Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 23:22

victoire-luvette.jpg

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 21:26

Un Smic obligatoire pour les routiers étrangers ? Une "révolution" selon la CGT

Actuellement, un transporteur étranger peut réaliser trois opérations de "cabotage" (chargement et déchargement) sur le territoire français dans les sept jours suivant la livraison initiale de marchandises ayant justifié son entrée en France.

Face au problème de distorsion de concurrence, un amendement au projet de loi Macron prévoit d'étendre au transport routier de marchandises le dispositif réservé aux travailleurs détachés, lequel impose le respect des conditions sociales en vigueur en France (salaire minimum, congés, etc.). Syndicats et patronat sont divisés.

La CGT Transports a qualifié lundi 16 février de "révolution" l'adoption samedi d'un amendement au projet de loi Macron qui prévoit que les chauffeurs routiers étrangers exerçant temporairement en France devront être rémunérés au moins au Smic français.

Passée d'abord inaperçue, cette mesure prévoit d'étendre au transport routier de marchandises le dispositif réservé aux travailleurs détachés, lequel impose le respect des conditions sociales en vigueur en France (salaire minimum, congés, etc.).

Bien que l'amendement proposé "n'empêche pas les fraudes", il envoie selon le secrétaire général de la CGT Transports, Jérôme Vérité, "un message politique extrêmement fort" au patronat, enclin, selon lui, à profiter du système actuel.

Côté patronat : une "réponse partielle et insuffisante"  au problème de distorsion de concurrence

Contacté, Nicolas Paulissen, délégué général de la FNTR, principale fédération patronale de la branche du transport routier, a estimé qu'il s'agissait d'une "réponse partielle et insuffisante au problème de distorsion de concurrence" et que "cette initiative [devait] être accompagnée d'une démarche européenne".

"Cet amendement concerne-t-il toutes les règles du détachement (congés, etc.) ou seulement le Smic?", s'est-il en outre interrogé.

Actuellement, un transporteur étranger peut réaliser trois opérations de "cabotage" (chargement et déchargement) sur le territoire français dans les sept jours suivant la livraison initiale de marchandises ayant justifié son entrée en France.

Source latribune.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 17:04

luvette1.jpg

luvette2.jpg

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 20:59

blanc-mesnil1.jpg

blanc-mesnil2.jpg

blanc-mesnil3.jpg

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 17:25

Philippe Martinez : « La priorité est d’aller voir les salariés, les syndiqués »

Élu mardi secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez explique, dans son premier entretien à la presse écrite, 
comment il entend permettre au syndicat de dépasser la crise qu’il a traversée en donnant la priorité à l’action sur le terrain.

François Hollande a annoncé jeudi qu’il entend « aller plus loin encore » dans la même politique après le pacte de responsabilité et la loi Macron, deux réformes que vous combattez. Pourtant, les mobilisations peinent à s’imposer. Le moment est-il propice pour réussir la journée d’action interprofessionnelle que vous souhaitez organiser ?

Philippe Martinez Manuel Valls avait donné le ton des intentions du gouvernement lors de son voyage en Chine, où il a vanté les mérites de la France tels qu’il les voit : affaiblissement du Code du travail, facilité de licenciement, etc. Il n’est donc pas surprenant que Hollande ait confirmé que son cap ne changerait pas. Mais peut-être est-il mal informé ou pas assez à l’écoute, car le climat social a évolué ces derniers mois, et notre proposition d’une journée de mobilisation tient compte de ce fait. De nombreuses luttes se développent sur les salaires, comme chez Thales, où toutes les organisations syndicales seront mobilisées, mardi prochain, ou encore chez les routiers. Les manifestations des cheminots et dans l’énergie témoignent aussi de ce frémissement. À partir de ce constat, nous estimons qu’il y a besoin de convergences public-privé, mais aussi entre organisations syndicales contre les politiques d’austérité du gouvernement. Notre campagne sur le coût du capital a aussi contribué à lever le doute dans l’esprit des salariés sur le fait que l’argent existe pour augmenter les salaires. Au niveau national, la confédération propose des initiatives qui permettent à tous ceux qui se battent dans leur entreprise de se retrouver.

Le gouvernement a aussi annoncé sa volonté de légiférer après l’échec de la négociation sur le dialogue social…

Philippe Martinez C’est la première fois depuis que François Hollande est président qu’aucun syndicat ne signe d’accord au bout d’une négociation. À cette occasion, deux problèmes ont été soulevés dans toutes les organisations syndicales : le premier concerne la forme des négociations. Aujourd’hui, c’est le patronat qui impose son timing et dirige de A à Z le rythme des négociations qui ont même lieu dans leurs locaux. Et c’est toujours le patronat qui propose un texte. Si l’on faisait l’inverse, peut-être que ce serait le Medef, et non les syndicats que l’on classerait dans le camp des contestataires ! Le second problème portait sur le fond des propositions : la création de conseils d’entreprises acterait la réduction du nombre d’élus du personnel, mais aussi des moyens des salariés de se défendre et de proposer des alternatives face aux restructurations. En France comme dans de nombreux pays d’Europe, la représentation syndicale assume le pouvoir de négociation. Le gouvernement a dit qu’il voulait légiférer, mais nous pensons qu’il ne peut pas faire une loi sur la base d’une négociation qui a échoué. Il faut qu’il entende nos propositions.

Vous avez évoqué la revendication de la CGT d’une nouvelle réduction du temps de travail. Ne craignez-vous pas d’apparaître à contre-courant du discours dominant ?

Philippe Martinez Si c’est le cas, nous en sommes fiers ! Partout en Europe, les syndicats posent la question d’une réduction massive du temps de travail. C’est un passage obligé pour que ceux qui ont un travail aient plus de temps pour vivre et pour que ceux qui n’en ont pas puissent trouver un emploi.

Vous insistez beaucoup sur l’importance de l’unité syndicale pour faire face au patronat et inverser le rapport de forces. Est-elle possible ?

Philippe Martinez On peut choisir de mettre en avant tout ce qui nous oppose : on est alors sûr de ne pas parvenir à des actions communes. Mais on peut aussi s’inspirer de ce qui se fait dans les entreprises où, malgré les désaccords et les tensions, des actions communes se mènent. Chez les routiers par exemple, ils ne sont pas entrés dans l’action tous ensemble, mais aujourd’hui tous les syndicats s’y retrouvent pour faire avancer dans le bon sens les négociations. Rien n’est impossible si on écoute les salariés. Ils connaissent nos désaccords, on met plus souvent ce qui nous oppose en avant que ce qui pourrait nous rassembler. Nous voulons œuvrer à des convergences. Le congrès de FO propose une journée d’action, nous aussi, nous allons leur proposer d’en discuter, tout comme nous allons faire la même démarche auprès de la CFDT.

N’avez-vous pas peur de ne pas être compris de vos syndiqués, au vu de la nature des accords signés avec le patronat par la CFDT ?

Philippe Martinez Cette question fait débat dans la CGT, je ne le nie pas. Quand un accord est signé par un syndicat parfois contre l’avis même des salariés, forcément cela pose problème. Je comprends ce mécontentement, je l’ai moi-même partagé à l’occasion d’accords chez Renault. Cela doit-il empêcher toute convergence à l’avenir, quand les salariés hésitent à se mobiliser, et nous demandent de nous mettre d’accord ? Choisir de ne pas discuter par principe ou par posture est à mon avis une erreur.

La crise qui a explosé il y a trois mois au sein de la CGT a soulevé de nombreux débats chez les syndiqués : démocratie interne, redéfinition du rôle des instances de la CGT, création de règles de vie transparentes et homogénéisées, perte d’efficacité syndicale, rapport au politique… Comment ces questions ont-elles été abordées lors du comité confédéral national (CCN) de mercredi ?

Philippe Martinez À partir de faits réels, la presse a parfois amplifié l’ampleur des dysfonctionnements constatés. Mais en effet, des choses anormales ont été faites, comme les factures des travaux dans un appartement qui ne nous appartient pas. Cela remet en cause des valeurs essentielles de la CGT, celles de milliers de militants qui, tous les jours, mouillent la chemise, sont discriminés, sont réprimés, sont bénévoles parce que les heures de mandats syndicaux ne sont pas élastiques. Cet engagement militant a été percuté par ces révélations. Nous avons besoin de faire la clarté, en essayant malgré l’impatience, de trouver la vérité. Même si, lorsqu’on a comparé ce qui s’est passé à la CGT avec certains salaires de patrons ou avec les parachutes dorés, c’est plus qu’excessif, c’est même à la limite de la déontologie pour les journalistes. Le lendemain des révélations dans le Canard enchaîné, j’ai passé sept heures chez Airbus à Toulouse. Les camarades étaient contents de me voir. Cela s’est bien passé. Nous avons pris des mesures pour obtenir de la transparence, des règles de vie, pour créer des processus de décision plus élargis. Le boulot est en cours, il est difficile. Car il n’y a pas que la confédération qui doit changer ses pratiques, il y a aussi les fédérations, sans toutefois tout uniformiser.

Qu’en est-il sur les autres points ?

Philippe Martinez Un premier bilan sur la mise en œuvre des résolutions de congrès a été dressé. Sur notre conception du syndicalisme, sur la conception des luttes, sur le syndicalisme rassemblé, nous sommes allés loin dans la discussion, plus loin que sur l’indépendance vis-à-vis du politique. Je vais prendre l’exemple de la Grèce. Pour la première fois depuis de nombreuses années, il y a un parti qui arrive au pouvoir pour rompre avec l’austérité et conduire une tout autre politique. Évidemment, nous regardons cela avec attention, mais il ne faut pas faire des raccourcis entre les situations politiques de la Grèce, de l’Espagne et de la France. Syriza, Podemos et le Front de gauche, ce n’est pas la même chose. Et ce qui marque le syndicalisme européen, c’est son manque d’indépendance vis-à-vis du politique. En Grèce, un syndicat a failli s’écrouler avec le Pasok. Tandis que l’autre organisation syndicale est très liée au Parti communiste grec (KKE). C’est donc plus compliqué qu’il n’y paraît. La CGT doit échanger avec les partis politiques, sauf un (le Front national – NDLR). Des partis avec lesquels nous pouvons nous retrouver, mais il ne faut pas que ce soit l’œuvre de quelques-uns ou de petits groupes. Au sein de la CGT, il y a des syndicalistes engagés politiquement – d’ailleurs de moins en moins, comme dans la société – et d’autres qui sont engagés dans les mouvements citoyens et associatifs, mais la majorité n’est engagée nulle part ailleurs. Personne ne doit décider à leur place. Ce n’est donc pas un sujet tabou, mais il faut en discuter et se mettre d’accord au sein de la CGT.

Comment comptez-vous associer les syndiqués à la préparation du prochain congrès de 2016 ?

Philippe Martinez Nous avons choisi une préparation extraordinaire du congrès, plutôt qu’un congrès extraordinaire. La première chose est d’aller voir les salariés, les syndiqués, pour savoir ce qui marche et ne marche pas dans le syndicat. Nous avons proposé qu’il y ait au moins 2 000 rencontres avec des syndicats qui correspondent à leur diversité dans la CGT. On veut rééquilibrer le temps passé avec les patrons ou les ministres avec celui passé auprès des syndiqués. Chaque fois qu’on va dans un syndicat, on se fait engueuler les cinq premières minutes et ensuite, on reste trois heures. Et les copains nous demandent de revenir ! Puis, ils veulent que nous visitions leur boîte : nous avons besoin de dirigeants qui aillent vérifier dans les boîtes comment se passe le travail. Je me battrai pour le faire. Certains disent que 2 000 visites, ce n’est pas assez. Mais ça changera déjà nos habitudes ! Et si on peut en faire 5 000, on en fera 5 000. J’ai déjà pris des rendez-vous. J’ai une petite expérience et en plus, j’aime ça !

Chaque nouveau secrétaire général parle de lancer une campagne de syndicalisation. Comment rendre la vôtre fructueuse et faire en sorte que la CGT soit à l’image du salariat d’aujourd’hui ?

Philippe Martinez Il faut faire un état des lieux très précis de l’implantation de la CGT, et de là où sont les salariés. Si on veut être efficace, il faut savoir où aller et à qui s’adresser. Après, il faut être partout. Il y a des déserts syndicaux connus : les privés d’emploi, les précaires et par principe toutes les nouvelles formes de salariat. Les boîtes d’intérim sont présentes dans les entreprises. Même si elles sont situées dans l’atelier ou dans les services, on passe devant et on ne s’y arrête pas. Il faut se déplacer dans les déserts syndicaux et dans les « petites oasis », ces entreprises où il n’y a que 100 syndiqués pour 15 000 salariés… Ça demande du volontarisme. On veut organiser une grande campagne de syndicalisation pour que tout le monde travaille en même temps et pour dire aux salariés qu’on a besoin de syndiqués. C’est vital. Ce n’est peut-être pas la première préoccupation pour d’autres. Ça dépend du type de syndicalisme que l’on porte. On peut avoir des syndicats sans adhérent. Ce n’est pas notre conception. Pour nous, le nombre de syndiqués est le garant de la démocratie interne et de notre représentativité.

Avec une composition du bureau confédéral comportant une surreprésentation du secteur public (8 membres sur 10), ne vous exposez-vous pas aux critiques ?

Philippe Martinez Ça ne me dérange pas de m’exposer ! Mais on prend la question sous le mauvais angle. Si on fait un état des lieux du salariat, ne trouve-t-on pas des milliers de salariés du privé dans une entreprise publique comme la SNCF ? EDF, qui est une entreprise publique et nous espérons bien qu’elle va le rester, ne fait-elle pas travailler des milliers de salariés du privé ? Quel est le statut des salariés d’Orange ? Public, privé ? On ne peut plus raisonner comme cela. Au bureau confédéral, chacun n’est pas rangé dans une case. Le bureau doit s’occuper de la CGT et de ce qu’elle veut faire à partir des réalités de tous.

Vous avez déclaré que le bureau confédéral allait impulser et proposer, sans avoir des membres spécialisés sur des dossiers. Est-ce un signe que le rôle de la confédération va changer ?

Philippe Martinez Ça ne fait que deux ans que je suis membre de la Commission exécutive confédérale. Et depuis, j’entends parler de dysfonctionnements. Soit on refait la même chose, soit on réfléchit, on écoute, et on se demande pourquoi ça ne marche pas. Quand on est accaparé par les dossiers, la notion d’organisation est moins visible et la notion d’équipe ne l’est plus du tout. Il faut une notion d’équipe, c’est important. On a toujours beaucoup demandé à la confédération. Il le faut, non seulement pour organiser une journée interprofessionnelle, mais aussi sur tous les sujets. Et en même temps, il faut donner à la confédération les moyens de les traiter. Il faut aussi moins d’étanchéité entre les organisations. Et s’adapter aux réalités de terrain. Que la confédération propose sans imposer et mette tout cela en musique.

Source humanite.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 21:44

CGT : Martinez veut passer aux 32 heures par semaine

Philippe Martinez, le nouveau patron de la CGT, juge que travailler 32h par semaine ne serait «pas une absurdité». (AFP PHOTO/ÉRIC FEFERBERG).

 

A chacune de ses prises de parole, le nouveau secrétaire général de la CGT montre qu'il s'oriente vers une ligne dure et très loin de l'inclination réformiste de ses prédécesseurs.

La CGT is back! Au fil de ses interventions publiques, le profil de Philippe Martinez, le nouveau secrétaire général de la CGT, se précise. Résolument combatif, il sera! Ce fils d'immigrés espagnol de 53 ans qui a fait ses débuts chez Renault à Billancourt semble en effet avoir décidé de rassembler ses ouailles autour de la lutte. Lors de la grande journée nationale interprofessionnelle, qu'il a appelée de ses vœux pour le début du printemps, il compte marquer les esprits avec un effet de masse. «Nous allons rassembler toutes les organisations syndicales pour la hausse des salaires, la baisse du temps de travail», a-t-il déclaré lors de sa première conférence de presse après son élection. Sur France Inter, ce jeudi matin, il s'est justifié en rappelant que «la CGT a besoin de donner un signe fort aux militants».

Déjà, de multiples luttes se tiennent localement, dans les entreprises. Alors qu'il n'était encore que pressenti comme numéro un de la centrale syndicale, il a approuvé l'action de ses camarades de la fédération électricité qui, la semaine dernière ont orchestré une longue coupure d'électricité lors d'un meeting de Manuel Valls dans le Doubs. Il prévient aussi, sur France Inter, qu'en cas de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim d'ici quelques mois, «la CGT s'y opposera».

Premier cheval de bataille, en plus de la récurrente hausse des salaires, la réduction du temps de travail. «32h n'est pas une absurdité, a-t-il précisé, aux auditeurs de France Inter. Il y a besoin que des salariés qui ont trop de travail, qui sont mal dans leur travail, puissent laisser un peu de temps à ceux qui n'ont pas d'emploi». Ensuite, il veut rétablir un rapport de force plus favorable à la centrale de Montreuil. «Il faut que l'on écoute les salariés dans les entreprises», martèle-t-il. Visant au passage le patronat, et notamment du Medef qui a récemment piloté -sans aboutir- les négociations sur le dialogue social en entreprise. «Il faut remodeler le syndicalisme et le pouvoir des salariés», a-t-il affirmé, dès son premier jour.

Enfin dans sa ligne de mire, la dénonciation de la loi Macron et ses «dispositions régressives». Dans son interview radiophonique, il l'a répété: «La CGT condamne la loi Macron. Le projet qu'il porte va à l'encontre du progrès social». Un autre militant de l'anti-austérité est bien arrivé aux commandes.

Source lefigaro.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 19:55

Chers camarades,

Comme vous le savez, je n’étais pas du tout pro Lepaon, et je ne suis pas spécialement pro Martinez.

Je pensais et je pense toujours qu’un congrès extraordinaire était et demeure la meilleure voie de sortie par le haut pour la CGT.

Mais bon, les choses étant ce qu’elles sont, il va falloir faire avec, bon gré mal gré.

Je préfère lancer le débat sur deux idées du nouveau secrétaire général de la CGT qui m’ont interpelé.

La première était dans le discours de clôture du congrès de la Fédé de la métallurgie, lorsque Martinez lançait à l’assistance : "nous allons créer 2 millions d’emplois, nous allons aller les chercher dans chaque boîte, nous le ferons à la place des tauliers". Je cite de mémoire, excusez les écarts, mais en gros c’était l’idée.

Là je me suis dit que le mec était grave, et qu’il se foutait franchement des militants présents dans la salle.

Aujourd’hui j’apprends qu’il veut, à contre courant de toutes les données économiques, revendiquer les 32 heures (j’espère que c’est sans perte de salaire, et je pense que c’est bien là son idée). Et il lance cela en tant que secrétaire général de la CGT...

Alors là, je me vois contraint de revoir ma position.

Je suis même tenté de dire BANCO !

Un tel programme me tente bien, et ce petit brin de folie dans la morosité et l’austérité ambiante me rend la banane. OK ! On y va !

Pourquoi pas ? Qu’a-t-on à perdre ?

Ce qui est très plaisant, c’est que pour mener un tel combat, ce ne sont pas les bureaucrates qui peuvent s’y coller. On parle bien là de rassemblements massifs et d’un réel rapport de force dans la rue. Je ne vois pas un Gattaz crier de joie face à un tel programme, ni même le gouvernement se réjouir avec la sacro sainte dette au dessus de la tête.

Allons nous donc voir naitre un vent de folie dans les semaines à venir ?

J’imagine la tête de la CFDT et son rationalisme patronal face à de telles propositions ?

Si Martinez pense ce qu’il dit, et il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas, ça va être rock’n roll...

Je ne suis pas sûr que ceux qui ont voté pour lui lors du CCN partagent la même joie que moi, et là je me marre encore plus, car les rôles risquent de devenir totalement inversés.

Personnellement, camarades, je dis oui à la folie Martinez, et je dis même, aidons le, ou mieux, obligeons le à la réaliser !

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 20:53

Le métallo CGT fait dans la dentelle

 

Quel métier est celui de candidat à la direction de la CGT ! Retoqué une première fois pour avoir recruté son bureau confédéral dans la garde rapprochée de Lepaon, Philippe martinez a dû peser sur une balance d’apothicaire le choix définitif des ses neufs lieutenants. Cette méticulosité a échappé aux 55 membres de la commission exécutive (le gouvernement élargi de la centrale), qui n’y ont vu que du rouge. « Communiste » et fier de l’être, Martinez a en effet recruté de nombreux camarades de parti pour sièger dans l’instance suprême.

Mais les mécontents ont dû rapidement sortir la palette de nuances. Le bon vieux monolithisme du PC a fait place à la théorie des caramels : les durs d’un côté, les mous de l’autre, et, au milieu, les demi-durs et les moitié mous. Petite leçon d’entomologie syndicale : les conseillers économiques des derniers secrétaires généraux, étiquetés « rouge PC », Jean-Christophe Le Digou et Pierre Ferracci, sont aussi les bienvenus dans les think tanks libéraux.

De même, la fédération de l’énergie, dont la secrétaire générale, Virginie Gensel-Imbrecht, est promue au bureau confédéral, est encore contrôlée par des « communistes » pur jus. Mais certains ont fortement copiné avec Sarko. La porte-parole de la fédé, Marie-Pierre Cailletaud, elle, est très Verte, et encore plus rouge. C’est d’un simple !

Syndicat ou auberge espagnole ?

Le mystère s’épaissit encore quand les roses sont plus rouges. Ainsi, deux des syndicalistes les plus radicaux de l’ancienne équipe Lepaon, Sophie Binet et Mohammed Oussedik, venaient tout droit du PS. Idem pour les émules de Mélenchon, qui se retrouvent autant chez les durs que chez les mous.

Martinez est à lui seul une vraie palette. Rouge vif au PC, il était plutôt considéré comme rosé dans sa fédération de la métallurgie CGT, où son sens du compromis prenait le pas sur ses préférences. Et il a forgé son équipe à son image. Côté « radicaux » : Pascal Joly, patron de la Région Ile-de-France, un coco ami des trotskos. Côté « centristes » : Grégory Roux, la locomotive de la fédé des cheminots, qui hésite, à chaque aiguillage social, entre la carotte et le bâton avec sa direction.

À force de vouloir faire plaisir à tout le monde, Martinez s’est déjà fait quelques ennemis. « Sa ligne n’est pas du tout visible », peste un champion du radicalisme anti-Valls.

Après les embrouilles, le brouillard.

Alain Guédé Source le canard enchainé

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:33
Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article
3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 22:54

Crise de la CGT : Philippe Martinez gagne le dernier round

Il n'y a pas eu de surprise et encore moins de coup de théâtre au comité confédéral national (CCN) de la CGT, Philippe Martinez,  53 ans, secrétaire général de la fédération de la métallurgie, a été élu secrétaire général de la confédération. Le successeur de Thierry Lepaon, contraint de démissionner le 7 janvier, a été investi par 93,4 % des voix du parlement cégétiste, constitué des secrétaires généraux des 33 fédérations et des 96 unions départementales. Auparavant, le CCN avait adoubé l'ensemble du nouveau bureau confédéral de dix membres par 88,8% de voix pour, et la nomination de Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération de la poste, comme administratrice et trésorière, par 82% des mandats.

M. Martinez a donc frôlé l'unanimité mais ne l'a pas atteinte contrairement à M. Lepaon. Le successeur par défaut de Bernard Thibault avait été investi, le 6 novembre 2012, comme candidat au poste de secrétaire général à la quasi unanimité du CCN avec 119 voix pour, deux abstentions et aucune voix contre. A l'issue du congrès de Toulouse, en mars 2013, M. Lepaon avait été élu à  l'unanimité moins une abstention. Le 3 février, seule la fédération de la construction, dont Eric Aubin, prétendant à la succession de M. Thibault, était jusqu'à récemment le "patron", a voté contre. La fédération de l'énergie, dont la secrétaire générale, Virginie Gensel-Imbrecht, a fait son entrée dans le nouveau bureau confédéral s'est abstenue sur tous les votes.

La volonté de mettre fin - au moins provisoirement et en façade - à la crise historique de la CGT explique en grande partie ce vote sans appel en faveur de M. Martinez. Il n'empêche que si le patron des métallos CGT - qui devrait être remplacé à ce poste par Frédéric Sanchez -a été bien élu, il a subi un sévère camouflet  lors du CCN du 13 janvier où, avec 57,5%, il n'avait pas franchi le seuil des deux tiers des votants requis pour sa désignation. De plus ce vote avait été entaché d'irrégularités, les représentants des fédérations de la santé et de l'union départementale du Nord ayant voté pour alors qu'ils étaient mandatés pour voter contre. Cette fois, la santé et le Nord ont voté pour.

Ancien de Renault - il relève encore des effectifs de l'entreprise -, M. Martinez avait déjà souhaité, en vain, entrer au bureau confédéral en mars 2013. Au CCN de mai 2012, paroxysme de la crise de succession, sa fédération avait voté contre la désignation de Nadine Prigent, la dauphine de M. Thibault, comme secrétaire générale. Lors de la crise autour des affaires concernant le train de vie de M. Lepaon, ce dernier avait proposé, lors d'une réunion secrète le 3 décembre 2014, avec les secrétaires généraux de six fédérations, à M. Martinez de lui succéder en 2016 en échange de son soutien immédiat. Un "deal" qui avait mis M. Martinez en porte à faux avec sa fédération, qui l'avait mandaté pour demander la démission de M. Lepaon. Le futur patron de la CGT avait fini par lâcher celui dont il est aujourd'hui le successeur.

Mardi 3 février, M. Martinez qui a évoqué à plusieurs reprises le "syndicalisme de classe et de masse" qu'est la CGT, a de nouveau mis l'accent sur la contestation de la politique gouvernementale. Il a annoncé une journée d'action nationale interprofessionnelle, en mars ou en avril, ce qui devrait aboutir à une grève commune avec FO - qui va en arrêter le principe lors de son congrès de Tours -, la FSU et Solidaires. M. Martinez a aussi déploré que depuis la position commune CGT-CFDT sur la représentativité syndicale, en avril 2008, les relations avec la CFDT aient été trop privilégiées au détriment de celles avec les autres organisations syndicales..., ce qui est un mauvais présage pour les relations futures avec la centrale de Laurent Berger. Le nouveau secrétaire général de la CGT a également évoqué le prochain congrès de la centrale statutairement prévu en mars 2016 - et qui aura à débattre de ses orientations de fond. Gilbert Garrel, le secrétaire général de la fédération des cheminots, a cependant jugé qu'il vaudrait mieux le retarder de six mois, ce qui était l'intention initiale de M. Lepaon. Ce qui serait alors une première prolongation du mandat de celui qui prend les commandes d'un navire en pleine tempête.

Michel Noblecourt Source social.blog.lemonde.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans cgt
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Cyril LAZARO
  • Le blog de Cyril LAZARO
  • : Le blog d'un militant syndicaliste en lutte pour plus de justice sociale à Disneyland Paris. Réflexions, revendications, humour et amitiés
  • Contact

Carte visiteurs blog

Recherche

Nombre de visiteurs

Nombre de pages vues