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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 12:34

La faiblesse des syndicats renforcerait les inégalités

L'étude de ­Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, deux économistes du FMI, secoue les idées dominantes.

Les syndicats de salariés, coupables des blocages sur le marché du travail et de l'accroissement du chômage? Cette idée, largement répandue dans les pays les plus riches - et dont la France se fait souvent l'écho -, est «une hypothèse pas très solide». C'est ce qu'affirme une étude publiée en mars par le Fonds monétaire international dans son magazine Finance and Development.

Les travaux de recherche que viennent en effet de diffuser Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, deux économistes de l'institution, apportent une réflexion à contre-courant selon laquelle les syndicats, qui à leur origine ont contribué à la redistribution des richesses, sont aujourd'hui, à cause de leur faible influence, responsables de la flambée des inégalités.

Les chercheuses - qui ne représentent pas la position officielle du FMI mais participent aux réflexions de cet organisme sur les mouvements de concentration de richesses - démontrent en effet que la baisse du taux de syndicalisation sur la période 1980-2010 «réduit la capacité de négociation» des salariés sur leur rémunération, au bénéfice des actionnaires et des plus hauts revenus.

Affaiblis, les syndicats, dont le poids est passé selon l'OCDE de 26,9 % en 1999 à 20,8 % en 2013 dans les principaux pays développés, n'auraient ainsi plus la capacité de défendre les bas et moyens revenus, ni d'influencer les décisions de rémunération des plus hauts revenus dans les entreprises.

Conséquences incertaines

Si l'équipe de recherche estime que la moitié de la hausse des inégalités peut être attribuée à la chute du taux de syndicalisation, elle se garde cependant d'évaluer si l'enrichissement des élites a eu un effet positif sur l'investissement et la création de richesses, ou négatif par une appropriation qui n'aurait pas d'effet redistributif. Une telle analyse, assez politique, est hors du champ d'intervention du FMI.

Source lefigaro.fr

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 18:55

Cadre CFDT, il est chargé par le FN de lui ramener des syndicalistes

Dominique Bourse-Provence, juge CFDT au Conseil des prud'hommes de Paris, a été candidat Front national à Paris en mars 2014, au grand dam de son syndicat qui voudrait le "démissionner". Et il vient d'être chargé par le FN de rallier des cadres syndicaux, prenant pour exemple son "long cheminement idéologique" vers le FN.

De la gauche "Touche pas à mon pote" au Front national de "Marine". Dominique Bourse-Provence, syndicaliste depuis une vingtaine d'années à la CFDT et juge aux prud'hommes de Paris, adhère depuis trois ans au parti de Marine Le Pen. L'ex-militant de gauche, rallié comme de nombreux collègues CGT ou encore FO à la "préférence nationale", vient d'être missionné par le FN local pour créer un "Front syndical". Son rôle : chapeauter la conversion des cadres syndicaux à son parti.

Sa conversion à lui, bruyante, gêne beaucoup la CFDT. Depuis sa candidature FN dans le 10e arrondissement aux municipales de mars 2014, sa direction le prie poliment, mais vainement, d'abandonner son mandat aux prud'hommes. Pas moyen, en effet, de l'exclure, comme ce fut le cas pour un autre syndicaliste CFDT de Vendée. Dans un courrier adressé il y a un an, la CFDT de Paris lui demandait de "mettre en adéquation ses engagements passés et ses choix d'aujourd'hui". "Je n'ai aucune envie de démissionner, se plaît à rétorquer Dominique Bourse-Provence, interrogé par metronews. Je paye mes cotisations. Ils peuvent m'exclure du syndicat mais pas m'ôter mon mandat. Ça ne leur servira à rien. D'ailleurs, s'ils m'excluent, j'irai en justice."

La "préférence nationale" est-elle soluble dans la CFDT ?

Et manque de chance pour la CFDT, le juge des prud'hommes a décidé de faire de son cas un exemple. "Quand vous adhérez à un syndicat, on ne vous explique jamais qu'on vous refusera parce que vous avez pour valeur la préférence nationale", argumente cet ancien enseignant, aujourd'hui coach en management et en développement personnel.

Le cadre CFDT, ancien "électeur de François Mitterrand", nous explique le "lent cheminement idéologique" qui l'a amené à faire carrière au FN. Son "déclic" : l'arrivée de Marine Le Pen à la présidence du parti en 2011. "Elle a mis le parti en ordre de marche et elle a apporté de la cohérence sur le plan économique et social", estime celui qui dénonce désormais "la trahison" des dirigeants syndicalistes qui ont "accompagné la désindustrialisation de la France" et "l'enfumage de l'UMPS". Qu'importe qu'une frange du FN soit restée très libérale et pas vraiment sociale : l'important, selon lui, "c'est la ligne majoritaire" défendue par l'actuelle présidente du parti.

"Une manœuvre" du FN

A la CFDT, où un argumentaire a été publié pour contrer le FN, la prudence est de mise. "C'est une manœuvre de sa part, juge Jean-Louis Maylis, secrétaire national en charge des relations avec les partis politiques. Le FN veut nous agresser. C'est lui qui soulève ce problème. Nous, nous ne cherchons pas à savoir pour qui votent nos adhérents". Tout en menaçant le syndicaliste : "Oui, il peut être exclu. Quand on adhère à la CFDT, on adhère à ses valeurs, contraires à la préférence nationale. Il peut être exclu, sauf s'il prend l'engagement de ne plus se revendiquer publiquement du FN".

Un peu tard pour cela... Dominique Bourse-Provence, qui envisage clairement une carrière politique, l'assure : trois cadres CFTC, CGT et FO – dont un "d'envergure nationale", qu'il refuse de nommer – se sont déjà rapprochés de son "Front syndical", ainsi que des syndicalistes de "la base". "Il y en aura d'autres", assure-t-il. Jean-Louis Maylis conteste, affirmant avoir dénombré "tout au plus huit cas de ralliement au FN en 10 ans à la CFDT". Qu'importe pour le FN, c'est la dynamique qui compte : avec 30 % d'électeurs dans les sondages, raisonne le partisan de Marine Le Pen, "il y a forcément des syndicalistes parmi eux".

Source metronews.fr

Souvenez-vous, c'était en février 2014

 

Municipales: les syndicalistes qui rejoignent le Front national 

Ils sont à la CGT, à FO, à la CFTC, à la CFE-CGC, à la CFDT ou à l’Unsa et ils sont candidats FN aux municipales, parfois comme têtes de liste.

D’après le FN, de nombreux syndicalistes auraient rejoint le parti de Marine Le Pen, notamment depuis 2011. Sans être spectaculaire, cette progression inquiète les centrales syndicales.

 

« Oui, je suis FN et syndicaliste, et alors ? » Jean-François Delcroix, tête de liste Front national à Méricourt, dans le Pas-de-Calais, ne voit pas où est le problème. 

Oui, cet ancien adhérent communiste a été longtemps militant à la CGT, comme délégué syndical, puis comme responsable de l’union locale de Lens, avant d’en partir en 1998, parce qu’il s’estimait mal défendu par son syndicat lors d’un conflit aux prud’hommes. Après un court passage à la CFTC, ce candidat de 59 ans, actuellement au chômage, a désormais « rallié Force ouvrière »

Et, oui, il se présente comme tête de liste Front national à Méricourt, face au communiste Bernard Baude, à qui il espère bien ravir la mairie. « Jean-Marie Le Pen n’était pas ma tasse de thé. Mais les idées de Marine Le Pen, ça va, je m’y retrouve. Ici, en pleine cité minière, on a eu besoin des immigrés, on ne va pas demander à leurs enfants de s’en aller. Mais on ne peut plus en faire entrer d’autres. Il faut dire les choses. »

« Remettre du protectionnisme »

Christiane Gondard, cadre dans le tourisme et l’hôtellerie et « cotisante à la CFDT à titre personnel mais pas militante », vote, elle, pour le FN « depuis qu’il présente des candidats »

Mais c’est sa rencontre avec Marine Le Pen, en septembre dernier, qui l’a poussée à s’engager en politique, où elle veut défendre « la nécessité de remettre du protectionnisme pour défendre nos intérêts nationaux ». À Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, autre mairie où le FN aurait des chances de l’emporter, elle sera tête de liste du Rassemblement bleu Marine (RBM) en mars prochain.

À Carcassonne, dans l’Aude, c’est un autre adhérent syndical, Robert Morio, surveillant pénitentiaire encarté à l’Ufap, syndicat rattaché à l’Unsa, mais « sans mandat », précise-t-il, qui portera les couleurs du FN aux municipales.

À Saint-Germain-lès-Arpajon, dans l’Essonne, un cadre, syndicaliste à la CFE-CGC, Pascal Voirin, délégué syndical à STP, une filiale de La Poste, mènera la liste RBM. « Dans mon entreprise, où je suis manager et où il y a plus de 60 % de personnes étrangères, tout le monde est au courant et on ne m’embête pas. Énormément de personnes sont déçues à la fois par les politiques et les syndicats. »

Des candidats exclus par leurs syndicats

D’autres candidats FN ont déjà été exclus de leur syndicat. Ainsi, à Issoire dans le Puy-de-Dôme, Dominique Morel, viré de la Fédération nationale des chauffeurs routiers pour appartenance au FN, mènera la liste RBM. 

Surtout, le médiatique Fabien Engelmann, 33 ans, exclu de la CGT – il était responsable d’un syndicat dans l’administration territoriale – à cause de sa candidature FN aux cantonales de 2011, sera, lui, tête de liste FN à Hayange, en Moselle. 

Avec comme numéro deux Marie Da Silva, ex-cégétiste aujourd’hui déléguée du personnel FO. « Je présenterai ma liste le 22 février et il y aura d’autres syndicalistes, notamment un électricien CFDT, et des gens de FO et de la CFTC », précise Fabien Engelmann. 

FO et la CGT, les plus concernés

Un peu plus loin, à Metz, Thierry Gourlot, dont la double appartenance au FN et à la CFTC est connue depuis 1995, sera numéro deux. À Elbeuf, en Haute-Normandie, le cégétiste Nicolas Goury se présente sur la liste du dirigeant frontiste Nicolas Bay.

Bref, peu à peu, les cas se multiplient. « Et vous verrez que d’ici à la clôture des candidatures le 6 mars, il y en aura d’autres, affirme Fabien Engelmann, désormais conseiller social de Marine Le Pen. Car on a des centaines de syndiqués sur les listes, même si tous ne le diront pas, par peur des représailles. » 

« On a surtout du monde à FO et à la CGT, précise-t-il. On a même deux taupes à la direction de Montreuil… L’enjeu, c’est de peser sur le prochain congrès pour éviter que la CGT mène des campagnes sans avoir le mandat pour ça, comme elle l’a fait en défendant les sans-papiers. »

Un phénomène à la marge ? 

Simple bluff ou vraie percée ? « Le phénomène des syndicalistes qui se présentent sous la bannière FN reste à la marge, estime Luz Mora, de l’association de syndicalistes anti-FN Visa. Mais ce qu’on observe, c’est la contagion des idées. » 

Le phénomène serait notamment palpable dans la fonction publique, où le FN, qui pourfendait autrefois l’État, multiplie désormais les initiatives, depuis la Lettre aux fonctionnaires adressée par Marine Le Pen à son réseau en 2012 et la création du collectif d’enseignants Racine en 2013. 

« Je ne pense pas qu’on retrouvera de gros bataillons de syndicalistes sur les listes du FN, nuance cependant Thierry Choffat, enseignant chercheur à l’université de Lorraine. En revanche, il y a volonté de les mettre en avant, car ils incarnent bien le changement de l’électorat frontiste. Alors qu’au départ, leur public, c’était plutôt les commerçants et les artisans, désormais, le FN est le premier parti chez les ouvriers. Dans les années 1990, les mégrétistes avaient tenté de créer un relais en constituant des syndicats FN dans la police, la pénitentiaire ou l’éducation, mais tous ont été interdits par la justice. L’affaire de l’exclusion d’Engelmann, en 2011, a permis de redonner de la visibilité à cette évolution. »

Quitter les mandats syndicaux

Face à cette évolution, les confédérations cherchent la parade. À la CGT, la FSU et Solidaires, qui ont organisé un meeting commun fin janvier, on plaide « l’incompatibilité entre les valeurs du FN, comme la préférence nationale, et les nôtres », explique Pascal Debay, chargé du dossier à la CGT. La centrale a choisi d’exclure tout candidat FN. 

À la CFTC, comme à FO, on n’exclut pas, mais on demande aux candidats FN de se défaire de leurs éventuels mandats syndicaux. 

La CFE-CGC vient d’envoyer à son réseau des instructions encourageant « vivement » ses adhérents à « s’impliquer dans la vie citoyenne » « selon le choix personnel de tout un chacun », tout en leur demandant de « ne jamais se prévaloir directement ou indirectement » de leur appartenance à la CFE-CGC. 

Quant à la CFDT, qui avait en 2011 exclu un candidat FN aux cantonales, elle se prépare à publier prochainement son propre argumentaire anti-FN.

Source la-croix.com du 13/2/14

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 18:49

Recul historique de la CGT chez Air France
 

C’est un résultat historique qui est sorti des urnes à l’occasion des élections professionnelles organisées, jeudi 12 mars, chez Air France. La désignation des représentants au comité d’entreprise s’est traduite par un fort recul de la CGT, qui perd sa place de premier syndicat de la compagnie aérienne, régressant au quatrième rang. Chez les seuls pilotes, le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) accuse lui aussi un repli, même s’il reste largement majoritaire dans cette catégorie de personnels.

Selon les résultats, la CGT n’obtient plus que 14,26 % des suffrages, contre 18,14 % en 2011. C’est la CFE-CGC qui devient la première organisation d’Air France. Le syndicat culmine à 18,11 %, contre 17,19 % il y a quatre ans. FO est quasi stable à 15,94 %, contre 15,56 % aux élections précédentes.

Les élections illustrent une montée en puissance des organisations réformistes, CFE-CGC, CFDT, FO, qui sont toutes en légers progrès. A l’inverse, les syndicats plus revendicatifs sont en repli. Outre la CGT, SUD n’obtient plus que 7,62 % des suffrages, contre 8,59 % en 2011.

Mauvais résultats

Ces résultats font dire à la direction de la compagnie que « seuls les syndicats qui ont soutenu le plan Transform progressent ».

Après ces élections, la CGT d’Air France pourrait traverser une période de turbulences. On la dit en froid avec les instances fédérales. Ces mauvais résultats pourraient accélérer un renouvellement de ses représentants au sein de la compagnie aérienne.

Chez les pilotes, avec 65 % des voix au comité d’entreprise, le SNPL perd 6 points par rapport au scrutin de 2011, lors duquel il avait réuni 71 % des suffrages.

« Le SNPL a fait des déçus » par sa gestion de la grève de pilotes, en septembre 2014, commente le syndicat concurrent, le Syndicat des pilotes d’Air France (SPAF), qui, pour sa part, « a presque doublé son score en quatre ans ». Le SPAF a obtenu 20,7 % des voix, contre 10,7 % en 2011. Toutefois, « nous nous attendions a plus », tempère le SPAF.

Les opposants au SNPL pouvaient croire que ce syndicat serait sanctionné pour avoir signé l’accord autorisant les pilotes d’Air France à s’installer aux commandes des avions de Transavia, la filiale à bas coûts du groupe.

« Interlocuteur incontournable »

Du côté de la direction d’Air France, on relève qu’il n’y a « pas eu de tsunami », qui a emporté le SNPL. La direction de la compagnie constate que le premier syndicat des pilotes « reste un interlocuteur incontournable et largement majoritaire ».

En pratique, indique le SPAF, « il ressort de ces élections des rapports de force entre les syndicats qui sont quasiment les mêmes malgré la légère baisse du SNPL ». Mais le syndicat souligne que sa propre progression, conjuguée à « la baisse du SNPL, montre qu’une partie des pilotes cherche à avoir un syndicat plus représentatif que le SNPL ».

Surtout qu’Alter, le troisième et très combatif syndicat auprès des pilotes, manque, à cinq voix près, d’atteindre le seuil de représentativité, fixé à 10 %.

A peine élus, le SNPL et le SPAF, les deux seuls syndicats représentatifs des pilotes, sont convoqués, lundi 16 mars, par Alexandre de Juniac, PDG d’Air France-KLM pour, disent-ils, « accélérer le processus de restructuration de la compagnie via le plan Perform ».

Le même jour, les représentants des deux organisations seront réunis pour mettre en œuvre le « New deal ». Une opération destinée « à remettre à flot tous les accords pilotes ». La direction de la compagnie souhaite notamment que ses pilotes travaillent un plus grand nombre d’heure par an.

Source lemonde.fr
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:28

Nord : un syndicaliste sur le point d'être licencié pour "apologie du terrorisme"

 

Nord : un syndicaliste sur le point d'être licencié pour "apologie du terrorisme"

Un peu plus de cinquante salariés ont manifesté vendredi matin devant l'entrée de l'usine Bombardier à Crespin (59), en soutien à l'un de leurs collègues syndicaliste menacé de licenciement pour "apologie du terrorisme".

Karim Khabati est menacé de licenciement pour avoir "proféré des propos inacceptables", raconte la Voix du Nord, au lendemain des attentats qui ont tué plusieurs membres de la rédaction de Charlie Hebdo, le 7 janvier dernier. Des propos "remontés par des salariés" à la direction, précise le quotidien local. La teneur des propos n'a pas été révélée. 

Ils ont été tenus le 8 janvier dans une discussion, rapporte le quotidien local. Une "altercation" aurait eu lieu entre Karim Khabati et d'autres salariés. Convoqué le soir-même par la direction, le syndicaliste est mis à pied et une procédure de licenciement est entamée. Rodrigue Louadoudi, délégué syndical SUD, se confie à la Voix du Nord : 

Les accusations portées par la direction sont creuses, on n’a que des bouts de phrases et certains témoignages se contredisent.

Une cabale contre un syndicaliste ?

Pour Robert Louadoudi ce syndicaliste, secrétaire du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) serait victime d'une "cabale" parce qu'il aurait demandé, pour des raisons de non-respect de la sécurité des salariés, la démission du directeur du site Bombardier de Crespin. 

Du côté de la direction, on assure qu'"avec n’importe quel autre salarié, cela aurait été la même chose". On ajoute : "Nous sommes deux mille, on doit maintenir l’harmonie dans notre site."

"Je suis avant tout l'homme à abattre"

Karim Khabati, quant à lui, est dépité et nie avoir tenu ces "propos inacceptables" : 

Ça m’a profondément touché qu’on me prête de tels propos. Tous ceux qui me connaissent vous diront que ce n’est pas moi. Je suis musulman, mais si je fais le ramadan, je ne vais pas à la mosquée. Me traiter de fondamentaliste, c’est surfer sur la vague de l’islamophobie. Je suis avant tout l’homme à abattre. 

Cinq voix contre, trois pour le licenciement

Quelques heures avant la tenue du comité d'entreprise, une cinquantaine de salariés, ont manifesté, à l'appel de SUD. L'entrée de l'usine était bloquée, des palettes et des pneus ont été brûlés. Au moment de la tenue du vote du comité, cinq élus se sont prononcés contre, trois ont voté pour le licenciement.

 

Source itele.fr

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 20:42

À bas les bureaucrates, vive l’anarcho-syndicalisme !

Rien ne va plus dans les tours d’ivoire de la CGT ! Dans les jours à venir, Thierry Lepaon pourrait être éjecté de son poste de secrétaire général suite aux trois affaires de magouilles financières révélées ces dernières semaines. C’est que le grand chef, en place depuis moins de trois ans, a cru qu’accéder au secrétariat général lui donnait droit de se compromettre dans des histoires de pognon : 100 000 euros de travaux dans son appartement, 62 000 euros de remise à neuf de son bureau à Montreuil (où siège la confédération) et 31 000 euros de « prime de départ » (sic) pour avoir quitté le comité général de la CGT de Normandie. Et tout ça avec les cotisations syndicales des plus de 700 000 syndiqués de la CGT… Et dans leur dos, bien sûr – ces juteuses sommes d’argent ayant été, pour la plupart, déboursées sans la moindre transparence. C’est tellement gros que, sans pour autant crier au complot (ce qui serait stupide), on est en droit de se demander comment ces gros bonnets-là peuvent encore se compromettre dans des affaires aussi grotesques qui, forcément, sont, un jour ou l’autre, amenées à être découvertes. Surtout que le Normand ne faisait pas l’unanimité – loin de là… – lors de son élection à la tête de la confédération, suscitant des inimitiés qui ne sont sans doute pas pour rien dans la révélation des affaires récentes. La bureaucratie a ses règles, et Thierry Lepaon s’est sans doute jeté un peu trop vite et sans grande discrétion dans les magouilles. Et ça lui aura coûté son trône, pourtant refait à neuf !

CGT bashing ?
Pour ma part, syndiqué CGT depuis plusieurs années, je ne pleurerai pas sur son sort, au demeurant bien mérité, d’autant que le bougre, bureaucrate plus ou moins raté, s’en sortira sans trop de casse ; et si l’affaire l’oblige à retourner au turbin, au vrai, on pourra se féliciter de le voir reprendre contact avec la réalité du monde du travail et du prolétariat. Mais je m’abstiendrai également de hurler avec les loups contre le syndicalisme, sujet favori du moment, notamment du côté de la droite, de ses hommes politiques et de ses médias. De fait, l’occasion était trop belle pour être manquée et les chiens de garde du capital n’ont pas lésiné sur les moyens pour torpiller le syndicalisme – et la CGT en particulier. Le gouvernement aussi se frotte les mains, satisfait de voir ainsi vaciller cette grande confédération syndicale qui, jusque-là, n’a pas hésité à critiquer avec véhémence – mais sans jamais toutefois joindre l’acte à la parole – la politique ultralibérale du gouvernement socialiste. Pour sûr, les puissants trouvent leur compte dans cette crise interne et ils sauront l’utiliser pour continuer leur travail de sape contre le syndicalisme, qui, malgré toutes ses défaillances, n’en reste pas moins l’un des derniers remparts à l’entrée de l’ultralibéralisme dans la gestion des entreprises. Et gageons que, si les syndicats étaient déjà vraiment moribonds – ce qu’on essaie de nous faire avaler régulièrement dans les médias –, la bourgeoisie ne se déchaînerait pas autant contre eux.

Légitimation de l’anarcho-syndicalisme
En réalité, l’actuelle crise interne de la CGT, comme d’autres avant elle, ne remet pas en cause le syndicalisme en tant que tel, mais un certain type de syndicalisme, en vogue depuis désormais bien trop longtemps. Celui du syndicalisme qui, passé à travers les mains véreuses des partis politiques (Parti communiste français et Parti socialiste pour l’essentiel), puis en partie intégré à l’État, n’est plus, dans ses hautes sphères, qu’une grosse machine bureaucratique qui accompagne le mouvement du capital. Les énormes sommes d’argent brassées, qu’elles viennent des cotisations syndicales ou des aides de l’État, entraînent inévitablement des dérives et des compromissions qui achèvent d’éloigner ce syndicalisme-là de toute perspective de lutte radicale. Pourtant, si le sommet est pourri, les bases syndicales demeurent de précieux outils de lutte, y compris révolutionnaire, qu’il serait aberrant d’abandonner au motif que les locataires du dernier étage font n’importe quoi. Ce serait même faire le jeu du capital que de les laisser sur le bas-côté, celui-ci n’aspirant aujourd’hui qu’à une chose : un monde du travail débarrassé des espaces collectifs et des structures de lutte, un monde du travail individualisé à l’extrême où l’on ne négocie plus qu’au cas par cas pour des intérêts strictement individuels. Ce n’est pas nouveau : seul, on n’est plus exposé et plus fragile, et si le patronat veut torpiller les syndicats, c’est pour se sentir libre de pouvoir globalement faire ce qu’il veut. C’est peut-être un peu trivial, mais c’est ainsi ; et il suffit, pour s’en rendre compte, de se pencher sur les conditions de travail dans les boîtes et les branches d’entreprise où le rapport de force syndical est quasi inexistant. De fait, c’est l’anarcho-syndicalisme qui devrait donc sortir renforcé de ces crises internes à répétition. Car il est le seul, aujourd’hui, à proposer un syndicalisme en adéquation avec les réalités du monde du travail, un syndicalisme de classe, offensif, privilégiant l’action directe à la négociation et offrant un cadre de lutte, le syndicat – ou sa section –, propre et réellement en mesure de contrer les ambitions de pouvoir et les velléités autoritaires de ceux qui se servent de nos rages pour s’en mettre plein les poches.

Source monde-libertaire.fr
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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 11:22

Chers camarades,

En commémorant la catastrophe de Liévin, Valls est dans son rôle de politique. Que les pouvoirs publics rendent un hommage au monde du travail sans lequel ils n'existeraient pas est tout à fait logique.

Mais il serait bon d'apporter à ce gouvernement une contradiction face à ses discours mielleux.

On ne peut pas détricoter le Code du Travail en catimini avec le Medef et faire croire que l'on tient compte des travailleurs.

Valls fait un plaidoyer sur l'avancée que représente à ses yeux le compte pénibilité que Fillon promettait déjà comme une compensation face au recul de l'âge de départ à la retraite.

Ce compte pénibilité est une vaste fumisterie qui ne verra jamais le jour. C'est une usine à gaz, une arlésienne, une promesse qui ne sera jamais tenue car le raisonnement de base est tronqué.

Aujourd'hui, il ne s'agit pas d'établir un compte pénibilité ingérable, mais bien de redonner au travail une dimension humaine qui doit écarter la notion de pénibilité.

Se lever le matin et partir au travail pour faire vivre sa famille avec le coeur léger est un droit et il appartient aux employeurs de veiller à ce que ce droit soit respecté. La plupart des articles du Code du Travail visent à ce résultat. Prenons les problèmes à l'endroit et nous pourrons avancer.

Je n'ai jamais vu un sénateur se plaindre d'aller au travail, comme quoi, il est possible de travailler dans de bonnes conditions...

Les citoyens demandent simplement de bénéficier des mêmes conditions de travail que nos représentants sénateurs!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Manuel Valls rend hommage aux mineurs de Liévin

Le Premier ministre a rendu hommage aux 42 mineurs morts en 1974 dans la mine de Liévin, emportés par un coup de grisou.

Manuel Valls à Liévin, dans le Pas-de-Calais, le 27 décembre 2014.

Manuel Valls à Liévin, dans le Pas-de-Calais, le 27 décembre 2014.

 

 

C'est au monde ouvrier qui a contribué à "bâtir la France" que Manuel Valls a rendu hommage lors de la commémoration du 40e anniversaire de la catastrophe minière de Liévin (Pas-de-Calais).

Il y a 40 ans, le 27 décembre 1974, à la reprise après la trêve de Noël, un coup de grisou, à 6h30, emporte 42 hommes descendus à la fosse des Six-Sillons à Liévin. C'est la plus grande catastrophe minière en France d'après-guerre, alors que les charbonnages sont déjà sur le déclin.

Honorer la mémoire des victimes, "c'est aussi accomplir un devoir envers tous les ouvriers des mines qui, durant près de trois siècles, ont fait de la France une grande nation, une grande nation industrielle", a déclaré le Premier ministre. "Nous sommes infiniment redevables à ce 'peuple de la mine'", a-t-il fait valoir.

Il s'est dit favorable à l'initiative du député de la circonscription, le socialiste Nicolas Bays d'ériger "un monument en hommage à tous les mineurs qui ont été emportés".

 

Manuel Valls a salué, plus globalement, le "monde ouvrier". "Oui, les ouvriers ont tenu une place centrale dans le destin de notre Nation", a-t-il lancé, poursuivant le rééquilibrage à gauche de son discours, entrepris il y a plusieurs semaines après avoir multiplié les déclarations d'amour aux entreprises.

"Le monde ouvrier a fait avancer l'Histoire. A travers sa participation au dessein économique de notre pays, bien sûr. A travers, surtout, la prise de conscience de lui-même, ses luttes syndicales, sociales, politiques", a expliqué le chef du gouvernement, rappelant que la France comptait toujours "plus de 6 millions d'ouvriers".

"La gauche française, le socialisme, le syndicalisme se sont construits avec ces combats", a souligné le Premier ministre, pour qui les ouvriers ont "pris toute leur part aux progrès économiques et sociaux" et "bâti la France".

Il a salué le futur compte pénibilité, une "avancée sociale majeure" fustigée par le Medef, qui permet de répondre à de "nouveaux risques" comme le travail de nuit ou les "3-8".

Manuel Valls réaffirme "l'avenir industriel de la France"

"Les salariés gagneront des points en fonction de leur exposition à des facteurs de pénibilité, qui leur donneront des droits pour se former, terminer leur carrière à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite", a rappelé M. Valls. "C'est une mesure de justice sociale. Elle sera donc mise en oeuvre", a prévenu le Premier ministre.

Il a aussi tenu à "réaffirmer l'avenir industriel de la France" face au "malaise ouvrier", nourri par le chômage, le recul des services publics ou le "manque de reconnaissance de l'effort". Manuel Valls a décrit cette région, où le FN recueille parmi ses meilleurs scores, comme une "terre d'immigration", une "terre de solidarité, de fraternité" où "les extrêmes n'ont pas leur place".

François Mitterrand avait commémoré le 20e anniversaire de cette tragédie en 1994.

Source rtl.fr

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:22

Chers camarades,

Une interview à ne pas louper. Voilà un exemple type de la mondialisation. On y apprend que la CGT n'est pas un syndicat représentatif pour le groupe, que les syndicats au niveau européen approuvent la stratégie du groupe, qu'il y a un dossier de corruption en cours avec un risque d'amende de 700 millions de dollars, que l'usine de Belfort va connaître un plan social et que pour l'ensemble de son oeuvre, le PDG va toucher une prime de 4 millions d'euros. Elle est pas belle la vie?

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

  Alstom : Patrick Kron n'entend pas renoncer à sa prime

Les actionnaires d'Alstom ont validé ce vendredi la cession de la branche énergie du groupe à l'Américain General Electric. Elle représente 70% des activités du groupe français. L'assemblée générale a pourtant été ponctuée d'échanges tendus avec le PDG d'Alstom, Patrick Kron. Il était l'invité de Jean Leymarie ce soir sur France info.

Les actionnaires d'Alstom ont donc entériné à plus de 99% la vente du pôle énergie du groupe français à General Electric. C'est  70% de l'activité d'Alstom qui passe sous pavillon américain pour un peu plus 12 milliards d'euros. Le PDG d'Alstom se félicite de cette opération qui selon lui est "gagnante-gagnante".  "General Electric a évidemment un intérêt à cette opération qui leur permet de se renforcer dans un métier sur lequel ils veulent se renforcer, sur les infrastructures. Et c'est pour nous l'opération de donner un avenir à des activités qui n'avient plus la taille critique. Les marchés évoluent, le marché européen de l'énergie, qui a été le berceau d'Alstom, est atone. Il faut aller chercher la croissance dans les émergents, et dans les émergents il faut une taille critique, il faut une capacité de financement pour accompagner votre offre, toutes sortes de choses que nous n'avions plus la possibilité de donner tout seul", explique-t-il.

Une affaire de corruption "désagréable"

Grâce à cette vente, les actionnaires vont toucher près de quatre millions d'euros de dividendes, dix euros par action environ. Mais malgré le vote unanime de cet après-midi, ils ont bousculé le patron d'Alstom, objet d'une salve d'attaques sur les poursuites pour corruption qui menacent Alstom aux Etat-Unis. Certains estiment notamment que cette affaire a pesé dans les négociations avec General Electric. Patrick Kron s'en défend. "Cette histoire de corruption, qui est un sujet extrêmement sérieux et désagréable, n‘a en rien joué dans la décision qui a été prise", assure la PDG du groupe français.

 

"Nous avons un problème de charges dans l'usine de Blefort"

Alstom pourrait supprimer 300 emplois sur les 600 que compte l'activité transports de son site de Belfort...  Il n'y a pas eu d'annonce officielle, mais les syndicats CFE-CGC, CGT et CFDT en sont convaincus : il y aura un plan social en 2015 qui pourrait être officialisé "début janvier à l'occasion du prochain comité de groupe européen", ont-ils fait savoir début décembre. Mais le PGD d'Alstom se veut rassurant sur l'avenir du groupe français. "C'est le début d'une nouvelle histoire (...) avec le recentrage sur le transport", a-t-il assuré. Et d'affirmer qu'Alstom transport "est une entreprise viable et solide qui a entre quatre et cinq  ans de carnet de commandes".

Mais d'ajouter que ce n'est pas parce que le carnet de commandes est fourni pour les années à venir et que la perspective de croissance existe, qu'il n'y a pas de problèmes dans certaines usines. "Nous avons effectivement un problème de charges dans l'usine de Belfort", reconnaît Patrick Kron. "Cela veut dire que nous n'avons pas suffisamment de travail, ça fait très longtemps que nous n'avons pas pris de commandes et il y a un problème de surcapacité à Belfort et nous allons l'examiner", a-t-il ajouté, précisant que ce sujet sera traité "en priorité avec les partenaires sociaux"... 

Renoncerez-vous à votre prime?...  "Ce n'est absolument pas mon intention"

Dans quelques mois, le patron d'Alstom va passer la main, avec peut-être à la clé une prime exceptionnelle de 150.000 actions, soit environ l'équivalent de 4 millions d'euros, ce qui n'a rien de choquant selon lui. Cette prime a été  décidée par le conseil d'administration, rappelle Patrick Kron, considérant qu'elle était "conforme aux bonnes pratiques." Quant aux critiques qu'elle peut susciter, le PDG d'Alstom reconnaît qu'il "est assez difficile de traiter sereinement du problème de la rémunération des patrons. C'est probablement un exemple supplémentaire", a-t-il commenté. A la question de savoir si sous la pression, il finira par y renoncer, le patron d'Alstom répond que "ce n'est absolument pas" son intention.

Source franceinfo.fr

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 18:47

CGT: «Thierry Lepaon manœuvre très bien, il gagne du temps»

Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon à Paris, le 7 avril 2014. Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon à Paris, le 7 avril 2014

 

Encore une mauvaise nouvelle pour la CGT. L’organisation, fortement ébranlée par les révélations concernant le train de vie de son secrétaire général Thierry Lepaon, a rassemblé 23,1% des voix lors des élections professionnelles dans la fonction publique, soit 2,3 points de moins que lors du dernier scrutin (2008 et 2011). 20 Minutes fait le point avec Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail (IST).

La CGT a perdu 2,3 points. Est-ce une baisse conséquente?

Elle est significative en tout cas, même si la CGT reste la première organisation dans la fonction publique, devant la CFDT et FO qui ont mené des campagnes assez fortes.

Ce recul est-il lié aux «affaires Lepaon»?

Si c’était le cas, ce ne serait pas trop grave. Mais la baisse de la CGT dans ses bastions historiques, comme à EDF il y a un an ou à la SNCF en mars dernier, prouve que cet assèchement électoral n’est pas lié à ces polémiques. Ce qui explique le recul de la CGT, c’est son orientation, sa forme d’action, le fait qu’elle n’ait pas rénové son logiciel de fonctionnement.

Le Comité confédéral national (CCN), c’est-à-dire le centre de décision de la CGT, sera convoqué en janvier. Va-t-il révoquer Thierry Lepaon?

C’est la grande question. Pour l’instant, Thierry Lepaon manœuvre très bien. Il veut gagner du temps et il y parvient. Son communiqué, dans lequel il écrit qu’aucun membre du bureau ne demande sa démission, est très habile: il laisse entendre qu’il est soutenu en interne, alors que dans les faits, les membres du bureau ne cessent d’évoquer sa démission à longueur de journée!

Pensez-vous que Lepaon devrait démissionner?

A l’IST, nous n’avons ni consigne, ni avis à donner à la CGT. Elle fait ce qu’elle veut. Ceci dit, l’affaire des indemnités pose vraiment problème. Si elles sont juridiquement légales, elles restent moralement difficilement acceptables.

Est-ce normal que ce soit le trésorier de la CGT, Eric Lafont, qui démissionne?

Disons qu’il a un beau profil de fusible…

Au-delà des résultats de la CGT, que faut-il retenir de ces élections?

Qu’aucun syndicat ne réalise de forte poussée. Mais il faut noter que les deux hausses les plus fortes, respectivement +1 point et +1,2 point, sont enregistrées par l’Unsa et par la FGAF, soit deux syndicats autonomes. Il y a donc une montée du syndicalisme catégoriel au détriment du syndicalisme inter-catégoriel. L’autre fait à noter est le recul de la participation. Il y a soixante ans, elle atteignait 90%, elle a chuté à 70% dans la décennie 2000 et aujourd’hui, elle atteint péniblement 52,8%. Cette baisse est très préoccupante.

Source 20minutes.fr

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 17:51

Fonction publique : la CGT sauve les meubles

Fragilisée par plusieurs affaires, la place de Thierry Lepaon à la tête du premier syndicat de la fonction publique semble fragile

 

Le résultat des élections professionnelles dans la fonction publique a été rendu public mardi. Si la CGT sort fragilisée de l'"affaire Lepaon", elle reste le premier syndicat de la fonction publique avec 23,1% (-2,3%). Sur le podium également : la CFDT et FO. L'UNSA enregistre la plus forte progression (un point).

 Il y a bien eu un "effet Lepaon", mais la CGT a limité la casse. Avec un score de 23,1% aux élections professionnelles de la fonction publique, le syndicat encaisse une baisse sensible de 2,3 points mais reste en première position, devant la CFDT (19,2%) et FO  (18,6%, en hausse de 0,5 point).

L'UNSA est loin derrière à 10,3% mais enregistre la plus forte progression (1 point) .

Viennent ensuite la FSU (8%) qui perd du terrain dans l'Education, son bastion, et Solidaires qui arrive à 6,8% avec une progression de 0,2%/

La CFTC perd du terrain 3,3% (soit 0,7 points de moins) mais reste devant la CGC et son petit 2,9% synonime de stabilité.

Ce résultat mitigé sera surement accueilli avec soulagement du côté de la CGT tant le climat explosif de l'"affaire Lepaon (des révélations sur les frais engagés pour rénover son domicile et son bureau, ainsi que sur une indemnité d'une trentaine de milliers d'euros perçue quand il a quitté la direction du comité régional de la CGT de Normandie) n'augurait rien de bon.

Source franceinfo.fr

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 20:00

On abat bien les seniors
de : MARTINE LOZANO
lundi 1er décembre 2014

On abat bien les seniors

On apprend dans le journal "Challenges " que de nombreux groupes utilisent les préretraites "maison" pour se séparer des plus de 55 ans.

D’autres signent des ruptures conventionnelles pour faire financer leur départ par l’assurance chômage." cela avec la complicité de certains délégués syndicaux. "

Les entreprises utilisent les ruptures conventionnelles pour financer les pré-retraites des salariés par l’assurance-chômage." Les salariés partiraient tavec 50% de leur salaire ! et cela dès 55 ans et auraient ensuite le chômage rémunréré et le RSA jusqu’à la retraite.

Une étude de la DARES montre" qu’à l’inverse du discours patronal de mobilisation sur l’emploi des seniors, les entreprises ont utilisé massivement les préretraites "maison" pour se séparer des plus de 55 ans. " La retriate a 67 ans n ’aurait jamais dû être acceptée car le patronat se débarrasse des seniors avec l’aide de certains syndicats.

Retraités, employés ou chômeurs les seniors ont la vie dure : la différence du programme de la gauche populaire, antilibérale et unitaire par rapport à la droite dure et à la gauche molle est que nous considérons les immigrés, les personnes handicapées, les jeunes, les femmes et les seniors comme de la richesse pour notre pays. En effet quand une entreprise autant du privé que du public veut se débarrasser de ces seniors, c’est de la mémoire de l’entreprise qu’elle se sépare.

Des études montrent que depuis une vingtaine d’années, dans les pays industrialisés, le progrès technique n’a pas entraîné d’amélioration des conditions de travail, plutôt une intensification. Ce qui est à l’origine de troubles musculo-squelettiques, de souffrance psychique et d’atteintes à la santé mentale. Or, nous passons d’un travail bien fait à un travail rentable. Les plus touchés sont les seniors qui ont du mal à supporter le travail dans l’urgence et sous pression.

Pour un salarié vieillissant, l’obligation d’aller encore plus vite est difficile à supporter. Certains partent en retraite même si celle-ci est réduite. C’est ainsi que le turn over dans les entreprises publiques ou privées a pour conséquence d’effacer la mémoire des luttes ainsi que des précédentes difficultés. La mobilisation est alors plus difficile.

Avec la forte hausse du coût de la vie le niveau actuel des personnes à la retraite ne permet pas de satisfaire les besoins des retraités (plus d’un sur 6) alors que le niveau de retraire ne devrait pas être inférieur au SMIC.

C’est ainsi qu’un rapport du comité national des retraites met en évidence la perte du pouvoir d’achat de 10% sachant que depuis plus de 10 ans les retraites ont baissé ainsi que les complémentaires.

Des femmes vivent avec des retraites de 600 euros par mois, certains hommes aussi.

D’autre part, devenues dépendantes ces personnes sont dans le désarroi car les structures n’existent pas suffisamment. Il est plus que temps d’instaurer un grand service public d’aide aux personnes car les fonds de pensions commencent à investir les maisons de retraite.

Pour un droit à la retraite décent

Pour le droit au travail des seniors

Pour un niveau de vie décent

Mobilisons nous.

Martine Lozano

Source bellaciao.org

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