Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:26
Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 10:31

Edouard Martin candidat PS aux européennes : un petit jaune pour la déroute ?

«  L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses ; c’est ainsi que l’on grimpe dans la même posture que l’on rampe » Jonathan Swift

 

Décidemment, avec la CFDT, il faut s’attendre à tout.

On avait déjà eu Nicole Notat, l’ex-secrétaire du syndicat qui s’était « recyclée », devenant PDG de l’agence de notation Vigeo en licenciant au passage la fondatrice de l’entreprise, mais aussi membre du Groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe (un des nombreux outils de propagande du Conseil Européen), médiatrice au sein de la SNCF, membre du conseil d’administration de la Coface, membre du conseil de surveillance du journal Le Monde, et aussi et même surtout présidente depuis 2011 du très peu démocratique et républicain club Le Siècle, le plus important (et opaque) groupe d’influence de l’oligarchie mondialiste à la française, club de nantis et de « gens qui comptent » qui se réunit une fois par mois sous protection policière à l’hôtel de Crillon (1), dans les locaux de l’Automobile Club de France (2).

On avait eu ensuite son successeur à la tête du syndicat François Chérèque, fort heureusement nommé lui par Jean-Marc Ayrault au début de l’année 2013 inspecteur général des affaires sociales rattaché à l’IGAS en tant que « superviseur du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté ». Une mission qu’il prendra dès son entrée en fonction à bras le corps, et pour des résultats tout à fait spectaculaires… en ce qui le concerne : Chérèque touche en effet pour cette noble mission 7 257,55 euros net par mois. Chapeau l’artiste. Mais comme sa copine Nicole, l’ami François ne s’arrête pas là : il est aussi depuis la même époque le président du fameux think tank Terra Nova (vous savez, celui qui, par cynique calcul électoral, a incité le PS à abandonner définitivement l’électorat prolétaire parti vers le FN pour se recentrer sur celui des bobos citadins et des Français d’origine immigrée). Cumulard en diable, Chérèque est aussi depuis novembre 2013 président de l’Agence du service civique, un comité théodule chargé d’encadrer le service civique des jeunes mis en place sous Nicolas Sarkozy, qui avait nommé à sa première présidence un autre opportuniste de concours, Martin Hirsh. Un poste rémunéré lui à hauteur de 9 200 euros net par mois. Chérèque gagne donc au grattage et au tirage.

C’est aujourd’hui au tour d’Edouard Martin de passer à la caisse. Le charismatique, larmoyant et très médiatique meneur CFDT de la révolte ouvrière des hauts-fourneaux Arcelor-Mittal de Gandrange et Florange, que l’on a vu ces derniers mois crier sa colère et son dégoût de la classe politique droite et gauche confondues sur tous les plateaux de télé de France, vient d’annoncer (toujours à la télé, évidemment ! Quand on est une star…) qu’il sera… candidat dans le Grand-Est pour le PS aux élections européennes de 2014 ! Candidat mais surtout tête de liste, seul moyen il est vrai d’assurer son élection dans ce qui pourrait bien être une déroute électorale pour le parti à la rose, repoussant au passage à la seconde place la hiérarque du Parti Catherine Trautmann qui l’a tout de même un peu mauvaise.

Et on peut le comprendre. Car un poste de député européen, c’est au bas mot 6 200 euros net de rémunération mensuelle, plus 4 300 € d’indemnités de frais généraux (toujours par mois), plus 300 € d’indemnité journalière de « subsistance » par jour de présence ! Un pactole financier, une reconversion professionnelle inespérée pour l’ancien sidérurgiste, qui fera sans doute chaud au cœur de ses anciens collègues.

En novembre 2012, Edouard Martin disait encore vouloir être « le pire cauchemar du gouvernement  ». A la même époque, il traitait Jean‑Marc Ayrault de « traître » et jugeait Harlem Désir « plat à en mourir d’ennui ». Il ajoutait, désabusé en diable : « Je n’avais jamais pensé faire de la politique. Je porte sur elle un regard très critique. Tant de violence, tant de mauvaise foi  ». Tu l’as dit bouffi !

Mais tout ça, c’était donc « avant ». Avant que le « plat  » Harlem Désir ne lui propose de rejoindre la grande (et fort généreuse) famille socialiste. « Il a beaucoup insisté » précise innocemment Martin. Qui de son côté n’a pas longtemps résisté. Pas plus gêné que cela aux entournures syndicales, notre gaillard s’est empressé d’affirmer sur le plateau du journal de France 2 qu’il « ne renie rien de ce qu’il a fait ou dit », et que « le combat continue, pour l’industrie  ». C’est beau comme de l’antique, on en pleurerait, tiens.

Toujours aussi déconnecté des réalités du terrain, croyant avoir réussi un joli coup médiatique, le PS s’est aussitôt déclaré « fier » de ce pathétique débauchage, supposé sans doute permettre de renouer contact avec une classe ouvrière partie depuis un moment grossir, et pour une très large partie d’entre elle comme on l’a dit plus haut, le rang des électeurs du Front National. « Je ne suis pas dupe. J’imagine que c’est dans cet esprit qu’ils ont pensé à moi » a d’ailleurs osé déclarer l’ami Martin, qu’une telle instrumentalisation n’empêche apparemment pas de dormir.

Mais patatras ! Les premières réactions à la trahison d’Edouard Martin (si l’on met de côté celles de ses proches collègues de la CFDT,bien-sûr !) sont catastrophiques. Sur les réseaux sociaux, c’est la curée. Colère, dégoût… le roi est nu, l’idole est à terre. « On ressent un certain malaise, on se sent vraiment trahis » a d’abord confié l’ancien secrétaire local de FO à Florange, Walter Broccoli, autre meneur médiatisé de la révolte des sidérurgistes d’Arcelor-Mittal. Avant d’ajouter, mardi sur Europe 1 : « On a l’impression d’être cocus. Il nous avait dit : je ne ferai jamais de la politique  ». Il y a fort à parier que la cynique, l’obscène et supposée juteuse opération « réussie » par le Parti Socialiste ne tourne au final et encore un peu plus à la Bérézina électorale. Et c’est bien tout le mal qu’on lui souhaite.

« Je ne suis pas dupe… ». Pas dupe, mais volontaire tout de même, donc, monsieur Martin. L’argent n’a définitivement pas d’odeur, même pour un ancien « héros de la cause ouvrière ». Surtout lorsqu’il vient de la CFDT. « Syndicat, caca » disait en son temps le regretté Coluche. Il disait également « on est cerné par les cons… mais on ne se rend pas compte à quel point  ». Par les jaunes aussi, d’ailleurs… On ne prend jamais les comiques assez au sérieux.

 

Marc LEROY

 (1) L’hôtel de Crillon est un des plus anciens et des plus luxueux hôtels au monde. Il est situé au pied des Champs-Élysées, place de la Concorde. Il est propriété depuis 2010 de la famille royale saoudienne.

(2) L’Automobile Club de France (ACF) est un club privé français de luxe, réservé exclusivement aux hommes.

Source agoravox.fr

 

 

Edouard MARTIN, du casque de sidérurgiste à la gamelle dorée des eurodéputés

Edouard Martin, de la lutte des classes à la lutte des places

Il y eut d’abord eu le père Chérèque nommé par L. Fabius superpréfet de Lorraine pour aider les sidérurgistes licenciés à avaler l’euro-casse de l’acier français en échange d’un éphémère « parc des Schtroumpfs » (à l’époque, c’étaient les « bonnets bleus » qui servaient à duper la classe ouvrière…).

Vint ensuite le fiston Chérèque qui, à la suite de Nicole Notat (co-auteur du plan Juppé !), et avant de passer la main à Berger (l’actuel patron de la CFDT), a anticipé toutes les contre-réformes au nom de la « modernité » et de la sacro-sainte « construction européenne ». Au nombre de ces mauvais coups, l’Accord National Interprofessionnel (A.N.I.), qui permet aux patrons de forcer les salariés à « choisir » entre la baisse des salaires, la délocalisation forcée de leur emploi et d’autres joyeusetés hyper-« modernes » ; sans oublier la réforme Ayrault des retraites qui condamne les jeunes générations à travailler jusqu’à 67 ans et plus pour toucher une hypothétique retraite pleine !

Le tableau de chasse patronal de la CFDT serait resté incomplet si le « tonitruant » Edouard Martin, chef de file autoproclamé des sidérurgistes de Florange et chouchou des médias, ne venait lui aussi de troquer sa casaque orange contre une première place sur la liste PS aux élections européennes de la région Est. C’est que, côté CFDT, il faut bien récompenser le PS, à genou devant les dogmes libre-échangistes de Bruxelles, d’avoir refusé la nationalisation de cette usine stratégique, quitte à laisser Mittal fermer Florange. Il faut bien aussi, côté PS, récompenser les états-majors syndicaux, incapables de rompre avec les dirigeants jaunissants de la CFDT et de la Confédération Européenne des Syndicats, cette prison européenne du mouvement ouvrier, de n’avoir rien tenté pour fédérer les luttes dures des ouvriers de Conti, d’Aulnay, de Citroën-Rennes, de Doux, de Fralib, etc.

Monsieur Edouard Martin pourra toujours se consoler du MEPRIS DE FER que lui vaudra désormais son triste choix carriériste parmi les sidérurgistes fidèles à leur classe : il touchera bientôt, une fois élu dans un fauteuil, de 12 à 15.000 euros nets par mois d’indemnités parlementaires (selon sa participation aux séances), sans compter la rémunération mensuelle prévue pour ses futurs collaborateurs, de 21.000 euros.

Il n’y a guère que Lech Walesa, autre « ouvrier syndicaliste », idolâtré jadis par la CFDT et les média, qui aura mieux réussi sa promo que M. Martin ; l’« électricien » de Gdansk a bien mérité du capital international pour son action contre la Pologne populaire et son plein emploi traditionnel ; une fois devenu président de la Pologne capitaliste avec l’appui de Bush et de ean-Paul II, Walesa a pieusement fermé les yeux sur la liquidation des Chantiers de Gdansk (qui n’avaient d’intérêt médiatique que lorsqu’ils faisaient grève contre le Parti ouvrier polonais). Il est vrai que lorsque « Lézek » a voulu se faire réélire, il a obtenu… 3% des voix : les ouvriers polonais, qui sont redevenus les itinérants de l’Europe capitaliste, sont décidément très ingrats ! 

Tout cela pose une vraie question à tous les VRAIS syndicalistes, à tous ceux qui se battent pour les REVENDICATIONS et non pour leur PLAN DE CARRIERE PERSO : comment lutter efficacement avec à sa tête des gens qui n’attendent que l’occasion pour trahir et se pousser en avant ? Quelles leçons de classe faut-il alors tirer de ces trahisons à répétition ?

D’abord celle-ci : tant que notre classe laissera à la tête de ses états-majors des gens qui la poignardent dans le dos et qui « font carrière », elle ira de défaite en défaite. Qu’elle se tourne plutôt vers les syndicalistes DESINTERESSES qui prennent de vrais risques pour leurs camarades (on pense à Xavier Mathieu, cégétiste de Clairoix, à Christian Delépine, métallo arrageois harcelé par le patronat local ou à Désiré MARLE, métallo franchement communiste de Lens récemment décédé, qui resta « en bas » toute sa vie pour mieux mener la lutte aux Laminoirs de Lens).

Cette autre leçon ensuite : cessons de suivre les drapeaux bleu-étoilés ou « orange »* de nos adversaires de classe et de leur marionnettes. Retrouvons les drapeaux victorieux que suivirent leur vie durant les syndicalistes résistants que furent B. Frachon, P. Sémard, J.-P. Timbaud, M. Paul, A. Croizat, H. Krazucki… : le drapeau rouge frappé des « outils », accompagné du drapeau tricolore des Trois Glorieuses et des FTP ! Et n’oublions pas pour autant de tendre la main A LA BASE aux travailleurs de la CFDT, qui restent nos frères de classe, exploités et licenciés comme nous.

Marx disait que « l’émancipation des travailleurs serait l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». C’est encore plus vrai des SYNDICALISTES qui doivent d’urgence rompre les chaines de l’eurosyndicalisme d’accompagnement. C’est urgent pour sauver le produire en France, les salaires, les acquis du CNR, les services publics et par-dessus tout, pour l’HONNEUR de notre classe humiliée comme jamais par les « agents orange » de la bourgeoisie et de la social-eurocratie.

Il y aura le 25 mai prochain une immanquable occasion de dire à Euro-Martin et à ses pareils ce que les travailleurs pensent de son passage-éclair de la lutte des classes à la lutte des places : ce jour-là, l’écrasante majorité de la classe ouvrière pourra consciemment BOYCOTTER l’élection européenne en délégitimant la dictature capitaliste de l’UE supranationale qui détruit notre pays, son industrie et ses acquis les plus essentiels.

*Devinette : quelle couleur, synonyme de trahison et de cocufiage, faut-il ajouter au drapeau rouge de la classe ouvrière pour obtenir la couleur orange ?

Source agoravox.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 11:37

Le ministre du Travail a assuré que l'accord conclu est appelé à devenir "un outil majeur pour le droit à la formation".

Michel Sapin a salué l'accord sur la réforme professionnelle. Michel Sapin a salué l'accord sur la réforme professionnelle.


Le ministère du travail a salué samedi matin "une grande réforme, porteuse d'avenir" après la conclusion d'un projet d'accord entre partenaires sociaux sur une réforme de la formation professionnelle, instaurant en particulier un compte personnel de formation. Après une négociation laborieuse, syndicats et patronat sont parvenus dans la nuit de vendredi à samedi à un projet d'accord visant notamment à faciliter l'accès à la formation professionnelle pour les chômeurs, dont la pierre angulaire sera le compte personnel de formation, qui suivra le salarié dans son parcours professionnel et est appelé, selon le ministère du Travail, à devenir "un outil majeur pour le droit à la formation".

Dans un communiqué, le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé que ce projet, qui doit encore être approuvé par les états-majors des partenaires sociaux, constituait "une nouvelle avancée du dialogue social", se félicitant que les partenaires fassent "vivre ainsi une véritable démocratie sociale", chère au président François Hollande.

Au nombre des "avancées majeures", selon le ministère, figure "un correctif apporté à l'un des défauts du système actuel", la difficulté d'accès à la formation pour les demandeurs d'emploi et les moins qualifiés : "L'argent de la formation professionnelle ira davantage vers ceux qui en ont le plus besoin", "grâce notamment à un financement" pour les demandeurs d'emploi de "900 millions, contre environ 600 millions aujourd'hui, à quoi s'ajoutent des financements au titre de la professionnalisation", affirme-t-il.

Une avancée pour les entreprises

"Pour les entreprises, la formation sera plus simple à mettre en oeuvre, et les contraintes allégées", estime-t-il encore. L'accord sera transposé dans un projet de loi qui doit être présenté au conseil des ministres le 22 janvier prochain, assure-t-il.

Avec ce projet, le ministère entend aussi clarifier le financement des organisations syndicales en dissociant le financement de la formation professionnelle de celui des organisations patronales et syndicales.

"Ce dernier passera désormais par un financement mutualisé spécifiquement dédié aux moyens du dialogue social, transparent et déconnecté de la collecte au titre de la formation professionnelle", indique le communiqué. Actuellement, une petite partie des sommes dédiées à la formation professionnelle est distribuée entre patronat et syndicats pour financer leur gestion des organismes paritaires .

Source lepoint.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 14:51

On a retrouvé la trace de Bernard Thibault

Enjeux Les Echos n° 306 du 01 Décembre 2013 • page 10

L'ancien numéro 1 de la CGT, qui avait eu quelques difficultés à piloter sa succession à la tête de la centrale, semble avoir enfin digéré l'épisode. Après avoir satisfait sa passion pour la moto à l'occasion de grands raids, il finalise sa reconversion. Elle tournera autour de deux axes, toujours très liés au syndicalisme. Au niveau international, il va devenir délégué français auprès de l'Organisation internationale du travail à Genève. Dans l'Hexagone, il reprendra un poste proche de ses aspirations, celui de directeur de l'Université du travail. Une institution contrôlée par la CGT qui est actuellement en sommeil et qu'il entend bien réhabiliter. Au programme, des stages longs pour les futurs cadres dirigeants et une refonte du corpus théorique, à la lumière des évolutions économiques et sociales récentes.

Source http://archives.lesechos.fr

 

INFO OBS. Chérèque remplace Hirsch à l’Agence du service civique

François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT (WITT/SIPA)

François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT

 

Sauf énorme surprise, François Chérèque va succéder à Martin Hirsch à la présidence de l’Agence du service civique, cet organisme destiné aux jeunes de 16 à 25 ans volontaires pour des missions humanitaires créé en 2010. Martin Hirsch, le père du RSA, ancien Haut commissaire aux solidarités actives, a été nommé à la mi-novembre à la tête de L’Assistance Publique- Hôpitaux de Paris.

Cette nouvelle fonction, non salariée, n’empêchera pas l’ancien secrétaire général de la CFDT de présider le think tank Terra Nova, ni, bien sûr, de poursuivre sa mission sur la pauvreté que lui a confiée l’IGAS début janvier.

A 57 ans, cet amateur de rugby n’a jamais refusé de propositions susceptibles de renouer le lien social. Logique : il avait choisi le métier d’éducateur. Cet homme chaleureux, mais coléreux, avait su préparer sa succession à la tête de la CFDT. En choisissant bien avant son départ Laurent Berger, 45 ans, qui fait l’unanimité au sein de l’organisation syndicale.

Martine Gilson - Source tempsreel.nouvelobs.com

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:31

Grèce: "le temps est venu de faire payer les grands propriétaires"(ministre)

Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a indiqué dimanche que "le temps était venu de faire payer les grands propriétaires", en défendant un projet de loi controversé sur l'instauration d'une nouvelle taxe foncière.
"Le temps est venu de faire payer les +landlords+" d'Ekali (banlieue résidentielle du nord d'Athènes, ndlr)", a déclaré au journal dominical To Vima M. Stournaras, alors que cette nouvelle taxe provoque une polémique au sein du gouvernement de coalition droite-socialistes.
Après un an et demi au pouvoir, la coalition dirigée par le conservateur Antonis Samaras, ne dispose actuellement que d'une faible majorité au Parlement, soit 154 sièges sur les 300.
Certains députés du parti de droite de la Nouvelle-Démocratie se sont insurgés contre ce projet de loi prévoyant l'augmentation de l'imposition pour les propriétaires de biens fonciers d'une valeur de plus de 300.000 euros.
Le ministère des Finances espère de son côté engranger 2,6 milliards d'euros par an avec l'instauration de cette nouvelle taxe, selon To Vima.
Après quatre ans de politiques d'austérité draconienne dictées par la troïka des créanciers, UE-BCE-FMI, en échange des prêts pour aider la Grèce à faire face à la crise de la dette, le gouvernement s'est dit déterminé à ne pas prendre de nouvelles mesures touchant les bas revenus et à faire en sorte que l'imposition soit "plus juste".
"Je suis là en tant que technocrate pour dire la vérité, je n'ai pas besoin de carrière politique", a dit M. Stournaras à To Vima.
Professeur d'économie à l'Université d'Athènes, ex-président d'Emporiki banque et directeur de l'Institut des recherches des industriels (Iove), M. Stournaras, 57 ans, est entré pour la première fois sur la scène politique après les élections législatives de juin 2012 où il s'est vu confier le délicat portefeuille des Finances.
Le projet sur la nouvelle taxe foncière figure parmi les sujets épineux en discussion depuis septembre entre le gouvernement et les représentants de la troïka en vue du déblocage de la prochaine tranche de prêts au pays.
Suspendues à plusieurs reprises, ces discussions vont reprendre lundi avec l'arrivée de l'équipe d'experts techniques alors que les chefs de la mission de la troïka reviendront à Athènes après la réunion de l'Eurogroupe le 9 décembre.
M. Stournaras avait indiqué vendredi qu'il espérait arriver à un accord avec la troïka "d'ici la fin de l'année".

Source lesechos.fr

 

La Grèce vote un nouveau budget de rigueur dans un frisson d'insoumission

Athènes - Le parlement grec vote samedi un nouveau budget de rigueur pour 2014, dans un climat de défi vis-à-vis de ses créanciers de l'UE et du FMI dont elle attend une reconnaissance plus tangible des sacrifices et des progrès accomplis depuis le début de la crise.

La loi de finances, débattue depuis mardi, sera soumise au vote dans la nuit de samedi à dimanche. Après six années consécutives de récession, elle prévoit un retour à la croissance avec un PIB en progression de 0,6%.

La majorité du gouvernement de coalition conservateurs-socialistes d'Antonis Samaras est étriquée, avec 154 sièges sur un total de 300, mais cela ne devrait pas compromettre l'adoption du texte.

Le gouvernement a en effet pris soin de repousser après le vote la discussion parlementaire sur deux sujets potentiellement explosifs: le sort du moratoire sur les saisies immobilières qui expire le 31 décembre; une nouvelle taxe immobilière très critiquée.

Sur ces deux chapitres, Athènes bataille à la fois avec sa majorité et ses créanciers UE-BCE-FMI.

La Grèce et la troïka peinent par ailleurs à boucler des discussions entamées fin septembre sur les conditions du versement d'une tranche d'un milliard d'euros dans le cadre du second plan de sauvetage du pays. Le point le plus litigieux porte sur la liquidation de l'industrie de défense EAS.

Un accord presse d'autant plus que la Grèce prendra le 1er janvier la présidence de l'Union européenne pour six mois.

Le budget sera donc exceptionnellement voté sans aval total de la troïka, avec la possibilité d'être amendé dans les prochains mois: Athènes et ses bailleurs sont également divisés sur les besoins de financement du pays en 2014, estimés par la Grèce à 500 millions d'euros mais au triple par les créanciers.

La loi prévoit en l'état une hausse de 2,1 milliards des revenus tirés des impôts pour une baisse de 3,1 milliards des dépenses, via des coups de rabot dans les secteurs de la santé, des assurances sociales et de l'éducation.

«Résilience» grecque

«Il faut faire plus sur le plan budgétaire et en ce qui concerne les réformes de la fiscalité et de l'administration publique, les privatisations», a exhorté cette semaine le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, après une rencontre avec Antonis Samaras à Bruxelles.

«Les athlètes grecs ne montrent pas de signes de fatigue mais font preuve de résilience», a répliqué le Premier ministre.

La veille à Athènes, lors d'une conférence internationale, il avait défendu les «efforts», «progrès» et «grands sacrifices» d'un pays qui a réduit son déficit budgétaire de 15% du PIB en 2009 à 2,2% prévu en 2013, au prix d'un chômage dépassant les 27%, d'une chute cumulée du PIB de 25% et du pouvoir d'achat de 40%.

Le vice-premier ministre socialiste Evangelos Venizelos s'est fait encore plus ferme au parlement: «nous ne cherchons pas négocier de faveur politique, nous présentons des résultats économiques, nous voulons la reconnaissance des sacrifices accomplis par le peuple grec».

Pour la première fois depuis longtemps, un excédent primaire (hors service de la dette) devrait être atteint cette année, à hauteur de 812 millions d'euros avant de passer à environ 3 milliards d'euros en 2014, soit 1,6% du PIB.

Grâce à cet excédent, la dette explosive de la Grèce devrait enregistrer une baisse inédite à 174,8% du PIB, soit 320 milliards d'euros.

Vendredi dernier, l'agence de notation financière Moody's a relevé de deux crans la note de la Grèce, à «Caa3».

Les responsables grecs commencent à évoquer une sortie des plans d'aide internationaux, à l'échéance du second programme de sauvetage en juillet 2014, et assurent préparer un retour du pays sur les marchés. Quelque 240 milliards de prêts ont été injectés dans le pays depuis son placement sous perfusion de l'Europe et du FMI en 2010.

Loin de cet optimisme, les syndicats qui appellent à manifester devant le parlement samedi soir, dénoncent un budget qui va conduire à «une hausse du chômage, un appauvrissement de la population, l'effondrement de la cohésion sociale et une crise humanitaire sans précédent.»

Source 20minutes.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:15

Du rapport d’un cul de mandrille avec la suppression des élections prud’homales par Michel Sapin

C’est juste un petit détail : Le ministre du Travail vient de supprimer les élections prud’homales….

Petite revue de presse :

 

 « À l’avenir, les conseillers prud’homaux ne seront plus élus mais désignés en fonction de l’audience nationale des différentes organisations patronales et syndicales.

« Par une lettre aux différents partenaires sociaux, le ministre du Travail Michel Sapin vient de signifier sa décision de supprimer purement et simplement les élections prud’homales prévues en 2015.

Au-delà de la méthode, sans concertation, sans débat préalable, l’argumentation vaut son pesant de cacahuètes.

 

Le faible taux de participation, 25 % lors des dernières élections de 2008, se veut un premier argument fort.

Pourtant, plutôt que de pointer un éventuel désintérêt des salariés pour les prud’hommes, il ne serait pas inutile de s’interroger sur les modalités d’organisation du scrutin. Lors des dernières élections, seules celles et ceux qui travaillaient à Paris avaient pu voter par Internet, les autres se voyant offrir soit le vote par correspondance, soit la solution traditionnelle du bureau de vote. Mais quelle est la fonctionnalité d’un bureau de vote s’il est éloigné du lieu de travail et qu’il n’existe pas de temps de travail dégagé pour s’y rendre ?

Les « démocrates » du gouvernement sont plus expéditifs : ils constatent l’abstention et décident de supprimer les élections. Désormais, les conseillers prud’homaux ne seront plus élus mais désignés en fonction de l’audience nationale des différentes organisations patronales et syndicales.

Cette évolution de la démocratie sociale pourrait trouver des applications merveilleuses pour d’autres élections. Trop d’abstention aux européennes ? Hop, on supprime le scrutin et on désigne les députés européens au pro rata du résultat des élections législatives. Dans cette optique, il va de soi que les élections partielles pourraient aussi être interdites faute de combattants suffisants.

Le seul taux de participation ne saurait contenter l’imagination fertile de Michel Sapin qui met en avant une deuxième raison majeure : le coût des élections, près de 100 millions d’euros en 2008. On pourrait faire remarquer que cette élection n’a lieu que tous les sept ans mais reconnaissons cette réalité imparable, la démocratie a un prix et désigner sera bien plus économe.

La force de cette argumentation ouvre d’ailleurs des perspectives insoupçonnables. Par exemple, remplaçons les prochaines élections territoriales par un simple sondage qui sera bien plus soucieux des deniers publics. Michel Sapin en éminent représentant de la promotion Voltaire sait bien qu’il faut aussi offrir quelques friandises aux organisations syndicales et patronales. On apprend donc que le ministre du travail « réfléchit » à affecter les fonds économisés aux différents partenaires sociaux représentatifs.

En somme, une attaque contre la démocratie sociale compensée par un peu de corruption. Ce gouvernement est vraiment fantastique. » regards.fr http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article24554

 

Le Figaro est content tout plein  :… et « Et si Thierry Lepaon, le leader de la CGT, a dénoncé lundi le fait « qu’on prive les salariés d’un droit de vote », Didier Porte, secrétaire confédéral FO, déclare « ne pas être opposé au nouveau système de désignation ».

La CFDT est, elle, carrément favorable.  »

Non sans blague ?...

Financer les syndicats

La même logique s’appliquera aux organisations patronales, une fois que le principe de leur représentativité aura été arrêté début 2014 dans le cadre du projet de loi sur la démocratie sociale et la formation professionnelle.

Mais la détermination finale des audiences entre le Medef, la CGPME et l’UPA – qui devrait dépendre de l’adhésion des entreprises – se fera fin 2016 ou début 2017. « Du coup, les chefs d’entreprise voteront aux prochaines élections. Mais cela devrait être la dernière fois », précise-t-on au ministère du Travail.

Cette suppression des élections prud’homales pourrait bénéficier aux organisations patronales et syndicales, Michel Sapin réfléchissant à affecter à leur financement les 100 millions économisés…

Ah là, on comprend pourquoi des syndicats sont d’accord !!!

 

Et celui-là de rajouter :  « Prud’homales en moins, pourquoi ? La nouvelle de la suppression des élections prud’homales a été bien peu commentée. J’ai résumé mon point de vue. Je veux insister sur ce que représente le fait de faire voter tous les salariés le 

A mes yeux, cette suppression est en réalité une faveur faite au Medef qui perpétue le quasi-monopole de la représentation par le Medef. Voici pourquoi.

En 2008, c’était la réforme de la représentativité des syndicats de salariés. Et les syndicats patronaux ? Dans le débat parlementaire un amendement du rapporteur UMP Poisson proposait de prévoir la négociation d’un accord sur leur représentativité. L’amendement fut aussitôt retiré sous pression du gouvernement et du Medef. Bien sûr, François Fillon annonça en 2010 une « réforme de la représentativité patronale ». Mais il n’en fut plus jamais question ensuite.

Le Medef est donc représentatif par la grâce de… ? De rien. De lui-même. Du droit divin du patronat de droit divin. Soyons juste : il n’est pas seul dans ce cas même s’il mange la grosse part de la galette. L’État, en effet, reconnaît, en dehors de toute règle légale et de tout critère de représentativité, trois organisations : le Medef, la CGPME, et l’UPA. Ces trois organisations se partagent 700 000 mandats dans les organismes sociaux, sans aucune élection. La représentativité patronale est une zone de non droit. « Ah, mais, direz-vous, il faut bien que les patrons soient représentés ». Soit. Mais alors qu’ils votent eux aussi et que les votes servent à déterminer la représentativité de chacun !

La démocratie, même entre eux, n’est pas leur fort il est vrai. Sept patrons sur dix ne se sont pas déplacés pour les élections prudhommales de 2008. Mais ceux qui sont allés voter ne sont pas respectés pour autant. Par exemple, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire n’est pas considérée comme un syndicat patronal représentatif. Pourtant elle a obtenu 19% des voix à ces élections prud’homales dans le collège patronal. Cette branche patronale compte 800 000 entreprises et celles-ci emploient 2 millions de salariés. A l’inverse quand des professions entières quittent le Medef, cela ne diminue rien de sa prétendue représentativité. Ainsi après le départ de l’Union des industries alimentaires en 2010 ! A la sortie, les donneurs de leçons patronaux ne sont guère en état de faire les malins. A peine 8% des patrons sont membres d’une des trois organisations patronales « reconnues » !

Dans les faits, le Medef ne représente pas « les entreprises », ni même « le monde de l’entreprise ». C’est seulement l’organisation qui agit pour le compte des très grandes entreprises, des activités de service et de la finance la plus concentrée. Des pans entiers de l’économie ne sont pas représentés par cette organisation patronale. Je viens de citer le départ du Medef de l’Union des industries alimentaires. Avec ses 500 000 salariés, elle était le 5ème contributeur cette organisation. Mais on pourrait aussi noter que l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, qui n’est pas rien dans l’économie de notre pays, n’est pas membre du Medef. La limite de la représentativité du Medef est affirmée par les secteurs du patronat que cette organisation traite de haut. Ainsi, en quittant le Medef, l’industrie agro-alimentaire a justifié sa décision par le manque de visibilité et d’influence face à d’autres branches industrielles puissantes au Medef : automobile, chimie, métallurgie. Elle se sentait mal défendue face à d’autres secteurs patronaux, notamment ceux de la grande distribution. Elle mettait en cause l’insuffisante prise en compte des intérêts des PME, qui représentent pourtant 92 % de l’industrie alimentaire. La CGPME est favorable à une représentation sur la base d’élections. Le Medef ignore la question.

La décision de Michel Sapin le met à l’abri pour un bon moment. Bercy patron ! »

 

Sapin et Medef c’est pareil, donc. Hollande étant déjà bien le président du Medef, la boucle est bouclée.

Reste à plaindre les salariés (ou ex) qui auront en tête de saisir le Conseil de prud’hommes pour faire valoir leur droit : ils auront à faire à des juges dont l’inamovibilité inscrira dans le marbre des injustices ordinaires avec des attendus de jugement rédigés en douce et en toute amitié par ce beau monde au restau du coin. Pour fluidifier les relations sociales et faciliter la productivité.

Sacré Sapin !

Paulette vient de me demander l’oeil coquin si « cest pas le même Sapin qui est classé 3ème au hit-parade des patrimoines des ministres actuels… »

J’ai répondu que « chutt ! », que je ne vois pas le rapport avec la choucroute.

Juste que j’ai rajouté que c’est compréhensible que Sapin s’en batte les couettes de la justice prud’homale vu qu’il n’a pas de problème de salaire et n’est pas encore licencié…

Paulette, qui veut toujours avoir le dernier mot, a dit que « ça va pas tarder, qu’il faut juste attendre les élections municipales et européennes »

C’est pas tout faux.

Sauf que quand on se prend un coup de pied au cul comme ils vont se le prendre (celui d’un mandrille, en comparaison, relèvera d’une anatomie bien préservée) ce sera plutôt l’hopital le plus proche qu’il faudra visiter.

 

Léon

léonetpaulette.fr

http://leonetpaulette.blogspot.fr/

Source agoravox.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 13:58

Des dirigeants d'un magasin Leclerc sont jugés pour la séquestration de salariés et travail dissimulé

L'enseigne d'un supermarché Leclerc. L'enseigne d'un supermarché Leclerc.

Les patrons sont parfois séquestrés, les salariés, très rarement. C'est pourtant un tel fait qui a mené quatre dirigeants du supermarché Leclerc de Montbéliard (Doubs) devant le tribunal correctionnel de la ville, jeudi 14 novembre. Ils sont accusés d'avoir séquestré, en 2006, une cinquantaine de salariés durant environ une heure dans une réserve afin de les soustraire au contrôle inopiné de l'inspection du travail. La CGT s'est portée partie civile. Une vingtaine de salariés ont demandé le paiement d'heures supplémentaires ainsi que des dommages et intérêts pour leur enfermement dans la réserve.

L'audience a duré treize heures, le temps d'essayer d'éclaircir de nombreux points de cette affaire exceptionnelle. Le 30 juin 2006, vers 21 h 45, le magasin est en plein inventaire quand arrivent des agents de l'inspection du travail, de l'Urssaf et des policiers. L'inspection enquête sur une comptabilisation suspecte des heures supplémentaires depuis plusieurs mois après des plaintes de salariés. Une partie de ces heures n'étaient ni comptabilisées ni payées. Une ancienne employée a confié, dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, qu'elle avait établi de faux relevés d'heures, mentionnant 37,5 heures par semaine alors que des salariés en faisaient 50 à 60.

A la vue des inspecteurs, le directeur du magasin Leclerc ordonne à une chef de département de cacher une cinquantaine de salariés. Ceux-ci sont conduits dans une réserve. Ils se retrouvent dans le noir, avec interdiction de parler, sans savoir pourquoi ils sont là. "Quand j'ai vu les enquêteurs et la police sur le parking, j'ai paniqué, je savais qu'on ne respectait pas les amplitudes horaires" légales, a reconnu le directeur à la barre. "J'aurais dû réagir mais je ne l'ai pas fait, a admis, de son côté, la chef de département. J'ai suivi [les ordres] sans comprendre les enjeux."

DIFFÉRENTES VERSIONS POUR UNE "FRAUDE MASSIVE"

Comment s'est passé la séquestration ? L'enfermement aurait duré de 20 à 60 minutes. Certains salariés ont affirmé que le local avait été fermé à clé, la chef de département disant, elle, qu'elle a maintenu la porte avec son pied. "C'était comme si on nous faisait passer pour des travailleurs clandestins", a souligné une salariée dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, ajoutant avoir été "suivie par une psychologue" ensuite.

Pour Sébastien Bender, avocat du directeur du magasin et de la directrice des ressources humaines (DRH), qui a plaidé leur relaxe, on ne peut pas vraiment parler de séquestration. "Le directeur n'a pas donné l'ordre d'enfermer les salariés mais de les cacher. Et personne ne s'est opposé à aller dans le local", affirme-t-il. Mais peut-on s'opposer aux ordres de son patron ? M. Bender a une autre explication : "Certains salariés ont dit qu'ils avaient pensé qu'ils allaient faire l'inventaire de la réserve, d'autres qu'il y avait le feu. Même dans la réserve, personne n'a demandé à en sortir."

Des salariés ont pourtant indiqué s'être sentis "oppressés" dans le local. Mais M. Bender a un doute. "Une personne a déclaré avoir joué au foot dans la réserve. Il n'y a pas deux versions identiques." De même, il y a plusieurs versions de la libération des salariés. Etait-ce après le départ des inspecteurs ? Ou bien, comme le dit M. Bender, "au bout d'un quart d'heure, quand le directeur a donné l'ordre de remettre les salariés dans les rayons par petits groupes", après avoir réalisé qu'il avait "fait une bêtise" ? Le tribunal devra trancher.

En tout cas, "c'est la première fois qu'on arrive à prouver une fraude massive, a souligné la direction du travail dans Libération du 20 octobre 2006. Mais à côté de ça, il y a quantité d'affaires qui n'aboutissent pas faute de preuves et parce que les gens qui viennent se plaindre d'heures sup non payées veulent rester anonymes. Les heures sup, c'est la grande plaie du secteur de la grande distribution (…). Il y a une chape de silence."

"LE NERF DE CE DOSSIER, C'EST L'ARGENT"

Après cet épisode, le PDG de la société SAS Montdis, qui gère le magasin, "s'est excusé auprès des salariés, indique M. Bender. Une prime a été versée aux 92 qui avaient été présents ce soir-là, dont les 40 qui étaient dans la réserve". La chef de département, qui est la fille du PDG, et la DRH n'ont pas été sanctionnées. Le directeur a reçu une mise à pied de dix jours et est toujours à la tête du magasin. Depuis cet incident, une pointeuse a été installée.

"Le nerf de ce dossier, c'est l'argent", a lancé le procureur lors du procès. La séquestration, a-t-il ajouté, "c'est l'aboutissement d'une gestion uniquement tournée vers le profit financier, jamais vers l'humain." Une vision que conteste M. Bender : "Le magasin gagne autant d'argent, voire plus, maintenant, alors qu'il y a la pointeuse et que 50 salariés ont été embauchés depuis."

Le procureur a requis 200 000 euros d'amende à l'encontre de la SAS Montdis pour travail dissimulée ; 15 000 à l'encontre le PDG pour travail dissimulé, obstacle à la mission de l'inspection du travail et paiement de salaires inférieurs au minimum conventionnel ; 2 500 euros d'amende à l'encontre la DRH et 6 000 euros à l'encontre le directeur du magasin ; ainsi qu'un mois de prison avec sursis assorti d'une amende de 2 500 euros pour la chef de département pour séquestration et obstacle à la mission de l'inspection. La décision du tribunal sera rendue par le tribunal le 23 janvier 2014.

Francine Aizicovici
Journaliste au Monde

Source lemonde.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 21:01

Les discrètes agapes des membres du club Quadrilatère

Dessin de Aurel. 

La dernière fois qu'ils se sont retrouvés, c'était mi-septembre au ministère du travail. Au menu du dîner : la situation économique et sociale, la réforme des retraites et celle de la formation professionnelle. Autour de la table, uniquement des spécialistes de haut niveau du social : des directeurs des ressources humaines (DRH) de grands groupes, des syndicalistes de premier rang, des hauts fonctionnaires et quelques journalistes. Un petit club informel qui se réunit discrètement depuis un peu plus de vingt ans et auquel ses membres, issus de quatre milieux différents, ont donné un nom qui sonne comme une évidence : Quadrilatère.

Les participants ont changé, en deux décennies, mais le rituel, lui, est resté immuable : un dîner à Paris environ tous les deux mois, au cours duquel on parle de social. Tous ceux qui participent ou qui ont participé aux agapes jurent qu'il ne s'agit pas d'un lieu de pouvoir, mais, à l'extérieur, leurs réunions en catimini font jaser. « C'est un lieu où se fabrique la connivence », persifle une avocate, qui roule sa bosse depuis des années aux côtés de syndicalistes.

Au commencement de cette aventure, il y a le groupe de presse Liaisons, connu de tous ceux qui s'intéressent au monde du travail, en particulier grâce au mensuel qu'il édite, Liaisons sociales magazine. La marque de fabrique de ce titre est de « prôner la négociation collective plutôt que l'affrontement, d'accorder de l'attention aux interlocuteurs syndicaux dans les entreprises », explique un membre de la rédaction. Un positionnement à « équidistance », résume-t-il.

L'idée de lancer Quadrilatère germe en 1992 dans l'esprit de deux journalistes, Christophe Boulay et Frédéric Lemaître, qui travaillent alors pour une lettre du groupe Liaisons spécialisée sur le social. Les deux hommes ont un épais carnet d'adresses et rencontrent une multitude de personnalités dans l'univers de l'entreprise, les ministères sociaux et les syndicats.

Le premier dîner se tient en 1992 dans un restaurant de la place de la République, à Paris. Qui était là ? Les souvenirs d'un des organisateurs sont incertains. Mais une chose paraît sûre : l'exercice s'installe dans la durée et attire des « têtes de gondole », selon la formule d'un syndicaliste. Au cours des années 1990, on retrouve Jean-René Masson, alors considéré comme le numéro deux de la CFDT, et Michel Huc, responsable de la fédération métallurgie de FO. Jean-Christophe Le Duigou, qui sera longtemps membre du bureau confédéral de la CGT, rejoint la confrérie.

Côté entreprises, il y a « du lourd » : les DRH ou responsables des affaires sociales du Crédit lyonnais, de Rhône-Poulenc, du GAN, de la BNP, de Renault« On a toujours essayé de ne pas avoir deux boîtes directement concurrentes », relate l'un des animateurs de ces soirées. Les PDG ne viennent jamais – ou presque.

Quant aux grands commis de l'Etat, ils se recrutent à l'Elysée, à Matignon et, surtout, dans les administrations centrales : Olivier Dutheillet de Lamothe (qui ira, plus tard, au Conseil constitutionnel), Dominique Balmary, qui a travaillé quelques années à la Compagnie générale d'électricité et occupé d'éminentes fonctions au ministère du travail, etc.

L'une des règles, non écrites, est que les participants quittent le club quand ils sortent du champ du social ou abandonnent leurs responsabilités. Les désignations s'effectuent par cooptation. « Il n'y a pas de droit d'entrée, ce n'est pas une association de loi 1901 », souligne un journaliste. Aujourd'hui, on relève la présence de Stéphane Lardy (FO), Marcel Grignard (CFDT), Michel Yahiel (conseiller social de François Hollande), Jean-François Pilliard (Union des industries et des métiers de la métallurgie, UIMM, et vice-président du Medef) et des cadres d'Areva, GDF-Suez, la SNCF….

AUCUNE CITATION

Ce petit cercle s'astreint à un devoir d'étanchéité : ce qui se dit en son sein ne doit pas sortir. Aucun compte rendu écrit, et les journalistes présents ne doivent utiliser les éléments « que pour le background ». Sous-entendu : aucune citation. « La consigne a toujours été respectée », assure un participant. « Les gens peuvent s'exprimer sans être fliqués par qui que ce soit », précise l'un de ses « pairs ».

Quel est l'intérêt de ces réunions ? Les protagonistes « viennent intuitu personae et non en tant que représentants désignés par leur entreprise, leur administration ou leur organisation », répond Denis Boissard, qui joue un rôle-clé dans l'organisation et l'animation des débats. Pour cet ancien journaliste au groupe Liaisons, enrôlé à l'UIMM comme chef de projet, « le but est de mieux comprendre les positionnements des uns et des autres ». « C'est un moyen d'échanger sur la conjoncture de chaque secteur et sur la lecture que les gens ont des réformes, complète un haut fonctionnaire. Ce n'est pas un groupe de pression, il ne s'y décide rien. » « L'aspect dîner est plutôt positif, parce que ça n'avait pas le caractère d'une réunion », abonde M. Le Duigou (CGT), qui a quitté le club dans les années 2000. « C'est un élément utile d'influence sur les journalistes et les hauts fonctionnaires, parachève un haut responsable de la CFDT. Nous testons ainsi nos idées. »

Preuve que ces rencontres sont prises au sérieux, et jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, le conseiller social de M. Hollande et le directeur de cabinet du ministre du travail, Michel Sapin, veillent à ce qu'au moins un des deux soit présent. Personne, dans cette assemblée, n'a la prétention d'influencer les politiques publiques, mais quelques-uns espèrent que les idées échangées feront leur chemin : « Je suis assez attaché au fait que les hauts fonctionnaires comprennent comment l'économie fonctionne », affirme un ancien participant, qui est passé dans des cabinets ministériels avant de se faire embaucher par un industriel. Des cadres de grands groupes ont parfois essayé de distiller « des messages aux syndicats et aux hauts fonctionnaires », rapporte un journaliste.

Quand ce n'est pas au ministère du travail, les repas ont lieu soit au restaurant, soit dans une entreprise, soit à l'UIMM, « mais jamais chez les syndicats, parce qu'ils n'ont pas les moyens et parce qu'ils préfèrent éviter », soutient un grand commis de l'Etat. Ce mode de fonctionnement, fondé sur la confidentialité, sème le trouble chez les syndicats. « Cela n'a jamais été validé par les instances, rouspète une figure de la CGT. “Ils” ne parlent pas de la pluie et du beau temps : il y a une forme de collusion entre représentants du plus haut niveau du pouvoir, ce n'est pas très sain. » A la CFDT, le choix du représentant se fait aussi de manière très discrète. « On débriefe le dîner autour de la machine à café, jamais dans les instances officielles », explique un ancien cadre de la confédération.

"PAS SECRET, PAS PUBLIC"

En octobre 2012, alors qu'il était candidat à la succession de Bernard Thibault à la tête de la CGT, Thierry Lepaon avait été accusé par certains de ses « camarades » de « rencontrer incognito des patrons, sans aucun mandat de l'organisation ». « J'ai été invité deux fois, avait répondu le mis en cause, dans les colonnes de Libération. Heureusement que les patrons rencontrent des syndicalistes, et vice-versa. » Sollicité par Le Monde, M. Lepaon ne souhaite plus évoquer cet épisode.

Du temps où il participait à ces dîners, M. Le Duigou explique que « [sa] venue se faisait en accord avec la confédération ». « Ce n'était pas secret même si ce n'était pas public », souligne-t-il. « Il existe plein de petits clubs comme Quadrilatère, argumente M. Boissard. Des fantasmes se développent car tout ce qui est un peu confidentiel suscite des rumeurs, mais honnêtement ce n'est pas justifié. L'idée est de réunir des acteurs qui comptent dans la sphère sociale, pour qu'ils s'expriment librement, et ça marche bien parce que c'est discret. »

La polémique autour de M. Lepaon « m'a surpris », déclare un journaliste de Liaisons sociales magazine. Que l'on reproche au syndicaliste son appartenance à Quadrilatère le « dépasse ». Et de conclure : « On n'est plus à la lutte des classes, il y a un temps pour le conflit et un temps pour la négociation. »

Durant une brève période, « l'affaire Lepaon » et la lumière qu'elle a jetée sur eux a inquiété des membres de Quadrilatère. Mais la vie du club a vite repris son cours normal.

Source lemonde.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 20:06

 

 
 
La transformation de la peine des militants ouvriers par la Cour d’appel de Kurdistan
Sharif SAEDH PANAH et Mozafar SALEH NIA, militants du syndicat libre des ouvriers d’Iran, avaient été arrêtés en décembre 2012 sans raison et ensuite libérés avec une caution de 80 millions de toumans (18000 euros). Depuis, la police les harcelait pour qu’ils démissionnent du syndicat. Le « juge » avait même dit à l’audience que « si vous démissionnez du syndicat, je vous acquitterai,  sinon vous aurez une peine» et c’est pourquoi, ils avaient été condamnés à six mois d’emprisonnement. Les deux militants avaient fait appel à cette décision. L’audience d’appel a eu lieu le 29 septembre 2013 et le prononcé de cette décision a eu lieu le 17 octobre 2013. Selon cette décision, les 6 mois d’emprisonnement sont transformés en paiement d’une somme de 600000 touman (133 euros).
Le syndicat libre condamne cette décision qui punit les travailleurs pour avoir exercé leurs droits les plus élémentaires qui sont : contestation, rassemblement, grève et s’organiser.

L’application de projet professionnel – Stages et alternance
L’Organisation technique des métiers doit former toute personne de plus de 15 ans souhaitant s’intégrer dans le marché du travail. Pour se débarrasser de cette tâche « coûteuse », elle vient de mettre en place le projet professionnel selon lequel les personnes de plus de 15 ans qui sont en apprentissage, font un stage en alternance dans une entreprise sans se faire rémunérer.

Reza Shahabi a été transféré de prison à l’hôpital
Selon un communiqué du syndicat Vahed, Reza shahabi a été transféré le 19 octobre 2013 de prison à l’hôpital suite à un engourdissement de sa jambe gauche et l’intensification des douleurs de dos. Les médecins insistent sur le danger d’invalidité définitive de sa jambe et le besoin régulier de physiothérapie et d’aqua thérapie et pour cela il doit être dans un cadre médical et pas en prison.

La grève des ouvriers contractuels de la société Fagre (pétrochimie)
La société Fagre , une société sous-traitante, est située à Bandar Imam Khomeiny situé au sud-ouest d’Iran et s’occupe des installations pétrolières et gazières. 180 ouvriers de la société Fagre ont commencé une grève à partir du lundi 21 octobre 2013. Ils dénoncent le non-paiement de la prime de pénibilité, leur précarité, et l’irrégularité du règlement intérieur de la société Rampco (donneur d’ordre).
La prime de pénibilité représente 22% du salaire de base et fait partie des clauses du contrat de travail des ouvriers.
Alors que la société Fagre a un contrat de 4 ans avec la société Rampco, les contrats des ouvriers sont pour une durée de 5 mois.

Le rassemblement des infirmiers du groupe hospitalier Imam Khomeiny
Le dimanche 20 octobre 2013, plus de 200 infirmiers se sont rassemblés dans une salle de l’hôpital IK pour dénoncer le non-paiement des heures supplémentaires, les heures supplémentaires obligatoires et imposées par la direction de l’hôpital et la franchise de 5% sur les heures supplémentaires effectuées. Les infirmiers ont jusqu’à 230 heures supplémentaires obligatoires et non payées. En effet les hôpitaux imposent des heures supplémentaires aux infirmiers jusqu’à 80 heures par mois car il manque cruellement du personnel alors que cette pratique est interdite par le code du travail.
Sur la franchise de 5% des heures supplémentaires, au moment du paiement de ces heures, la direction les paie avec beaucoup de retard et avec une déduction de 5% ! Les infirmiers contestent cette déduction.
Les infirmiers contestent aussi la politique du gel des embauches de la part du ministère alors que le volume de travail est en augmentation permanente et aussi  parce que le chiffre d’affaire de l’hôpital a été multiplié.
 
L’Alliance internationale pour soutenir les travailleurs en Iran
Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 19:06

Licenciés et sommés de payer 4 mois de salaires

PLANCY-L'ABBAYE 

Fort d'un arrêt de la Cour de cassation, l'entreprise demande le remboursement de 4 mois de salaires à ses anciens ouvriers qu'elle a licenciés...

sodimedical (TP) 035.JPG

C'est un nouveau rebondissement dans le dossier Sodimédical dont les 49 salariés licenciés se seraient bien passés. Fort d'un arrêt de la Cour de cassation, la société Laboratoires Lohmann & Rauscher vient d'adresser aux salariés licenciés une lettre signé du directeur général Gallus Eberle leur expliquant qu'ils avaient perçu à tort quatre mois de salaires. En conséquence, la société leur laisse entendre qu’il faudra rembourser le trop perçu, soit plus de 6000€ par personne. Le courrier a bien entendu mis le feu aux poudres du côté de Plancy-l’Abbaye où la quasitotalité des licenciés s’est retrouvé sans emploi. « C’est scandaleux. Ils nous prennent vraiment pour des billes, fulmine Angélique Debruyne. Nous demander quatre mois de salaires  ! C’est la seule chose qu’ils ont payé  ! » s’exclame la porte-parole des ouvriers licenciés.

« La chasse est ouverte, on va sortir les fusils »

Réunis hier après-midi dans la salle Oudinet de Plancy-l'Abbaye, les anciens salariés, quoique passablement désabusés par trois ans de procédures judiciaires, étaient particulièrement acerbes et remontés. « C’est le monde à l’envers. Que les ouvriers licenciés payent leur patron ! Faut arriver à 55 ans pour voir des c... pareilles » peste une licenciée. « On n’a pas été payé pendant plus d’un an. Ils n’ont même pas payé notre mutuelle. Et maintenant, ils nous demande des comptes alors qu’ils n’ont pas versé un centime de plan social. C’ets un comble » ajoute une autre. « La chasse est ouverte. S’ils nous envoie les huissiers, on va sortir les fusils » menace une autre. « Baroin soutien Valls pour faire appliquer une décision de justice. Mais, il était où Baroin pour faire appliquer les notres  ? »

20 000 € d’indemnités au lieu de 100 000 €

A ses côtés, leur avocat renchérit  : « avec ce courrier, le groupe Lohmann porusuit sa politique jusqu’auboutiste . Sans aucune pudeur, ils osent réclamer 4 mois de salaires à leurs salariés. C’est le même groupe qui n’a jamais appliqué les décisions de justice et qui a violé l’état de droit » assène Me Jacques Tellache. Pour l’avocat des licenciés, ce courrier est une énième manoeuvre pour forcer les licenciés à accepter une indemnisation très limitée. Epuisés, surendettés ou malades, sept ex-salariés ont déjà « craqué » en acceptant les 14 000 à 20 000   € nets d'indemnités en échange d'un abandon de toute poursuite contre la société...

Le groupe Lohmann craint en effet de devoir débourser beaucoup plus  : le conseil des prud'hommes de Troyes se prononcera sur le sujet le 16 décembre à 14h. L’avocat des salarié a demandé 100 000€ de dommages et intérêts pour chaque salarié. L'arrêt de la Cour de Cassation tombe donc à point nommé pour le groupe Lohmann qui peut ainsi ajouter une pression financière supplémentaire. Seul bémol : rendu le 25 septembre dernier, l'arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation qui annule l'arrêt de la Cour d'appel de Reims du 31 août 2011 pour "motifs inopérants et impropres" et pour "manque de base légale" n'est pas définitif, puisqu'il est renvoyé devant la Cour d'appel de Paris. La guerre de tranchée judiciaire est donc loin d'être terminée.

Source lest-eclair.fr

Repost 0
Published by Cyril LAZARO - dans Réflexions
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Cyril LAZARO
  • Le blog de Cyril LAZARO
  • : Le blog d'un militant syndicaliste en lutte pour plus de justice sociale à Disneyland Paris. Réflexions, revendications, humour et amitiés
  • Contact

Carte visiteurs blog

Recherche

Nombre de visiteurs

Nombre de pages vues