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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 07:30

Chers camarades,

Avant de bien prendre la mesure de ce qui s'est passé au CCN du 13 janvier, il va falloir faire le tour des forces en présence, région par région, département par département.

La trahison de certains mandats portés hier comme pour la Fédération de la Santé sont très inquiétants pour l'avenir.

Si on ne peut plus faire confiance à nos représentants qui se permettent de voter en fonction de leurs intérêts personnels au détriment des milliers d'adhérents qu'ils représentent, cela soulève de vraies questions sur le fonctionnement de ces mêmes représentants face aux patrons et au sein des branches professionnelles.

A bon entendeur!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Les militants de la CGT veulent tourner la page Lepaon

Manifestation CGT à Bourges le 16 octobre 2014 - Floris Bressy

Manifestation CGT à Bourges le 16 octobre 2014 -

 

Les militants de la CGT du Cher attendent le départ de Thierry Lepaon. Et que le cœur du syndicat se remette à battre de ses revendications.

Les « copains » de la CGT plient les voiles dans la tempête. La tête dans les épaules. « Pour nous, il faut que Lepaon s’en aille. » C’est clair, net et précis. Jean-Louis Jouanneau est au bout du téléphone de l’union locale CGT de Vierzon. Et en ce moment, les camarades ont tous un avis tranché sur la question qui les agite.

Toujours un peu fermée comme une moule sur son rocher, quand même la CGT, Jean-Louis précise, à bon entendeur que l’histoire de Thierry Lepaon est « une affaire interne. » Ben voyons.

« Une goutte d’eau »

Des pleines pages dans la presse, un feuilleton aussi long que Les feux de l’amour, un bordel généralisé dans la grande maison rouge. Ce n’est plus trop du domaine privée, cette affaire-là.

Dans sa retraite de permanent du syndicat, à Vierzon, le dernier des Mohicans d’ailleurs, Jacques Blondeau, a le même débit que lorsqu’il exhortait les foules à la sortie des usines. Cégétiste génétiquement non modifié depuis que les poils lui ont poussé au menton, Jacques Blondeau veut que « les statuts actuels de la CGT soient respectés ». Bon mais à part ça ? « Ce qui arrive à la CGT est une goutte d’eau à côté des autres scandales, ce sont des petites sommes. »

Évidemment, à côté de l’affaire Kerviel qui a coulé de trois milliards d’euros la Société générale… Jacques Blondeau a gardé l’art de la mesure.

« Il faut garder son calme », ajoute-t-il. Je souhaite le départ de Thierry Lepaon et de toute son équipe », dit-il sans réserve. « Mais je penche pour un secrétaire général plus qu’une gestion collégiale. »

« L’efficacité du syndicat »

Jean-Louis défend sa maison. « Ce qui arrive n’enlève rien à l’efficacité du syndicat. Il y a les prochains combats, notamment contre la loi Macron, c’est ce qui nous intéresse. Sans oublier la lutte pour le pouvoir d’achat, la protection sociale et les retraites. » Tous ces nobles sujets ne doivent plus être masqués par les roues de Lepaon dans la cour du syndicat.

Pascal Joubier, secrétaire à l’organisation de l’UD du Cher, veut revenir aux fondamentaux du syndicat : la démocratie. « Des décisions n’ont pas été prises collectivement, c’est contraire aux statuts. Le départ de Lepaon est inéluctable. Un premier secrétaire doit être irréprochable. Il y a les travaux, c’est un fait, mais surtout sa prime de départ. Les travaux, à la rigueur, c’était pour nous, le syndicat. Mais la prime de départ… »

Jean-Louis et Jacques parlent pudiquement de « dysfonctionnements », aussi bien sur le montant des devis des travaux de son appartement de fonction et de son bureau, que sur les petits malins qui ont nourri la presse de ces mêmes devis en les rendant publics. Les camarades gardent à l’esprit la théorie du coup monté à l’approche des élections professionnelles.

Pascal, le mors aux dents et la lutte en avant, est déjà reparti sur le front des priorités, la loi Macron, la loi Macron et la loi Macron?! Plutôt content que des militants n’ont pas remis leurs cartes. « Disons que cela a joué sur les indécis, pas sur les autres », analyse-t-il. Hier, Sébastien Martineau, le patron de l’union départementale CGT du Cher siégeait au CCN, le comité confédéral national d’où une décision devait en sortir. Les militants n’ont qu’une envie, pressante, celle de tourner la page Lepaon. Et très vite.

Rémy Beurion Source leberry.fr

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 07:21

Charente: la CGT manifeste contre la CGT qui licencie

Le syndicat veut se séparer de sa secrétaire comptable pour «motif économique». Une décision jugée «injuste» par l’intéressée mais aussi quelques militants CGT. Ambiance.

Un rassemblement devant la CGT. Avec des militants CGT, en soutien à une salariée syndiquée CGT sur le point d’être licenciée par cette même CGT. Ambiance fort singulière mardi matin au siège départemental du premier syndicat de Charente, rue Chicoutimi à Angoulême.

L’union départementale envisage de se séparer de Karen Fougerat, 30 ans, sa secrétaire comptable depuis septembre 2012. Et c’est «un licenciement injuste» pour la jeune femme, soutenue en ce sens par plusieurs militants, toutefois guère nombreux mardi à afficher leur solidarité sous les fenêtres de la CGT. Famille et amis constituaient l’essentiel des soutiens présents au moment de l’entretien préalable au licenciement.


«On tombe dans des logiques chiantes»


Mais le syndicat CGT de la Ville d’Angoulême s’est déplacé officiellement. Avec, à sa tête, Caroline Lacour, ex-secrétaire départementale à la communication, démissionnaire des instances dirigeantes suite à cette affaire qu’elle «n’admet pas: la CGT, ce n’est pas ça.». «Quand je vois une salariée pleurer tous les jours, poursuit-elle, quand je vois qu’il y a des risques psychosociaux, moi, j’interpelle et je défends.»

Officiellement, l’union départementale «rencontre des difficultés économiques et doit malheureusement licencier» expliquent Sylvain Minbiolle et Michaël Lablanche, les deux dirigeants qui ont mené l’entretien «en responsables» mais avec un certain embarras.

Un déficit de 40 000 euros, selon nos informations, serait à l’origine de cette situation. «La baisse du nombre d’adhérents, l’irrégularité du versement des timbres, fragilisent les comptes», avance Michel Deboeuf, conseiller CGT du salarié qui accompagnait Karen Fougerat, lui aussi un poil embêté: «Ça fait longtemps que j’assiste des salariés, et c’est la première fois que je me retrouve dans une situation pareille, qui peut malheureusement arriver.» Mais est en opposition, sur le fond, «avec les valeurs d’un syndicat ouvrier. On tombe dans des logiques chiantes, celles du système qu’on combat».

C’est évidemment là où le bât blesse pour l’organisation qui aurait préféré «régler cette affaire interne en interne» dit Michaël Lablanche. «On peut se demander d’ailleurs quelles sont les motivations de ceux qui vous ont prévenus.» «Dénoncer une situation injuste: le syndicat le fait bien partout ailleurs, alors pourquoi on ne dirait pas ce qui se passe ici?», répond Laurent Fougerat, le père de Karen et ancien militant CGT de DCNS à Ruelle. C’est lui qui a tenu à médiatiser les faits.

En décembre dernier, sa fille s’est vu notifier que la durée de son contrat de travail passerait de 35 à 24 heures par semaine. «Je devais, raconte-t-elle, me prononcer sur mon nouveau planning avant le 26, mais comme je ne connaissais pas mes horaires, j’ai été contrainte de refuser, en expliquant que j’étais prête à revenir sur ma décision dès que j’en serais informée.»

Or la notification des nouvelles plages horaires - «des heures par-ci par-là sur cinq jours» qui ne lui convenaient pas parce qu’elle habite à Blaye, en Gironde, et a une petite fille - ne lui serait parvenue que le 5 janvier. «Une anomalie» pour Michel Deboeuf qui déplore en outre «l’absence de pistes de reclassement».

Le refus, en tout cas, a activé la phase suivante, le point de non-retour. Karen Fougerat est persuadée qu’on a voulu ainsi la pousser dehors, suite à des «difficultés relationnelles» avec la secrétaire générale Samantha Dumousseau, le motif économique n’étant qu’un prétexte. Le conflit remonte selon elle «au printemps» et l’a conduite au burn-out: un arrêt maladie de plusieurs semaines.

La situation était mardi matin toujours bloquée. La salariée, qui a repris le travail, devrait logiquement se voir notifier son licenciement dans un mois. Elle est sortie effondrée de l’entretien mais «quelque part soulagée de quitter bientôt cette ambiance pourrie».

La secrétaire générale en ligne de mire

Cette affaire à la CGT touche de plein fouet la secrétaire générale de l’union départementale, Samantha Dumousseau.

La salariée en passe d’être licenciée l’accuse de «pressions répétées», ce que dément formellement l’intéressée. «Ce licenciement, c’est une décision que je regrette vivement» dit-elle, la voix submergée d’émotion. «On a tout fait pour qu’elle reste. C’est lamentable et malhonnête de sa part de tenir de tels propos.»

Pour elle, la jeune femme a été «manipulée par cinq agités», récupérée à des fins politiciennes au sein du syndicat.

En plein épilogue de l’affaire Lepaon, cette controverse trouve un drôle d’écho en Charente. Les accusations, formulées cette fois par des syndiqués, de «décisions prises à quelques-uns sans en informer la commission exécutive» écornent davantage l’image du syndicat. Hormis une démissionnaire, les dirigeants se montrent en tout cas solidaires de Samantha Dumousseau.

Source charentelibre.fr

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 20:52
Succession de Lepaon à la CGT : Martinez en difficulté

Thierry Lepaon.
Thierry Lepaon a présenté son projet de future direction pour la CGT. Il propose que Philippe Martinez, le numéro un de la fédération de la métallurgie, lui succède. Mais le Comité confédéral national pourrait ne pas valider la nouvelle équipe.

Bien que discrédité après les révélations sur son train de vie, Thierry Lepaon a obtenu la semaine dernière de la commission exécutive (CE) de garder la main sur le choix de l’équipe de direction qui va succéder à l’actuelle qu’il a contrainte à démissionner avec lui. On s’attendait à ce que la manoeuvre provoque une tempête. Cependant l’orage ne devait exploser a priori que ce mardi, lors de la réunion du Comité confédéral national qui a le dernier mot sur le sujet. Le secrétaire général sortant démissionnaire de la centrale s’attendait à faire valider sans trop de difficultés sa proposition ce lundi devant la CE dont les deux tiers lui étaient a priori acquis. Cela n’a pas été le cas et le scénario d’un échec devant le parlement de la centrale apparaît donc envisageable. Thierry Lepaon n’a en effet obtenu qu'une courte majorité, de 28 voix pour contre 24 (18 contre et 6 abstentions).

Une liste savamment dosée

Toujours - trop - sûr de lui, c'est avec l’inconscience qui le caractérise que Thierry Lepaon a présenté ce lundi matin à la CE la future équipe qu’il a composée avec l’aide de deux proches et de celui qu’il a désigné comme son successeur, Philippe Martinez , le secrétaire général de la fédération de la métallurgie. Parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même outre le métallo, deux des trois autres membres du groupe qui a travaillé avec Thierry Lepaon, parmi ses plus proches soutiens, ont aussi été inscrits sur la liste du futur bureau confédéral.

Pascal Fournet, trop impopulaire, n’a pas réussi à passer. Colette Dyunslaeger, la numéro un sur le départ des Postes et télécommunications, est proposée au poste clef de trésorière, et Philippe Texier, « coordinateur de la direction confédérale », parmi les huit autres membres du bureau au côté de Virginie Gensel-Imbrecht (secrétaire générale de la fédération de l’énergie), Grégory Roux ( membre du bureau fédéral des cheminots), Alain Alphon-Layre (ex-dirigeant de la région Languedoc-Roussillon), Michèle Chaix (ex-Commerce et bureau confédéral sous Bernard Thibault), Pascal Debay (secrétaire général de l’Union départementale de Meurthe-et-Moselle), Nathalie Metché (membre de la fédération des services publiques) et Christine Carlier (responsable de l’union locale de Lille).

Coup de tonnerre de la fédération de la santé

Cette composition avait été savamment dosée sur deux plans. D’abord, dans l’intérêt de Thierry Lepaon qui a clairement gardé la main, puisque seuls deux personnes sur les dix ont demandé sa démission, Nathalie Metché et, même si c’est sur le tard, Philippe Martinez. Cela devait assurer au futur ex-numéro un de la CGT un maintien tranquille à la commission exécutive et un sérieux pouvoir d’influence si ce n’est de nuisance. Ensuite, pour tenter de garantir le passage sous les fourches caudines du parlement, avait été construit un savant équilibre censé garantir le soutien de grosses fédérations : énergie, PTT, métallurgie... Mais pas les services publics, car sa représentante y est allée sans obtenir l’accord de sa structure.

Le coup de tonnerre a été l’annonce de la décision prise par la fédération de la santé, deuxième de la CGT, contre l’avis de sa secrétaire générale très « proche » de Philippe Martinez, de refuser de voter sur une proposition émanant de Thierry Lepaon. A l’unisson, donc des services publics, du textile, de la construction, du verre-céramique, des finances, de l’Union des fonctionnaires, des organismes sociaux, de l’Union départementale du Nord... La liste est longue, très longue. Autant dire qu’obtenir la majorité des deux tiers nécessaire pour désigner les membres du bureau confédéral au CCN apparaît difficilement plausible.

Reste à savoir si Philippe Martinez résistera au séisme. Il a déjà prévenu que si cela casse, « il retournera avec ses syndicats », selon des sources internes.

Leïla de Comarmond
Source lesechos.fr
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 19:02

Thierry Lepaon propose une direction déjà contestée pour la CGT

Le numéro un démissionnaire de la CGT, Thierry Lepaon, a proposé lundi une nouvelle direction en partie composée de responsables de deuxième rang et contestée avant même d'être soumise mardi au "parlement" de la centrale, le comité confédéral national (CCN). 

Selon des sources internes, il a suggéré à la commission exécutive (CE), le "gouvernement" de la CGT, de désigner le numéro un de la fédération de la métallurgie, Philippe Martinez, pour le remplacer au poste de secrétaire général.

Cet ancien dirigeant syndical du constructeur automobile Renault passe pour être l'homme de Thierry Lepaon, même s'il s'est finalement rallié aux appels au départ du secrétaire général sous la pression de sa fédération.

Thierry Lepaon propose l'actuelle secrétaire générale de la fédération CGT de la poste et des télécommunications Colette Duynslaeger aux fonctions de trésorière de la confédération.

Parmi les huit autres noms proposés pour constituer le nouveau bureau confédéral figurent Virginie Gensel-Imbrecht, numéro un de la fédération de l'énergie, Grégory Roux, étoile montante de la fédération des cheminots, l'ex-secrétaire générale de la fédération du Commerce Michèle Chaix et le coordinateur confédéral Philippe Texier.

Nathalie Metche-Nickles, des services publics, et les dirigeants d'unions départementales ou locales Alain Alphon-Layre (Gard), Pascal Debay (Meurthe-et-Moselle) et Christine Carlier (Nord) complètent la liste.

"S'il s'agit de remettre la CGT sur les rails, l'équipe proposée n'est pas à la hauteur", proteste un ancien de la centrale syndicale, spécialiste des mouvements sociaux, qui juge cette liste marquée par "l'amateurisme" et l'"improvisation".

"Ce sont soit des inconnus, soit des gens qui n'ont pas l'expérience ou l'autorité nécessaires pour sortir la CGT de la crise", ajoute-t-il, sous couvert de l'anonymat.


DISCRÉDIT

Dans une déclaration transmise à la CE, la fédération du commerce, dont est pourtant issue Michèle Chaix, juge Thierry Lepaon "complètement discrédité" et lui dénie tout droit de proposer une nouvelle direction.

Des révélations sur la rénovation du bureau et du domicile de fonction du successeur de Bernard Thibault et sur l'indemnité qu'il a perçue à son départ de ses précédentes responsabilités ont plongé la centrale syndicale dans une crise sans précédent.

Thierry Lepaon a fini par annoncer sa démission, ainsi que celui de l'ensemble du bureau confédéral, le 7 janvier. Mais il a réussi à obtenir de plancher sur la composition d'une nouvelle direction, à la tête d'un petit groupe de travail qui comprend, outre Philippe Martinez, trois cadres réputés proches de lui.

Or, outre le numéro un des métallos, deux membres de ce groupe figurent aussi parmi les noms suggérés pour le nouveau bureau confédéral : Colette Duynslaeger et Philippe Texier.

De quoi alimenter les soupçons des détracteurs de Thierry Lepaon, qui redoutent des manoeuvres de dernière minute et une volonté de l'ex-numéro un de garder la prochaine direction sous son influence. Certains n'hésitent pas à parler de "putsch".

La CE est censée soumettre mardi, sur la base des propositions de Thierry Lepaon et de son groupe de travail, le nouveau bureau de la CGT au CCN, qui aura le dernier mot.

Statutairement, il doit se prononcer à la majorité des deux tiers sur les noms qui lui seront présentés. Mais de nombreux secrétaires généraux de fédérations et d'unions départementales au sein du CCN sont très remontés contre le numéro un sortant, ce qui rend possible un rejet.

Source fr.reuters.com

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:48

Aurore Martin à la barre de la justice espagnole, son avocate arrêtée à Madrid

de : lo beret liure
lundi 12 janvier 2015

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C’est aujourd’hui que débute à Madrid le procès de la militante nationaliste basque dont l’arrestation et la remise aux autorités espagnoles en 2012 avait provoqué une levée de boucliers. Aurore Martin est jugée pour son appartenance au parti Batasuna, en compagnie d’une autre Française et de 33 abertzales espagnols.

Début aujourd’hui à Madrid du procès de 35 militants de la gauche indépendantiste basque. Tous sont poursuivis pour leurs activités politiques au sein de Batasuna, organisation qui était interdite en Espagne en raison de ses liens avec l’organisation armée ETA, mais à l’époque autorisée en France. Le procès doit durer six mois.

Parmi les prévenus, deux françaises, Aurore Martin, devenue en quelques années un symbole, et Haizpea Abrisketa, jugées pour "faits de participation à une organisation terroriste". La justice espagnole accuse Aurore Martin d’avoir entretenu des liens avec Batasuna, vitrine politique de ETA. C’est pourquoi Madrid avait lancé un mandat d’arrêt européen à son encontre fin 2010. La militante mauleonnaise avait alors pris la fuite, avant d’être finalement interpellée par les gendarmes et remise aux autorités espagnoles. Elle avait alors vécu 52 jours de détention avant une libération sous caution. "On n’a pas beaucoup d’espoirs sur la condamnation"

Pour sa défense, Aurore Martin explique qu’elle à participé à des réunions et des meetings en Espagne mais sans l’étiquette Batasuna. Un argument qui ne semble pas convaincre le procureur de Madrid qui a d’ores et déjà requis 10 ans de prison à son encontre.

Invitée de France Bleu Pays Basque ce lundi matin, Aurore Martin dit "assumer" ses activités et demande l’abandon des poursuites. "Je me suis présentée en Espagne au nom de la gauche abertzale, pas au nom de Batasuna, puisque Batasuna était illégal".

Audio : http://www.francebleu.fr/player/exp... La militante basque Aurore Martin invitée de France Bleu Pays Basque - 1re partie au micro de Paul Nicolaï

La militante basque explique redouter la justice espagnole. "J’ai très très peur de ce tribunal", déclare-t-elle à Paul Nicolaï.

Audio : http://www.francebleu.fr/player/exp... "Il faudra que ce procès soit une tribune pour parler du processus de paix" Aurore Martin au micro France Bleu Pays Basque de Paul Nicolaï

"Je n’ai jamais agi en tant que Batasuna en Espagne, je ne crois pas avoir fait quoi que ce soit d’illégal" (Haizpea Abrisketa)

Si Aurore Martin n’est auditionnée que le 29 janvier, Haizpea Abrisketa sera elle entendue dès ce lundi devant le tribunal de Madrid. La militante d’Urrugne s’est expliquée au micro France Bleu Pays Basque de Paul Nicolaï.

Audio : http://www.francebleu.fr/player/exp... Haizpea Abrisketa s’est confiée au micro France Bleu Pays Basque de Paul Nicolaï

Un rassemblement de soutien est organisé ce lundi soir devant la mairie de Bayonne à l’appel d’un collectif d’une vingtaine d’associations, syndicats et partis politiques.

Source : http://www.francebleu.fr/infos/auro...

Source bellaciao.org

Pays basque : l’avocate d’Aurore Martin arrêtée à Madrid

Alors que le procès devait s’ouvrir ce lundi dans la capitale espagnole, plusieurs personnes dont l’avocate d’Aurore Martin ont été interpellées dans la matinée par la Guardia Civil

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La conférence de presse d’Aurore Martin et Haizpea Abrisketa le 6 janvier dernier

A partir de ce lundi, un tribunal de Madrid devait juger 35 militants indépendantistes basques dont deux Françaises Aurore Martin et Haizpea Abrisketa, habitant Urrugne.

Ce lundi matin, une quinzaine de personnes et trois des sept avocats des prévenus ont été arrêtées à Madrid.

Vers 7 heures du matin, de lundi, la Guardia Civil est venue interpeller trois des sept avocats à leur hôtel de Madrid. Parmi eux, Amaia Izko, avocate d’Aurore Martin et Haizpea Abrisketa. 19 des 35 accusés n’ont plus d’avocats pour les défendre.

A 9h30, les 35 militants indépendantistes basques se sont rassemblés devant l’Audiencia Nacional madrilène.

A 11 heures, le procès prévu pour durer 6 mois a été provisoirement suspendu.

Source : http://www.sudouest.fr/2015/01/12/p...

Source bellaciao.org

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:33

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 07:53

Thierry Lepaon joue son va-tout

On croyait qu'il avait jeté l'éponge... pas du tout. En présentant aujourd'hui la liste d'une nouvelle direction par intérim, Thierry Lepaon espère bien piloter la CGT en coulisses. Un pari audacieux.

Thierry Lepaon a annoncé sa démission mercredi dernier. Pourtant, ses adversaires affirment qu’il manœuvre en coulisses pour barrer la route à certains candidats désireux de faire le grand ménage financier.

Thierry Lepaon a annoncé sa démission mercredi dernier. Pourtant, ses adversaires affirment qu’il manœuvre en coulisses pour barrer la route à certains candidats désireux de faire le grand ménage financier.

 

Thierry Lepaon a-t-il vraiment décidé de lâcher la main ? Nombreux sont ceux qui, à la CGT, en doutaient encore hier soir. Si, contraint et forcé, il a décidé de jeter l'éponge mercredi dernier — en annonçant maladroitement sa démission à peine deux heures après l'attentat de « Charlie Hebdo » —, l'ex-numéro un de la CGT, rattrapé par les affaires, n'a toujours pas dit son dernier mot.

Selon nos informations, il n'a pas du tout l'intention de disparaître des radars de la direction nationale de la CGT. Ces derniers jours, Thierry Lepaon a tenté d'organiser de nouvelles grandes manœuvres en coulisses, dénoncent ses adversaires. Non seulement il aurait refusé de quitter la commission exécutive (qui représente la direction élargie de la centrale), mais il a même réussi à décrocher le pilotage du groupe de travail de cinq personnes chargées... de proposer la liste d'un nouveau bureau confédéral, incluant le nom du nouveau secrétaire général (voir ci-contre) ! Trois sont connus pour faire partie de sa garde rapprochée : Pascal Fournet, son fidèle, Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération des postes et télécoms, et Philippe Texier — ces deux derniers étant proches de Michel Doneddu, le prédécesseur du trésorier démissionnaire, Eric Lafont.

« On a appris cela le 9 janvier dernier dans un courrier signé Thierry Lepaon, sur lequel figurait encore l'intitulé secrétaire général de la CGT ! Quel entêté. Il essaye de constituer une équipe à sa main », s'emporte un responsable. Des mails de plusieurs organisations dénoncent l'illégitimité de cette démarche, parlant même de putsch. Et certains de dire qu'il cherche à faire barrage à d'autres candidats désireux de faire le grand ménage financier, qui s'impose pourtant à la suite des dernières affaires. Si cette manœuvre aboutit, la CE d'aujourd'hui devrait entériner la liste de la nouvelle direction... peaufinée par Lepaon. Mais c'est le parlement de la centrale, le comité confédéral national (CCN), mardi, qui aura le dernier mot. C'est à lui qu'il appartient de désigner la nouvelle équipe à la majorité des deux tiers. Or, le CCN de la CGT a réservé plus d'une fois des surprises. Il avait rejeté en mai 2012 la candidature de Nadine Prigent, présentée par Bernard Thibault pour lui succéder. Demain, selon le rapport des forces en présence, le CCN devrait d'ailleurs en toute logique rejeter la manip de Lepaon. La hantise de celui-ci. Voilà pourquoi, ces derniers jours, Michel Doneddu, un proche, est sorti du bois. Selon nos informations, il a téléphoné personnellement à l'une des anciennes rédactrices des statuts de la CGT, Lydia Brovelli. « Alors qu'il est censé les connaître par cœur », ironise un connaisseur. Enjeu ? Tenter de contourner la règle des deux tiers.

Autre gros souci, pour l'ex-homme fort de la CGT. Selon nos informations, Eric Lafont, l'ancien administrateur démissionnaire, a écrit ce matin à l'ensemble des 200 membres des instances (le CCN, la CE et la commission financière de contrôle) pour les mettre en garde contre les fameux réseaux dont il faudra inévitablement s'occuper à l'avenir, « avec pour seul objectif : l'intérêt de la CGT et seulement celui-là »... Affaires à suivre, donc !

Source leparisien.fr

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:04

Désolé pour le CCN, mais visiblement Thierry Lepaon a déjà fait le job et tout est plié d'avance.

Je ne connais pas Philippe Martinez mais je crois qu'il fait partie des membres des grosses fédérations que Thierry Lepaon avait convoqué dans son bureau un soir au début de la crise, et qu'il lui avait proposé de lui succéder en 2016. Depuis, visiblement les évènements se sont précipités...

Ces arrangements en petit Comité suffiront-ils à convaincre la base? J'en doute!

La crise, la vraie, n'est donc pas passée, mais est à venir dans les instances de la CGT. Il faut avouer que choisir un secrétaire démissionnaire, ou plutôt démissionné pour qu'il propose le nom de son successeur était un pari perdu d'avance, et si jusqu'à aujourd'hui le scénario Lepaon a bien fait rigoler toute la place Parisienne, le scénario qui se profile va couvrir la CGT d'un ridicule bien plus grave que tous les militants et adhérents du syndicat ne méritent pas.

C'est "ubuesque"! Excusez le mot, mais je l'aime bien, et j'essaye toujours de le placer dans les grandes occasions.

Voici donc en avant première le nouveau "patron de la CGT", là aussi j'aime bien l'expression car jamais elle n'aura autant collé à la réalité.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Philippe Martinez probable futur numéro un de la CGT
Philippe Martinez est bien pressenti pour remplacer Thierry Lepaon à la tête de la CGT
La Commission exécutive de la CGT doit arrêter lundi la composition de la future direction. Mais il n’est pas sûr que le parlement de la confédération la valide demain.

Discrédité par les révélations sur son train de vie, le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a dû rendre son tablier. Mais il n’a pas l’intention de s’effacer. Non seulement, il ne quittera pas la Commission exécutive, direction élargie de la centrale. Mais il a réussi à obtenir mercredi dernier que celle-ci lui délègue la tâche de constituer le nouveau bureau confédéral avec la ferme intention qu’elle se contente d’entériner lundi sa proposition. Avant que le parlement de la CGT, le Comité confédéral national (CCN), se prononce mardi.

Thierry Lepaon a constitué un groupe de travail de quatre cégétistes, dont trois sont connus pour être ses affidés : Pascal Fournet, son homme de confiance, Colette Duynslaeger, la secrétaire générale de la Fédération des postes et télécoms, Philippe Texier, un proche de Michel Doneddu, le prédécesseur du trésorier démissionnaire, Eric Lafont. Ces personnalités sont des successeurs potentiels du trésorier de ce dernier. Thierry Lepaon sait qu’ils ne s’attaqueront pas au grand ménage financier qui s’impose à la suite des affaires révélées ces dernières semaines.

Le quatrième membre du groupe de travail est le secrétaire général de la Métallurgie CGT, Philippe Martinez, qui, contrairement aux trois autres, a fini par demander la démission du secrétaire général… Et qui ne cache pas son projet de devenir numéro un de la centrale. Est-ce pour préparer ensemble la nouvelle équipe qu’il serait amené à diriger que Thierry Lepaon l’a désigné ? C’est le scénario le plus probable. Gilbert Garrel, le leader des cheminots, qui aurait pu réunir une large majorité de l’organisation sur son nom, a assuré vendredi matin Philippe Martinez qu'il ne se présenterait pas si lui le faisait.

Deux obstacles

Mais tout n’est pas encore joué. Si la Commission exécutive, composée aux deux tiers de soutiens de Thierry Lepaon, va probablement avaliser sa proposition, rien n’est acquis au Comité confédéral national. Deux obstacles importants doivent être franchis. Le premier est la vague de colère que provoque le fait que Thierry Lepaon, bien qu’illégitime, se soit arrogé le droit de désigner son successeur en conclave avec ses proches et le fait de ne connaître la proposition de la Commission exécutive que la veille du CCN. Le second est la composition même de la direction proposée au-delà de Philippe Martinez. De nombreux noms circulent qui sont déjà contestés, de Nadine Prigent au couple Imbrecht. Pour être élu au bureau confédéral, il faut une majorité des deux tiers. C’est loin d’être gagné. Une nouvelle réunion du CCN est déjà programmée le mois prochain. Si la manœuvre de Thierry Lepaon échoue, en l’absence d’alternative à Philippe Martinez, ce dernier pourrait tenter d’obtenir du CCN le mandat de constituer la future équipe.

Leïla de Comarmond
Source lesechos.fr
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 13:05

Courrier du bureau fédéral aux adhérents de la Filpac CGT

(8 janvier 2015)

Nous avons toutes et tous besoin, plus que jamais, d’un syndicalisme démocratique d’action, de solidarité, de défense au quotidien des salariés et de transformation sociale. Telles ont été les orientations adoptées par les deux derniers congrès des syndicats de la Fédération, qui se sont prononcés très majoritairement pour une telle option. C’est en fonction de ces mandats que le bureau fédéral soumet au débat des adhérents les éléments suivants.

1 C’est l’offensive libérale, sa violence et sa pérennité d’un gouvernement à l’autre qui dégradent considérablement le rapport des forces. Le risque est grand de voir le service du marché se substituer à la question sociale et à la démocratie.

La voix du peuple s’est exprimée de façon majoritaire en 2005 contre le cours libéral du traité européen. Malgré et contre ce vote, les gouvernements successifs sont passés en force par-dessus la démocratie du suffrage universel. Sarkozy comme Hollande ont inféodé le budget de la Nation et subordonné les besoins sociaux aux impératifs de la coordination des gouvernements qu’on nomme Union européenne.

Désarmée par ce putsch pro Europe libérale, la CGT comme l’ensemble du mouvement syndical, a enregistré des défaites stratégiques majeures : remise en cause de la représentativité en 2008 et loi sur la rupture conventionnelle contre le régime des licenciements économiques, défaite malgré l’immense mobilisation sur les retraites en 2010, alliance en 2011 CFDT CFTC CGC MEDEF sur la base d’un accord programmatique de réduction de la crise à un déficit national de compétitivité malgré l’efficience des entrepreneurs, conférences dites sociales débouchant sur les ANI puis les loi flexi-sécurité, formation professionnelle en 2013, montée impétueuse du chômage de masse par les licenciements, les fermetures quotidiennes d’entreprises, inaccessibilité du marché du travail pourr une jeunesse réduite à une longue précarité, loi Macron, ordonnances en préparation contre les Prud’hommes, négociations frelatés sur la représentation syndicale…

La crise économique entraîne une offensive du patronat et de la finance en général pour la retourner contre les positions sociales du salariat et lui faire payer la facture de la sauvegarde de leurs profits.

Dès janvier 2011, les débats de la direction confédérale se sont réduits à la question de la succession au secrétaire général sortant, en lieu et place de la nécessaire clarification des débats après l’échec du mouvement sur les retraites et la politique d’un gouvernement reprenant et aggravant le cours suivi par Sarkozy, pourtant battu par le suffrage universel.

Si bien que le 50e congrès fut un rendez-vous raté, lequel a été suivi d’actes pris de fait en fonction d’une notion non adoptée d’un syndicalisme rassemblé autour du gouvernement. Si la CGT ne participait qu’à demie aux conférences sociales, des négociateurs non mandatés engageaient son nom sur des propositions, des signatures et des présences à des négociations organisées autour du seul programme libéral, commun à l’Union européenne, au Medef et au gouvernement.

Lentement mais sûrement, la confédération courait à sa paralysie actuelle, soumise au discrédit propre aux affaires de corruption.

2 Dans ce contexte, que les salariés subissent au quotidien sur fond de peur du déclassement, la crise de la CGT est d’abord motivée par la carence d’une orientation de résistance au libéralisme, à l’extrême droite et aux fascismes.

Le danger de scission existe bien. Il est provoqué en particulier par les affaires qui suscitent un dégoût, un rejet et une fuite hors d’une CGT par trop inactive contre les mesures du gouvernement.

La sortie de la crise de la CGT passe par l’élaboration et la mise en pratique d’une réponse produite élaborée par l’ensemble des syndicats sur la base d’un vaste débat démocratique, dont le verdict deviendra l’orientation et la loi commune.

C’est d’un congrès extraordinaire des syndicats dont la CGT a besoin, ouvert, libre et démocratique, qui adopte un programme de revendications et d’actions qui arme au quotidien comme à moyen terme l’ensemble des adhérents.

C’est pourquoi le bureau fédéral de la Filpac CGT se prononce pour les mesures suivantes :

-  Vote au CCN du 13 janvier de l’acceptation de la démission des membres du bureau confédéral sans exception, secrétaire général compris.

-  Mise en place d’une direction confédérale transitoire dont le mandat impératif est la convocation et la préparation d’un congrès des syndicats.

-  Réunion mensuelle du comité confédéral national sur l’ordre du jour constitué par la riposte aux attaques du patronat, du gouvernement de l’extrême droite contre le monde du Travail, à commencer par la mobilisation contre le projet de loi Macron, en cours d’examen par une commission spéciale de députés, et présenté fin janvier au Parlement.

-  Mandats impératifs pour les négociateurs CGT d’être présents aux négociations selon les décisions de la CGT, d’y intervenir en fonction des termes dudit mandat, consultation permanente des syndicats sur le cours pris par la négociation quelle qu’elle soit.

-  Restauration des valeurs d’engagement et de disponibilité des dirigeants élus au service de la collectivité et de l’organisation et mise en œuvre de procédures pour la transparence et le contrôle financier.

3 Le rôle de la Filpac CGT dans une telle situation peut se définir ainsi, dans la perspective du congrès des syndicats, convoqué du 23 au 27 novembre 2015 :

 
-  Continuer de privilégier dans la crise de la CGT les échanges sur l’orientation, les actions, les mobilisations et les revendications qui unissent les forces vives par une mise en commun des élaborations et une solidarité alternative au climat délétère du moment.

-  Privilégier le service aux syndicats de la Filpac CGT en matière d’information, de coordination, de rassemblement et d’action. Défricher les secteurs salariés qui ne bénéficient pas encore de présence syndicale Filpac CGT. La Fédération, selon les mandats conférés par ses congrès, sert d’abord à revendiquer et soutenir les syndicats dans leurs actions.

-  Prendre toutes mesures et toutes initiatives visant à faire apparaître les réponses internationalistes alternatives à l’austérité européenne, aux menées racistes, à la politique libérale commandées par les groupes transnationaux et l’Union européenne. La sortie de la crise du système économique sera trouvée par un rassemblement international sur la base des intérêts généraux du monde du Travail et par la mise en commun des efforts des syndicalistes où qu’ils se trouvent, en Grèce, en Espagne, en Italie, en Belgique notamment.

-  Contribuer dans tous les domaines à l’élaboration d’un projet de transformation sociale, avec tous les interlocuteurs disponibles et de bonne volonté, dans la CGT comme dans d’autres formations, et répondre dans ce sens aux appels à agir.

-  La Filpac CGT développe et continuera de développer une perspective d’unité fraternelle pour que le syndicalisme recouvre son rôle d’accueil et de soutien à toutes celles et tous celles qui la sollicitent.

-  Les assemblées générales préparatoires au congrès, dont la liste sera communiquée, doivent ouvrir grandes les portes à toutes celles et tous qui sont motivés par tout ou partie du projet fédéral.

Source filpac-cgt.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans cgt
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 10:49

En lisant différents articles sur les manifestations de ce jour, en voyant défiler main dans la main ceux qui hier décriaient Charlie Hebdo en choeur, je n'ai pu m'empêcher de repenser à Victor Hugo qui dut s'exiler de son vivant pour être acclamé à sa mort.

Et j'ai alors pensé, pour quoi vont-ils défiler aujourd'hui? Et en imaginant la foule en marche, cette question est devenue "où vont tous ces gens"? Puis vint l'association d'idée avec le célèbre poème de Victor Hugo "où vont tous ces enfants".

Place donc au poête qui sut si bien dénoncer les méfaits du capitalisme de son temps, ce même capitalisme qui va se faire de la publicité aujourd'hui. Car ne nous trompons pas, le message du jour est "Adhérez à l'Europe du Capital et à son austérité, en contrepartie l'Europe vous protègera du terrorisme".

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Où vont tous ces enfants

 

... Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

 

Victor Hugo "Melancholia"

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Published by Cyril LAZARO - dans Pensée du jour
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