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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 23:51

Ce que révèle la série noire de suicides chez Orange


Alors que le climat social semblait apaisé depuis l'arrivée de Stéphane Richard, une nouvelle série de suicides ébranle Orange. Les syndicats dénoncent une concurrence exacerbée. La direction invite à la prudence sur l'analyse des situations.
Neuf suicides entre le janvier et mars 2014. Soit, en deux mois, presque autant que pour l'ensemble de l'année 2013 (11 suicides). Le chiffre fait d'autant plus froid dans le dos qu'il concerne des salariés d'Orange. L'opérateur télécoms avait déjà été ébranlé par une vague de suicides entre 2008 et 2010 (près d'une soixantaine sur la période), qui avait conduit à la démission du PDG de l'époque, Didier Lombard, remplacé depuis 2011 par Stéphane Richard.


Il s'agit de femmes et d'hommes de tous âges et de toutes qualifications. Un homme s'est jeté sous le RER A en gare d'Auber, d'autres se sont immolés par le feu, l'un s'est poignardé, détaille Mediapart, qui a révélé ces données mardi.

Selon l'Observatoire du stress et des mobilités forcées, organisme créé à l'initiative des syndicats d'Orange (CFE-CGC et SUD) en 2008 et qui a confirmé le décompte dans un communiqué, la majorité ("sept au moins") de ces suicides "ont une relation explicite au travail". Les syndicats du groupe, qui avaient alerté la direction sur ces suicides dès le 18 février, lors d'un Comité national d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CNSHSCT), se veulent plus prudents.


Climat social apaisé

"L'un de nos militants s'est suicidé pour des raison familiales; un autre jeune homme pour un échec sentimental; une jeune femme parce qu'elle a appris que sa sclérose en plaque allait la paralyser, raconte Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC/UNSA chez Orange. Pour une grande partie, il s'agit de motifs personnels. Pour d'autres, oui, c'est avéré qu'ils étaient en souffrance au travail". 

"Nous n'avons pas trouvé, à ma connaissance, de lettre mettant en cause directement l'entreprise, comme ce fut le cas il y a cinq ans, confie Patrick Ackermann, délégué syndical de Sud-PTT Orange. On ne peut pas lier tous ces suicides au travail, mais c'est quand même le signal qu'il se passe quelque chose de grave dans l'entreprise", estime néanmoins le syndicaliste. 

Le climat social s'est "apaisé" au sein l'entreprise, notamment grâce au "contrat social" lancé en 2010, relève l'Observatoire du stress et des mobilités forcées. Mais, écrit-il, "on retrouve dans l'entreprise d'aujourd'hui les facteurs structurels de la crise 2007-2009, dont l'une des manifestations, la plus grave, est la remontée rapide des suicides". Est le retour de ce que les syndicats dénonçaient alors comme un "management par la peur"?


30.000 supressions de postes d'ici 2020

"Stéphane Richard a pris trois engagements qui n'ont pas été remis en cause: l'arrêt des fermetures de sites, des mobilités forcées et de la politique d'externalisation, rappelle Sébastien Crozier. A l'époque Lombard, c'était la violence sociale organisée pour faire partir les gens, ajoute le représentant syndical CFE-CGC. Aujourd'hui, c'est différent". 

Le plan NEXT engagé en 2005 par l'ancienne direction visait à supprimer 22.000 postes et à réorienter 14.000 salariés vers d'autres métiers entre 2006 à 2008, "par la porte ou par la fenêtre", disait alors Didier Lombard, toujours mis en examen depuis juillet 2012 pour harcèlement moral dans l'enquête sur la vague de suicides dans le groupe. En 2011, Stéphane Richard s'est engagé à maintenir l'emploi. 

Mais confronté à des profits en baisse, le groupe a annoncé en 2013 sa volonté de supprimer 30.000 postes d'ici à 2020. Ce sont des départs volontaires qui visent les seniors en pré-retraite. Ces départs seront à peine comblés par 4.000 embauches. 

"En l'espace d'un an la situation s'est dégradée au travers des suppressions d'emplois programmées sur plusieurs années et l'insuffisance de recrutements, de l'accélération des fusions, des restructurations, des changements de métiers, des changements de l'environnement du travaila, a alerté l'ensemble des organisations syndicales d'Orange mi-février. 

En outre, "on assiste à une pression managériale pour faire tourner la machine, avec des objectifs de réussite de plus en plus ambitieux", regrette Patrick Ackermann. Objectifs qui, dans un contexte extrêmement concurrentiel, sont souvent inatteignables.


Malaise dans le secteur

Le malaise chez Orange révèle en filigrane un climat social dégradé dans le secteur des télécoms. "Il y a peut-être moins de suicides chez nos concurrents, mais tous nos camarades nous disent qu'ils bouffent des anxiolytiques toute la journée pour tenir", confie Sébastien Crozier. L'arrivée de Free sur le marché du mobile, en janvier 2013, a entraîné une guerre des prix, au détriment de l'investissement mais aussi de l'emploi. Pour autant, il serait trop facile de jeter l'opprobre sur le trublion des télécoms.

"L'arrivée de Free a déstabilisé le secteur mais il n'est pas responsable de la crise de l'emploi, estime Patrick Ackermann, cela fait des années que les opérateurs privilégient le profit et les dividendes au détriment des salariés". "Ce n'est pas l'arrivée d'un quatrième opérateur qui est néfaste, c'est la concurrence exacerbée", renchérit Sébastien Crozier. La pression concurrentielle est d'autant plus difficile à vivre chez Orange que la majorité des salariés (60%) sont des fonctionnaires recrutés dans les années 1970 pour une mission de service public - connecter la France.


Stéphane Richard sous pression

Comment la direction d'Orange entend-elle réagir face à cette alerte aux suicides? "Il y a un nombre élevé de suicides depuis le début de l'année, c'est incontestable et absolument dramatique", a réagi à l'AFP le directeur des ressources humaines d'Orange, Bruno Mettling. "Cette situation nous appelle évidemment à la vigilance. Elle nous renforce dans le besoin de revisiter, de réexaminer les dispositifs de prévention mis en place ces dernières années dans l'entreprise", ajoute-t-il. "Nous sommes très prudents sur l'analyse de chacune de ces situations. Nous ne pouvons pas, à ce stade, laisser dire que la majorité des suicides ont un lien explicite avec le travail", conclut-il.

Le médiateur du groupe, Jean-François Colin, un proche de Stéphane Richard qui jouit d'une bonne image auprès des syndicats, rencontrera par ailleurs ce vendredi les membres du CNSHSCT pour éventuellement "renforcer ou compléter ces dispositifs". Les syndicats d'Orange auraient préféré que l'Observatoire national du suicide, mis en place par Marisol Touraine en septembre 2013, s'empare du dossier. 

"C'est un sujet de préoccupation, bien évidemment", a réagi la ministre de la Santé et des Affaires sociales ce matin sur iTELE. "Il s'agit que l'entreprise prenne les mesures nécessaires. On ne peut pas laisser faire une situation comme celle-là", a-t-elle ajouté, sans plus de détails. "Nous demandons de rouvrir d'urgence des négociations sur l'emploi et les réorganisations", martèle Patrick Ackermann. 

Ce dossier sensible est une épine de plus dans le pied de Stéphane Richard, qui briguera un second mandat à la tête de l'opérateur lors du conseil d'administration du groupe, le 26 mars prochain. Ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, quand la directrice du FMI était la patronne de Bercy, Stéphane Richard est actuellement mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans l'enquête sur l'arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais.

Source lexpansion.lexpress.fr

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 19:05

Au conseil général du Nord, une responsable syndicale se fait chambrer sur son riad au Maroc

Le bâtiment du Conseil général du Nord à Lille.

Le bâtiment du Conseil général du Nord à Lille.

POLÉMIQUE - Une représentante Unsa est accusée par des collègues de consacrer plus de temps à ses chambres d'hôtes à Agadir qu'au département...

Imbroglio syndical au conseil général du Nord. Le cas de la responsable de l’Unsa (Union nationale des syndicats autonomes) fait parler dans les couloirs de l’hôtel du département. Caroline Dozier-Tahon y est salariée à temps plein, tout en étant co-propriétaire d’un riad à Agadir (Maroc). Au conseil général, elle est entièrement déchargée d’activité au profit de son mandat de représentante syndicale. De là à penser qu’elle en profite pour filer au Maroc, il n’y a qu’un pas que certains collègues ont déjà franchi.

«Discrédit» syndical

C’est un article publié cet été dans le magazine Maxi qui a mis le feu aux poudres. On y voit Caroline Dozier-Tahon se présenter comme propriétaire de chambres d’hôtes à Agadir, où elle se dit même «installée» sur place depuis deux ans... «Comment peut-elle travailler pour le département?», s’indigne une source syndicale. Interpellée, la direction a convoqué la salariée pour vérifier qu’elle n’exerçait pas une double activité. «C’est mon mari qui gère les chambres d’hôtes», explique la syndicaliste. «Elle nous a rassurés. Mais il est vrai que l’article nous a posé question», confirme Catherine Rutkowski, directrice générale adjointe en charge des ressources humaines. Cependant, Olivier Treneul, délégué SUD, va plus loin: «Cela jette le discrédit sur tous les syndicats.»

Compliments des hôtes

Caroline Dozier-Tahon, qui chapeaute le 3e syndicat du conseil général, n’a assisté qu’à 8 des 27 réunions CHS (hygiène et sécurité) et CTP (paritaires) tenues en deux ans. Contacté, le siège nordiste de l’Unsa n’a pas réagi. Mais une source interne confie que le sujet «est assez génant». L’intéressée, elle, dénonce la «médisance» de ses camarades. «Je fais mon boulot de syndicaliste. Si je ne suis pas présente parfois, c’est aussi parce que je dispense des formations, ou que je visite un service ailleurs qu’au siège lillois.» Elle assure utiliser ses 56 jours de congé annuels et son compte épargne temps pour rejoindre son mari à Agadir. Les hôtes du riad semblent apprécier: mois après mois, une bonne moitié de leurs compliments sur tripadvisor.fr s’adressent aux deux propriétaires, «Caroline et Didier».

Source 20minutes.fr du 30/01/2014

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 11:29

ArcelorMittal de nouveau condamné pour discrimination syndicale

Le groupe sidérurgique Arcelor Mittal a de nouveau été condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour discrimination syndicale aux dépens de 5 salariés ou anciens salariés militants CGT et CFDT de son usine de Fos-sur-mer, selon ces syndicats. La direction du groupe à Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône) n'était pas joignable vendredi soir.

Dans quatre arrêts rendus le 16 janvier, et un le 19 décembre 2013, dont l'AFP a obtenu copie, la cour confirme les condamnations prononcées en 2011 par le conseil des prud'hommes de Martigues (Bouches-du-Rhône).

Elle reconnaît victime de discriminations syndicales trois militants CFDT et 2 militants CGT (un employé, deux techniciens, deux ouvriers), âgés de 56 à 72 ans. Ils ont été engagés sur le site de Fos entre 1973, date de démarrage de l'usine alors dénommée Solmer (puis Sollac Méditerranée), et 1976.

CARRIÈRES BLOQUÉES

Elle justifie sa condamnation en constatant notamment des « stagnations dans les coefficients » de rémunération, et condamne ArcelorMittal à verser des dommages-intérêts allant de 46 332 euros à 111 995 euros.

« Leur carrière a été bloquée, leur avancement ralenti, en raison de leur engagement syndical, en particulier lors des grèves en 1976 et 1979, où il y a eu deux mois de lock-out consécutif », indique la CFDT, qui regrette toutefois que le montant des indemnités décidé par le tribunal soit en général très nettement inférieur à celui qu'avait arrêté le tribunal des prud'hommes en première instance, « les juges ayant pris comme référence le salaire de base et non la rémunération complète, qui intègre tous les éléments fixes de la rémunération ».

Le 24 novembre 2011, ArcelorMittal avait déjà été condamné pour les mêmes raisons, aux dépens de 11 salariés représentants du personnel CGT. La CFDT fait état de onze dossiers similaires à venir devant la cour d'appel.

Source lemonde.fr

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 11:49

La qualité exceptionnelle de l’information française

Chien Guevara

2014 sera t’elle l’année de la médiocrité de la presse ? En tous les cas, ça commence bien. Troisième semaine de l’année, et troisième thème hautement important qui occupe le devant de la scène médiatique.

Les premières dames de France qui effacent Dieudonné, qui venait juste d’effacer Schumacher.

Chaque semaine a son scoop, et il dure pratiquement sept jours pile-poil, et le lendemain un nouveau scoop prend le dessus pour sept jours supplémentaires, avant d’être détrôné par le suivant.

Et l’on nous tient en haleine avec un rebondissement chaque jour, voire plus. On inonde les journaux, les radios, les chaînes de télévision, l’internet, et par conséquence directe les conversations privées, avec les mêmes informations, les moindres nouveaux détails, que l’on prend bien soin de distiller au compte-gouttes, comme pour faire durer le suspense (ou plaisir ?).

Je ne m’étalerais pas sur le cas de Michaël Schumacher, car tous mes vœux de miraculeux rétablissement vont vers lui. Mais j’aimerais quand même préciser, à quel point les médias ont choisi de faire durer le suspense. Un accident de ski, ça arrive à tout le monde, et quand il s’agit d’une super star du sport, il est normal d’en faire une « une ». Le suivi de l’état de santé du pilote, il faut en parler, c’est certain. Par contre, ce qui me gène, c’est l’ultra-médiatisation de l’enquête. J1 : il faisait du hors piste. J2 : il skiait à une allure relativement faible. J3 : il portait un casque. J4 : il avait une caméra vidéo accrochée au casque. J5 : son état de santé est stable. J6 : on va visionner l’enregistrement de la caméra vidéo (l’épisode clé ?). J7 : la visualisation du film est effectuée.

Je suis impressionné par la lenteur avec laquelle on a traité l’affaire ; à moins qu’on n’ait volontairement distribué tout ce que l’on savait déjà le premier jour, au coup par coup, pour en faire un feuilleton à suspense. Sept jours pour visionner une vidéo, qui en fait, ne fait que conclure ce que l’on savait déjà !

Respect à toi Schumi, mais un gros blâme aux médias.

Je ne m’étalerais pas non plus sur l’affaire Dieudonné, d’autres l’ont tellement fait à outrance.

J1 : overdoses de quenelles dans le milieu du show biz, du sport, dans les lycées, partout quoi. J2 : Valls songe à créer un texte qui permettrait aux préfets de décider localement si oui ou non, Dieudonné peut se produire. J3 : Valls pond ce fameux texte. J4 : ce texte va t’il être appliqué ? J5 (l’épisode le plus haletant) : Va t’il pouvoir se produire ce soir à Nantes ? Le matin, c’est non ; à midi, c’est oui ; le soir, c’est non. Comment va t’il réagir ? Et ses fans ?

J6 : tout s’est bien passé hier soir à Nantes, pas d’émeutes, rien à signaler. Mais par contre ce soir, il doit se produire à Tours …

J7 : spectacle de Tours interdit hier soir, Dieudonné annonce qu’il annule le spectacle à polémique pour toute la tournée, et qu’il en propose un autre en compensation.

Respect à toi, liberté d’expression, mais un gros blâme aux médias.

La semaine en cours : je ne m’étalerais pas non plus, car on y est en plein dedans, et donc je vous laisse vous rendre compte par vous-mêmes de l’étalage médiatique de ce fait si monstrueusement gravissime.

J1 : François Hollande aurait une liaison avec une jeune actrice française. J2 : Valérie Trierweiler est hospitalisée en urgence pour « grosse fatigue » (nerveuse ?). J3 : l’appartement où se retrouvaient les deux tourtereaux adultérins serait lié à la mafia. J4 : Hollande doit donner sa grosse conférence de presse ; va t’on oser lui parler de sa vie privée ? Et qui va poser la question Q (arf, je l’adore celle-là : l’heure H, le jour J, la question Q …) ? Et comment va t’il se comporter face à cette gène ?
J5 (l’épisode le plus haletant ?) : on croit (et on aimerait) l’affaire classée, mais queue (oups pardon, faute de frappe) que nenni ! Matin : l’actrice chouchoute de François aurait été pistonnée et ferait partie du jury de la Villa Médicis. Midi : Valérie Trierweiler devrait rester hospitalisée pour une durée relativement longue. Soir : Aurélie Filippetti (vas-y toi , moi, je la connais trop pour le lui annoncer) annule la nomination chez Médicis de Julie Gayet.

A suivre …

Respect à toi, vie privée, mais un gros blâme aux médias.

Et demain, que va t’on nous sortir d’un chapeau pour le J6 de la semaine 3 ?
Et la semaine prochaine, quel nouveau sujet captivant va venir polluer notre information ?

Parce que pendant qu’on nous enfume avec ces non-sujets, derrière, l’actualité, la vraie, elle existe, mais nous ne la voyons pas, ne l’entendons pas, ne pouvons pas la lire dans les journaux.

Et dire qu’en 2013, j’avais trouvé la façon de déballer l’actualité, plutôt médiocre, passant des armes chimiques de la Syrie, pour faire oublier les déboires de nos militaires au Mali, puis revenant sur Bachar et le soutien/médiation de Poutine, pour revenir à nouveau sur le Mali, dont l’actualité tombera vite aux oubliettes avec l’intervention en Centrafrique.

C’est vrai que tout cela n’était aussi parfois qu’enfumage, pour éviter de parler des problèmes de politique intérieure ; mais cette année, vu comment ça part, je regrette presque la désinformation concernant notre politique internationale de l’an dernier, car plus rien sur la Syrie, ni le Mali, ni la Centrafrique ; tout serait donc réglé ?
J’ai l’impression qu’on essaie d’enfumer l’enfumage de l’an dernier. L’information qu’on nous vend n’en finira donc jamais de toucher le fond ?

Source legrandsoir.info

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 21:53

Quand la politique se mêle des réseaux sociaux

Twitter

 

L'affaire Dieudonné n’a pas fini d’avoir des répercussions politico-médiatiques. Mais ce cas a aussi des conséquences sur les réseaux sociaux. Ainsi, à l’occasion du Forum International de la Cybersécurité (FIC), le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls a précisé que sa lutte contre l’humoriste allait avoir des répercussions sur Twitter.  

Dans un discours donné à l’occasion du FIC, Manuel Valls a choisi de parler de la liberté d’expression. Ce droit continuera à être protégé par le gouvernement, y compris sur les réseaux sociaux, et twitter donc.

Sauf que notre gouvernement s’engage aussi à lutter contre la banalisation des discours de haine, racistes, xénophobes et globalement discriminatoires, et pour répondre à ce second devoir, Manuel Valls opte pour une solution simple : l’encadrement strict de Twitter.

Une collaboration vient en effet d’être consentie entre les autorités françaises et la direction américaine de Twitter.

« Twitter s’engage à procéder au gel des données d’enquête sur simple courriel, sans aviser les utilisateurs si les enquêteurs demandent expressément à ce que ces mesures restent confidentielles »

La dénonciation de propos diffamatoires ou considérés comme indésirables, ainsi que le blocage de certains hashtags, font aussi partie du programme.

A travers cette affaire, c’est la question de la limite entre la liberté d’expression et la censure d’un état Big Brother qui est posée. Aux Etats-Unis en tout cas, et malgré les demandes insistantes du FBI, Twitter avait refusé de ne pas prévenir les utilisateurs lors de la saisie de leurs données personnelles. Ce ne sera pas le cas en France.

Source gizmodo.fr

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 17:36

Nous voici rassuré. Il n'y aurait jamais eu de scène de ménage à l'Elysée...

Tout comme Cahuzac n'aurait jamais menti? N'est-ce pas ce qu'on nous disait à l'époque?

Qui croire? Que croire?

Il y a bien là une défiance de la part des citoyens face à l'information qui mérite réflexion... Et franchement il est difficile de nous blâmer. On nous avait caché Mazarine, la rupture avec Cécilia, l'idylle avec Carla, et la liaison avec Julie. Je ne choisis volontairement que des sujets futiles, cela pourrait être bien plus pesant sur des sujets majeurs. Trop d'information tue l'information? Ou bien trop de désinformation tue l'information? A méditer.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Trierweiler : le Mobilier national dément tout vandalisme du bureau présidentiel

À gauche, le <i>Char de la Fidélité conduit par l'Amour</i>, une des pendules du salon d'Argent à L'Élysée. À droite, Valérie Trierweiler.

 

La rumeur selon laquelle la compagne du Président de la République a vandalisé le bureau de François Hollande est «infondée» selon l'établissement public.

Après deux jours de folle rumeur, le Mobilier national sort de sa réserve et «dément catégoriquement» au Figaro que le bureau de François Hollande à l'Élysée ait été vandalisé par Valérie Trierweiler. La rumeur s'est propagée très rapidement, dès lundi 20 janvier, à partir d'une lettre anonyme publiée sur le Web. Selon l'auteur, une scène de ménage aurait opposé «Valérie T. à François H.» le 10 janvier, dans le bureau présidentiel et le boudoir d'argent. Par fureur, la première dame se serait livrée à du vandalisme, projetant à terre vases, pendules et objets d'art appartenant aux prestigieuses collections du Mobilier national. Coût de cette supposée scène: 3 millions d'euros.

Jusque-là, l'Elysée a opposé un silence prudent, estimant que la présidence n'avait pas à commenter ce type de rumeur. Selon nos informations, l'entourage du président pourrait s'exprimer à son tour dans les prochaines heures.

Source lefigaro.fr

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 21:24

Les 0,00001% vous souhaitent une très bonne année

Les 300 plus grosses fortunes mondiales ont vu, l’an passé, leur richesse augmenter de 524 milliards de dollars.

On ne prête qu’aux riches ? Ils n’en ont jamais eu aussi peu besoin. Le club des 300 personnes les plus prospères du globe s’est en effet encore enrichi de 524 milliards de dollars l’an passé (385 milliards d’euros). Il pèse désormais 3 700 milliards de dollars, soit près d’une fois et demi le produit intérieur brut de la France. Dix fois la richesse du Venezuela. Cent fois celle de la Serbie. Mille fois celle du Burkina Faso. Ou encore, trente fois l’aide publique au développement allouée en 2012 pour lutter contre la pauvreté dans le monde. La seule rente de 524 milliards tombée l’année dernière dans l’escarcelle des milliardaires qui l’étaient déjà suffirait à sortir de la pauvreté extrême les 1,2 milliard d’habitants qui survivent sur la planète avec 1,25 dollar par jour. Voilà pour les comparaisons qui racontent comment va le monde.

Jamais les milliardaires ne se sont ainsi autant gavés d’argent qu’en 2013, assure le Bloomberg’s Billionaires Index (1). La faute, notamment, à une politique monétaire expansionniste des banques centrales. Elle favorise la prise de risque des investisseurs, dope les marchés financiers, comme le S & P 500, à Wall Street, qui a bondi de 30% (les 500 sociétés cotées valent 3 700 milliards de dollars de plus qu’un an plus tôt). Et elle permet aux riches détenteurs d’actions en Bourse de s’enrichir encore plus (lire ci-contre).

 

Culbute. Il avait rétrogradé, le voilà à nouveau au sommet. Bill Gates retrouve la première place au détriment du magnat des télécoms mexicain, Carlos Slim. L’an passé, Gates s’est donc goinfré de 15,8 milliards pour en totaliser 78,2. Il aura juste fallu laisser prospérer son portefeuille d’actions. Comme ses 4,5% dans Microsoft, fondée en 1975, qui ont gonflé de 40%. Ou ses actifs dans la Canadian National Railway (+ 34%), dans Ecolab (+ 45%), etc. Sans parler de son fonds d’investissement Cascade qui a fait la culbute…

Ce triomphe de l’économie casino récompense évidemment ceux qui ont fait des jeux d’argent leur business. Le deuxième plus grand bénéficiaire de l’an écoulé - 14,3 milliards - s’appelle ainsi Sheldon Adelson. Le créateur de la plus grande entreprise de casinos de la planète, Las Vegas Sands, a vu sa boîte gagner 71%, dont 58% des marges viennent de Macao, qui a trusté 45 milliards de revenus l’an passé…

L’aristocratie française, ancienne ou nouvelle, figure bien au palmarès de la richesse. Au 15e rang, Liliane Bettencourt (L’Oréal) a gagné 7,3 milliards et en pèse désormais 33,4. A la 18e place, Bernard Arnault (LVMH) a récolté 3,2 milliards et en vaut 31,4. François Pinault est 46e, Serge Dassault 66e, les frères Wertheimer (Chanel) 114e et 115e, Margarita Louis-Dreyfus 187e, Xavier Niel 195e

Damned, il y a quand même quelques pertes dans cet océan indécent de prospérité. Ainsi, 70 des 300 hyper-riches boivent (un peu) la tasse. Prenez Eike Batista, ex-numéro 7 mondial en 2012. Ce cador brésilien de l’industrie extractive à l’ascension fulgurante claironnait il y a encore quatre ans que partout où il creusait, il trouvait «quelque chose». Une faillite l’a propulsé au bûcher des vanités : 30 milliards partis en fumée. Une chute à l’image d’autres oligarques, victimes du renversement d’un cycle de hausse des matières premières qu’ils croyaient sans fin. L’Ukrainien Rinat Akhmetov lâchera donc moins dans les transferts du club de foot Chakhtar Donesk : il a paumé 5,1 milliards mais ne revendra pas forcément le penthouse le plus cher au monde, à Londres, acquis pour la modique somme de 221 millions. Et Oleg Deripaska, le Russe à la tête de Rusal, ex-leader de l’aluminium qui, avant la crise, rêvait de bâtir un port de luxe pour 800 yachts s’est vu (snif, snif !) délesté de 3,8 milliards.

Perf. Il y a peu de chances que cette année inverse la tendance. «Les riches devraient devenir encore plus riches», assure le Grec-Américain John Catsimatidis, milliardaire du Parti républicain à la tête du groupe Red Apple. Pourquoi ? Parce que les banques centrales vont continuer à prêter de l’argent quasi gratuitement. «Comme les taux d’intérêt vont rester bas, les marchés d’actions vont continuer à augmenter et l’économie progressera d’au moins 2%», ajoute-t-il. Pas sûr, pour autant, que le MSCI mondial, l’indice boursier qui mesure la perf des Bourses des pays riches, qui a pris 24% l’an passé, continue à être autant déconnecté de l’économie réelle. Seule bonne nouvelle : entre le 1er et le 2 janvier, les 300 milliardaires ont perdu 17,8 milliards.

(1) Bloomberg.com/billionaires

Christian LOSSON

Source liberation.fr

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:56

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:30

Invitation au Forum Le Nouveau Visage du Syndicalisme le 22 Janvier

 

PRE-INVITATION

 Forum
 
 LE NOUVEAU VISAGE DU SYNDICALISME
 
 Nouveaux enjeux, nouveaux défis, nouvelle vision

 
 
 
Le 22 Janvier 2014 de 14h à 17h30
 
 Dans l’hémicycle du CESE

 Monsieur  xxxxxxx,

Nous avons le plaisir de vous convier au Forum Le Nouveau Visage du Syndicalisme qui réunira Carole Couvert, Présidente de la CFE-CGC, Thierry LEPAON, Secrétaire Général de la CGT, Laurent BERGER, Secrétaire Général de la CFDT et Pierre GATTAZ, Président du MEDEF pour un débat présidé par Stéphane ROUSSEL, Président du Cercle de l’Excellence RH et membre de la Direction Générale de VIVENDI, et Jean-Paul DELEVOYE, Président du CESE, dans l’hémicycle du CESE.

 

Bien cordialement,

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 17:12
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