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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 17:16

Saccage de la préfecture de Compiègne : les «Conti» font appel
Pour Xavier Mathieu, l'un des six ouvriers de l'usine Continental de Clairoix condamnés pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril, ce procès est «politique». Ces derniers viennent de faire appel du jugement. En première instance, ils avaient écopé d'une peine de trois à cinq mois de prison avec sursis.

Les six ouvriers condamnés pour «destructions en réunion de biens au préjudice de l'Etat», comparaîtront donc une nouvelle fois devant la cour d'appel d'Amiens. Le 21 avril dernier, ils avaient participé au saccage des bureaux de la sous-préfecture de Compiègne, envahie par quelque 200 «Conti» dans le cadre d'une lutte emblématique pour la sauvegarde de leur usine de pneus, dont la fermeture avait été annoncée en mars.

«Ce qui est en jeu, c'est notre fierté», a poursuivi le leader. «On a voulu mettre plus bas que terre les symboles nationaux que sont les Contis». Selon l'avocate des salariés, Marie-Laure Dufresne-Castets, le jugement de première instance «est injuste». «Entre 150 et 300 personnes étaient présentes à la sous-préfecture et on fait porter à six d'entre elles la responsabilité de ce qui s'est passé. C'est contraire aux principes du droit», souligne-t-elle.

Le combat des salariés de Continental s'est conclu en juin par l'obtention d'indemnités de 50.000 euros par salarié licencié. L'entreprise allemande avait invoqué le 11 mars la chute brutale de l'activité automobile en Europe pour justifier la fermeture de l'usine de Clairoix qui employait 1120 salariés.
Source leparisien.fr

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 18:05

Les Conti ont donc été condamnés entre 3 et 5 mois de prison avec sursis. Et ils ne sont pas au bout de leur peine puisqu’ils ont, à nouveau, rendez-vous avec la « justice », le 4 novembre, pour, cette fois-ci, être frappés au porte monnaie.

Pour qui a suivi cette lutte, le verdict prend tout son sens si nous le rapprochons de celui qu’a rendu le tribunal de Sarreguemines grâce auquel a été absoute la direction de la multinationale poursuivie par les salariés pour n’avoir pas respecté les règles élémentaires de la procédure de licenciement.

Les patrons voyous étaient sortis « blanchis » du prétoire, eux qui avaient roulé dans la farine leurs employés en leur promettant la pérennité de l’usine s’ils revenaient aux 40 heures, eux qui avaient minutieusement organisé la liquidation du site, eux qui avaient foulé aux pieds les droits élémentaires du code du travail.

Il en est allé tout autrement pour les ouvriers de Clairoix, quand à l’annonce de ce verdict inique de Sarreguemines, leur colère a explosé à la sous-préfecture de Compiègne.

La ministre de l’intérieur en personne s’est dépêchée sur place et appelée à des peines exemplaires. Comble de la malchance pour les Conti, elle est devenue ministre de la justice. Et le verdict est tombé : prison avec sursis pour ceux qui ont été trompés, jetés à la rue. Au final, les victimes sont devenues les coupables, ceux qui étaient en situation de légitime défense sont condamnés et les délinquants patronaux ont pu en toute impunité attenter à la vie de plus de 1000 familles, délester la région Compiégnoise de 3000 emplois si nous considérons les effets induits de la fermeture de l’usine de Clairoix.

« Selon que vous serez puissant ou misérable », écrivait Jean de la Fontaine. « les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

Le mouvement ouvrier a appelé cela la « justice de classe ». Elle est plus vivace que jamais car, à l’image des animaux du fabuliste , la société est malade d’une peste qui a substitué les intérêts de la finance et des multinationales à ceux des nations et de leurs populations, avec la complicité des pouvoirs politiques ou, dans le meilleur des cas, leur impuissance. Voilà bien ce qu’il faut changer, une exigence qui monte dans toutes les luttes sociales en cours face à la déferlante des plans sociaux et dont les Conti sont l’emblème.

C’est d’ailleurs et en outre pour tenter de tuer dans l’œuf la colère qui gronde que la justice est appelée à la rescousse, frappant de son glaive « ces pelés, ces galeux » d’ouvriers qui attentent à l’ordre établi.

Cela suffira-t-il – et jusqu’à quand – à maintenir sur cette marmite en ébullition le couvercle étouffoir ?
Patrice Carvalho
Source http://carvalho.over-blog.com/

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 15:51

Une seule solution :

une deuxième « Grande Révolution »

 (1)

 

(1) LES GENS QUI RIENT ET LES GENS QUI PLEURENT

 

Dans tous les médias, les rubriques économiques et sociales ont un contenu, quotidiennement,  antinomique :

 

les premières font le plein d’indices prometteurs, de profits comptés en milliards, de comptes en Suisse, de bonus  et de parachutes dorés, de fortunes colossales, d’une Bourse en hausse de 40%, de spéculations tous azimuts.

les secondes annoncent un chômage, qui grimpe chaque mois, toujours plus d’usines qui ferment, de restructurations, de délocalisations, de plans sociaux, de pertes d’emplois, de vie chère, de privations, de fins de mois qui commencent le 15, de colères, aussi..

 

Ainsi se font face les gens qui rient et les gens qui pleurent..

La joie des uns se nourrit des larmes des autres.

Une petite minorité de la population, moins de 5%, accapare le plus gros morceau de la galette, au détriment  du plus grand nombre.

C’est la loi du marché.

La tendance s’est encore accentuée, ces dernières décennies, avec la globalisation et la rotation accélérée du capital, que le système impose.

 Non seulement, l’argent est roi, mais il dispose de serviteurs qui légifèrent, contrôlent, et musèlent pour son compte : les pouvoirs politique, juridique, policier, cadenassent la société pour que nul ne puisse s’en échapper.

 

Alors, pas d’issue ?

 

Allons donc !

Comme en 1788, une caste étroite de privilégiés se croit maîtresse de l’Univers, par la grâce de Dieu. Elle pille et saccage les richesses de notre pays. Tout, pour elle, est marchandise, qu’on peut vendre ou acheter, selon les lois du marché. : la santé, l’école, la culture,  les biens de la Nation qu’elle s’est accaparés.

Ces nouveaux ci-devant méprisent les simples gens, considérés comme des gueux, des manants, qu’il faut mener à la baguette et  leur faire croire à des sornettes, grâce aux médias complaisants.

Comme en 1788, cependant, cette frange carnivore s’isole de couches de plus en plus larges de la population. Elle tente de s’appuyer sur l’étranger, sur l’Europe oligarchique, pour maintenir son gouvernement.

Combien de temps cet équilibre instable se maintiendra-il  ?

La réponse dépend de chacun d’entre nous, et de nous tous, enfin rassemblés.

Pour prendre des Bastilles et chasser les tyrans.

Pour édifier une autre société où rires et pleurs auront changé de camp.

 

Mais « quelle autre société ? »

 

CANEMPECHEPASNICOLAS,

ces jours prochains,

tentera d’en définir, d’abord les objectifs,

puis les moyens de les atteindre

et enfin les conditions politiques de leur réalisation

Source http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 22:19
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 21:09

Rentrée sociale et syndicale 2009...
Vivement un nouveau mai 68


Xavier Mathieu, le délégué syndical de Continental Clairoix a été condamné à de la prison avec sursis pour  le saccage de la sous préfecture ainsi que 5 de ses camarades. lien http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090901.OBS9557/six_conti_condamnes_pour_le_sXavier%20Mathieu,%20le%20d%C3%A9l%C3%A9gu%C3%A9%20syndical%20de%20Continental%20Clairoix%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20condamn%C3%A9%20%C3%A0%20de%20la%20prison%20avec%20sursis%20pour%20le%20soit%20disant%20saccage  
A l'heure ou il est question de dépénaliser les infractions financières, la justice se montre dure envers le mouvement social. En effet les prévenus risquent une inscription au casier judiciaire qui compliquerait leur recherche d'emploi. Cette décision est d'autant plus inique que seulement 6 ou  7 salariés ont été convoqués en correctionnel alors que le nouvel obs parle de plus de 200 salariés présents sur le lieu de l'infraction.

 Le ministère public qui en France contrairement aux Etats Unis n'est pas complètement ind  épendant du garde des  sceaux a su se montrer sélectif et a choisi "les meneurs". La responsabilité pénale étant toujours personnelle, le parquet aurait dû pourtant étendre ses investigations à l'ensemble des salariés qui ont participé aux " échauffourés"; preuve si il en fallait une qu'il a bien évidemment par opportunisme poursuivi les syndiqués.

 

La  CGT a fait part de sa désapprobationsoin tout en prenant soin  d'esquiver le rôle du délégué dans la lutte des "Conti" lien http://www.cgt.fr/spip.php article36360. Seul Solidaires s'est fendu d'un réel communiqué de solidarité toujours selon le nouvel obs. Du coté de la cfdt et de fo, c'est le silence radio.

 En attendant, les Chereque, Tibault et compagnie comme dit le délégué estiment ne pas avoir de leçon de morale à recevoir de leur base. Plutôt que d'appuyer moralement leurs délégués, la confédération cgt s'est contentée de vilipender des propos qu'elle juge calomnieux à l'égard de Bernard THibaut; une critique bien superflue de la confédération contenue des enjeux sociaux pour les salariés de Continental qui n'ont plus l'once d'un espoir de trouver un repreneur lien http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090826.OBS8867/la_cgt_defend_bernard_thibault.html .

Quant à Jean Claude MAilly, il  parle de" propos  inacceptables de la part d'un militant syndical." lien  http://www.lefigaro.fr/economie/2009/08/24/04001-20090824ARTFIG00521-mailly-l-unite-syndicale-n-est-pas-une-fin-en-soi-.php et sur le plan politique, les réactions à gauche sont timorées mais convenues et entendues.

 

Malgré tout la rentrée sociale présente quelques bonnes nouvelles puisque les salariés de GoodYear à Amiens ont obtenu la suspension du plan de restructuration.au motif selon le tribunal que " les informations données au comité central d’entreprise sont incomplètes sur la restructuration du site d’Amiens-Nord en ce que notamment le plan présenté n’est pas complet sur le devenir de la production des pneumatiques agricoles ». Cette décision démontre que les instances représentatives du personnel n'ont pas qu'un rôle consultatif mais disposent d'un réel contre pouvoir capable de bloquer des plans sociaux si toutes les conditions sont remplies; c'est à dire des élus mobilisés au service de la collectivité et maitrisant  la légilation sociale.

 

S'agissant de l'entreprise Molex, les organisations syndicales et la direction ont enfin entrepris des négociations. Pour les moment, les salariés restent dans l'expectative. lien http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090831.FAP1095/molex_debut_de_medi

ation_tendue_entre_direction_et_les_.html

Vivement un remake de mai 68
Source http://alternativesocialelibre.over-blog.com/

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 19:30
Publiée le Mercredi 26 août 2009 Source generation-nt.com

Après les trois cas rapprochés de suicides de salariés, le groupe France Télécom a réuni direction et syndicats pour discuter des orientations à prendre concernant les " risques psycho-sociaux dans l'entreprise ".

Par trois fois cet été, des salariés de France Télécom ont mis fin à leurs jours, portant à 20 leur nombre depuis début 2008. Dans le cas marseillais du mois de juillet, la pression liée au surcroît de travail et aux méthodes managériales est clairement énoncée comme cause de son geste dans une lettre laissée à sa famille et communiquée à ses collègues de travail.

Une réunion entre Oliver Barberot, DRH du groupe, et les délégations des six organisations syndicales a été menée le 25 août sur le thème des " risques psycho-sociaux dans l'entreprise " et des mesures éventuelles à prendre.

Face à l'émotion suscitée par le rythme rapproché de ces drames, et constatant que " la forte implication et le soutien des managers locaux des salariés qui ont attenté à leurs jours n'ont malheureusement pas permis d'éviter une issue tragique ", une stratégie de prévention de ces risques psycho-sociaux va s'organiser autour de quatre axes.


Renforcement de l'encadrement

La direction de France Télécom s'engage ainsi à ouvrir une négociation " pour la déclinaison dans le Groupe des dispositions de l'accord interprofessionnel sur le stress ". Elle va d'autre part renforcer ses équipes de médecine du travail et améliorer l'animation du réseau des assistantes sociales.

Elle compte également renforcer les équipes de Ressources Humaines de proximité et réaffirme " la possibilité de négociations locales sur les mesures d'accompagnement liées à des projets d'évolution d'organisation ".

Dans son communiqué, le groupe France Télécom met en avant " la nécessité pour l'entreprise de poursuivre sa transformation dans un contexte d'évolution rapide de ses métiers et d'attentes de ses clients, ainsi qu'une très forte pression concurrentielle " mais promet de faire des efforts de communication.
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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 10:12

L'unité syndicale mise à l'épreuve

[ 25/08/09  ]

Une nouvelle rencontre intersyndicale va être programmée à la rentrée. Après l'échec de la mobilisation du 13 juin, une majorité de syndicats excluent dans l'immédiat une journée d'action unitaire.

Il y aura bien une nouvelle rencontre intersyndicale en septembre. Les contacts n'ont pas encore été pris - c'est la CGC qui doit s'en charger la semaine prochaine -, mais ce n'est qu'une question de jours, assure-t-on de plusieurs sources syndicales. Aucun ne devrait faire faux bond, chacun étant bien conscient que celui qui rompra l'unité, même de façade, serait sanctionné par les salariés. Son issue est cependant loin d'être acquise, dans un contexte marqué par un aiguisement des rivalités du fait de la réforme de la représentativité et par un risque d'intrusion du politique dans les débats syndicaux liés à la crise de la gauche.

Lancée au début de l'année, la mobilisation contre la politique sociale du gouvernement avait connu un pic le 19 mars, où entre 1,2 million de manifestants (selon la police) et 3 millions de manifestants (selon les syndicats) avaient défilé dans toute la France à l'appel des huit syndicats nationaux français. Mais l'affluence avait ensuite chuté et le samedi 13 juin, la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la CGC, la FSU, l'Unsa et Solidaires n'avaient réussi à séduire qu'entre 71.000 manifestants, selon la police, et 150.000 manifestants, selon les syndicats.

L'incertitude domine

Autant dire que ceux qui préconiseront de réitérer une nouvelle mobilisation seront marginalisés, sauf à se raccrocher à la journée de la Confédération syndicale internationale, le 7 octobre. La méthode des journées « saute-mouton », c'est-à-dire espacées, avait réussi contre le CPE en 2005. Elle a montré cette fois-ci ses limites, jugent la plupart des organisations syndicales. Mais il n'y a pas de consensus sur les modes d'action à lui substituer, alors que l'incertitude domine sur le caractère délétère ou vindicatif du climat social à la rentrée.

La commission exécutive de Force ouvrière, historiquement hostile aux initiatives unitaires, abordera de nouveau la question le 3 septembre. Elle n'a cessé de plaider jusqu'à présent pour passer à la vitesse supérieure. Dans une interview au « Figaro », ce matin, Jean-Claude Mailly anticipe 800.000 chômeurs supplémentaires en 2009 et indique que son syndicat est favorable à « une grève carrée de 24 heures ». Il sait bien qu'il ne risque pas de l'emporter mais entretient ainsi l'image d'une confédération contestataire sans grand risque de devoir le démontrer. Et il goûte sûrement au passage le plaisir de donner du grain à moudre au camp - très minoritaire, mais très virulent, à quatre mois du congrès de la CGT - des opposants d'extrême gauche à Bernard Thibault. Un camp dont le délégué syndical de Continental s'est fait le porte-voix il y a quelques jours, n'hésitant pas à traiter Bernard Thibault de « racaille », paraphrasant Nicolas Sarkozy.

Du côté de la CFDT, on plaide pour tenter encore de resserrer les revendications à défendre, alors que la réunion de juin a pourtant échoué sur ce point. Dans le même registre, la CFTC verrait bien l'effort se concentrer sur la question de l'emploi. Les prochaines séances de négociation, notamment la suite de la réunion de juillet sur les mesures d'urgence pour l'emploi, auront valeur de test. Mais, quoi qu'il en soit, le gouvernement n'a pas l'intention de laisser la main aux syndicats. Le premier déplacement de Nicolas Sarkozy, le 3 septembre, aura pour thème l'emploi.

L. DE C., Les Echos

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 17:31

Boycott syndical anti-NPA

La CGT, la CFDT et FO n’iront pas à l’université d’été du parti anticapitaliste.

LILIAN ALEMAGNA

L’ambiance reste bien tendue entre le NPA et les grandes organisations syndicales. A Port-Leucate, où la formation d’Olivier Besancenot organise, de dimanche à mercredi, sa deuxième université d’été, ni la CFDT, ni Force ouvrière (FO), ni la CGT, ne seront présents pour débattre avec les militants anticapitalistes. Seuls la FSU et Solidaires ont accepté de venir dans l’Aude pour discuter avec le NPA dans un débat qui devait s’intituler au départ «Quelles stratégies pour les luttes ? Quelle rentrée sociale ?».

Cause du refus : le «non- respect de l’indépendance syndicale» par le NPA. «Nous avons remarqué une volonté de leur part de se substituer aux syndicats, déclare Alain Guinot à Libération. On n’a donc pas trouvé opportun d’aller dans une université d’été où, précisément, dans l’intitulé même du débat proposé, il est entretenu la confusion des genres». Le secrétaire chargé des relations extérieures à la CGT a justifié le refus de son syndicat dans une lettre adressée au NPA le 10 juillet. Par ailleurs, dans la version finale du programme, l’intitulé du débat a été réduit à «Quelle rentrée sociale ?». Exit donc la première question qui gênait le syndicat de Bernard Thibault.

«La CGT fait une grosse bêtise, assure Pierre-François Grond, membre du comité politique national du NPA. «La CGT ne rechigne pourtant pas à aller discuter avec le patronat ou le gouvernement», poursuit-il. «C’est dommage de se tirer dans les pattes, ajoute Leila Chaibi au NPA. C’est pas vraiment le moment de le faire. Surtout que sur le terrain on bosseensemble.»

Depuis les mobilisations sociales du printemps, les relations entre les trois grands syndicats et l’extrême-gauche, en particulier le NPA, sont plus que difficiles. En mars, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, avait commencé par critiquer ces «militants NPA qui font le tour des entreprises en difficulté». «Ca fait un peu rapace», avait-il lancé. Fin avril, FO et la CGT avaient continué dans la défense de leur boutique syndicale, sous les critiques du NPA qui appelait alors à la grève générale. Le patron de la CGT, Bernard Thibault, avait dénoncé le mélange des genres : «Quand des partis veulent penser à la place de l’intersyndicale et nous dire ce que nous devrions faire, ils se trompent de mission».

«Le NPA, ce n’est pas le PCF d’il y a 30 ans ! On n’est pas la courroi de transmission de la CGT», défend Grond. Car chez les anticapitalistes et trotskistes, on n’accepte pas ce «partage des rôles» entre partis et syndicats, défendant son action dans les mobilisations sociales. «Ce n’est pas parce qu’on est un parti qu’on doit se mettre des oeillères ! assumeLeila Chaibi. Et puis c’est pas avec une grève tous les trois mois qu’on va mettre la pression sur le gouvernement.»

Rejetant les accusations «d’ostracisme», la CGT demande au NPA de «prendre en cause la réalité du syndicalisme» et les «diversités d’opinions des syndiqués» pour renouer le dialogue. «Nous avons déjà participé aux universités d’été sous la LCR, précise Alain Guinot. Mais depuis la naissance du NPA, on fait un constat : au lieu de nous aider, c’est un élément perturbant».
Source liberation.fr

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 19:50

Des salariés menacent de déverser des produits toxiques dans la Seine

                           Les salariés grévistes de Serta devant les fûts toxiques qu'ils menacent de jeter dans la Seine.

Une soixantaine de salariés de l'entreprise de transports Serta au bord de la liquidation judiciaire menacent de déverser 8 000 litres de produits toxiques dans le Cailly, petit affluent de la Seine près de Rouen pour obtenir une indemnité de départ de 15 000 euros. L'entreprise emploie 150 salariés dans toute la France, notamment à La Vaupalière et à Cavaillon (Vaucluse). Elle comptait 250 personnes avant un premier plan social en janvier, conséquence de son placement en redressement judiciaire en novembre 2008.
Source leprogres.fr

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 20:33

De Continental à Serta, les conflits sociaux les plus violents

L'Expansion.com -  20/08/2009

Derniers en date à utiliser la manière forte, les salariés de Serta menacent de déverser des produits polluants dans la Seine s'ils n'obtiennent pas de meilleures indemnités de licenciement. Continental, Sony, Molex, New Fabris... LExpansion.com revient sur les conflits les plus durs de 2009 dans les entreprises.

Mars 2009 - Continental : quatre mois de lutte pour 50.000 euros
C'est la lutte sociale la plus emblématique de l'année : annoncée en mars, la fermeture du site de Clairoix de Continental, puis le rejet de l'annulation du plan social par le tribunal de Sarreguemines, avaient provoqué la colère des 1.120 salariés de l'usine. Après quatre mois de lutte, ponctuée de blocage du site, d'une trentaine de manifestation et du saccage de la préfecture de l'Oise, les salariés de Continental ont obtenu une indemnité de 50.000 euros par salarié licencié.

Mars 2009 - Sony : une nuit de séquestration, 10.000 euro à la cléLes employés de l'usine landaise de Sony à Pontoux-sur-l'Adour ont arraché en mars dernier un meilleur plan social, après avoir séquestré leur PDG Serge Foucher et trois de ses collaborateurs toute une nuit. Les 311 salariés du site, qui a fermé ses portes en avril, ont obtenu des indemnités de licenciement de 10.000 euros par salarié,  en plus du versement d'un mois de salaire par année d'ancienneté. Avec comme garantie une somme plancher de 45.000 euros.

Mars 2009 - Amora-Maille : série de manifestations pour 50.000 euros
Le 20 novembre 2008, Unilever avait annoncé la fermeture de deux sites de production Amora-Maille, celui de l'usine historique à Dijon, qui a fermé ses portes le 17 juillet, et celui d'Appoigny (Yonne) le 1er septembre prochain, entraînant la suppression de 244 emplois. Fin mars, un accord signé par la seule CFDT avec la direction mettait fin à une série de manifestations et de grèves avec occupation et blocage de trois sites, en octroyant à chaque salarié concerné, en plus des indemnités légales de licenciement, une prime de préjudice de 50.000 euros. Lire la suite en cliquant ici.

Avril 2009 - Molex : grève reconduite pour un meilleur plan social
En avril 2009, à l'issue d'un comité d'entreprise sur le plan de sauvegarde de l'emploi, les salariés de Molex séquestrent deux dirigeants de l'équipementier. Débute alors un long bras de fer opposant salariés et direction. Les 283 salariés de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont reconduit à l'unanimité la grève illimitée déclenchée le 6 juillet contre le plan de fermeture prévu pour fin octobre, contestant les justifications économiques de l'équipementier automobile américain. Ils ont repoussé une proposition du co-gérant de Molex France, Marcus Kerriou, augmentant "l'enveloppe des indemnités de 5,1 millions d'euros, soit 18.000 euros par salarié" pour atteindre "62.000 euros en moyenne pour 23 ans d'ancienneté". Les salariés demandent 200.000 euros. Et, depuis le 19 août, les syndicats et le médiateur nommé par Christian Estrosi se rencontrent dans le cadre de réunions de concertation visant à maintenir l'activité sur le site, après que le Tribunal de grande instance de Toulouse a refusé la fermeture du site.

Juin 2009 - Michelin : les salariés brûlent les pneus
Les propositions d'indemnités du groupe Michelin, qui a annoncé le 17 juin la fermeture de son usine de Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, sont "honteuses", selon les syndicats. Michelin aurait proposé une indemnité de 20.000 euros pour les salariés qui accepteraient d'aller travailler à Clermont-Ferrand, et 22.000 euros pour ceux qui quitteraient le groupe. Les salariés réclament 50.000 et 100.000 euros. Devant l'usine de Noyelles, des salariés ont enflammé des pneus pour marquer leur mécontentement.

Juillet 2009 - New Fabris: menace de faire sauter l'usine
Début juillet, les 366 salariés de l'équipementier automobile New Fabris menacent de faire sauter leur usine de Châtellerault (Vienne) en liquidation, s'ils n'obtiennent pas une prime de 30.000 euros par personne. Une prime de 11.000 euros leur est proposée mercredi 22 juillet par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi. Les syndicats jugent cette mesure insuffisante. Pourtant, ils signent, le 31 juillet, un protocole de fin de conflit leur octroyant 12.000 euros de prime de départ en plus des indemnités légales.

Juillet 2009 - JLG : trois semaines de grève pour 30.000 euros
Chez JLG, filiale du fabricant américain de nacelles élévatrices Oshkosh, les salariés en grève menacent de détruire des nacelles, pour obtenir de meilleures indemnités de départ pour 53 d'entre eux, sur 163, qui doivent être licenciés dans le cadre d'un plan social sur le site de Tonneins (Lot-et-Garonne). La menace est levée le 17 juillet avec la tenue d'une réunion avec la direction. A l'issue de la rencontre, les salariés obtiennent l'indemnité supra-légale de 30.000 euros par personne qu'ils demandaient.

Juillet 2009 - Nortel : 15 jours de grève pour 30 à 50.000 euros
Le conflit dans la filiale française de l'équipementier télécoms Nortel à Châteaufort s'est achevé mardi 21 juillet après une grève de 15 jours ponctuée par la menace de faire sauter leur usine. Les 467 salariés visés par le plan social ont obtenu des indemnités de 30 à 50.000 euros grâce au déblocage de 19 millions d'euros de crédit impôt recherche par l'Etat et le retour de fonds bloqués en Angleterre par la société, ainsi que par la "garantie" de bénéficier "du fruit des ventes des actifs de Nortel", ont détaillé des salariés.

Juillet 2009 - Les SKF en lutte pour tenter de sauver leur usine
Le 21 juillet 2009, après un comité d'entreprise portant sur la fermeture de l'usine SFK de "Fontenay-le-Comte"en Vendée, les salariés se mettent en grève, et brûlent des palettes et des machines de l'usine de roulements à bille. Une centaine d'entre eux se rendent à Paris et bloquent le siège français de la multinationale suédoise qui avait annoncé, quelques semaines plus tôt, la fermeture du site vendéen, qui emploie 380 personnes. Durant l'été, les salariés se relaient pour occuper l'usine et éviter ainsi que la direction ne vide les installations. Les négociations sur les conditions de la fermeture de l'usine en novembre prochain sont programmées à partir du 24 août.

 Août 2009 - Les salariés de Serta menacent de polluer un affluent de la Seine
Les salariés de l'entreprise de transport Serta de La Vaupalière (Seine-Maritime) font du chantage à la pollution. Ils menacent de déverser 8 000 litres de produit toxique dans un affluent de la Seine s'ils n'obtiennent pas 15 000 euros en plus des indemnités légales de licenciement. D'après une partie des élus du personnel, l'entreprise, comptant 240 salariés, et placée en redressement judiciaire, a déjà connu un plan social concernant environ 80 salariés. Les salariés souhaitent attirer l'attention sur leur sort ; très inquiets, les représentants du personnel estiment que les offres de reprise ont peu de chance d'aboutir.
Source lexpansion.com

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