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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 15:47

Les 1% les plus riches posséderont plus que le reste du monde en 2016

Les 1 % les plus riches détiendront plus de la moitié des richesses mondiales en 2016, selon une étude d'Oxfam.

 

Une étude publiée le 19 janvier par l'ONG Oxfam révèle que la part de la richesse mondiale se concentre de plus en plus dans les mains d'une petite élite.

 

Le fossé entre les plus fortunés et le reste de la population se creuse, comme le confirme le rapport d'Oxfam. L'ONG montre que "la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014 ".

L'année dernière, cette élite détenait en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Les 20 % les plus riches se partageaient 52 % des richesses tandis que le reste de la population mondiale (80 %) ne se répartissaient que 5,5 % du patrimoine restant, soit 3 851 dollars en moyenne par adulte.

D'après les calculs de l'ONG, cette tendance se confirmera les années à venir. Selon elle, les 1 % les plus riches détiendront plus de la moitié des richesses mondiales en 2016.

 

Explosion des inégalités

Oxfam espère, en publiant son rapport à quelques jours de l'ouverture du Forum économique mondial à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier prochain, attirer l'attention sur l'explosion des inégalités dans le monde.

Selon la directrice générale d'Oxfam, Winnie Byanyima, qui coprésidera le Forum de Davos, "l’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse".

Quand 1 % possède plus que le reste du monde, la directrice rappelle qu'une personne sur neuf ne mange pas à sa faim et que plus d’un milliard de personnes vit en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 1,25 dollar par jour.

Source directmatin.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans politique générale
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 13:33

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Source le canard enchaîné du 15 janvier 2014

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 22:51

Chers camarades,

Ce soir, j'ai comme une boule dans la gorge, un sentiment d'inachevé. Nous avons fait trembler la CGT Confédérale quelques instants, nous avons cru pouvoir changer le cours des choses, nous avons cru pouvoir reconstruire une CGT conforme à nos souhaits militants, mais le rideau est déjà en train de se refermer, et tous nos espoirs de changement avec...

Martinez désigné par Lepaon, Martinez qui a rencontré Lepaon en cachette, Martinez qui a bénéficié du vote indu de la Fédération de la Santé, Martinez qui déclare que l'on va créer deux millions d'emplois (mieux que Hollande et le Medef rassemblés), Martinez qui joue déjà du comme si... histoire de faire croire qu'il est déjà ce qu'il ne sera jamais, à savoir le secrétaire général de la CGT.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite!

Les rebondissements de la succession Lepaon, personnage qui aura réussi à mettre en lumière les côtés sombres de la Confédération, nous ont montré à quel point nous sommes loin d'un mouvement syndical ouvrier, mais bien en présence d'un encadrement ouvrier servant à verouiller les velléités de la classe ouvriere.

Le gouvernement de la CGT est devenu l'outil du pouvoir qui sert de soupape de sécurité pour empêcher tout débordement. Et du haut de cette pyramide, se décline tout un ensemble de structures écrasantes qui chacune à son niveau joue le même rôle sur l'ensemble du territoire.

Ce n'est pas ainsi que la classe ouvrière se sortira de l'ornière dans laquelle nous a placé le Capital, ornière qui nous fait faire du sur place depuis de trop nombreuses années.

Certes, nous grappillons des miettes dans des combats limités à quelques entreprises emblématiques, et nous nous gargarisons de si peu que c'en est pitoyable.

Si la classe ouvrière veut relever la tête, c'est dès aujourd'hui qu'il va falloir faire monter la pression sur nos différentes instances.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite!

Faudra-t-il marcher sur Montreuil pour se faire entendre?

Toutes les options sont envisageables et il faudra bien un jour accepter de ne reculer devant rien pour que la CGT redevienne un syndicat ouvrier au service de la classe ouvrière.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite!

Je suis fatigué d'entendre les phrases vides des dirigeants confédéraux qui se gavent pendant que des camarades se font licencier. J'en ai marre de voir tant de soi disant syndicalistes qui se servent de la CGT pour leurs intérêts personnels. J'en ai marre d'entendre le silence complice des structures lorsque les meilleurs militants se font dézingués par la CGT elle même.

Jusqu'à quand, chers camarades, allez vous accepter cette duperie?

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite!

Le temps est donc venu, c'est une chance historique. Changeons le cours des choses, mettons toutes nos instances de proximité dans l'impossibilité d'éviter le débat de fond si nécessaire pour redonner l'esprit de lutte, l'esprit d'appartenance à la classe des opprimés face à ce monde du travail qui tue impunément. Forçons nos représentants au CCN à porter le cri de la base, le cri des militants et des syndiqués.

Oui à un congrès extraordinaire, et tout de suite!

Ensuite, advienne que pourra, la CGT reconnaîtra les siens!


Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 22:05

Pétition nationale


Pour exiger la réintégration de Yann

Texte de l'appel

Yann Le Merrer, secrétaire départemental adjoint de SUD PTT des Hauts-de-Seine vient de recevoir sa notification de révocation. Les faits qui lui sont reprochés sont exclusivement en lien avec son activité syndicale (participation active à un conflit du travail, information aux collègues non grévistes, interpellation des directions…). Il faut remonter à 1951 pour retrouver une sanction du même type, la plus lourde pour un fonctionnaire. Elle concernait deux responsables de la CGT.

Cette décision exceptionnelle n'a pas été prise à la légère et ne tombe pas au hasard. Elle émane de la direction d'une entreprise contrôlée à 100% par l’Etat où la liberté syndicale est bafouée au quotidien, où son président et sa DRH nous vendent un pacte social dans la poursuite des 80 000 suppressions d’emplois depuis une décennie. Aucun texte d’ailleurs ne régit l’exercice du droit syndical depuis 2009, c’est le fait du prince. Vouloir rentrer dans un établissement peut être considéré comme délictieux.

La liberté d’expression que La Poste a mis en avant pour soutenir Charlie Hebdo n’aurait donc pas lieu d’être dans l’entreprise pour la défense des personnels.

La fédération SUD PTT est mobilisée pour la réintégration de Yann, elle appelle à la solidarité avec cette pétition. Elle demande à l’ensemble des organisations syndicales, associatives et politiques de soutenir la campagne pour exiger la réintégration de Yann. Il s'agit d'une véritable attaque contre la liberté syndicale, contre les libertés fondamentales.

Premiers signataires

  • Eric BEYNEL (Porte parole de l'union nationale solidaires),
  • Alain BIHR (Universitaire - strasbourg),
  • Martine BILLARD (Ancienne députée de paris, parti de gauche),
  • Olivier CYRAN (Journaliste),
  • Nicolas GALEPIDES (Secrétaire general de sud-ptt),
  • Cécile GONDARD (Porte parole de l'union nationale solidaires)
pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions
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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 22:14

Chers camarades,

Si vous désirez transformer votre militantisme en carriérisme, il est essentiel de pouvoir vous positionner au sein de l'instance (Union Départementale, Fédération) dont vous dépendez, et pour se faire, autant savoir de quel côté penche la balance, ça vous évitera de nombreux désagréments.

Vous trouverez donc ci-dessous les résultats UD par UD et Fédération par Fédération du vote de vos représentants lors du CCN du 13 janvier 2014.

Attention cependant, ceux qui étaient trop favorables à la liste de Lepaon vont sans doute rectifier le tir lors du prochain CCN. Sachez donc avancer avec prudence car même la liste de Martinez qui sera présentée en février peut être recalée...

Vérité d'un jour n'est pas Vérité de toujours!

Alors faites vos jeux et que ces petits tableaux vous permettent de mieux vous situer dans le milieu syndical dans lequel vous évoluez.

Vous pouvez aussi jetez un coup d'oeil discret sur les murs de votre UD ou de votre Fédé. Si vous voyez votre secrétaire affiché sur le mur aux côtés de Thierry ou de Philippe sont autant de détails qui peuvent vous aiguiller.

Ensuite, ne venez pas vous plaindre, j'aurai fait de mon mieux pour vous aider...

Et avant tout, chers camarades, sachez garder le sourire, car les places qui sont si prisées ne concernent que ceux qui sont en haut de l'affiche.

A noter un autre détail qui m'a beaucoup surpris, c'est que la progression syndicale en couple semble un atout à ne pas négliger. Un effet secondaire lié à la parité sans doute. Vous me direz que l'on connaît aussi cela en politique, comme quoi les appareils fonctionnent de manière assez similaire.

Comment appelle-t-on cela déjà? Ah oui, la démocratie... excusez-moi, j'avais le mot sur le bout de la langue mais il avait du mal à sortir!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:38

CGT : quand un scandale autour des mandats s'ajoute à la crise

 

La candidature de Philippe Martinez, le patron des métallurgistes, a été rejetée, mais il reste pressenti pour succéder à Thierry Lepaon

 

A coups de petites manipulations, le comité confédéral national (CCN) de la CGT, mardi 13 janvier, a débouché sur une situation ubuesque. Comme prévu, la solution préconisée par Thierry Lepaon – avec un nouveau bureau confédéral de dix membres ayant à sa tête, comme secrétaire général, Philippe Martinez, le patron de la fédération de la métallurgie – a été rejetée. Avec 57,5 % de voix pour, 41,6 % contre et 1 % d'abstentions, elle n'a pas franchi le seuil requis par les statuts d'une majorité des deux tiers. M. Martinez n'a donc pas été élu secrétaire général.
Mais si c'est un camouflet pour M. Lepaon, ce n'est qu'une demi-défaite pour M. Martinez qui reste « pressenti pour être le futur secrétaire général de la CGT ». A ce titre, il lui a été confié le « pilotage d'un collectif chargé de présenter une nouvelle proposition de bureau confédéral »lors d'un prochain CCN, les 3 et 4 février.


« Méthode mafieuse »


Mardi, la CGT a ajouté un scandale à la crise. La fédération de la santé, la deuxième de la CGT, avait décidé, lundi, à une majorité de 75 %, de voter contre la solution Lepaon, en dépit de la volonté de sa secrétaire générale, Nathalie Gamiochipi, qui est à la ville la compagne de M. Martinez.
Or la représentante de la fédération, Ghislaine Raouafi, a transgressé ce mandat et a voté… pour. Si les 36 voix dont disposait la santé s'étaient portées en contre, le résultat aurait été différent. Selon les résultats officiels la solution Lepaon a obtenu 403 voix pour, 292 contre et 6 abstentions.
Dans le collège des fédérations (335 mandats), il y a eu 172 pour et 163 contre. Mais dans ce collège, si la santé avait respecté son mandat, cela aurait donné 136 pour et 199 contre. Il aurait été alors plus compliqué de faire de M. Martinez « le futur secrétaire général »…
Cette petite manoeuvre – une « méthode mafieuse », selon un membre de la commission exécutive (CE) – a mis la fédération de la santé en ébullition.
Les jours de Mme Gamiochipi sont comptés. La question est de savoir s'il pourrait y avoir un recours contentieux pour contester ce vote.
" La santé, assure un responsable de fédération, peut affirmer que son vote a été dévoyé et demander qu'il soit compté dans les contre. " Mais le mal est fait. M. Martinez doit donc former une nouvelle équipe qui ne portera plus la marque de M. Lepaon.
Mardi, alors que la CE s'est réunie de nouveau pendant les travaux du comité confédéral national, il a refusé de modifier la composition de son bureau. De même, l'hypothèse de faire entrer de nouveaux membres à la CE, comme Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération des services publics ou Gilbert Garrel, le patron des cheminots – qui auraient pu, l'un et l'autre, prétendre à diriger la CGT – a été écartée.
L'idée d'un congrès extraordinaire n'a pas été retenue. Le prochain congrès de la CGT aura lieu à la date prévue, au printemps 2016. " Il y a désormais 99 % de chances que Martinez soit secrétaire général, indique une source interne. Mais il est déjà très affaibli, sans marge de manoeuvre. Au CCN, il n'a fait aucune ouverture. Il n'a pas beaucoup de capacité de rassemblement et va essayer de faire une équipe à sa main ". " C'est un communiste traditionnel, note un responsable de fédération, un Lepaon plus radical qui n'assure aucune ligne politique. "
Pendant trois semaines, la CGT va se retrouver sans chef. Il n'y a plus de secrétaire général, plus de bureau confédéral, et la CE est discréditée par le camouflet que lui a imposé le CCN. Dans l'immédiat, cela va mettre en difficulté ses représentants, Agnès Le Bot et Mohammed Oussedik, dans la négociation sur la modernisation du dialogue social qui doit s'achever vendredi.
Alors que la CGT a fait des ouvertures sur le sujet, ses négociateurs n'auront pas de mandat clair, ce qui rend improbable une éventuelle signature.
" Le clivage va s'accentuer entre réformistes et radicaux ", relève une source interne. Et la CGT va continuer à s'enfoncer dans la crise.
Michel Noblecourt

Source lemonde.fr

 

Avant même d’être élu, Philippe Martinez se pose en numéro un de la CGT

Philippe Martinez et Marie Saavedra lors de la conférence de presse mercredi.

 

Se présentant comme le «possible futur secrétaire général de la CGT», Philippe Martinez a tenu une conférence de presse dès le lendemain du CCN qui a désavoué la proposition de bureau confédéral dont il faisait partie mais lui a demandé de constituer une nouvelle équipe.

Le communiqué est tombé à 15h20 mercredi : «Marie Saavedra, Frédéric Imbrecht et Philippe Martinez, membres de la direction de la CGT, vous convient à une conférence de presse à 17 heures». Le sujet ? Mystère, d’autant que le sujet chaud était la négociation sur le dialogue social, dont une ultime négociation débute ce jeudi (l’oubli a été réparé ensuite puisqu’à la tribune de la salle des conférences de presse, Agnès Le Bot, qui y dirige la délégation CGT était présente).

L’actualité n’était en réalité pas l’essentiel. Il s’agissait d’abord de tourner au plus vite la page de l’épisode de la veille où le Comité confédéral national de la CGT - qui est en quelque sorte son parlement - avait rejeté la proposition de nouvelle équipe de direction dont Philippe Martinez était non seulement membre, mais présenté comme futur numéro un. La liste avait recueilli 57,5% des voix là où les statuts de la CGT en exigent deux tiers. «Beaucoup de gens avec 57% sont élus», a eu besoin de préciser le syndicaliste. Celui qui est encore secrétaire général de la fédération de la métallurgie, troisième plus importante de la centrale et première sur le seul secteur privé, a surtout insisté sur l’autre décision du CCN, prise à la quasi-unanimité (8 abstentions et 2 voix contre) : celle de lui confier le soin de constituer un collectif pour composer une nouvelle proposition de bureau confédéral. Ce vote «ne prête à aucune ambiguïté», a pointé le syndicaliste.

Présidentialisation de la fonction

Ce premier rendez-vous médiatique visait aussi à permettre à ce francilien de 53 ans qui a fait toute sa carrière professionnelle chez Renault, inconnu du grand public, de commencer à se faire un nom. C’est plus que nécessaire : le service de presse n’avait jusqu’à ce mercredi même pas de photo officielle à fournir de celui que le compte rendu à la presse du CCN présente comme «pressenti pour être le futur secrétaire général de la CGT» . Une telle intervention médiatique était-elle pour autant indispensable alors même que les médias ont été depuis le début de la crise la cible d’attaques incessantes de la direction confédérale qui tranchent avec les grands discours de ces derniers jours sur la liberté d’expression et la liberté de la presse ? Elle pourrait en tout cas froisser une partie des militants car Philippe Martinez n’est qu’un responsable parmi d’autres.

Ce n’est que lors du CCN des 3 et 4 février qu’il devrait, sauf surprise, être adoubé par ses pairs. Il n’est peut être pour l’instant que le «possible futur secrétaire général de la CGT», il entend bien asseoir dès à présent son autorité. Alors que certains avaient proposé la construction collégiale de la nouvelle direction, il a expliqué avoir «demandé au CCN de pouvoir choisir [lui-même] de quel collectif [il allait s’]entourer» pour construire la prochaine direction. Une présidentialisation de la fonction de secrétaire général dans la continuité du fonctionnement de Bernard Thibault à la fin de son dernier mandat et pendant la parenthèse Lepaon, mais qui va à rebours de la culture de la CGT qui a toujours fonctionné sur une base collective.

Face à la presse, il s'est clairement déjà positionné comme le déjà numéro un de la CGT, livrant son analyse de la situation de l’organisation : une centrale «pas en hibernation», ni en crise, mais « traversant une période inédite ». Il en a livré une vision plus tournée vers la contestation que vers la négociation. « La lutte, ça compte ; le rapport de force, ça veut dire quelque chose, au CCN, ça, ça serait voté à l’unanimité », a-t-il insisté, ne laissant qu’une place subsidiaire à la négociation. Sur celle en cours sur le dialogue social, c’est machine arrière toute. Alors que la délégation CGT avait cherché à bousculer les discussions par des propositions iconoclastes, c’est maintenant machines arrières toutes, la centrale sera «inflexible», a affirmé le syndicaliste, ajoutant qu’«on ne peut pas se laisser imposer un type de syndicalisme [que le patronat] rêverait d’avoir en face de [lui] et je dirais même plutôt à côté de [lui]», a-t-il dénoncé, affirmant que l’«on veut forcer la main de la CGT pour qu’elle change son mode de fonctionnement et son type de syndicalisme ». Le credo de Philippe Martinez est ailleurs : c’est la proximité avec les salariés, qui peut même justifier la signature d’un accord rejeté par le syndicat s’ils le souhaitent. «On veut des salariés acteurs», a-t-il insisté, reconnaissant que «tout le monde n’est pas d’accord là dessus à la CGT mais que cela fait partie du débat».

Aucun membre du bureau confédéral sortant

Aimable, s’autorisant même des traits d’humour, Philippe Martinez a néanmoins marqué une pointe d’agacement lorsqu’il a été interrogé sur le fait que la représentante de la fédération de la Santé, dont il est très proche de la numéro Un, n’ait pas respecté le mandat que lui avait donné ses instances qui était de voter contre sa première proposition de bureau confédéral. Il a affirmé que le mandat qui avait été défini avant que la liste soit connue était ouvert, c’est-à-dire qu’il pouvait être modifié en séance. Or il n’en est rien. Dans la déclaration du 12 janvier dont «Les Echos» ont eu connaissance, le conseil fédéral de la santé affirme qu’il «ne reconnaît pas de légitimité de la commission ad hoc mise en place [pour proposer un nouveau bureau confédéral] et se prononce donc contre la proposition [...] du fait de son pilotage» par Thierry Lepaon.

Par ailleurs, de façon assez surprenante, car il n’y a nulle trace d’une telle décision du CCN, il a prétendu que son parlement avait «réaffirmé  le souhait que dans le futur bureau confédéral, il n’y ait aucun membre du bureau sortant et aucun des anciens prétendants à la succession de Bernard Thibault». Mais cela ne veut pas dire qu’il va dessaisir les anciens de leurs dossiers : «On va continuer à travailler avec les équipes qui bossent.»


Et pendant ce temps-là, où était Thierry Lepaon ?

Mais où est Thierry Lepaon, a-t-il été demandé au «possible futur secrétaire général» de la CGT. Au conseil économique, social et environnemental, en train d’écouter la présentation d’un avis sur les inégalités environnementales et sociales rédigé par une conseillère cégétiste, aurait pu répondre Philippe Martinez. Il aurait même pu ajouter que le président de l’assemblée consultative, Jean-Pierre Delevoye, l’avait remarqué et lui avait rendu un hommage appuyé de la tribune... Mais il ne le savait pas. «Il est dans ses chaussures», a donc répondu du tac au tac Philippe Martinez ajoutant : «Vous demandez pourquoi il n’est pas là alors que depuis des semaines, vous dites : pourquoi il est là.»
Thierry Lepaon «a besoin de repos» et «fera comme tous les anciens secrétaires généraux, c’est sa conception à lui aussi, il quittera la Commission exécutive confédérale, vous verrez ça dans quelques... plus tard», a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé s’il irait jusqu’au prochain congrès, en mars 2016, mais il a affirmé que le syndicaliste normand avait toujours «toute sa place à la CGT».

Leïla de Comarmond
Source lesechos.fr
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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:33

Après le dernier CCN les questions essentielles demeurent

Publié le 14 janvier 2015 par FSC

Sortir de la crise présente et remettre la CGT en état de marche, c'est-à-dire en état de combattre toutes les sales réformes en cours, nous partageons cela.

D'autant qu'à la faveur des événements actuels, l'entreprise d'union sacrée vise aussi à désarmer le monde du travail et à neutraliser les luttes au nom de l'entente nécessaire de tous contre le péril terroriste.

Et donc à faire passer sans casse dès la fin janvier, entre autre la loi Macron : dérégulations tous azimuts, précarisation généralisée, tuer les prud'hommes, l'inspection du travail, la médecine du travail, faire miroiter à la jeunesse un avenir totalement illusoire,

Sans oublier la réforme territoriale, le pacte de responsabilité, la réforme santé …

 

Le CCN du 13 janvier

 

L'opération Lepaon chargeant Philippe Martinez de faire avaliser un nouveau Bureau confédéral à sa main, y compris en envisageant de contourner les statuts de la CGT, a échoué

La proposition de P. Martinez et de l’équipe de neuf autres membres qu’il présentait n’ont pas obtenu les deux tiers de mandats nécessaires (57 % de votes pour, 41 % contre 1,5 % d’abstention) pour être adoptée.

C'est incontestablement positif!

Le communiqué confédéral indique par ailleurs :

"Suite à ce vote, les membres du comité confédéral national de la CGT ont décidé de confier à Philippe Martinez, pressenti pour être le futur secrétaire général de la CGT, le pilotage d’un collectif chargé de leur présenter une nouvelle proposition de bureau confédéral lors de leur prochaine réunion les 3 et 4 février prochains. Ils ont décidé de tenir le prochain congrès de la CGT à la date prévue, au printemps 2016"

 

Demeurent des interrogations sérieuses.

 

Par exemple, comment se peut-il dans la CGT qu'une secrétaire fédérale (la santé) mandatée à 75% par sa commission exécutive pour voter NON aux propositions Lepaon/Martinez vote POUR au CCN?

Ce qui dans ce cas aurait ramené l'approbation à moins de 50% des suffrages.

 

Pourquoi P. Martinez s'est-il opposé à la proposition de plusieurs structures de la CGT de mettre en place une commission de délégués du CCN et de la CE pour la mise en place du nouveau Bureau confédéral et donc de se réserver de manière présidentielle l'exclusive des propositions au dit bureau?

 

Pourquoi au-delà des questions de personne les questions essentielles ayant trait aux orientations de la CGT sont-elles renvoyées à un congrès en 2016 sans tenir compte du caractère exceptionnel de la crise qui affecte la CGT et de l'ampleur des demandes de la tenue d'un congrès extraordinaire avant la date initialement prévue?

 

Quelle CGT pour aujourd'hui et pour demain?

 

De très nombreuses interventions publiques comme internes des structures de la CGT comme de militants ont émis la forte volonté d'avoir un débat d'orientation qui porte en particulier sur les choix effectués il y a une vingtaine d'années avec l'adhésion à la CES et engageant la CGT dans le "dialogue social," "le syndicalisme rassemblé," l'alliance privilégiée avec la CFDT, l'abandon de la perspective de lutte pour la transformation de la société incluant la propriété collective des grands moyens de production et d'échange.

 

De ce point de vue l'éclairage exclusif porté sur la constitution d'une liste des prochains membres du Bureau confédéral indépendamment de leur orientation, de leurs choix et des choix de Philippe Martinez lui-même est préoccupant.

 

D'autant que les informations recueillies sur ce dernier sont elles aussi préoccupantes.

Par exemple le type de réunion organisé pas plus tard qu'en octobre dernier, la CGT invitant le patronat à sa conférence sociale en Aveyron et laissant dire à la presse locale :

 

« Du jamais vu ! Pour la première fois depuis 2009, date du premier sommet social de la CGT Mécanic Vallée (MV), des chefs d'entreprises ont accepté hier de participer à une table ronde, à la Strada de Decazeville : Bernard Dalmon (président de la MV, président du Medef12) et Robert Vitrat (fondateur, président du conseil de surveillance de Ratier, vice-président de l'UIMM).

Face à eux, Philippe Martinez (Secrétaire Général Fédération CGT Métallurgie), David Gistau (UD CGT12), Alain Hebert (animateur CGT MV).

«Nous poursuivons à 80% les mêmes objectifs : créer de l'emploi, développer la formation. C'est le chemin pour y arriver pour lequel nous ne sommes pas d'accord», avançait Robert Vitrat. «C'est l'inverse : 20% de points d'accords et 80% de désaccords» rétorquait Philippe Martinez.

Au-delà de la force symbolique de cette venue,il s'agissait de sortir des clichés et débattre autour du thème «La CGT force de proposition» résumé dans un petit film axé autour de la «reconquête de l'emploi industriel».

Au-delà de la querelle dérisoire sur les pourcentages, l'initiative signifiant quant au fond qu'il y a davantage à attendre de la concertation avec les patrons que de l'organisation de la lutte et rejoignant aussi les propos de T. Lepaon au "Nouvel economiste " affirmant : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés".


Là est et demeure la question!

Les progrès, l'arrêt des contre-réformes, de nouvelles conquêtes résulteront-ils d'une participation au "dialogue social" ou de l'organisation prioritaire, systématique de la lutte sur des bases de classe?

 

Pour la CGT, ses militants, ses dirigeants la question reste à clarifier et il importe donc que continue à s'exprimer et à s'organiser la volonté de clarification et de renouveau qui s'est si fortement exprimée durant ces dernières semaines.

Organiser tout de suite les luttes dès cette fin janvier et parallèlement poursuivre le débat de fond telles nous paraissent les exigences de l'heure!

Les travailleurs ont besoin d'une CGT qui renoue avec ses principes gagnants, dont l'orientation et les dirigeants rappellent que non, les intérêts des travailleurs et ceux des patrons ne sont pas compatibles, que non, l’Europe n'est pas sociale et est même anti-sociale par nature, que oui les travailleurs gagneront s'ils se battent tous ensemble en même temps...

 

Le Front Syndical de Classe

14 janvier 2015

Source frontsyndical-classe.org

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 22:43

C'est une grande nouvelle et une grande joie que nous invite à partager le camarade "Le Réboursier". La CGT d'en bas envoye comme un pied de nez la décision de justice qui donne raison à Olivier Bireaud, licencié par la Fédération CGT du Commerce "sans motif réel et justifié".

Reprendre tout l'historique du dossier serait long et fastidieux. Vous pouvez retrouver un résumé ici.

J'invite tous ceux qui ont suivi ce dossier à partager la joie militante.

Pour mieux comprendre ce qu'est devenue la Fédération CGT du Commerce et ses incohérences, c'est ici.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Au CCN de la CGT


de : Le Réboursier
mercredi 14 janvier 2015 - 

Et surtout à Alain ALPHON-LAYRE, Michel DONNEDU, Philippe NATTAUD et bien sûr.... MICHELE CHAY !

Rendu du jugement sur le licenciement de Olivier BIREAUD par la Fédération du Commerce et des services CGT

Tribunal d’Alès le 14 janvier 2015.

La Fédération du commerce est condamnée suite à ce licenciement " sans motif réel et justifié " à payer la somme de 90 000 euros à notre Camarade Olivier.

Les transfuges du MEDEF doivent DEGAGER !!!

LR

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:31

La rocambolesque succession de Lepaon


CGT. Philippe Martinez, le candidat de Thierry Lepaon, n’a pas réussi à s’imposer à la tête de la centrale hier. Mais il n’a pas dit son dernier mot…

J AMAIS l’histoire syndicale n’aura livré un tel feuilleton… Loin d’en avoir fini avec la succession de Thierry Lepaon, la CGT a vécu hier une crise démocratique sans précédent. La liste proposée par l’ex-secrétaire générale pour composer l’équipe dirigeante, avec à sa tête Philippe Martinez, a été rejetée hier en fin d’après-midi, faute d’avoir recueilli les deux tiers des voix comme le prévoient les statuts. Les quelque 130 dirigeants des fédérations et unions départementales de la centrale, réunis en comité confédéral national (CCN, leur « parlement ») toute la journée pour tenter de résoudre l’épineuse question de gouvernance provoquée par les révélations sur le train de vie de leur numéro un, ne sont pas tombés d’accord pour lui laisser les clés.
Et pourtant, deux heures après, c’est bien Philippe Martinez qui obtient le feu vert pour composer à sa main une nouvelle équipe. Sans qu’il y ait eu, cette fois, de vote. Il a donc désormais une semaine pour faire une proposition de dix noms. Avec, sans doute, en tête de la liste… le sien comme secrétaire général !

Remise de copie mardi prochain lors de la commission exécutive. Puis validation, ou non, lors d’un autre CCN, prévu celui-là les 4 et 5 février. Deux dates et des psychodrames en perspective.
« On n’a jamais vu cela !
Avec Philippe Martinez, on a maintenant un pilote sans permis à la tête de la CGT. Que vont devenir les passagers ? » s’interroge encore sous le choc un responsable. « Il veut vraiment être secrétaire général, sinon il ne manoeuvrerait pas comme il le fait », s’emporte celui-là, abasourdi par la nouvelle. « J’ai la nausée. Malgré mes nombreuses années de militantisme, je ne pouvais jamais imaginer ce qui s’est passé cet après-midi », raconte une autre.
Pressions ?
Car, dans la matinée, tout le monde ou presque pensait que la messe était dite pour Martinez et sa garde rapprochée, selon les calculs faits en coulisse. Mais un rebondissement inattendu s’est produit au moment du vote du CCN, qui a stupéfié toute l’assistance. La très grosse fédération de la santé (n° 2), qui la veille avait voté à 75% contre Philippe Martinez et son équipe, a changé subitement sa position. Sa représentante, Ghislaine Raouafi, qui pourtant le matin même avait relayé le niet de sa fédé, « a voté pour la liste Martinez alors qu’elle avait été mandatée pour voter contre », rapporte plusieurs sources.
Aurait-elle subi des pressions ? Lundi, sa patronne, la secrétaire générale en titre de la fédération de la santé, Nathalie Gamiochipi, compagne à la ville… de Philippe Martinez, avait pris position contre sa propre fédération. Raison pour laquelle elle avait dû passer la main à Ghislaine Raouafi chargée de représenter la fédération lors du CCN.
« Ce revirement a fait tout basculer », affirme un observateur. « C’est un scandale. Certains s’assoient sur les règles démocratiques. Cela décrédibilise l’organisation », accuse une des membres de la fédération santé qui doit se réunir jeudi. « Comment des militants peuvent oser trahir un vote », s’emporte un autre, pour qui cette « décision a été prise dans la chambre à coucher. Une honte pour la CGT ».
par Catherine Gasté

Source leparisien.fr

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:23

CGT : Lepaon désavoué, Martinez en passe de lui succéder

 

En obtenant de pouvoir composer lui-même la future direction de la CGT et en la façonnant à sa main, Thierry Lepaon a pris le risque de la voir retoquer par son parlement. C’est chose faite.

Ambiance électrique hier à Montreuil, au siège de la CGT. Les quelque 130 dirigeants des fédérations et unions départementales de la centrale s’y sont retrouvés pour tenter de résoudre la grave crise de gouvernance provoquée par les révélations sur le train de vie de leur numéro un, Thierry Lepaon. Le comité confédéral national (CCN), qui constitue en quelque sorte le parlement du syndicat, a consacré la matinée à examiner les propositions de réforme financière faites par la commission financière de contrôle pour éviter que des dérapages comme ceux constatés sur le logement de fonction, le bureau, la prime de départ et le salaire de Thierry Lepaon ne se reproduisent pas. Mais cela n’a pas suffi à calmer le jeu. Au contraire, l’entêtement de ce dernier à refuser de tirer les conséquences de ces révélations en s’effaçant rapidement n’a cessé de faire monter la pression. Son ultime manœuvre, après sa démission la semaine dernière, où il a réussi à se faire adouber par la commission exécutive pour choisir lui-même son successeur et l’équipe qui va l’entourer, a été celle de trop.

Une gifle

Le bureau confédéral qu’il a fait entériner par la commission exécutive lundi n’a pas passé hier la barre des deux tiers des voix au Comité confédéral national, le minimum exigé par les statuts de la CGT. Il a recueilli 57,5 % des mandats. La secrétaire générale de la Fédération de la santé, très « proche » de Philippe Martinez, le numéro un de la métallurgie CGT que Thierry Lepaon a choisi comme successeur, a pourtant voté pour, bien que ses instances lui aient donné un mandat ferme et définitif de voter contre. Son sacrifice – elle était déjà en difficulté dans sa fédération, mais désormais il n’est pas sûr qu’elle tienne jusqu’en mars, date de son congrès – n’a pas suffi à faire la maille. C’est un dernier échec pour Thierry Lepaon, qui prétendait rassembler et qui n’aura réussi qu’à scinder en deux la CGT.

Pas sûr cependant que l’état dans lequel il laisse la centrale soit sa première préoccupation. Ce mardi matin, lors de son intervention, il a surtout fait encore une fois un plaidoyer pro domo. Pas plus que précédemment, il n’a accepté d’assumer la responsabilité des fautes qui lui sont reprochées. S’il a confirmé cette fois-ci que sa femme était bien intervenue dans les travaux tout comme lui, il s’est aussi fait menaçant, bien que la commission financière de contrôle ait pris soin de ne pas trop le charger dans son rapport. «Jusque là j’ai eu recours à la justice interne, je n’exclus pas d’avoir recours à la justice externe si mon honnêteté continue à être mise en cause», aurait-il déclaré en substance, selon un participant au CCN. Un autre affirme qu’il a explicitement évoqué la possibilité d’aller «au pénal pour laver son honneur».

Le rejet par le CCN de la proposition de bureau élaborée sous l’autorité de Thierry Lepaon n’a cependant pas été une surprise. Le scénario apparaissait comme probable depuis lundi, après les débats houleux en commission exécutive. L’instance pourtant largement acquise au secrétaire général sortant n’a validé que d’une courte majorité la liste qui lui était soumise. Face à cela, dans un premier temps, Thierry Lepaon a pensé remettre en cause la règle des deux tiers au profit d’une majorité simple, fût-ce au mépris des statuts de la CGT. Mais Michel Doneddu, ancien trésorier de Bernard Thibault, qui était à la manœuvre, s’est pris les pieds dans le tapis. L’idée d’imposer deux votes distincts a ensuite été envisagée. Le scrutin sur le nouveau secrétaire général et celui sur les neuf autres membres du bureau seront dissociés, précisait même lundi Alain Alphon-Layre, qui a soutenu Thierry Lepaon jusqu’à la fin. Problème : les statuts l’interdisent.

Pas de candidat alternatif

Il n’y avait clairement pas d’alternative au déroulé du CCN. L’ensemble du bureau, y compris Philippe Martinez, a été retoqué. Une gifle cinglante, surtout pour le secrétaire général sortant. C’est un peu moins net pour le leader des métallos CGT. Il n’a cessé de revendiquer pendant la journée de débats la paternité de cette équipe. Son rejet est donc aussi le sien. Mais s’il n’a pas gagné, on ne peut pas dire qu’il ait été défait : le vote ne s’est pas fait sur son seul nom, mais sur une équipe dont tout le monde sait qu’elle doit en réalité beaucoup à Thierry Lepaon et il a donné tout de même une majorité de mandats en faveur de la proposition : 55,5 % sans les voix de la santé.

Surtout, aussitôt après avoir voté, le CCN a lui-même marqué le fait que l’ancien délégué syndical central de Renault n’avait pas perdu sa légitimité à diriger la CGT : il lui a confié le soin de constituer un collectif, dont la composition sera soumise à la commission exécutive en vue de travailler à la constitution du futur bureau confédéral. Avec comme échéance le CCN, qui doit se réunir les 3 et 4 février. Cette responsabilité lui ouvre clairement la voie vers le secrétariat général.

Le métallurgiste a bénéficié du fait qu’il n’y a pas de candidat alternatif qui ait émergé, mais aussi du légitimisme de nombre de dirigeants cégétistes départementaux. Le même légitimisme qui a aussi conduit, au moment de la succession de Bernard Thibault, à opter pour Thierry Lepaon, au lieu de tenter d'inventer une procédure de désignation des dirigeants de la CGT, pour remplir le vide laissé par la fin de la courroie de transmission avec le Parti ­communiste. Le scénario innovant d’un collectif regroupant des représentants du CCN et de la commission exécutive, éventuellement sous la houlette de Philippe Martinez, a été porté par un certain nombre d’organisations mais ce dernier, manifestement très - trop ? - soucieux d’asseoir son autorité, a exigé de choisir lui seul ceux avec qui il allait travailler sur la future direction.

La partie n’est cependant pas encore totalement gagnée pour lui. La CGT n’est pas la CFDT. Etre élu par 57,5 % des voix ne suffit pas à légitimer un numéro un dans une organisation pour qui une courte majorité est synonyme de danger de scission. Il va lui falloir rassembler le syndicat traumatisé par la crise de succession de Bernard Thibault et l’épisode Lepaon et que l’absence de débat sur la ligne notamment a transformé en juxtaposition de chapelles. Les détails du vote du Comité confédéral montrent en particulier une très forte hostilité des fédérations à la proposition soumise. Si elles seules avaient voté, les 50 % n’auraient pas été atteints.

Dans un tel contexte on ne peut que s’étonner de la maladresse du communiqué diffusé à l’issue du CCN qui affirme que Philippe Martinez est «pressenti pour être le futur secrétaire général». Une précision dont plusieurs membres du parlement interrogés ne se souviennent pas qu’elle ait figuré dans le texte lu aux responsables fédéraux et départementaux. Si c’était avéré, cela s’inscrirait dans la continuité de la politique de communication de la direction de la centrale depuis le début de la crise Lepaon qui a plusieurs fois pris des libertés dans la retranscription des décisions de l’organisation. La composition du « collectif » qu’il va constituer pour travailler sur la prochaine direction de la CGT sera un premier test pour l’ancien syndicaliste de Renault, avant même le choix de ceux avec qui il pourrait diriger la centrale jusqu’au prochain congrès, prévu en mars 2016. Ce qui est sûr, c’est que l’équipe ne pourra pas ressembler à celle qui a été présentée ce mardi.

Leïla de Comarmond

Source lesechos.fr

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