Elles s’y ruent pour en extraire les derniers restes de pétrole, de gaz naturel, de minéraux et de poissons, sans se soucier des soubresauts de la planète moribonde. Ces mêmes entreprises toutes puissantes qui nous régalent de feuilletons interminables en lieu et place d’informations dignes de ce nom, du dernier procès impliquant O.J. Simpson aux croustillants détails du procès pour meurtre de Jodi Arias, ont fait monter les taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère à plus de 400 parts par million. Elles nous fascinent avec leurs hallucinations électroniques pendant que nous tombons, paralysés par la terreur à l’instar des marins d’Ulysse, de Charybdes en Scylla.

On ne trouve rien en 5000 ans d’histoire économique pour justifier la croyance que les sociétés humaines doivent adapter leur conduite aux fluctuations du marché. C’est une idéologie aussi absurde qu’utopique. Les promesses désinvoltes de l’économie de marché se sont toutes révélées mensongères. Les entreprises ont délocalisé réduisant à néant notre capacité de production. Les salaires ont baissé, appauvrissant la classe laborieuse et ravageant la classe moyenne. Des secteurs entiers de la population -y compris les étudiants – ont été obligés de contracter des emprunts qu’ils mettront des décennies à rembourser. Des paradis fiscaux se sont créés permettant à des compagnies comme General Electric de ne pas payer d’impôts. Les multinationales emploie une main d’œuvre esclavagisée au Bengladesh et en Chine et en tirent des profits obscènes. Elles aspirent les dernières ressources des communautés et du monde naturel en laissant derrière elles, comme Joe Sacco et moi avons pu le constater dans les zones sacrifiées, des humains en grande souffrance et des paysages morts. Plus la destruction est importante, plus l’appareil s’emploie à écraser la protestation.

Plus de 100 millions d’Étasuniens – un tiers de la population – vit sous le seul de pauvreté et de ce qu’on appelle « quasi-pauvreté ». Pourtant le sort de ces pauvres ou quasi-pauvres et leurs souffrances sont rarement évoqués par les médias aux mains des multinationales – Viacom, General Electric, News Corp. de Rupert Murdoch, Clear Channel et Disney. Les souffrances des sous-citoyens, tout comme les crimes de l’élite pervertie, sont passés sous silence.

Dans la réserve des Indiens Dakota à Pine Ridge, S.D., le second comté le plus pauvre des États-Unis, l’espérance de vie d’un homme est de 48 ans. C’est la plus basse espérance de vie de l’hémisphère occidental en dehors de Haïti. Près de 60% des maisons de Pine Ridge, dont la plupart sont des huttes en tourbe, n’ont pas d’électricité ni d’eau courante ni d’isolation ni d’égouts. Dans les vieux camps miniers du sud ouest de Virginie, l’eau, l’air et le sol sont si empoisonnés que le cancer y est endémique. Il n’y a pas de travail. Et les montagnes Appalaches d’où provient l’eau d’une grande partie de la côte est, sont parsemées d’énormes bassins artificiels remplis de métaux lourds et de boues toxiques. Pour pouvoir respirer les enfants vont à l’école avec des inhalateurs. Les habitants, coincés à l’intérieur de villes en ruine, souffrent d’une misère et d’une violence assortie d’emprisonnements de masse si grandes qu’ils sont brisés émotionnellement et psychologiquement. Et les travailleurs agricoles de la nation, qui n’ont droit à aucune protection légale, sont souvent obligés de travailler sans être payés, comme des serfs. Voilà comment se décline l’épouvantable domination des multinationales. C’est ce qui nous attend tous. Dans cette course accélérée vers l’abîme, nous finirons tous serfs ou esclaves.

Il faut se rebeller. Même si nous échouons, même si nous ne réussissons pas à vaincre les forces d’exploitation du capital, nous auront au moins sauvé notre dignité en tant qu’être humains. Nous aurons défendu ce qui est sacré. Se rebeller c’est entrer en résistance permanente. C’est résister comme Bradley Manning et Julian Assange, comme Mumia Abu-Jamal, le journaliste radical à qui Cornel West, James Cone et moi avons rendu visite en prison la semaine dernière à Frackville, Pa. C’est refuser de céder à la peur. C’est refuser de s’avouer vaincu, même si comme Manning et Abu-Jamal, on vous met en cage comme un animal. C’est dire non. Etre en sécurité, être « innocent » aux yeux de la loi à cette époque de l’histoire, c’est se rendre complice d’un mal diabolique. Quand il a écrit son poème de résistant, « Si nous devons mourir », Claude McKay savait que les Afro-américains qui s’opposaient à la suprématie blanche n’avaient quasiment aucune chance, mais il savait que résister à la tyrannie sauve nos âmes. Et il a écrit:

Si nous devons mourir – que ce ne soit comme porcs
Traqués parqués dans un coin déshonorant
Alors qu’autour de nous, les chiens affamés,
Se moquant de notre sort maudit, aboient de rage.
Si nous devons mourir, – oh, que ce soit dignement,
Que notre sang précieux ne soit pas versé
En vain ; car, s’ils sont obligés d’honorer
Notre mort, nous défierons même des monstres !
Oh, mes Frères ! Affrontons notre ennemi commun;
Bien que beaucoup moins nombreux, soyons courageux,
Et à leurs multiples coups répondons d’un coup fatal !
Qu’importe si devant nous s’ouvre une tombe ?
Comme des hommes, nous braverons la lâche meute meurtrière
Dos au mur, mourants, mais en se défendant !

Il est temps de construire des mouvements de masse radicaux qui s’opposent sans concessions aux centres officiels de pouvoir. Il est temps d’employer le langage brut de la rébellion ouverte et de la lutte des classes. Il est temps de marcher au son de nos propres tambours. La loi a toujours été un outil très imparfait pour obtenir justice, comme le savent les Afro-américains, mais aujourd’hui elle est toute entière au service des puissances d’argent qui nous oppriment; elle est devenue l’arme de l’injustice. Ce sont les grandes entreprises qui nous contrôlent qui ont déclaré la guerre. Pas nous. Si nous nous révoltons nous serons qualifiés de criminels. Nous serons repoussés dans l’ombre. Mais si nous ne nous révoltons pas, nous ne pourrons plus prononcer le mot « espoir ».

Dans son livre « Moby-Dick« , Herman Melville a imagé le diabolisme du capitalisme global. Nous sommes tous à bord du navire maudit, Pequod, dont le nom est celui d’une tribu indienne éradiquée par génocide, et Ahab est aux commandes. « Tous les moyens que j’emploie sont sains », dit Ahab, « mes motivations et mon but sont fous ». Nous voguons compulsivement vers l’auto-destruction et ceux qui nous dirigent même s’ils voient ce qui nous attend, n’ont plus la capacité ni la volonté de l’empêcher. Ceux, sur le Pequod, qui avaient une conscience, comme Starbuck, n’ont pas eu le courage de s’opposer à Ahab. Ce sont les habitudes, la lâcheté et l’arrogance qui ont causé la perte du bateau et de son équipage. Nous devons écouter Melville. Et nous soulever ou mourir.

Note:

*…. « Lundi l’AP a révélé que les enregistrements téléphoniques saisis par la justice pouvait impliquer 100 employés qui ont utilisé les lignes de téléphones sur lesquelles porte l’enquête -qui semble ne concerner qu’une seule information de l’AP datant du 7 mai 2012 selon laquelle la CIA avait déjoué un complot d’al Qaeda dans la péninsule arabique visant à faire exploser en vol un avion de voyageurs en route pour les Etats-Unis. Pourtant il s’est avéré plus tard que le complot était en réalité un piège monté de toutes pièces par la CIA. Comme l’a récemment confirmé le directeur de la CIA, John Brennan, « Nous avions le contrôle du complot qui n’a jamais représenté une menace pour le public étasunien. »

Alors pourquoi l’administration Obama cible-t-elle des reporters et des chefs de la rédaction qui ont travaillé sur une nouvelle qui selon l’aveu même de la CIA n’avait rien à voir avec un réel danger pour la sécurité nationale? « Il y a une guerre plus large contre [ceux qui révèlent] des informations » a répondu Radack. « Les lanceurs d’alerte, les hackers et tous les dissidents. C’est une attaque en règle contre ceux qui contrôlent l’information ».

http://www.rollingstone.com/politics/news/whats-at-stake-when-the-department-of-justice-seizes-ap-phone-records-20130515

et/ou: http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/05/14/l-agence-ap-accuse-le-gouvernement-americain-de-l-avoir-espionnee_3193544_3222.html

Pour consulter l’original: suivre ce lien.

Traduction: Dominique Muselet sauf le poème traduit par Jean-Pierre Balpe.

Source blogs.mediapart.fr/blog/la-garnie/240513/se-soulever-ou-mourir

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Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
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