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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 18:04

Disneyland Paris se moralise!

Attention, on ne fait pas dans le détail, distribution d'un code de déontologie professionnelle et du règlement intérieur à tous les salariés...

Mais qu'est-ce que cela signifie vraiment?

Pouvons-nous rêver de voir enfin l'entreprise prendre ses responsabilités et remettre l'équité et la justice sociale comme des valeurs sûres pour l'ensemble des salariés?

Les salariés l'ont bien compris depuis des années et ne sont pas dupes.

Si une caissière peut perdre son emploi pour 10 euros, la disparition de plus d'un million d'euros au Comité d'Entreprise n'a engendré aucun émoi de la part de la Direction. Tous ceux qui sont soupçonnés d'avoir bénéficié de cette manne aurifique sont toujours dans l'entreprise et prospèrent loin de leur lieu de travail, bien tranquillement installés chez eux, en heures de délégation, pendant que l'ensemble des salariés turbine à plein régime.

Non, monsieur Philippe Gas, les salariés ne sont pas aveugles, et ils ont bien intégré que la seule action véritablement menée par l'entreprise est de rappeler par vos deux fascicules (code de déontologie professionnelle et règlement intérieur), les directives qui serviront de motivation pour les futurs licenciements.

Combien de temps croyez-vous encore pouvoir tenir la baraque ainsi?

Vous déplorez le manque de motivation des salariés, mais dans un même temps, c'est vous qui créez cette démotivation. Votre salaire et ceux de vos collaborateurs sont sans commune mesure avec le salaire de salariés qui sont présents dans l'entreprise depuis 20 ans et plus. Vous gagnez en 1 mois ce qu'un salarié gagne en 3 ans, voire 4 ans.

Cela ne vous pose-t-il pas un problème moral?

Vous et vos prédécesseurs avez confisqué le droit à une représentation syndicale digne de ce nom dans l'entreprise. Et vous surfez sur des accords minimalistes lorsqu'ils ne sont pas régressifs. Cela ne vous gêne-t-il pas?

Vous vous gargarisez d'être une entreprise citoyenne et vous passez en correctionnel...

Il est peut-être temps de vous réveiller!

Les salariés, je les vois tous les jours, et pas lors d'une pause café où ils ont été triés sur le volet pour ne pas troubler votre quiétude.

Les difficultés rencontrées sur le terrain sont étouffées dans l'oeuf au travers de pressions et non pas réglées, les dossiers des salariés qui devraient légitimement obtenir gain de cause sont blindés par vos avocats et vos RHs.

Mais je vous le dis, votre société va mal, très mal. Je parle de ce que je connais et de ce que je cotoye.

Les salariés sont usés, fatigués, et on leur impose toujours plus de flexibilité.

Un jour ici, le lendemain là-bas, quand ce n'est pas le matin ici et l'après midi là-bas...et on oublie toutes les clauses sur le volontariat.

Les différents services se vendent les salariés entre eux pour boucher les trous, et on se demande si nous ne revenons pas au temps du marché aux esclaves.

Et les syndicats laissent faire...

Il est évident que vous pouvez faire votre beurre et que vous pouvez festoyer et récompenser dignement vos collaborateurs. Si la source financière est tarie à la base, il n'en est pas de même dans vos hautes sphères...

Mais c'est bizarre, à votre place j'aurais honte.

Honte d'avoir la possibilité de rendre heureux les salariés qui travaillent dans votre entreprise et de ne pas le faire parce qu'on a mis en place un système que je n'hésite pas à qualifier de "maffieux" (désolé de la connotation négative de ce mot, mais c'est le terme que j'entends le plus souvent de la part des salariés lorsqu'on parle du fonctionnement de l'entreprise que vous présidez), système qui consiste à confisquer le droit de parole aux salariés (ce ne sont pas vos audits bidons qui me contrediront), et qui donne les pleins pouvoirs à un encadrement aux dents longues, et à des syndicalistes à la botte de la Direction.

Je vous redemande donc de bien vouloir m'associer à votre conférence sociale du 25 avril 2013 en tant que représentant de la CGT, pas celle que vous et vos prédécesseurs avez accréditée et mise en place, mais en tant que représentant de la CGT qui saura vous dire en face les vérités que vous ne voulez pas entendre, que vous ne voulez pas voir, et dont vous ne voulez pas parler.

Je vous prie d'agréer monsieur le PDG, et de croire en mon entière détermination pour enfin, véritablement MORALISER votre entreprise qui est aussi la mienne et celle des 14000 salariés qui la composent!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Représentant du personnel CGT à Disneyland Paris

 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:40

Les serviteurs du système

 

Après l’affaire Cahuzac, Hollande veut paraître reprendre les choses en main. L’heure serait donc à la « moralisation » de la vie publique. Il y a quelques années, Sarkozy prétendait rien de moins que « moraliser le capitalisme ». Du côté des présidents, qui se succèdent et décidément se ressemblent, les promesses pompeuses sont revues à la baisse.

Mais de quoi s’agit-il ? De demander aux ministres puis aux parlementaires de publier leur déclaration de patrimoine, ainsi que d’interdire l’exercice de certaines professions à ces derniers. Faisant assaut de « transparence », certains politiciens ont devancé l’obligation. La ministre Marie-Arlette Carlotti a ainsi révélé qu’elle possédait une maison et deux appartements, dont l’un en Corse… ce qu’elle appelle « le patrimoine d’un Français moyen » ! Et on apprend que François Fillon possède un manoir, ou encore que trois ministres payent l’impôt sur la fortune.

Oui ces politiciens professionnels, ministres ou parlementaires, sont des bourgeois, d’éducation ou de patrimoine. Il n’y a d’ailleurs aucun ouvrier à l’Assemblée nationale et au gouvernement. Rien de nouveau sous le soleil. Mais en matière d’argent, ces politiciens sont des petits joueurs à côté de ceux qu’ils servent, les grands capitalistes, qui n’ont pas à prendre la peine de se faire élire pour que leurs intérêts soient défendus. Ces serviteurs zélés ne font que se partager les pourboires – légaux ou non – de la bourgeoisie.

Les larmes de Caïman

La droite et l’extrême-droite comptent bien tirer parti de la situation. Mais ils traînent les mêmes casseroles, y compris le Front national, les mêmes liens avec les avocats d’affaires qui permettent de planquer son fric, aux îles Caïman ou ailleurs.

Du côté du Front de gauche, l’ex-ministre Mélenchon appelle à une manifestation pour quémander une « 6e république » et pour « donner un coup de balai », dit-il. En promettant de déplacer la poussière ? Ridicule. Ce n’est pas une sixième république bourgeoise qui nettoiera la société de l’exploitation capitaliste.

De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat

Pendant qu’on amuse la galerie, le patronat continue sa guerre de classe contre le monde du travail. Dans bien des entreprises, en plus des licenciements, il passe à l’attaque avec l’arme du chantage à l’emploi pour faire accepter les reculs sociaux – les « accords de compétitivité –, la « loi sur l’emploi » les légalisant venant d’être votée à l’assemblée.

L’affaire Cahuzac montre simplement que ce n’est pas le fric qui manque, planqué ou non. Ces gens-là ne connaissent pas la crise. Le gouvernement qui annonce régulièrement des mesures d’austérité n’aurait qu’à se servir dans les poches de la grande bourgeoisie, mais ce n’est pas sa volonté. Alors ils font celles des travailleurs.

La bourgeoisie se divise le travail : le patronat pleure la bouche pleine et licencie à tout-va, pendant que ses hommes de main au gouvernement, formés à son image cynique et mensongère, font passer dans la loi toutes ses volontés. C’est le fonctionnement normal du capitalisme.

Il faudra bien que le monde du travail, celui dont on baisse les salaires, qu’on exploite plus durement au travail ou qu’on jette à la rue, lui qui n’a pas de gestionnaire de fortune (et pour cause !) pour mieux contourner le fisc, se retrouve à un moment donné, massivement, dans la rue. Pas pour réclamer que les mauvais coups viennent de prétendus modèles de vertu, mais bien pour les combattre et imposer nos revendications vitales.

Source convergencesrevolutionnaires.org

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:25

 

FRACHON

 

Le 17 avril 1943, "l’accord du Perreux", du nom de cette ville du Val-de-Marne, ouvre la voie à la réunification de la CGT.

Accord signé  sous l’occupation par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les ex-confédérés (CGT), Henri Raynaud et André Tollet pour les ex-unitaires (CGT-.U)

Accords qui reconstituant la CGT « en respectant la physionomie qui était la sienne en septembre 1939 » ne fut couché sur le papier qu’à la Libération le 5 octobre 1944.

 Accord conclu donc sans déclaration écrite , initié par un dialogue entre Benoit Frachon et Léon Jouhaux.

Outre la défense immédiate des intérêts des travailleurs il indique la volonté de rassembler l’ensemble des forces de la résistance à l’occupant et sera en quelque sorte le prélude au programme du Conseil national de la Résistance (CNR).

Sur le plan syndical il ne s’agit pas d’une simple unité d’action mais d’une visée à la réunification à l’instar de 1936.

Au-delà de la conjoncture de l’époque cet accord illustre la profonde volonté unitaire des syndicalistes se référant à la lutte de classes qu’exprime le sigle lui-même choisi au moment de la scission de 1921 : CGT- Unitaire.

Ces derniers considérant que face au patronat, au capital, aux exploiteurs le pluralisme, la division sont des facteurs d’affaiblissement et de défaite dans le combat de classe.

 

Quel sens donner à cet anniversaire en 2013?

 

Impossible de comprendre le sens profond de cet accord sans en référer à un personnage majeur de la période : Benoit FRACHON !

L’homme a connu 3 scissions syndicales (1921 et la création de la CGTU, 1939 le bannissement et la clandestinité, 1947 et l’ingérence américaine dans le cadre de la guerre froide).

Il a connu aussi et a été un acteur essentiel de 2 réunifications : celles de 1936 et du congrès de Toulouse et précisément celle de la clandestinité en avril 1943 avec les accords du Perreux.

En conséquence il a la passion de l’unité, de l’unité organique de la classe ouvrière, passion chevillée au corps !

C’est ainsi que dans son ouvrage "Au rythme des jours" il peut dire

"la lutte pour l’unité c’est en fin de compte le fil conducteur de toute l’action de la CGT, car c’est aussi la question primordiale pour changer réellement la situation et conduire les travailleurs au succès".

 La volonté unitaire est en effet profondément ancrée dans l’aspiration des travailleurs eux-mêmes.

On est plus fort face à un patronat lui-même coalisé pour revendiquer, pour se défendre.

Et d’ailleurs les moments de grande victoire ouvrière et de grandes conquêtes sociales coïncident avec les moments de lutte, d’unité et d’afflux massif des travailleurs dans l’organisation syndicale comme en 1936 et en 1945 en particulier (des millions de syndiqués).

Il est donc parfaitement légitime de commémorer ce moment historique de rassemblement de la classe ouvrière et des travailleurs en soulignant cette constante de l’aspiration ouvrière et des considérables efforts unitaires de la CGT pour parvenir à cette réunification.

La recherche de l’unité des travailleurs, de l’unité d’action, de leur rassemblement dans une seule centrale syndicale est en effet un des traits identifiants de la CGT qui parcoure toute son histoire.

Mais cette recherche passionnée et ces efforts ce n’est pas le syndicalisme rassemblé !

Car dans le même mouvement de recherche unitaire, dans le contexte de l’époque où il s’exprime (les années 50 après la scission qui a vu naître FO et se reconstituer la CFTC etla CGC) Frachon indique :

"L’unité ne se gagne pas seulement. Il faut la défendre en permanence contre ceux qui sont toujours tentés de servir les manœuvres de division de l’ennemi de classe. Chaque tentative de nuire à l’unité, surtout au cours d’une action ou de sa préparation, doit être immédiatement et publiquement démasquée, soumise au jugement des travailleurs intéressés , des adhérents et des militants des organisations de base dont les dirigeants trahissent les engagements pris. C’est là une des conditions importantes nous permettant de consolider l’unité".

 C’est que pour Benoît Frachon et la CGTdans son ensemble, l’unité n’est pas une alliance de sommet où l’on édulcore les différences d’orientation et de revendication comme a pu le faire Thierry Lepaon au 50e congrès minimisant gravement le désaccord avec les dirigeants de la CFDTsur l’ANI (flexibilité de l’emploi et des travailleurs), couvrant ainsi une grave atteinte au code du travail et à la protection des travailleurs.

 Les désaccords doivent en effet être traités en bas, sous l’arbitrage et le jugement des travailleurs, sans quoi comme en 2003, comme en 2010 on permet le sabotage des luttes et on recouvre d’un voile pudique une véritable trahison des intérêts des travailleurs !

 C’est essentiellement que pour Benoit Frachon comme pour la CGT dans son ensemble à l’époque le caractère de masse de l’organisation, la recherche permanente de l’unité des travailleurs, de l’unité d’action sans renoncer à la réunification se fonde sur des conceptions de classes, de lutte des classes.

Car à y regarder de près toutes les scissions et les divisions ont pour fondement essentiel au-delà des arguments invoqués (l’indépendance syndicale, le pacte de non-agression Hitler/Staline, le plan Marshall) l’attitude à l’égard d’un positionnement de classes sans compromission : les partisans de la collaboration de classes et de l’accompagnement du système épaulé par les classes et les médias dominants masquant leur orientation et leurs pratiques sous des accusations diverses selon les périodes, mais qui toutes éludent la question centrale !

Et ce sont toujours les réformistes qui ont pris l’initiative des scissions et qui virent les tenants d'un syndicalisme sans compromission des organisations comme malheureusement on peut encore le constater actuellement dans de trop nombreuses fédérations de la cgt, et notamment celle du commerce !

L’objectif unitaire ne se sépare par du contenu des revendications sur lesquelles il faut rassembler qui correspondent aux aspirations des travailleurs et à la nécessité de s’unir contre la classe capitaliste par-delà les opinions politiques, les origines, la religion.

La division, les scissions sont organisées par les ennemis de la classe ouvrière pour imposer une politique au service exclusif des possédants et du patronat.

Mais renoncer à mener le combat pour un contenu conforme aux intérêts des travailleurs, renoncer aux objectifs transformateurs anticapitalistes, c’est à coup sûr préparer la défaite.

Et dans la situation présente marquée par la crise la plus grave et la plus durable du système, par l’offensive globale de l’oligarchie, de l’Union européenne pour nous imposer des reculs sans précédents comment poursuivre des objectifs unitaires sans dénoncer les trahisons des dirigeants de la CFDT aujourd’hui sur le code du travail et demain sur les retraites ?

Sans en appeler au jugement des travailleurs eux-mêmes , sans l’activité indépendante de la CGT sur des bases de classes et sans compromission avec le capital ?

 Sans conteste cette exigence est celle de nombreuses bases et de nombreux militants de la CGT.

C’est donc cette orientation qu’il convient de faire triompher et de mettre en œuvre contre la tendance conciliatrice de la direction confédérale figée sur le syndicalisme rassemblé, le dialogue social et l’intégration dans la Confédération Européenne des Syndicats.

L’unité c’est en bas, dans les entreprises, dans les branches en s’adressant sans sectarisme à tous les salariés, sur des revendications précises, ne laissant la place à aucune manœuvre et aucun reniement, au quotidien et dans la durée.

Et ça nous fait belle jambe que les dirigeants de la CFDT signataires d’un accord scélérat ne manifestent pas avec nous le 1er mai !

 

                                                        Le Front Syndical de Classe

                                                        15 avril 2013

Source frontsyndical-classe.org

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:04

Les parcs de loisirs à l'épreuve de la crise

Une

La saison est désormais lancée pour les parcs d'attractions ou de loisirs. Après une année 2012 marquée par une météo défavorable, le secteur, qui jusqu'alors a échappé à la crise, pourrait être confronté à la panne de la consommation des ménages.

La saison 2013 est désormais lancée pour les parcs d'attractions ou de loisirs, avec l'ouverture entre le début du mois et le week-end dernier de la très grande majorité des sites. Alors que le secteur a résisté à la crise économique depuis 2008, bien des professionnels ont désormais l'oeil autant sur les indicateurs de conjoncture, pour cause de panne de la consommation des menages, que sur la météo. Car cette dernière a quelque peu affecté la saison 2012, également contrariée par un calendrier politique défavorable pour cause d'élections.

Le Syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels (Snelac), qui réunit plus de 230 adhérents très divers -de Disneyland Paris aux petites structures régionales et familiales en passant par le Parc Astérix ou la Tour Eiffel-, indique ainsi que « plus de 50 % des sites » ont enregistré une diminution de leur fréquentation l'an dernier, tandis que 40 % d'entre eux ont bénéficié d'une hausse, 2 % autres ayant vu leur nombre de visiteurs maintenu.

Fort recul de fréquentation dans le Nord-Ouest

La région Nord-Ouest a probablement été la plus touchée avec près de 70 % des sites en recul. « La fréquentation était en recul de 60 % en cumul au 14 juillet. Finalement, on a terminé la saison sur une baisse de 3%, car août et septembre ont été exceptionnels », relate notamment Hervé Lebel, le dirigeant-fondateur de Festyland, parc à thème à connotation historique situé près de Caen.

« L'année a été difficile jusqu'au début juillet avec des reculs de 10 % à 20 %. Ensuite, la croissance a été supérieure à nos attentes », confirme, de son côté, Olivier Garaïalde, le directeur des opérations du pôle Parcs de loisirs de la Compagnie des Alpes (CDA), le poids lourd français -après Euro Disney et Disneyland Paris -avec Parc Astérix, les complexes Walibi, La Mer de Sable, ou le Futuroscope, dont la CDA est le premier actionnaire. « Après une année 2011 exceptionnelle, 2012 a été plus contrastée », résume le président du Snelac, Arnaud Bennet, par ailleurs patron du parc d'attractions et animalier Le Pal dans l'Allier.

Renouvellement des attractions

Aux dires des exploitants, la bonne résistance du secteur s'explique par sa « dynamique d'investissement » dans l'amélioration du produit et le renouvellement des attractions. A titre d'exemple, Parc Astérix, qui a ouvert l'an dernier un espace thématique autour de l'Egypte avec une nouvelle attraction à sensation, Oz'Iris (un projet de 20 millions d'euros au total), a enregistré une hausse de 8 % de sa fréquentation et de 10 % de son chiffre d'affaires. « La stratégie grands parcs, grandes marques, fonctionne », souligne, plus globalement, Olivier Garaïalde. Mais, comme tient à le préciser Arnaud Bennet, « les petits [parcs, NDLR] investissent aussi et énormément, de 20 % à 25% du chiffre d'affaires pour certains d'entre eux ». Voire plus.

Festyland engage, bon an mal an de 25 % à 30 % de son chiffre d'affaires, soit de 0,5 à 0,7 million d'euros désormais, indique ainsi son dirigeant-fondateur, ce qui le rend serein alors que le contexte économique et social n'est guère reluisant : « On a fait ce qu'il fallait pour être confiant. Ceux qui n'ont pas fait l'effort d'investir vont le payer », estime en effet Hervé Lebel. « Les parcs de loisirs vont rester une valeur refuge, alors qu'il y aura peut-être des arbitrages dans les vacances », ajoute-t-il. Pour les professionnels, le secteur devrait continuer de profiter de la tendance au tourisme de proximité, d'autant que les parcs donnent la possibilité de « retrouvailles en famille » et de « se ressourcer ».

Pas encore de « vraie cassure »

Pour toutes ces raisons, le président du Snelac se montre donc « assez optimiste » pour 2013, sans pour autant masquer ses inquiétudes pour les années à venir. « On n'a pas encore senti de vraie cassure. Mais si la dégradation de la conjoncture continue, je serai moins optimiste », déclare en effet Arnaud Bennet. « On n'est pas immunisé contre la crise », estime, de son côté, le président du directoire du Futuroscope, Dominique Hummel, qui n'écarte pas des « grignotages » dans la clientèle. Pour le grand parc de la Vienne, « la saison va se jouer sur la clientèle à moins de 3 heures de route », explique son dirigeant, c'est à dire celle ayant la possibilité de report la plus importante, tout en étant sensible au coût du transport. De fait, les opérateurs auront une bonne tendance de la saison entre la deuxième quinzaine d'avril et la première quinzaine de mai avec les vacances scolaires et les ponts.

Par CHRISTOPHE PALIERSE Source m.lesechos.fr

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 12:22

Comme le demande notre PDG Philippe Gas, je vais de nouveau être un salarié modèle en vous faisant partager l'introduction du code de déontologie professionnelle qui a été remis à l'ensemble des salariés de l'entreprise, et dont notre président nous recommande la lecture, la familiarisation et le partage. Vous pourrez trouver la page d'introduction ci-dessous.

Inutile de me remercier Philippe, il est de mon devoir de prolonger ton aspiration à plus d'intégrité, plus d'honnêteté, plus de confiance, de respect... et c'est bien dans ce sens que je sais que tu liras ces quelques lignes.

J'ai entendu dire que la conférence sociale revient sur le devant de la scène dans l'hôtel où je travaille, le 25 avril 2013.

Je souhaite que la CGT y soit associée par ma présence.

Tu comprends bien que le syndicat d'Amadou N'Diaye, conformément aux valeurs que nous avons en commun toi et moi, peut difficilement perdurer dans l'entreprise en tant que tel, aussi, il me semble raisonnable que le nécessaire soit fait en ce sens.

A défaut, la CGT se verra dans l'obligation de commencer une longue et pénible série de distributions de tracts dans l'entreprise, dont l'aspect dévastateur ne pourra avoir vraisemblablement d'autres conséquences que celle de nous conduire au tribunal.

Afin d'éviter tous ces désagréments, je demeure persuadé qu'une solution reste toujours possible.

Je rappelle également aux lecteurs de ce blog que le 24 avril 2013, la veille de la nouvelle conférence sociale, sera jugé au tribunal de Meaux le dossier concernant l'espionnage avant l'embauche de salariés ayant postulé à Disneyland Paris, dont vous pourrez retrouver l'article du parisien du 1er mars 2012 ci-dessous.

Dans l'espoir que l'entreprise coordonne toujours mieux ses belles paroles avec ses actes...

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Représentant du personnel CGT à Disneyland Paris

 

CODE-DEONTOLOGIE.jpg

 

Souvenez-vous le 1er mars 2012

 

Espionnage avant l'embauche : EuroDisney renvoyé en correctionnelle

En plein scandale Ikea, EuroDisney est à son tour mis en cause pour s'être procuré des informations judiciaires, de façon tout à fait illégale, sur ses employés au moment de leur embauche au parc Disneyland Paris, en Seine-et-Marne. Selon nos informations, entre 2001 et 2004, la société aurait eu accès au passé judiciaire de près de 3000 «cast-members». Dans cette affaire, la société a été mise en examen en 2006, notamment pour recel de violation du secret professionnel et détournement de données de fichiers informatifs nominatifs. Et c'est en septembre dernier que le juge d'instruction a signé l'ordonnance de renvoi de la société devant le tribunal correctionnel de Meaux, ainsi que de trois anciens gendarmes.

En 1997, EuroDisney engage un gendarme à la retraite, moyennant 240 000 francs (environ 36 585€) par an. Selon l'ordonnance du juge d'instruction, que nous nous sommes procurée, le retraité est chargé pour toute nouvelle embauche d'obtenir des informations sur «les antécédents judiciaires en matière d'infractions aux moeurs (agressions sexuelles, viol, pédophilie, etc), travail clandestin ou infractions économiques et financières», pioché dans les fichiers informatiques de la gendarmerie et de la police, grâce à deux autres gendarmes, dont l'un en poste au «Service techniques de Recherche judiciaire et de documentation» basé à Rosny et qui avait accès au STIC (Système de traitement des infractions constatées, de la Police Nationale) et du JUDEX (système Judiciaire de Documentation et d'Exploitation, de la gendarmerie).

EuroDisney affirme que ces pratiques «n'ont plus court depuis de nombreuses années et ont été stoppées en 2004, quand la nouvelle direction a eu connaissance de ces procédure». C'est d'ailleurs elle qui a informé les autorités judiciaires et déclenché l'enquête.

Source leparisien.fr

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:55

PSA Grève de longue haleine et amertume croissante à Aulnay-sous-Bois

À l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, vouée à la fermeture en 2014, un climat de lente agonie a envahi les ateliers, paralysés depuis trois mois par la grève.

« Avant, ça tournait à plein régime. Aujourd’hui, il n’y a presque aucune voiture qui sort de l’usine » , dit Harfaoui, lunettes fines, cheveux grisonnants, en désignant la chaîne de montage à l’arrêt. « Ça fait bizarre de voir l’usine comme ça. Mais c’est la seule façon qu’on a de se faire entendre » , assure cet ouvrier gréviste de 61 ans.

Comme lui, ils sont entre 150 et 200 à participer activement au mouvement, lancé le 16 janvier par la CGT, Sud et la CFDT pour contester la fermeture de l’usine de Seine-Saint-Denis, qui emploie près de 3000 personnes. Un « noyau dur » déterminé, qui multiplie les actions à l’intérieur comme à l’extérieur du site.

À l’écart, une trentaine de cadres, venus pour certains d’autres sites, discutent calmement. « Ils sont là toute la journée pour nous surveiller. On les appelle les pots de fleurs » , ironise Samir.

Dans les allées, le long des carcasses de voitures immobiles, des ouvriers en blouse grise attendent un hypothétique redémarrage de la chaîne. Certains pianotent sur leur téléphone portable. D’autres bavardent, les bras croisés. « On tue le temps comme on peut » , confie une non-gréviste. Face au blocage, la direction a décidé de ne faire tourner l’usine – qui produisait avant la grève près de 500 Citroën C3 par jour – que le matin, de manière provisoire. Une situation qui rend l’ambiance « encore plus étrange » , selon cette salariée.

« Ça sent la fin »

Une rafale de pétards, soudain, retentit dans l’atelier. Des grévistes se sont approchés des cadres chargés de veiller au calme. « À la niche ! À la niche ! » , crient les manifestants. En rang serré, les cadres font front sans sourciller. « Ils leur mettent la pression en permanence » , pointe sous le couvert de l’anonymat un ouvrier, chez PSA depuis plus de trente ans. « Il y a des tensions importantes. Ceux qui bloquent l’usine sont une minorité » , regrette-t-il.

Personnes prises en chasse, extincteurs projetés sur les vitres d’un bureau, jets de boulon, crachats… Ces dernières semaines, plusieurs incidents ont émaillé le mouvement. Deux grévistes ont été licenciés, et plusieurs autres font l’objet de procédures de mise à pied. « La tension est un peu retombée, mais on sent que ça peut déraper à tout moment », analyse Tanja Sussest, du syndicat maison SIA (majoritaire), très critique vis-à-vis du mouvement et des « débordements ». « Trois mois qu’ils sont en grève et qu’est-ce qu’ils ont obtenu ? Rien. » , estime-t-elle.

Des reproches balayés par Jean-Pierre Mercier, responsable CGT. « Beaucoup de non-grévistes nous soutiennent » , assure le délégué syndical, qui se dit « prêt à poursuivre le combat ». « Grâce à la caisse de grève (alimentée par des dons, N.D.L.R.), la paye du mois d’avril est quasiment assurée pour les grévistes. Et on se prépare moralement pour continuer au mois de mai » , prévient-il.

Cette stratégie au long cours pourrait-elle précipiter la fermeture de l’usine ? La direction, qui évalue la perte de production à 14 000 véhicules depuis le début de la grève, assure que le calendrier original, avec une fermeture début 2014, sera respecté. Mais beaucoup, dans l’usine, se disent « inquiets » face à l’absence de perspective de sortie de crise. « Déjà 400 personnes ont quitté l’usine dans le cadre des mesures de mobilité temporaire » , principalement vers l’usine de Poissy, qui produit elle aussi la C3, souligne Brahim Loujahdi, délégué CFTC.

Ces dernières semaines, le site des Yvelines a connu une « montée de cadence » qui se poursuivra jusqu’à l’été pour rattraper le retard cumulé à Aulnay. « L’activité a d’ores et déjà été transférée sur Poissy » , analyse Tanja Sussest. « Pour Aulnay, ça sent la fin ».

La restructuration chez PSA Peugeot Citroën, annoncée en juillet par le groupe, doit se solder par plus de 11 000 suppressions d’emplois, notamment par le biais de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois, qui doit être entérinée le 19 avril.

Le plan social prévoit quelque 2500 suppressions de postes à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui va fermer ses portes début 2014, et 1400 à Rennes. Au total, 11 214 emplois seront supprimés entre mai 2012 et mi-2014 chez le constructeur automobile, dont une partie par des départs naturels non remplacés.

Selon la direction, 3750 « solutions de reclassement » ont été trouvées pour les salariés d’Aulnay, et 1700 pour ceux de Rennes.

Source lalsace.fr

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:50

Cache-cache autour de la Scop

Hier, la CGT a convié la direction du groupe Goodyear à une présentation de son projet de coopérative mais cette dernière dit vouloir l'étudier avant.

 

http://www.courrier-picard.fr/sites/default/files/articles/ophotos/20130413/1891221183_3065686_1.jpg

 

La tension monte entre la direction de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-nord et le syndicat majoritaire du site, la CGT. Point de friction : le projet de Scop que la CGT a présenté, à huis clos, aux salariés le 23 mars à la Maison de la Culture. Un projet, rappelons-le, que le syndicat oppose au plan social que le groupe veut appliquer à Amiens-nord (1 173 salariés menacés de licenciements).

Six semaines après l'annonce du projet de coopérative ouvrière, la direction écrit dans un communiqué adressé aux salariés de l'usine, qu'« elle n'a toujours pas reçu de documents de présentation relatifs à ce projet. »

En clair, elle ne peut pas se positionner si elle n'a pas les éléments. « Nous avons écrit à trois reprises à la CGT pour que ce projet nous soit communiqué, précise un porte-parole du groupe, nous avons également invité son représentant Mickaël Wamen à venir le présenter aujourd'hui (hier) au siège à Rueil-Malmaison mais il n'est pas venu. »

Une réunion le 23 avril à la Bourse du Travail à Paris ?

Contacté hier, Mickaël Wamen dit avoir envoyé les invitations au ministère du Travail, à la direction de Goodyear pour une réunion de présentation du projet de Scop, dans son détail, le 23 avril, à 15 heures, à la Bourse du Travail à Paris.

Une réunion que la direction juge « prématurée » aussi longtemps que la CGT ne lui aura pas communiqué son projet. « Il faut bien comprendre que, pour nous, c'est très important d'étudier le projet de Scop avant toute réunion », poursuit le porte-parole du groupe.

Une vision que tente de décrypter Fiodor Rilov l'avocat de la CGT : « Manifestement, l'enjeu pour la direction, c'est d'essayer de discuter de ce projet en coulisses. Or, nous voulons le faire sous les yeux de tous et du ministère du Travail en particulier. »

Très méfiantes, les deux parties semblent jouer au jeu du chat et de la souris. Pour autant, Fiodor Rilov estime que la direction « peut changer d'avis comme elle l'a déjà fait par le passé sur d'autres dossiers. »

À noter que la réunion d'information détaillée de la Scop devrait être présentée aux salariés le 27 avril dans un lieu qui reste à déterminer.

BAKHTI ZOUAD Source courrier-picard.fr

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 12:21

Une cinquantaine de manifestants de PSA Aulnay se sont introduits de force samedi peu après 11 heures dans le Centre des Congrès de la Cité des Sciences, à la Villette, à Paris, où se tient le Conseil national du PS, interrompant les travaux du "parlement" du Parti socialiste.

 

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 12:09

 

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C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

C’est avec la rage au ventre que nous venons d’apprendre la condamnation de Sébastien Migliore, Membre du Bureau de l'UL d’Alès , qui après avoir été condamné à 200 € pour refus de prélèvement ADN, vient d’être condamné à deux mois de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité, à verser 1000 € d’amende et 100 € pour chacun des 12 agents des forces de l’ordre qui ont porté plainte pour un soi-disant "jet d’œuf" jamais prouvé lors des manifestations contre la Réforme des retraites.


Sébastien avait été relaxé sous Sarkozy lors d’un premier jugement, mais sans comprendre pourquoi ou peut-être trop bien, le Procureur de la république avait fait appel sous Hollande. 


Après les événements chez les « Goodyear » les consignes de Valls de durcir le ton en direction de la CGT y sont sans doute pour quelque chose. 

Cette condamnation inique et incompréhensible est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Sébastien,  avec son avocat, a décidé de faire appel en cassation de ce jugement.


Rappelons que Sébastien est également élu de Cendras s’il était définitivement condamné, il se verra privé de son mandat d’élu et ne pourra pas se représenter aux prochaines élections. Une condamnation qui intervient au moment le plus indécent de la vie politique, où l’on parle de moralisation, mais où la justice est de classe car de toute évidence cela va bien plus vite pour les petits que pour les gros !  Et dire que ce "Salopard" de Cahuzac affirmait que la lutte des classes n'existait plus et bien on voit qu'elle est toujours là et la Justice de Classe elle est bien là aussi : Cahuzac pourra continuer à siéger à l'Assemblée et encaisser ses 9 400 € d'indemnités et Seb ne pourra plus siéger (bénévolement) au Conseil Municipal de Cendras et de plus avec la prison avec sursis sa vie professionnelle est mal elle aussi.


Voilà comment on applique la moralisation politique sous Hollande et Vals qui continuent la chasse aux Syndicalistes..... 

Sébastien défendait l’emploi, les retraites, les services publics. Un militant syndicaliste de la CGT qui s’oppose au système, à cette société gangrénée par le fric et les affaires. Ce qui de toute évidence n’est pas du goût de ses juges et du pouvoir.


Ce jugement intervient aussi après l’épisode du projet de loi d’amnistie proposé par les sénateurs communistes et amendé, par la droite et le PS, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien ou presque.


De toute évidence c’est encore trop, car le gouvernement n’en veut pas. Ce projet ne sera vraisemblablement pas présenté aux députés.


Alors maintenant ça suffit !

Amnistie, amnistie, amnistie pour tous et nouveaux droits, allons leur arracher tout ça !

Source cgt.ales.over-blog.com

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Published by Cyril LAZARO - dans cgt
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:22

J'étais parti pour écrire un long article, j'ai effacé tout le développement, le titre à lui seul suffit.

Ce qui aurait pu ou aurait dû être une avancée significative pour les salariés de Disneyland Paris a comme d'habitude accouché d'une souris.

Hé oui, c'est ça la magie!

Aucun tract des organisations signataires, voilà un signe qui ne trompe pas, pas de "Victoire", pas de "enfin"!

Un néant syndical autour d'un accord mal paramétré.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

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