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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:57

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 05:41

Menace de putsch en Grèce

JEUDI 05 FéVRIER 2015

Les crises – et celle que traverse l’Europe depuis 2008 ne fait pas exception – agissent comme de puissants  révélateurs. Depuis mercredi soir, la menace de la Banque centrale européenne (BCE) de couper toute alimentation au système financier grec n’est plus une hypothèse – évoquée mardi dans nos colonnes – mais une réalité. Le chantage est limpide: si le gouvernement d’Alexis Tsipras ne renonce pas, courant février, à appliquer son programme, les banques grecques seront privées d’oxygène. Dans le conflit qui oppose Athènes à Berlin – et leurs projets économiques antagoniques –, l’institution dirigée par Mario Draghi, l’ancien cadre de Goldman Sachs1, a choisi son camp.
On n’en sera pas surpris. La prétendue neutralité des banques centrales – fiction néoclassique destinée à soustraire la monnaie au périmètre de la démocratie – a tôt fait de disparaître dès que certains intérêts sont en jeu. On a pu l’observer juste après la crise des subprimes, lorsque les banques nationales avaient été sommées d’assainir leurs homologues privées.
Puis, oubliant soudain leur dogme anti-inflation, ces mêmes instituts chargés d’émettre la monnaie l’ont généreusement prêtée, à des taux dérisoires, aux banques privées. Des sommes faramineuses que les financiers ont fait fructifier sur les marchés émergeants ou spéculatifs, relançant ainsi leur profitabilité. Le tout sous prétexte de relancer l’économie réelle locale...
Même la Suisse s’est laissé séduire et, après le sauvetage d’UBS, a de nouveau actionné la BNS, en 2011, lorsque le franc fort commençait à menacer les marges de l’industrie d’exportation. Avant qu’elle ne soit rappelée à la réalité en janvier dernier par de plus gros joueurs.
Or, de deux choses l’une: soit ces instituts ont des tâches de politique économique et doivent être soumis au pouvoir politique, soit ils ne sont que des organismes techniques, juste bons à contrôler l’inflation, et peuvent donc s’émanciper des gouvernements. La réponse, la BCE s’est chargée de nous la rappeler mercredi, en refusant de considérer la valeur des titres grecs, alors même qu’Athènes venait de lever, le jour même, 812,5 millions d’euros à 2,75% sur les marchés financiers.
Le coup est déloyal: Athènes n’avait pris aucune mesure unilatérale pouvant justifier une dévaluation de ses obligations. Il est politique: il vise le talon d’Achille des Grecs, «leurs» banques privées. Il est idéologique: il veut forcer le gouvernement de Syriza à abandonner son plan de sortie de crise pourtant approuvé par les urnes (fiscalité plus juste, lutte contre la corruption, relance de la consommation) et à revenir aux mesures de privatisation-austérité imposées par la Troïka. Une stratégie d’encerclement, puisqu’elle présuppose que le gouvernement grec n’osera pas reprendre le contrôle de sa banque centrale, voire de l’ensemble de ses établissements financiers, et quitter la zone euro.
En résumé: l’institution d’émission de la monnaie des Grecs s’est retournée contre eux. Tel un quarteron de généraux factieux, l’ex-mercenaire de Goldman Sachs et ses hauts-fonctionnaires se sont dressés contre un gouvernement démocratiquement élu, le menaçant d’un putsch financier s’il ne retrouvait pas «la raison»...
Cette «bataille d’Athènes», comme naguère celle du Chili, dépasse les frontières grecques. Elle est celle de la démocratie contre la toute-puissance du carcan néolibéral. Au-delà de notre solidarité spontanée à l’égard du peuple grec, elle nous concerne toutes et tous.

1 Rappelons que Mario Draghi s’occupait des dettes souveraines européennes chez Goldmann Sachs au moment où cette banque maquillait les comptes grecs.

Source lecourrier.ch

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:50

En avril 2013, nous avons tous vu les insoutenables images de centaines de femmes innocentes brûlées vives ou écrasées alors qu’elles confectionnaient NOS vêtements dans l’effondrement d'un immeuble au Bangladesh.

Suite à ce drame et à la mobilisation des citoyens partout dans le monde, une vraie volonté politique de changer les choses a vu le jour. Une proposition de loi pour rendre les entreprises plus responsables de leurs actes a été déposée dans la foulée et sera soumise au vote jeudi, le 29 janvier. 

Mais à cause du lobbying intense des grandes entreprises, le PS s'apprête à refuser de voter la loi qu’il avait lui même proposée.
 
C’est inadmissible. La vie de millions de personnes en dépend. Nous avons 48h pour agir. Signons cette pétition pour exiger des députés socialistes qu’ils tiennent leur engagement et votent la loi pour éviter un prochain désastre.

 

 
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 20:10

Pierre Laurent. Grèce : « la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe »

Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.
Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d'écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté et montrer qu'il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de l'austérité. Ils ont affirmé leur refus de l'extrême droite xénophobe et raciste, ils ont affirmé leur volonté d'une Grèce de justice sociale et de solidarité.
La participation de 75 % et le score de Syriza, entre 37 et 39 % à cette heure, montrent un choix clair pour le pays et pour l'Europe.
La victoire de Syriza ouvre la voie du changement en Europe. François Hollande a raté le rendez-vous de l'histoire d'une réorientation de la construction européenne en 2012 ; l'espoir désormais vient d'Athènes.
Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.
En France, c'est possible aussi. Toutes les forces anti austérité de gauche et écologiste doivent se rassembler pour construire une alternative politique sociale et écologique dans notre pays.
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, président du Parti de la gauche européenne 
Paris, dimanche 25 janvier 2015.
Source humanite.fr
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 15:47

Les 1% les plus riches posséderont plus que le reste du monde en 2016

Les 1 % les plus riches détiendront plus de la moitié des richesses mondiales en 2016, selon une étude d'Oxfam.

 

Une étude publiée le 19 janvier par l'ONG Oxfam révèle que la part de la richesse mondiale se concentre de plus en plus dans les mains d'une petite élite.

 

Le fossé entre les plus fortunés et le reste de la population se creuse, comme le confirme le rapport d'Oxfam. L'ONG montre que "la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014 ".

L'année dernière, cette élite détenait en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Les 20 % les plus riches se partageaient 52 % des richesses tandis que le reste de la population mondiale (80 %) ne se répartissaient que 5,5 % du patrimoine restant, soit 3 851 dollars en moyenne par adulte.

D'après les calculs de l'ONG, cette tendance se confirmera les années à venir. Selon elle, les 1 % les plus riches détiendront plus de la moitié des richesses mondiales en 2016.

 

Explosion des inégalités

Oxfam espère, en publiant son rapport à quelques jours de l'ouverture du Forum économique mondial à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier prochain, attirer l'attention sur l'explosion des inégalités dans le monde.

Selon la directrice générale d'Oxfam, Winnie Byanyima, qui coprésidera le Forum de Davos, "l’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse".

Quand 1 % possède plus que le reste du monde, la directrice rappelle qu'une personne sur neuf ne mange pas à sa faim et que plus d’un milliard de personnes vit en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 1,25 dollar par jour.

Source directmatin.fr

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:48

Aurore Martin à la barre de la justice espagnole, son avocate arrêtée à Madrid

de : lo beret liure
lundi 12 janvier 2015

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C’est aujourd’hui que débute à Madrid le procès de la militante nationaliste basque dont l’arrestation et la remise aux autorités espagnoles en 2012 avait provoqué une levée de boucliers. Aurore Martin est jugée pour son appartenance au parti Batasuna, en compagnie d’une autre Française et de 33 abertzales espagnols.

Début aujourd’hui à Madrid du procès de 35 militants de la gauche indépendantiste basque. Tous sont poursuivis pour leurs activités politiques au sein de Batasuna, organisation qui était interdite en Espagne en raison de ses liens avec l’organisation armée ETA, mais à l’époque autorisée en France. Le procès doit durer six mois.

Parmi les prévenus, deux françaises, Aurore Martin, devenue en quelques années un symbole, et Haizpea Abrisketa, jugées pour "faits de participation à une organisation terroriste". La justice espagnole accuse Aurore Martin d’avoir entretenu des liens avec Batasuna, vitrine politique de ETA. C’est pourquoi Madrid avait lancé un mandat d’arrêt européen à son encontre fin 2010. La militante mauleonnaise avait alors pris la fuite, avant d’être finalement interpellée par les gendarmes et remise aux autorités espagnoles. Elle avait alors vécu 52 jours de détention avant une libération sous caution. "On n’a pas beaucoup d’espoirs sur la condamnation"

Pour sa défense, Aurore Martin explique qu’elle à participé à des réunions et des meetings en Espagne mais sans l’étiquette Batasuna. Un argument qui ne semble pas convaincre le procureur de Madrid qui a d’ores et déjà requis 10 ans de prison à son encontre.

Invitée de France Bleu Pays Basque ce lundi matin, Aurore Martin dit "assumer" ses activités et demande l’abandon des poursuites. "Je me suis présentée en Espagne au nom de la gauche abertzale, pas au nom de Batasuna, puisque Batasuna était illégal".

Audio : http://www.francebleu.fr/player/exp... La militante basque Aurore Martin invitée de France Bleu Pays Basque - 1re partie au micro de Paul Nicolaï

La militante basque explique redouter la justice espagnole. "J’ai très très peur de ce tribunal", déclare-t-elle à Paul Nicolaï.

Audio : http://www.francebleu.fr/player/exp... "Il faudra que ce procès soit une tribune pour parler du processus de paix" Aurore Martin au micro France Bleu Pays Basque de Paul Nicolaï

"Je n’ai jamais agi en tant que Batasuna en Espagne, je ne crois pas avoir fait quoi que ce soit d’illégal" (Haizpea Abrisketa)

Si Aurore Martin n’est auditionnée que le 29 janvier, Haizpea Abrisketa sera elle entendue dès ce lundi devant le tribunal de Madrid. La militante d’Urrugne s’est expliquée au micro France Bleu Pays Basque de Paul Nicolaï.

Audio : http://www.francebleu.fr/player/exp... Haizpea Abrisketa s’est confiée au micro France Bleu Pays Basque de Paul Nicolaï

Un rassemblement de soutien est organisé ce lundi soir devant la mairie de Bayonne à l’appel d’un collectif d’une vingtaine d’associations, syndicats et partis politiques.

Source : http://www.francebleu.fr/infos/auro...

Source bellaciao.org

Pays basque : l’avocate d’Aurore Martin arrêtée à Madrid

Alors que le procès devait s’ouvrir ce lundi dans la capitale espagnole, plusieurs personnes dont l’avocate d’Aurore Martin ont été interpellées dans la matinée par la Guardia Civil

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La conférence de presse d’Aurore Martin et Haizpea Abrisketa le 6 janvier dernier

A partir de ce lundi, un tribunal de Madrid devait juger 35 militants indépendantistes basques dont deux Françaises Aurore Martin et Haizpea Abrisketa, habitant Urrugne.

Ce lundi matin, une quinzaine de personnes et trois des sept avocats des prévenus ont été arrêtées à Madrid.

Vers 7 heures du matin, de lundi, la Guardia Civil est venue interpeller trois des sept avocats à leur hôtel de Madrid. Parmi eux, Amaia Izko, avocate d’Aurore Martin et Haizpea Abrisketa. 19 des 35 accusés n’ont plus d’avocats pour les défendre.

A 9h30, les 35 militants indépendantistes basques se sont rassemblés devant l’Audiencia Nacional madrilène.

A 11 heures, le procès prévu pour durer 6 mois a été provisoirement suspendu.

Source : http://www.sudouest.fr/2015/01/12/p...

Source bellaciao.org

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 22:52

Ecotaxe : l'Etat versera 800 millions d'indemnités

Les négociations entre l'Etat et  Ecomouv' ont abouti. La société privée initialement chargée de collecter l'écotaxe touchera 839 millions d'euros d'indemnités pour rupture de contrat, selon des informations communiquées hier, mercredi 31 décembre, par le délégué CGT.

Ecomouv a lancé un plan social pour ses 210 salariés dont la plupart devaient travailler à Metz (Moselle).  

L'Etat et Ecomouv' avaient jusqu'à fin décembre pour s'entendre sur ces pénalités pour éviter d'aller au contentieux sur ce point. La taxe sur les poids lourds était l'une des mesures phares du Grenelle de l'Environnement. Après plusieurs reports, une suspension et une renaissance sous un nouveau périmètre, elle a été abandonnée par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal en raison notamment d'une forte opposition des transporteurs routiers.


Comment l'Etat va-t-il verser cet argent ?

"L'Etat a prévu de régler ça sur 10 ans : un premier règlement de 580-590 millions d'euros d'ici fin février 2015, puis 30 millions d'euros annuels sur 10 ans", a déclaré Olivier Kamiri, délégué CGT d'Écomouv'. Toutefois, "Ecomouv' a toujours la possibilité de partir en contentieux" contre l'Etat à l'avenir, car les 839 millions d'euros ne sont "qu'une partie des dédommagements" face au manque à gagner sur l'exploitation de l'écotaxe initialement prévue dans le contrat d'Ecomouv', qui était de 2,5 milliards d'euros au total.


Que vont devenir les salariés d'Ecomouv' ?

Les ex-collaborateurs d'Ecomouv' sont désormais au chômage, même s'ils seront payés par l'Etat pendant un an, selon la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. La SNCF s'est engagée à reprendre une partie des salariés. Selon Olivier Kamiri, l'Etat n'aurait pas l'intention d'aller au-delà des obligations légales en matière de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). De son côté, selon le site internet régional LOR'Actu, la CFDT souhaite qu'une partie des sommes serve à financer la formation des salariés victimes du plan social.


Combien de portiques en Aquitaine ? 

6 portiques avaient été installés en Gironde, 2 dans les Pyrénées-Atlantiques et  3 bornes dans les Landes.


Que vont devenir les portiques ? 

Les boîtiers installés dans les poids lourds seront repris par Ecomouv'. Les portiques installés sur le réseau routier français appartiennent à l'Etat, qui étudie une réaffectation possible de ce matériel.

Source france3-regions.francetvinfo.fr

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 12:47

Le cadeau de Noël du gouvernement aux internautes : la surveillance

Le 24 décembre, Matignon a publié un décret sur une mesure très contestée permettant aux agents de l'État de surveiller le Net français. Habile.

Manuel Valls, Premier ministre. Manuel Valls, Premier ministre.

Par

C'est un cadeau de Noël dont les internautes et les opérateurs français se seraient bien passés. Le gouvernement a publié mercredi 24 décembre, à la faveur des fêtes de Noël, le décret d'application du très contesté article 20 de la loi de programmation militaire (LPM). Ce texte prévoit un accès très vaste des services de l'État aux télécommunications (téléphone, SMS, Internet, etc.) des Français, et à toutes les informations qui transitent par les réseaux nationaux.

La mesure de surveillance, pudiquement nommée "accès administratif aux données de connexion", avait été votée fin 2013 et entrera en vigueur le 1er janvier 2015. Dénichées par notre excellent confrère Next INpact, qui évoque "un décret qui sent le sapin", ce sont les modalités de sa mise en oeuvre, tout aussi importantes, qui ont été dévoilées pour Noël.

Comme dans de nombreuses démocraties, le spectre terroriste permet au gouvernement de faire passer des mesures très floues et de tirer pleinement parti des systèmes d'information de plus en plus performants afin de surveiller la population.

Qui chapeaute le système ?

Le décret du 24 décembre présente "le groupement interministériel de contrôle [...], un service du Premier ministre chargé des interceptions de sécurité et de l'accès administratif aux données de connexion". Ce groupement est chargé de centraliser les demandes des agents et de les transmettre aux opérateurs concernés, en les épurant de toute information sensible.

En effet, si les services de l'État doivent justifier leurs requêtes auprès du Premier ministre (qui nomme une "personnalité qualifiée"), il est hors de question de transmettre ces explications aux opérateurs. Les fournisseurs d'accès ne sauront même pas de quel service ou ministère émane une demande, ni à quelle date elle a été formulée.

Quelles données sont concernées ?

Sans surprise, le décret se réfère à l'article 20 de la LPM, sans vraiment le préciser. Peuvent donc être interceptés les "informations ou documents traités ou conservés par les réseaux ou services de communications électroniques, y compris les données techniques relatives à l'identification des numéros d'abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques, au recensement de l'ensemble des numéros d'abonnement ou de connexion d'une personne désignée, à la localisation des équipements terminaux utilisés ainsi qu'aux communications d'un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelants, la durée et la date des communications".

On notera l'utilisation de la formule "y compris", qui n'est aucunement exhaustive : difficile de faire plus vaste.

Un contrôle démocratique insignifiant

Face aux critiques sur l'intrusion dans la vie privée, le gouvernement invoque la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), un organe très joli sur le papier mais qui n'a jusqu'à présent pas été doté d'un réel pouvoir. Cette commission "dispose d'un accès permanent aux traitements automatisés", et "l'autorité ayant approuvé une demande de recueil d'informations ou de documents fournit à la commission tous les éclaircissements que celle-ci sollicite", promet le décret, plein de bons sentiments.

Néanmoins, la CNCIS n'a toujours pas le pouvoir de sanction et ne peut même pas alerter la justice en cas de manquement sur un dossier couvert par le secret de la défense nationale. Habile...

Par ailleurs, le gouvernement se protège en supprimant ses archives en un temps record. Si l'on peut saluer la suppression des informations et des fichiers recueillis au bout de trois ans, on ne peut être que surpris par le fait que les registres mentionnant qui a autorisé telle ou telle surveillance soient eux aussi "automatiquement effacés" après trois ans. Le seul contrôle démocratique possible lorsqu'on jongle avec le secret défense, celui qui s'effectue a posteriori, est donc rendu impossible, pour la CNCIS comme pour la justice.

À quel prix ?

"Les coûts supportés par les opérateurs pour la transmission des informations ou des documents font l'objet d'un remboursement par l'État", précise le décret. Pas un mot sur la grille tarifaire qui sera appliquée, car ils seront définis par les ministères concernés.

Qui peut demander les informations ?

Trois ministères sont habilités à émettre des demandes. Le décret détaille le nombre impressionnant de services pour lesquels les vannes du Web français sont ouvertes :

- Au ministère de l'Intérieur : la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction générale de la police nationale (unité de coordination de la lutte antiterroriste, Direction centrale de la police judiciaire, Direction centrale de la sécurité publique, Direction centrale de la police aux frontières), la Direction générale de la gendarmerie nationale (sous-direction de la police judiciaire ; sous-direction de l'anticipation opérationnelle ; service technique de recherches judiciaires et de documentation ; sections de recherches), la préfecture de police (Direction du renseignement ; direction régionale de la police judiciaire ; service transversal d'agglomération des événements ; cellule de suivi du plan de lutte contre les bandes ; sûreté régionale des transports ; sûretés territoriales).

- Au ministère de la Défense : la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction de la protection et de la sécurité de la défense, la Direction du renseignement militaire.

- Au ministère des Finances et des Comptes publics : la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, le service de traitement du renseignement et d'action contre les circuits financiers clandestins.

Dans tous ces services, seuls les agents et officiers "dûment habilités" par leur directeur pourront réclamer des informations, assure le décret.

Des perspectives inquiétantes

La loi de programmation militaire a mis en place un outil de surveillance de la population française qui aurait fait pâlir d'envie les pires dictateurs de l'histoire. Si nous sommes très loin d'un régime totalitaire en France, il n'est pas exclu que des leaders extrémistes disent demain merci au gouvernement Valls pour leur avoir fourni un tel outil clé en main.

Source lepoint.fr

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 17:42

Projet Macron: en route pour l'esclavage ?

Un tel projet ne doit pas seulement être analysé pour ce qu’il est, il faut aussi le traduire avec nos mots, tant depuis une trentaine d’années la syntaxe patronale a envahi lois, accords collectifs, médias et hélas de plus en plus souvent contaminé le discours des « partenaires sociaux ». Des licenciements pour motif économique aux plans de « sauvegarde de l’emploi » en passant par les plans « sociaux », du chômage partiel à l’ « activité partielle », de l’exploitation des travailleurs à la « compétitivité », des qualifications collectives aux « compétences » individuelles, du droit à la formation à l’obligation de « formation tout au long de la vie », des contrats de merde aux « contrats courts » ou « aidés », du revolver sur la tempe au « dialogue social », il est difficile d’échapper complètement au lavage de cerveau quotidien qui leur permet d’affirmer sans honte et sans grand risque d’être vraiment contredit que ce qui est noir est blanc.

Reste enfin la tactique qui consiste à mettre en avant, pour cacher le reste, ce qui fera discussion, en boucle, dans les médias : le travail du dimanche. Qu’on limitera ensuite volontiers à la question du nombre à la discrétion du maire (5 ou 12), ce qui permettra ensuite, en fonction du rapport de forces à trouver un nombre (7, 9 ?, déjà le projet déposé est passé de 12 à 7) qui apparaîtra comme un compromis et pourra laisser l’impression qu’il y a eu finalement beaucoup d’agitation pour rien.

D’où l’urgente nécessité de détailler ce « rien » en mettant en lumière une des dispositions du projet MACRON qu’aucun média n’a relevé, bien que le bureau national du PS ait été dûment alerté par Gérard Filoche : le projet déposé à l’Assemblée nationale prévoit rien de moins que de supprimer le droit du travail : il s’agit de la modification discrète de l’article 2064 du CODE CIVIL et de l’abrogation de l’article 24 de la loi n° 95-125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative. 

Au vu de la place de ces modifications dans le projet déposé à l’Assemblée nationale (Chapitre II DROIT DU TRAVAIL section I Justice prud'homale - article 83), l’interprétation de l’intention est peu douteuse : le « volontariat » des salariés pourrait désormais permettre à l’employeur de s'exonérer de la loi et des accords collectifs, du moment qu'avec le salarié ils règlent leurs litiges par convention entre eux !, les prud'hommes étant alors dessaisis.

C’est un retour à 1804.

Le droit du travail repose sur la réalité de l’exploitation des travailleurs qui, en langage juridique est nommée « subordination ». Le salarié est aux ordres, soumis à son employeur pour son embauche, son contrat, l’exécution de son contrat et son licenciement. L’exact contraire du droit civil dans lequel les deux parties sont à égalité. Il a donc été ajouté dans le code civil actuel que les contrats de travail étaient exclus de ce droit entre égaux, le code du travail servant précisément à limiter pour partie l’arbitraire patronal.

Le projet MACRON, sans qu’aucun média ne le soulève, abroge l’alinéa qui, dans le code civil, exclut les contrats de travail. Ce n’est ni plus ni moins que la suppression du droit du travail. Un retour au code Napoléon, et à la loi Le Chapelier : plus aucune entrave à la liberté d’exploiter. Il suffira au patron, pour chaque litige, d’obtenir « l’accord » du salarié et aucun juge, prud’homal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC…du moment que le salarié est « d’accord ».

A y regarder de près, cette incroyable tentative du gouvernement et du MEDEF n’est pas si nouvelle : elle est ici et là inscrite déjà dans de plus en plus nombreuses dispositions du droit du travail, qu’il s’agisse d’ « accords collectifs » signées par des organisations syndicales et/ou de lois : ainsi, dès décembre 1981, un accord collectif permettait de faire faire 12 h x 12 jours = 144 h à un salarié agricole avec son « accord », l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi du 14 juin 2013 permettent de ne pas respecter le plancher de 24 h avec l’ « accord » du salarié. Et, pour le travail du dimanche, il serait, pour l’essentiel, réservé aux « volontaires ». Ce « volontariat », dont Gérard Filoche ne cesse de répéter qu’il n’existe pas en droit du travail, on en mesure toute l’irréalité quand l’ex présidente du MEDEF n’a pu trouver mieux que l’oxymore de « soumission volontaire ».

Richard Abauzit

Source blogs.mediapart.fr

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 17:35

Sondage sur l'accord des Français avec la "Loi Macron" : une carabistouille de plus...

Par Hélène Y. Meynaud, auteure avec Denis Duclos du livre « Les sondages d’opinion », Editions La Découverte, coll. Repères, quatrième édition 2007.

 

Les 11 et 12 décembre, l’entreprise de sondages ODOXA a réalisé pour i-télé (émission CQFD) un sondage sur un échantillon de 1002 personnes représentatives des Français, posant par internet trois questions censées concerner la loi présentée par le Ministre de l’Economie (appelée improprement Loi Macron, puisqu’elle n’a pas encore été votée). Déjà, il faut savoir que les sondages par internet sont les moins fiables, les plus fiables étant ceux réalisés en « vis-à-vis ».

Ce projet de loi, appelée ironiquement « bombe à Macron[1] » est un concentré fourre-tout des projets les plus fous du MEDEF : qui vont de la suppression du délit d’entrave, au dessaisissement des juges Prud’hommaux, le contrat de travail relevant désormais du droit civil, au remplacement des trains Ter par les autobus. Personne ne connait tous les articles de cette loi, personne n’est donc capable de dire si il est d’accord ou pas d’accord.

La première question :

Portée de la loi Macron sur l’économie française

A propos de la loi Macron qui prévoit d’ouvrir à la concurrence certains secteurs et certaines professions réglementées et à réformer le droit du travail, en autorisant sous certaines conditions le travail le dimanche, diriez-vous qu’elle est pour l’économie Française

Importante : 36%

Pas importante : 63%

 

Cette question teste 4 actions différentes avec celle de l’autorisation du travail du dimanche. Qu’est-ce qui est important parmi ces 4 propositions ?  Par ailleurs « important » ne signifie pas accord. Ce mot important peut aussi bien signifier « Important par ce que c’est bien » que « important parce que c’est une catastrophe ». Le vocable « important » est choisi pour cela : pour créer un consensus mou.

Par ailleurs, le projet de loi « ne réforme » pas le droit du travail, mais le déconstruit méthodiquement, supprime des protections fondamentales dans le monde du travail.

En ce qui concerne le travail du dimanche, c’est un grand classique. On demande aux personnes interrogées si elles sont d’accord avec le travail du dimanche… pour les autres, pas pour elles forcément. Si on posait la question de manière plus précise : « seriez-vous prêt à travailler le dimanche pour augmenter les profits de votre entreprise », le taux d’accord chuterait grandement. C’est ce qui a été constaté en ce qui concerne le questionnement sur le travail à temps partiel, plébiscité en général, dédaigné pour soi.

La deuxième :

Loi sur le travail du dimanche : régression ou avancée sociale ?

A propos de la loi sur le travail du dimanche, diriez-vous plutôt qu’il s’agit d’une régression ou d’une avancée sociale ?

Avancée 59%  (62% des électeurs de droite)

Régression 41% (51% des électeurs de gauche)

 

Il serait bien intéressant de savoir qui sont ceux et celles qui pensent que c’est une régression. Serait-ce précisément les classes populaires qui assument les tâches dominicales dans le commerce de distribution ? Odoxa ne précise pas.

 

La troisième, déconnectée des deux autres, demande aux personnes interrogées dans ce sondage de se positionner sur un personnage et non sur des actions à venir :

Avez-vous une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise opinion d’Emmanuel Macron ?

Bonne opinion 53% (sympathisants de gauche 60%)

Mauvaise opinion 46% (sympathisants de droite 51%)

 

Cette question teste plutôt le rapport à la personne d’un ministre en exercice, dit de gauche, plutôt que l’avis précis sur chacun de ses projets de restauration d’une société aristocratique.

 

Comment, à partir de ces trois questions, peut-on affirmer tranquillement que les Français sont d’accord avec la « loi MACRON » ? C’est un pur outil de propagande politique, juste une carabistouille de plus.

 


[1] Terminologie reprise d’André Chassaigne

 

Hélène Yvonne Meynaud

Source blogs.mediapart.fr

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Published by Cyril LAZARO - dans politique générale
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