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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:11

Médecine du travail : les syndicats «atterrés» par les projets du gouvernement

La médecine du travail est en grand danger et avec elle la santé de tous les salariés: c’est en substance le message qu’ont fait passer mercredi cinq syndicats en réaction aux projets de «simplification» du gouvernement via la loi Macron.

Fin octobre, l’exécutif a présenté 50 nouvelles mesures destinées à simplifier l’activité des entreprises face à la lourdeur administrative. L’une d’elle entend revoir la notion d’inaptitude et une autre simplifier les règles concernant les visites médicales des salariés au motif que «la visite médicale obligatoire n’est réalisée que dans 15% des cas» du fait notamment d’un manque d’effectifs médicaux.

Le projet de loi Macron, qui doit être présenté en conseil des ministres le 10 décembre, prévoit d’autoriser le gouvernement à procéder sur ce sujet par ordonnance.

Réunis en intersyndicale à la Bourse du Travail mercredi soir, la CFE-CGC, la CFTC, FO, la CGT et le SNPST ont vivement dénoncé ce projet.

«Face à la violence des mesures qui sont annoncées, un certain front syndical s’est constitué», a relevé Bernard Salengro (CFE-CGC). «On va espacer la possibilité pour les médecins de rencontrer les salariés et d’avoir leur vécu», redoute le médecin du travail. «Nous sommes inquiets pour la protection des salariés».

Martine Keryer, secrétaire nationale du syndicat en charge des conditions de travail a indiqué que les syndicats avaient été «atterrés» en découvrant les intentions du gouvernement.

Pour Jean-Michel Sterdyniak (SNPST), ces mesures sont «profondément déstabilisantes» et annoncées «sans concertation alors qu’elles concernent des millions de personnes».

«Elles sont mises sur le même plan que la possibilité de faire des télés sans prise Péritel ou la possibilité de mettre des WC où l’on veut chez soi», s’est-il offusqué, y voyant «une forme de mépris de la santé au travail».

«Ces mesures, si elles étaient mises en oeuvre constitueraient une atteinte aux droits des salariés», a-t-il affirmé, sa collègue de la CGT dénonçant elle aussi des dispositions «totalement ahurissantes qui sont une régression totale».

«C’est une simplification simpliste», a renchéri Pierre-Yves Montéléon (CFTC), tandis que pour Jacques Delon (FO), il s’agit rien de moins que d’une «mise en cause à la hussarde du code du travail». Pour le syndicaliste, vouloir adapter la visite d’embauche en la confiant au médecin généraliste, revient «à terme à la supprimer».

Aujourd’hui, les salariés doivent passer une visite médicale avant l’embauche ou, au plus tard, avant la fin de la période d’essai. Ils bénéficient aussi de visites médicales périodiques, au minimum tous les 2 ans (sauf exceptions), certains ayant une surveillance renforcée.

Selon les dernières données disponibles, l’Hexagone comptait au 1er janvier 5.694 médecins du travail, ceux-ci ayant un âge moyen de 54,8 ans (source Drees).

Pour les syndicats, l’argument de la pénurie de médecins ne tient pas, «l’élasticité» permise par une réforme de 2011 qui a notamment espacé les visites, permettant de «faire face». Ils estiment aussi qu’il n’y a «aucune source fiable» permettant de dire que la visite médicale n’est réalisée que dans 15% des cas.

Les syndicats prévoient de lancer une pétition et espèrent, en alertant l’opinion publique, que «le gouvernement va retenir la plume ou le stylo».

Source paris-normandie.fr

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 10:08

Révélation : Comment le patronat a prescrit à Valls la suppression de la médecine du travail
 

 

Dans son choc de simplification, le gouvernement s’est laissé dicter une réforme de la médecine du travail par le Cisme, lobby patronal des services de santé au travail. l’Humanité publie l'intégralité du document qui a servi à la dictée.
Un projet, une réforme, une politique du gouvernement « dictés par le patronat » : le propos peut parfois paraître caricatural. Las, la réalité confirme, jour après jour, que la caricature est bien du côté d’un gouvernement « de gauche » qui s’est engagé, bras dessus, bras dessous avec les employeurs, dans une campagne de destruction des acquis sociaux.
La preuve, cette fois, avec le projet de réforme, en forme de laminage, des services de médecine du travail, annoncé dans le cadre du « choc de simplification » la semaine dernière . Jeudi 30 octobre, très précisément, les médecins du travail ont découvert de manière totalement brutale, dans le chapeau des 50 mesures de simplification, deux items les concernant. L’un prévoyant de mettre fin à la visite périodique obligatoire pour chaque salarié chez le médecin du travail. L’autre suggérant de supprimer la possibilité pour ce médecin de demander l’aménagement d’un poste de travail pour un salarié ayant des problèmes de santé (voir notre édition du 4 novembre). Or, le contenu et la formulation de ces mesures s’avèrent directement inspirés d’un document patronal rédigé le 23 octobre, soit sept jours plus tôt, revendiquant cette réforme et appelant les employeurs à la « mobilisation », afin de saisir « l’opportunité » du choc de simplification pour obtenir satisfaction. Pari réussi. De quel patronat s’agit-il ? Du Cisme, pour Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise, association qui regroupe et représente la majorité des services de médecine du travail en France, eux-mêmes associations à but non lucratif. Il s’agit en fait d’un syndicat patronal puisque, depuis leur création en 1942, les services de médecine du travail, financés par les entreprises à hauteur de 1,2 milliard d’euros par an aujourd’hui, sont dirigés et gérés par des employeurs. La réforme de 2011 prévoyait de rendre leur gestion paritaire – à 50-50 avec des représentants de syndicats de salariés –, mais un lobbying patronal intense a permis que la présidence du conseil d’administration, qui devait être alternée, soit réservée aux employeurs, qui gardent ainsi le gouvernail financier, mais aussi politique sur la question de plus en plus sensible des risques professionnels. Le Cisme, lié au Medef et à l’UIMM – le patronat de la métallurgie – est connu pour ses interventions régulières auprès des pouvoirs publics. Il milite depuis les années 1970 au moins pour réduire la place des médecins du travail dans les services, afin de lui substituer une panoplie d’intervenants (ergonomes, infirmiers, techniciens) à la fois moins coûteux, ne bénéficiant pas d’un statut protecteur, et de beaucoup moins de poids face aux employeurs. À la faveur d’une pénurie largement fabriquée de médecins du travail, cette évolution s’est déjà imposée à l’occasion des réformes de 2002 et 2011.
Des chiffres largement fantaisistes
Le 23 octobre dernier, donc, le Cisme prend la plume, et le porte-voix. Son président, Serge Lesimple, ainsi que 21 représentants régionaux de l’association signent un « appel » intitulé « Mobiliser pour traiter les difficultés des entreprises à mettre en œuvre un suivi individuel de l’état de santé des salariés adapté et conforme aux textes ». Ce document de quatre pages (à télécharger ci-dessous), transmis à l’Humanité par l’association Santé et médecine du travail, est aussi décliné sous forme d’un document « Powerpoint », reprenant le même argumentaire sous forme simplifiée.
Il dramatise la situation de la médecine du travail pour exiger sa refonte. L’alerte consiste à dire que la pénurie de médecins du travail rend impossible le respect de la visite périodique obligatoire. Selon le Cisme, le Code du travail implique la réalisation de 30 millions de visites par an, alors que les capacités actuelles sont de 8 millions, et qu’en 2020, elles seront de 4 millions (soit 13,3 %, nous y reviendrons), compte tenu des départs en retraite massifs des médecins du travail. Des chiffres largement fantaisistes, puisqu’ils ignorent les recrutements à venir de médecins. Et parce que la loi de 2011 a justement assoupli sans limites la périodicité des visites médicales. Une mesure néfaste évidemment aux salariés, mais qui rend impossible le type de calcul sur les « besoins » avancé par le Cisme. Mise en scène, donc, dont les motivations éclatent lorsque le document pointe « des risques juridiques pour les entreprises, que la jurisprudence étend progressivement aux services de santé interentreprises ». Deux jurisprudences concernant des condamnations d’employeurs pour défaut de visite médicale illustrent l’insécurité juridique. Une situation qui, selon le Cisme, « milite pour une modification des textes » : « Le mouvement de simplification pour les entreprises, initié dans notre pays, constitue une opportunité pour faire évoluer le Code du travail dans ce domaine. La première étape consiste à inscrire ce thème à la liste des sujets devant bénéficier d’une simplification. Des arbitrages sur cette liste pourraient intervenir dans les prochaines semaines », soulignent les auteurs, bien informés de l’actualité gouvernementale. Et d’ajouter que la « mobilisation des employeurs au niveau territorial est essentielle pour engager un travail d’élaboration des solutions en prise avec les réalités de terrain ». Avant d’inviter les employeurs à « s’adresser à leurs instances nationales et à leur environnement institutionnel (Direccte – directions régionales du travail, préfets, parlementaires) ». Le reste du texte souligne aussi que cette réforme serait « l’occasion de repenser les modalités de déclaration d’inaptitude, également source de difficultés dans l’entreprise ». Le 30 octobre, le message a visiblement été reçu par le gouvernement. La mesure 21 de son « choc », présenté en grande pompe, prévoit de « simplifier la visite médicale » et reprend l’argumentaire et les calculs du Cisme, prétendant qu’« aujourd’hui, la visite médicale n’est réalisée que dans 15 % des cas ». « C’est un chiffre bidon, d’où sort-il ? » se demandait, lundi, Bernard Salengro, médecin du travail CFE-CGC, pour qui le chiffre réel est de 70 % de visites honorées… Le document du gouvernement qualifie ces visites de « formalité impossible », un terme utilisé dans une brochure du Medef sur les services de santé au travail consultable sur le site du Cisme. Et il insiste aussi sur la « forte insécurité juridique » dans laquelle sont placés les employeurs. La mesure 22 vise aussi à « sécuriser l’employeur » en cas de salarié déclaré « apte avec réserves » par le médecin. Il s’agirait donc de supprimer cette possibilité, afin que l’employeur n’ait plus à s’embarrasser avec des aménagements de postes pour salariés abîmés par le travail. Mais, là encore, le document sent la rédaction sur un coin de table puisque la terminologie exacte est « apte avec restrictions » ou « avec aménagement de poste », pointe, agacé, Bernard Salengro.
Des arguments sur un plateau
« On aurait pu croire que ce gouvernement aurait un projet pour la médecine du travail, mais non, dénonce Dominique Huez, vice-président de l’association Santé et médecine du travail. Ce sont les employeurs qui font les mesures, à travers plein de groupes de pression. En l’occurrence, le Cisme a apporté l’argumentation sur un plateau au gouvernement, qui a repris son analyse et ses mots mêmes. C’est la première fois qu’un gouvernement de gauche considère la protection de la santé des salariés comme une insécurité juridique. » Hier, le cabinet du secrétaire d’État à la Simplification, Thierry Mandon, n’a pas donné suite à nos sollicitations. De son côté, le service de presse du Cisme n’a pas confirmé l’authenticité du document et affirme que l’association « n’a pas participé à la rédaction » du projet gouvernemental. Mais il développe l’argumentaire contenu dans le document, avec les mêmes chiffres…

Source humanite.fr

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 11:44

"Je puis vous assurer que la misère tue bien plus de monde que le terrorisme ou l'anarchisme. Mais la misère ne semble pas beaucoup déranger ceux qui nous gouvernent à la vue du peu de moyens mis en place pour la combattre!"

Cyril LAZARO

Barrage contesté dans le Tarn : le corps d'un homme découvert

Polémique autour du barrage de Sivens

Polémique autour du barrage de Sivens (archives du 1er septembre)


Le corps d'un homme a été découvert dans la nuit de samedi à dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn), où des échauffourées avaient eu lieu en marge d'une mobilisation d'opposants, a annoncé dimanche la préfecture du Tarn à Albi.

"Cette nuit, vers 2 heures du matin, le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n'ont pu que constater le décès de la victime", a annoncé la  préfecture dans un communiqué. "Une enquête a été ouverte sous l'autorité du procureur d'Albi afin de déterminer les causes du décès et l'identité de la victime", ajoute le texte qui ne donne aucun autre élément. La préfecture s'est refusée à plus ample commentaire tandis que le procureur de la République à Albi était injoignable. Interrogé par l'AFP, le lieutenant-colonel Sylvain Renier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, a dit ne pas être au courant d'un décès.
 
Le responsable, qui gérait sur place les opérations de gendarmerie lors des échauffourées de samedi soir, a indiqué que le calme était revenu "vers 21h". Il a précisé que sept membres des forces de l'ordre avaient été blessés mais que les pompiers ne lui avaient fait état dans la soirée d'aucun blessé dans le camp adverse. Selon le lieutenant-colonel, "100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus ont jeté des engins incendiaires" et autres projectiles aux forces  de l'ordre encadrant une mobilisation de "2.000" opposants qui, elle, est restée pacifique, selon lui. nLes forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de flash-balls, a-t-il ajouté. Il a précisé que des négociations avaient été entamées, en vain, entre un représentant pacifique des opposants à la construction du barrage de Sivens et un des assaillants qui avait alors dit qu'ils se réclamaient de "l'anarchisme".

Le projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée est porté par le conseil général du Tarn. Ses partisans assurent qu'il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu'une autre zone humide sera recréée.  Depuis les travaux de déboisement le 1er septembre, des échauffourées et des rassemblements ont régulièrement lieu. Les opposants dénoncent un projet coûteux qui, selon eux, ne servira qu'à irriguer les terres d'un petit nombre d'exploitants pratiquant une agriculture intensive.

Source lci.tf1.fr

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:29

Ci dessous un article du 6 août 2013. On y arrive peu à peu en France. Restons vigilants!

Si vous entendez parler des manifestations qui s'intensifient outre Manche, vous comprendrez mieux pourquoi et ne serez pas dupés par la minimisation de la réalité par les médias français.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

La Grande-Bretagne, royaume de la flexibilité absolue

Le journal The Guardian a révélé que la chaîne de magasins Sports Direct employait 20.000 personnes en contrats "zéro heure" / Reuters

Le journal The Guardian a révélé que la chaîne de magasins Sports Direct employait 20.000 personnes en contrats "zéro heure"


D'après une étude publiée ce lundi, la Grande-Bretagne compterait un million de travailleurs précaires employés via des contrats "zéro heure". Ces contrats, qui ne stipulent pas le nombre d'heures effectuées par les salariés, permettent aux entreprises de recourir à leurs employés uniquement lorsqu'elles en ont besoin. Le journal The Guardian accuse la chaîne de magasins Sports Direct, et même la famille royale, d'en abuser.

Le chiffre donne le tournis aux Britanniques. Dans une étude publiée lundi 5 août, le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) affirme qu'un million de personnes seraient employées via des contrats "zéro heure" au Royaume-Uni. Soit 3 à 4% de la masse salariale du pays. Les chiffres avancés par le CIPD, une association spécialisée dans les ressources humaines, est quatre fois plus élevé que celui calculé, en 2012, par l'Office national des statistiques. 

Les "zero hour contracts" permettent aux employeurs de faire travailler leurs salariés à la demande, en fonction des besoins de leur entreprise. Les signataires peuvent ainsi travailler à temps plein durant une semaine et seulement quelques heures la semaine d'après. Les employés sont censés être disponibles dès qu'on les sollicite. En revanche, ils ne sont payés qu'en fonction des heures effectivement réalisées. Ils peuvent donc se retrouver sans aucune ressource à la fin du mois s'ils n'ont pas été sollicités par leur patron.

Des contrats plébiscités par les grandes entreprises

D'après l'étude réalisée par l'association, 19% des entreprises emploieraient au moins une personne via ce type de contrat. Sans surprise, les secteurs les plus concernés sont l'hôtellerie, la restauration et les loisirs, mais ils sont aussi utilisés dans l'éducation et la santé. Les signataires sont majoritairement âgés de 18/25 ans et de plus de 55 ans. Plus l'entreprise est grande, plus elle est susceptible de recourir à ces contrats. Un quart des sociétés dépassant 250 salariés recruteraient au moins une personne sous ce statut, contre 11% pour les autres.

Selon le CIPD, les salariés en "zéro heure" travaillent en moyenne 19.5 heures par semaine. 38% d'entre-eux dépassent les 30 heures et se décrivent comme "employé à plein temps". Parmi ceux qui affirment travailler "à temps partiel", 38% aimeraient effectuer des heures supplémentaires.

"Ces contrats, utilisés à bon escient, fournissent aux employeurs et aux salariés plus de flexibilité (...) Cela peut permettre aux parents de jeunes enfants (...) d'adapter leur travail à leur vie familiale. Cependant, cela peut être un inconvénient pour ceux qui n'ont pas assez d'heures de travail et de revenus", a commenté Peter Cheese, le président de la CIPD, qui regroupe des professionnels des ressources humaines, souvent soucieux de la flexibilité de leur entreprise...

D'autres pays d'Europe concernés

D'après une étude publiée par Bruxelles en 2006, 25% de la main-d'oeuvre européenne est employée via des contrats dits "atypiques" : contrats "zéro heure", travail intermittent, intérimaire, freelance. Selon l'Observatoire européen des conditions de travail, aucune disposition légale n'oblige les employeurs britanniques à fournir des heures de travail aux salariés employés sous des contrats "zéro heure". En Europe, la Grande-Bretagne, l'Autriche, l'Estonie, la République Tchèque, Malte et la Norvège sont les pays les plus friands de ce type de contrat.

D'après l'Observatoire, ces contrats sont très plébiscités dans les commerces de détails en Grande-Bretagne. Pas étonnant donc que The Guardian ait révélé, le 28 juillet dernier, que la chaîne de magasins Sports Direct employait... 20.000 personnes via ces contrats. Un chiffre mal tombé, alors que le journal rapportait le 18 juillet dernier que la chaîne allait verser, cette année, 100 000 livres de bonus à ses employés à temps plein. "C'est très étrange qu'une société distribue, d'un côté, de tels bonus à ses employés et qu'elle traite les autres d'une manière totalement diffférente", a critiqué Alison McGovern, une parlementaire du parti Travailliste qui milite pour la diminution des recours aux "zéro heure".

Sports Direct n'est effectivement pas le seul à en abuser en Grande-Bretagne. Le 30 juillet dernier, The Guardian a également révélé que la famille royale britannique employait, chaque été, 350 salariés en contrat "zéro heure" pour accueillir les visiteurs dans son palais, ouvert durant la période estivale. Buckingham demande même à ses employés de ne signer aucun contrat dans d'autres entreprises sans son autorisation. Un porte-parole du palace a cependant déclaré que les employés étaient prévenus un mois à l'avance de leur planning pour qu'ils puissent organiser leur emploi du temps.

La France aussi... officieusement

Ces contrats ultra-précaires n'existent officiellement pas en France. Dans l'Hexagone, un salarié à temps partiel doit travailler au moins 24 heures par semaine. Cependant, cette durée peut être allégée pour les étudiants ou en fonction des accords signés dans certaines professions. Les intermittents du spectacle peuvent ainsi être appelés à travailler intensément durant une période avant de se retrouver au chômage pendant plusieurs mois. Ils disposent donc d'un régime spécial, qui leur permet de toucher des indemnités chômage plus facilement que les autres salariés.

Dans d'autres secteurs comme la restauration ou le journalisme, des personnes peuvent être employées à la journée en fonction des besoins des entreprises (saison estivale, arrêt maladie...). Si à la différence des Britanniques, ces salariés n'ont pas signé de contrat "zéro heure", ils doivent officieusement se tenir prêts à travailler au dernier moment au risque de se faire à force piquer la place par un concurrent plus disponible.

Source latribune.fr

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 12:04

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 23:31

Ce courrier est un modèle dans sa construction, sa concision, et sa portée, et tout cela en 2 pages.

Je ne parle pas du fond, mais de la forme et de la fluidité de ce document.

Il ne faut pas voir dans cet article un quelconque positionnement politique, juste un regard admiratif sur l'art d'exprimer très simplement et très précisément une pensée qui aurait pris plusieurs pages pour tout un chacun.

Tout simplement remarquable.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 08:39

Une blogueuse condamnée pour la critique d'un restaurant

Dix mois après avoir publié sur son blog une note négative relative à un restaurant du Cap-Ferret, une blogueuse culinaire a été convoquée début juin au tribunal de grande instance de Bordeaux après la plainte des restaurateurs pour dénigrement et a été condamnée en référé le 30 juin à 1 500 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de procédure, selon Sud-Ouest vendredi.

« J'ai été surprise de recevoir une convocation tant de temps après (...) J'ai trouvé ça très violent comme procédé. Le restaurant n'a même pas cherché à me contacter », confie la jeune femme au quotidien régional.

La note intitulée « L'endroit à éviter au Cap-Ferret » dénonçait le manque d'organisation de l'établissement et l'attitude du personnel. La blogueuse mentionnait dans sa note le nom du restaurant et sa localisation et a été condamnée à en changer le titre.

La gérante du restaurant explique de son côté : 

« Des clients nous ont montré la page de blog en nous disant qu'ils avaient hésité à venir suite à cette critique. Ce sont des commerces voisins qui les ont convaincus de venir (...) On est là depuis quinze ans, ça fait mal de se faire insulter. »

Très bien référencée sur Google, la jeune femme a retiré la totalité de la note de son blog depuis l'audience où elle a assuré elle-même sa propre défense, mais il est toujours disponible en cache.

« Je comprends que l'article ait pu vexer la gérante, mais les conséquences me semblent disproportionnées », affirme-t-elle. « Si les blogueurs n'ont pas la liberté de faire des critiques négatives, les critiques positives n'ont plus aucun sens non plus. »

Stratégie payante pour l'établissement ? Pas si sûr. « Sur Trip Advisor, certains commencent déjà à dénoncer ce procès et à remettre en cause les avis positifs postés sur le site » de l'établissement concerné, rapporte ainsi Les gourmands 2.0.


 « UNE QUESTION D'ÉQUILIBRE »


Si cette condamnation fait réagir sur les réseaux sociaux« Chers blogueurs faites attention à vos articles et surtout vos critiques ! » lit-on sur Twitter –, au nom de la liberté d'expression, d'autres plaident pour une critique plus mesurée.

Les frères Pourcel, restaurateurs, sur leur blog Food & Sens, pointent qu'« il semblerait que depuis le développement du Net ce genre de procédure devienne légion dans tous les domaines, et que seul un tribunal peut juger de la pertinence du sujet, de la gravité des critiques, tout ceci restant une question d'équilibre et de limite à poser ».

L'avocate en droit d'auteur Eloïse Wagner rappelle :

« Ce n'est pas la première fois qu'une action en justice est introduite suite à une critique gastronomique. Toutefois, il semblerait que jusqu'à présent, cela ait été l'apanage des guides. (...) La critique doit néanmoins demeurer prudente et objective. Par ailleurs, elle ne doit pas être inspirée par le désir de nuire à autrui. »
Source lemonde.fr
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 07:53

J'ai infiltré le FN, Le Pen me poursuit : si je perds, c'est la fin des caméras cachées

Avatar de Claire Checcaglini

Par 
Auteure, journaliste

Claire Checcaglini a été encartée au Front national pendant huit mois, sous un faux nom, et en a fait un livre. "Bienvenue au front : le journal d'une infiltrée" a fait l'objet de deux plaintes. Le 13 juin, la journaliste a remporté la première manche, mais n'en a pas encore terminé avec le parti de Marine Le Pen. Elle nous raconte les coulisses de son infiltration et son procès en cours.

 

Marine Le Pen à Bruxelles après la victoire du FN aux européennes

 

Mai 2011. Marine Le Pen a pris les rênes du parti voilà 4 mois. Son message principal tient en un mot : dédiabolisation. Communication ou véritable changement en profondeur ? Pour le savoir, j'ai pris ma carte au FN. Je m'y suis infiltrée.

 

Ainsi, les militants de la base et autres cadres du parti ne me tiendraient-ils pas un discours formaté pour la presse. Mon but : aller au plus près de leur réalité, de leur ressenti, de leurs convictions.

 

Au sein du FN, j'ai été très chaleureusement accueillie, j'y ai rencontré des militants qui trouvaient en leur parti un véritable refuge. Les militants peuvent en effet y dire des choses qu'il serait impossible de formuler ailleurs.

 

Le Front national est donc perçu comme un espace de liberté et certains militants pensent de facto que le FN est plus tolérant que n'importe quelle autre formation politique tolérant. Or la tolérance ne signifie naturellement pas de supporter l'inadmissible, mais bien de poser des limites morales.

 

Au FN, on gravit très vite les échelons

 

Par ailleurs, le fait que le FN se montre très accueillant envers les nouveaux militants s'explique également par les responsabilités qu'on s'y voit vite confier. Le FN valorise ainsi ses membres et ce à l'inverse de l'UMP ou du PS où se faire une place demande du temps.

 

Monter dans l'appareil est donc très facile, pas besoin d'années de militantisme pour devenir par exemple candidat aux législatives. Ainsi, il m'avait été proposé avec insistance de l'être pour les élections de juin 2012. Et ce très rapidement après mon adhésion.

 

Au FN, je suis finalement restée huit mois, huit mois que j'ai racontés dans "Bienvenue au front : le journal d'une infiltrée" . Le livre a fait l'objet de deux plaintes, à commencer par celle de Marine Le Pen pour diffamation.

 

Un passage sur l'islam mis en cause

 

La présidente du FN a remis en cause un passage du livre concernant ses propos sur l'islam. Propos qui m'ont été confiés par mon secrétaire départemental de l'époque. Ce dernier m'a affirmé avoir eu un entretien avec Marine Le Pen au cours duquel elle lui aurait dit :

 

"Voilà la stratégie. Si je caresse l’islam dans le sens du poil de temps en temps, ce n’est pas pour eux (les musulmans), c’est pour les Français, qui croient encore, ces cons-là, que l’islam est une religion. Si je dis que l’islam n’est pas fréquentable, que c’est la pire des choses, ils me traiteront de raciste et ne voteront pas pour moi.(..) Donc je fais en sorte de flatter la laïcité. "

 

Je n'ai jamais prétendu avoir été présente quand Marine Le Pen a évoqué cette stratégie. Mais rapporter ces propos me semblait essentiel. D'abord parce que c''est un cadre, secrétaire départemental et membre du comité central qui m'en a fait le récit. Il était donc habilité auprès des militants de la base à faire passer certains messages, qui plus est ceux de sa présidente.

 

D'autre part, cette conversation entre Marine Le Pen et le secrétaire départemental de Hauts-de-Seine illustre le double discours de la présidente du FN concernant un thème qui lui est cher, l'islam.

 

Procédure pour escroquerie

 

Vendredi 13 juin, le jugement a été rendu. Le tribunal a suivi le parquet en me relaxant, la procureure avait en effet estimé que le passage n'avait rien de diffamatoire. Mais mes ennuis judiciaires avec le FN sont loin d'être terminés car le parti a également porté plainte pour escroquerie. Il s'appuie sur le fait que j'ai pris une carte au Front national sous une fausse identité et que, de ce fait, j'ai pu accéder à des informations qu'il m'aurait été impossible d'avoir autrement.

 

J'espère désormais faire valoir auprès de la justice que je poursuivais un but légitime à savoir l'information du public. Si je venais à perdre ce procès, la décision pourrait alors remettre en cause le principe même de l'infiltration et donc tous les reportages réalisés en caméra cachée.

 

Je continue naturellement à suivre de près l'actualité du FN, et donc les derniers épisodes concernant la énième provocation de Jean-Marie Le Pen. Je note que si Marine Le Pen condamne la "faute politique" de son père, elle ne parle pas de "faute morale", or c'est bien ce dont il s'agit !

 

Et si elle avait véritablement voulu marginaliser son père, elle aurait pu le faire depuis longtemps. Mais, par ce type d'épisode, Marine Le Pen arrive à se poser comme victime de l'ancien président du FN, alors qu'elle est avant tout son héritière.

 

Marine Le Pen assume parfaitement l'histoire du FN

 

Dans son discours à Tours, en 2011, lors de son arrivée à la présidence du FN, elle assume d'ailleurs parfaitement l'histoire de ce parti depuis son origine.

 

 

Alors que Marine Le Pen demande à son père un jour de démissionner du parti, je n'y crois pas un instant.

 

Source http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1215433-j-ai-infiltre-le-fn-le-pen-me-poursuit-si-je-perds-c-est-la-fin-des-cameras-cachees.html

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:07

Les Suisses refusent le Smic le plus élevé du monde

Les Suisses ont clairement refusé hier un salaire minimum unique de 3 300 euros et ont rejeté, plus timidement, l'achat de 22 avions de combat suédois Gripen.

Avec 76,3 % des voix, le peuple a balayé l'introduction d'un salaire minimum de 22 francs suisses de l'heure (18 euros), soit environ 4 000 francs suisses bruts (3 300 euros) pour 42 heures hebdomadaires (100 %). Les 26 cantons de la confédération se sont tous opposés au projet. Ce salaire minimum aurait été le plus élevé au monde : il est de 9,43 euros en France, de 5,05 euros en Espagne et sera, en Allemagne, de 8,50 euros à partir de 2015. Le coût très élevé de la vie en Suisse devait justifier ce salaire minimum «record».

Mais une grande partie de la population craignait qu'un tel salaire ne favorise une hausse du chômage, presque inexistant avec 3,2 % de la population active. Opposés à ce projet, la droite, le Parlement et le gouvernement ont eu gain de cause.

Source ladepeche.fr

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 17:38

Nous avons retrouvé le cireur de pompes d'Aquilino Morelle !

L'un des conseillers les plus écoutés de Hollande, venu de l'aile gauche du PS, s'est attaché les services d'un cireur de chaussures ! On croit rêver !

Selon son cireur, le conseiller de François Hollande posséderait 30 paires de souliers faits sur mesure. Selon son cireur, le conseiller de François Hollande posséderait 30 paires de souliers faits sur mesure

 

Dans un portrait assassin, Mediapart révèle, entre autres, les petites manies d'Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande et patron de la communication à l'Élysée, que l'on surnomme au Château le petit marquis. Le Point.fr a retrouvé son "cireur de pompes" préféré, cité par le site d'information. David Ysebaert est autoentrepreneur. Son métier ? Cireur de chaussures. Des grands hommes comme des petits : "Je cire les chaussures d'Aquilino Morelle en effet depuis un an et demi. Je l'ai connu au Bon Marché, comme 80 % de ma clientèle. Est-ce que je cire les chaussures de l'Élysée ? C'est un secret. François Hollande ? Je ne vous répondrai pas. Je me rends à l'Élysée pour accomplir ma tâche. Mais pas pour rien. Je suis en Seine-et-Marne, je dois rentabiliser mes déplacements."

"Je ne suis pas un cireur de pompes, mais un cireur de souliers, précise-t-il. Chacun a une demande particulière. Je dispose de plus de 80 couleurs. C'est 10 euros pour un cirage et 25 euros pour un glaçage. Mais cela dépend du travail à faire. Je me déplace pour minimum cinq paires. Je fais aussi les vestes en cuir et les cuissardes de femmes pour 30 euros. J'utilise des cires, des pommades et j'ai mes petits outils." Selon les propos de David Ysebaert reproduits sur Mediapart, Aquilino Morelle aurait "trente paires de souliers de luxe faits sur mesure, pour son pied qui a une forme particulière. Des Davison, des Weston..."

Mais à la suite de l'article, le conseiller de François Hollande, qui s'habiĺlle chez Dunhill et porte des Weston, a rappelé son cireur de chaussures préféré : "Il m'a laissé entendre que je ne travaillerais plus pour lui. Il m'a précisé qu'il n'avait pas trente paires de Weston, mais une dizaine." Dont acte. "Je ne souhaite pas en dire plus, poursuit David Ysebaert. L'Élysée m'a dit que je risquais d'être placé sur écoute." Et de conclure : "J'ai perdu un client. Pourriez-vous donner mes coordonnées pour que j'en trouve d'autres ?"

Source lepoint.fr 

 

Aquilino Morelle : les petites cachotteries du conseiller de François Hollande 

 

Venu de la gauche du PS, cet ancien conseiller de Montebourg a désormais un rôle central à l'Élysée. Mediapart révèle son encombrant passé.Manuel Valls et Aquilino Morelle, le jour de l'investiture de François Hollande à l'Élysée. Manuel Valls et Aquilino Morelle, le jour de l'investiture de François Hollande à l'Élysée

Aquilino Morelle, des souliers en pagaille, mais surtout une double casquette bien compromettante pour cet homme venu de la gauche du PS et qui tient à montrer qu'il a le service public chevillé au corps. Selon Mediapart (article payant), qui a enquêté six semaines sur ce conseiller d'abord de Montebourg puis de François Hollande, Aquilino Morelle, en sortant de l'Ena en 1992 entre à l'Igas, l'Inspection générale des affaires sociales. À ce titre, il a à contrôler les activités des laboratoires pharmaceutiques. Il quitte son corps d'origine plusieurs fois pour intégrer notamment des cabinets ministériels, et réintègre l'Igas en 2007.

Cela ne l'empêche pas alors d'émarger auprès d'un laboratoire danois, Lundbeck, qui utilise son entregent pour lui ouvrir "des portes", comme le reconnaît son dirigeant : "C'est un enjeu majeur : nous permettre d'aller défendre notre dossier auprès de la bonne personne." Le dirigeant du laboratoire avoue que la position de l'inspecteur était "compliquée, si peu éthique"...

Foin de l'éthique ! C'est peu ou prou la réponse qu'Aquilino Morelle oppose à Mediapart : "En tant que fonctionnaire, un certain nombre d'activités annexes sont autorisées, dont l'enseignement et le conseil", écrit-il au site. Des faits "banals", selon lui, ce qui explique qu'"en dépit de (ses) recherches", il ne soit pas parvenu à retrouver la preuve qu'il a bien déclaré cette activité annexe auprès de l'Igas.

Opacité

Banal de cumuler la fonction d'inspecteur à l'Igas et un "ménage" dans un labo privé ? Pas selon Michel Lucas, directeur de l'Igas de 1982 à 1993. Cité par Mediapart, il est formel : "Ces deux fonctions sont incompatibles. On n'autorise jamais un inspecteur à travailler pour une entreprise privée. Alors un laboratoire pharmaceutique..."

Aquilino Morelle a-t-il caché sciemment cette double casquette ? Oui, si l'on en croit le site d'information qui affirme que le conseiller a perçu ses émoluments privés via une société, créée en 2006. "En 2007, alors qu'il réintègre l'Igas", écrit Mediapart, il confie son rôle de gérant à son "frère cadet". Plus aucun lien n'existe entre l'inspecteur Morelle et une rémunération venue d'un laboratoire.

Cette opacité tranche avec les déclarations du même Aquilino Morelle en janvier 2011, alors qu'il vient de se fendre d'un rapport à l'Igas, "Enquête sur le Mediator" : "Il faut que chacun soit au clair avec lui-même et avec les autres. Il n'y a pas d'interdiction d'avoir un rapport avec l'industrie pharmaceutique pour un médecin. (...) Ce qui est obligatoire, c'est de rendre public cela. (...) C'est juste ça. Mais c'est énorme." Des mots qui éclaboussent désormais les souliers sur mesure du conseiller.

Source lepoint.fr

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