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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:17

La liste des syndicats représentatifs devrait être connue le 29 mars

PARIS, 04 mars 2013 - La liste des syndicats représentatifs autorisés à négocier des accords au niveau national devrait être connue le 29 mars, le gouvernement devant communiquer ce jour-là le nom des centrales ayant obtenu globalement plus de 8% des voix aux élections professionnelles dans les entreprises, a-t-on appris lundi de sources syndicales.

Une réunion du Haut conseil du dialogue social - qui regroupe notamment la Direction générale du travail et des représentants des partenaires sociaux - est convoquée le 29 mars au matin, a-t-on indiqué à l'AFP. Sera alors communiquée la liste des syndicats ayant obtenu un score de 8% ou plus au niveau national interprofessionnel.

Le ministère a adressé des lettres aux organisations syndicales pour les prévenir de cette réunion. Selon Pascale Coton, numéro deux de la CFTC, le ministère communiquera alors les voix obtenues par les organisations mais la liste des syndicats représentatifs ne peut pas être annoncée ce jour-là compte tenu notamment des contestations possibles et de l'appréciation qui pourrait être celle du gouvernement si un syndicat a un score proche de 8% sans l'atteindre.

Jusqu'à présent, seules cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) bénéficiaient d'une présomption "irréfragable" de représentativité par décret gouvernemental datant des années 1960. La loi de 2008, a changé la donne. Désormais la représentativité des organisations syndicales dépend de leur audience auprès des salariés: les résultats obtenus par chaque organisation lors des scrutins professionnels dans les grandes et moyennes entreprises (de mi-2008 à fin 2012), dans les Très petites entreprises (TPE) en décembre et des salariés agricoles en début d'année sont agrégés sous la houlette du ministère du Travail.

Le ministre du Travail Michel Sapin avait indiqué lundi que "fin mars, les règles (de la représentativité syndicale) vont changer", ajoutant "en attendant, je conseille à chacun d'être prudent".

La question a suscité une vive polémique: le numéro un de la CGT, Bernard Thibault a mis en cause la légitimité des trois syndicats signataires de l'accord sur l'emploi (CFDT, CFTC et CFE-CGC), estimant qu'ils sont "minoritaires" au regard des futures règles. Il a accusé le gouvernement de vouloir continuer à fonctionner avec les anciennes règles de représentativité syndicale et retarder l'effectivité du changement pour ne pas "affaiblir" l'accord sur l'emploi.

Source lentreprise.lexpress.fr

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 23:17

Accords de compétitivité chez Renault : feu vert de la CFDT

C'est un accord historique pour la flexibilité en voie d'être signé. La CFDT Renault a donné jeudi son aval au projet d'accord visant plus de compétitivité et de flexibilité dans les sites français du constructeur, rejoignant la CFE-CGC et FO qui avaient déjà donné leur feu vert. «La CFDT considère que la situation actuelle de Renault et de son environnement ne permet pas de retrouver immédiatement le niveau de compétitivité durable nécessaire.

(...) Face à ces enjeux cruciaux, la CFDT a décidé de s’engager dans la négociation et désormais dans la signature d’un accord qui est avant tout un accord industriel», déclare l'organisation syndicale dans un communiqué.

La CFDT souligne par ailleurs la responsabilité de Renault, qui a «failli» à améliorer sa compétitivité, et demande «un effort d’équité plus significatif de l’ensemble du top management», notamment de son PDG, Carlos GhosnLa CFE-CGC et FO Renault ont déjà accepté le texte, qui constitue un premier accord du genre au niveau d'un groupe et pourrait devenir une référence en la matière.

Le texte validé par l'apport des voix CFDT

La marque au losange va faire fondre ses effectifs de 44 642 salariés à 37 142 en 2016, grâce aux départs naturels non renouvelés (5700) et en élargissant un dispositif actuel de départs anticipés pour les fins de carrière. Ensemble, FO et CFE-CGC dépassaient largement les 30% de voix aux élections professionnelles requis pour valider le texte. La CFE-CGC dispose de 29,7% des voix devant la CGT (25,2%), la CFDT (19,1%) et FO (15,6%).

La signature interviendra après la présentation du projet d'accord en comité central d'entreprise, le 12 mars. La CGT, défavorable au texte, est désormais la seule à ne pas s'être prononcée. Un plus tôt, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait salué l'accord validé par les deux syndicats CFE-CGC et FO, qu'il considère comme «le retour» du constructeur en France, grâce à des engagements sur des volumes de production.

Cet accord «aura une portée considérable s'il est signé par le troisième syndicat qui a annoncé sa signature, sous réserve pour l'instant, la CFDT» avait-t-il souhaité. Un voeu exaucé.

Source leparisien.fr

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:21

Flexibilité des entreprises

 

- Accords "de maintien dans l'emploi": en contrepartie de l'engagement de  ne pas licencier, une entreprise en difficulté peut conclure un accord  majoritaire pour "ajuster" temps de travail et rémunérations, sans passer par  un plan social si elle licencie au moins 10 salariés refusant ces changements.  Quand l'entreprise va mieux, elle doit "partager le  bénéfice économique" de l'accord avec les salariés.


-Des plans sociaux facilités, "fixés" (procédure et contenu) soit par un accord majoritaire avec les syndicats, soit par une homologation administrative  dans les 21 jours, avec des délais de contestation maximum préétablis.


-Restructurations facilitées: mobilité interne obligée (à salaire ou  classification maintenus) si un accord d'entreprise l'organise (conditions  d'éloignement, etc.). Licenciement pour "motif personnel" en cas de refus.


-Pour les licenciements individuels: en cas d'accord en conciliation aux  Prud'hommes, "indemnité forfaitaire" à l'ancienneté (plafonnée à 14 mois de  salaire pour 25 ans). Si pas de conciliation, le juge reste souverain.


-Pour les entreprises de moins de 50 salariés: expérimentation du recours  direct au CDI intermittent, alternant périodes travaillées ou non, dans trois  secteurs.

Source lci.tf1.fr tiré de l'article http://lci.tf1.fr/economie/social/negociations-sur-l-emploi-ce-que-contient-l-accord-7770616.html

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 21:40

Des salariés d'IBM : "On est mis dans un état d'épuisement et d'isolement complet"

 

 

Cinq salariés d'IBM se sont suicidés depuis un an et demi, selon la CGT. Deux d'entre eux travaillaient sur le site de La Gaude (Alpes-Maritimes), selon France 3 Côte d'Azur. La chaîne a recueilli les témoignages de deux ingénieurs du site qui, eux aussi, ont envisagé de mettre fin à leurs jours.

Michel raconte comment des semaines de 80 à 90 heures ont fait naître une "anxiété" et une "agressivité" croissantes qui ont engendré des "problèmes conjugaux". Une spirale qui a pris fin avec son hospitalisation in extremis"On est mis dans un état d'épuisement, petit à petit, et d'isolement complet", explique Pierre, ingénieur qui a également envisagé le suicide. La faute, selon lui, "à l'organisation du travail et aux méthodes de management qui nous culpabilisent, nous infantilisent et réduisent le salarié à un outil, une machine, rien d'autre qu'un pion qu'on peut jeter".

La CGT y voit la manifestation d'un"syndrome France Télécomprovoqué par "la surcharge de travail" et "la pression de l'encadrement". La direction, elle, objecte qu'"il n'est pas établi que ces gestes", qui"ont choqué l'ensemble des collaborateurs", "aient un lien avec les conditions de travail" car ils ne sont "pas survenus au sein de l'entreprise".

Source francetvinfo.fr

 

 

Cinq suicides en deux ans chez IBM France, dont deux concernant des Gaudois

Cinq suicides en France au cours des dix-huit derniers mois dont deux sur le site de La Gaude. A IBM, le malaise des salariés serait grandissant selon la CGT qui tire la sonnette d’alarme. Témoignages.

Plusieurs employés de l’entreprise de La Gaude ont tenté ou ont mis fin à leurs jours ces dernières années. Selon le syndicat CGT, serait en cause notamment la surcharge de travail et la pression de l'encadrement.

La direction nationale d'IBM estime que « ces gestes, qui ont choqué l'ensemble des collaborateurs, ont eu lieu dans un cadre personnel et il n'est pas établi qu'ils aient un lien avec les conditions de travail, n'étant pas survenus au sein de l'entreprise ».

Dans un communiqué, à l'en-tête de la CGT IBM France,du 20 février , on parle d'un « syndrome France Télécom » : "La surcharge de travail sans fin et le mode paniques récurrents sont accompagnés par un large catalogue de délocalisations permanentes des missions et une oppression stressantes entretenue pour produire toujours plus de masse monétaire au détriment de la vie des salaries, avec des outils tels que : Audits, flicage et contrôles incessant, engagement d’objectifs irréalisables (tous les ans dénoncés). Sans parler des menaces de fermeture de site et autres mutations sauvages."

Pascal Varnier, Frédéric Cerulli et Johann Gross ont rencontré deux ingénieurs de La Gaude qui eux aussi ont déjà envisagé de mettre fin à leurs jours :

 

 

Source cote-d-azur.france3.fr

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:46

La Poste: environ 4.800 suppressions de postes en 2012


PARIS - La Poste a supprimé environ 4.800 postes en 2012 par le biais de départs non remplacés, un chiffre en nette baisse par rapport à 2011, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

Selon la CGT, SUD et FO, l'entreprise qui présentait jeudi ses résultats financiers, a supprimé un peu plus de 4.800 postes à temps plein au sein de la maison mère contre 10.000 en 2011 et 11.000 en 2010.

La direction de La Poste communique de son côté sur les effectifs de l'ensemble du groupe, arguant que certains des collaborateurs de la maison mère sont amenés à aller vers les filiales.

Sur ce périmètre, les effectifs sont passés de 268.822 en 2011 à 266.868 en 2012, soit une diminution de 1.954 postes.

Le groupe souligne par ailleurs avoir recruté plus de 5.000 personnes en CDI en 2012 et rappelle son engagement à recruter 15.000 personnes sur la période 2012-2014. En septembre dernier, La Poste avait revu à la hausse le nombre de recrutements prévus sur cette période (de 10.000 à 15.000) suivant ainsi les recommandations de l'ex-secrétaire général de la CFDT Jean Kaspar, chargé d'un rapport sur les conditions de travail à la suite de deux suicides.

Avec ces recrutements, le taux de remplacement des départs a été de deux sur trois en 2012, contre un sur deux en 2011 et un pour cinq départs en 2010.

Dans un communiqué, la CGT note notamment que cette stabilité est en partie liée à la réduction des effectifs et à une augmentation constante depuis 3 ans des CDD. SUD estime pour sa part que la baisse de la réduction des effectifs et la signature récente d'un accord sur la qualité de vie au travail, n'empêche pas une persistance du malaise social au sein du groupe, pointant notamment une augmentation du nombre de jours d'arrêt maladie (22,22 en 2011 et 22,46 en 2012), tandis que FO avance que les réductions d'effectifs sont à l'origine de tensions de plus en plus fortes dans les services.

En présentant les résultats financiers à la presse, faisant ressortir un bénéfice net stable à 479 millions d'euros en 2012, le PDG de La Poste Jean-Paul Bailly a souligné que l'année avait été importante au plan social pour l'entreprise, avec notamment le grand dialogue sur la qualité de vie au travail et la signature en janvier d'un accord sur ce sujet.

Sur la question des CDD, il a assuré que leur proportion était historiquement en très forte baisse au sein du groupe, soulignant que leur part constituait il y a dix ans plus de 8% des effectifs et autour de 4% aujourd'hui, un chiffre relativement stable.

Nous avons des activités assez fluctuantes et donc toutes les postes font appel à beaucoup de CDD et La Poste française a le modèle social qui, de très loin, fait appel au moins de CDD par rapport aux autres postes européennes, a-t-il affirmé, rappelant que l'accord sur la qualité de vie au travail prévoyait de donner la priorité aux CDD pour les embauches en CDI, à hauteur de 3.000 sur les trois années qui viennent.

Il a par ailleurs relevé que l'intéressement des postiers avait pratiquement doublé, passant de 242 euros par personne en 2011 à 429 euros en 2012.

Source romandie.com

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:58

Viande de cheval et cheval de Troie chez Spanghero

ECO-TERRE. L'emploi avant même la protection du consommateur. C'est le drôle de choix fait par les syndicats FO et CFDT de Spanghero à Castelnaudary.

Face à la désaffection de ses clients après l'affaire de la viande de cheval dans les lasagnes Findus, l'usine de Castelnaudary vient de demander l'ouverture d'une «procédure de sauvegarde» au tribunal de commerce de Carcassonne.
C'est-à-dire que la direction de l'usine demande de conserver la gestion de ses affaires le temps que ledit tribunal décide de son avenir.

Ce plan a été élaboré «en collaboration avec les salariés», explique le délégué CFDT de l'entreprise. Ne pas l'accepter serait aller «à l'encontre de la pérennité de l'entreprise», ajoute le délégué FO.
Autrement dit, la direction a triché et les syndicats se sentent forcés de la défendre au nom de l'emploi.

La moindre grève à la SNCF est toujours présentée comme une «prise en otages» des usagers du chemin de fer. Mais que les marchands de viande de cheval à la place de viande de bœuf, selon les services de la Répression des Fraudes, forcent de fait leurs employés à couvrir leur éventuelle tricherie, c'est quoi ?

Viande de cheval chez ses consommateurs' et cheval de Troie chez ses salariés, l'usine Spanghero a encore de la ressource.

Source libetoulouse.fr

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 15:12

Vers une fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, plus vieil hôpital de Paris

Une banderole est accrochée sur une façade de l'Hôtel Dieu, le 11 septembre 2004 à Paris, lors d'une manifestation en faveur du maintien de l'établissement hospitalier

Une banderole est accrochée sur une façade de l'Hôtel Dieu, le 11 septembre 2004 à Paris, lors d'une manifestation en faveur du maintien de l'établissement hospitalier

 

Les urgences de l'Hôtel-Dieu, l'hôpital le plus ancien de Paris, devraient finalement fermer, a-t-on appris dimanche de sources concordantes, tandis que la direction affirme ne pas avoir pris de décision définitive à ce sujet.

"Les urgences vont fermer, mais il restera un centre d'accès aux soins en urgence ouvert 24/24 à tous les cas non graves", a affirmé dans une interview au Journal du Dimanche Jean-Marie Le Guen, député PS et président du conseil de surveillance de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).

"Faute de pouvoir financer des travaux de mise aux normes au coût exorbitant, le très vieil Hôtel-Dieu ne pouvait plus fonctionner. A la place nous allons créer un +hôpital debout+, un hôpital de santé publique où l'on ne dormira pas, l'hôpital du XXIe siècle", a-t-il ajouté.

Interrogée, la direction a assuré que la décision définitive n'était pas encore arrêtée.

"La décision définitive de ce que sera l'Hôtel-Dieu demain ne peut pas être prise par la direction tant que le processus de consultation des instances internes et des partenaires externes n'est pas achevé", a déclaré Sophie Albert, directrice de projet de l'Hôtel-Dieu.

"Nous travaillons aujourd'hui à réorganiser les flux des patients les plus lourds et offrir pour les autres une possibilité de venir en consultation de médecine générale, que ce soit en urgence ou pas, ouverte 24 heures sur 24", a-t-elle détaillé.

Ces orientations, contenues dans un rapport remis début février, "sont actuellement présentées aux différentes instances", a expliqué Mme Albert.

Bernard Granger, membre de la CME (Commission médicale d'établissement), a toutefois indiqué que "la direction avait confirmé en interne sa volonté de fermer les urgences".

"Elles seront remplacées par une maison médicalisée prenant en charge les urgences plus bénignes mais le Samu et les pompiers emmèneront les cas graves vers d'autres hôpitaux", a-t-il précisé.

Mais selon lui, "la réflexion n'est pas aboutie" au sujet de cette maison médicalisée: "il faut trouver des médecins, l'ouverture 24/24 paraît compliquée et la question de son équilibre économique avec des consultations en secteur 1 (tarifs Sécu) se pose".

La direction de l'AP-HP avait dévoilé en septembre son projet concernant l'avenir de l'Hôtel-Dieu, situé au coeur de la capitale.

L'établissement, dont les locaux nécessitent une rénovation coûteuse, deviendrait un centre de recherche et d'enseignement, privé de lits d'hospitalisation.

Alors que plusieurs services ont déjà été transférés à l'hôpital Cochin (XIVe arr.) , les syndicats avaient manifesté à plusieurs reprises contre une éventuelle fermeture des urgences, qui ont accueilli 43.000 patients en 2011.

En novembre, la CME, instance au rôle majeur dans la politique médicale des hôpitaux, s'était prononcée pour la fermeture progressive en 2013, invoquant des raisons de sécurité pour les patients.

"Presque tous les services d'hospitalisation de l'Hôtel-Dieu auront été transférés à la fin de l'année et (...) l'hôpital ne pourra plus assurer la sécurité continue des soins sur place", avait-elle estimé.

Dans une lettre adressée fin octobre à la directrice générale de l'AP-HP Mireille Faugère, le maire de Paris Bertrand Delanoë s'était dit "personnellement très attaché" au maintien des urgences.

Source liberation.fr

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 18:52

La lettre au vitriol de Titan à Montebourg

Le PDG de Titan tacle les "soi-disant ouvriers" de Goodyear Amiens. Une "insulte totale", juge la CGT.

L'info. Le style est direct et même... explosif. Le PDG de Titan international, société américaine spécialisée dans la fabrication des pneus agricoles notamment, qui a renoncé à reprendre l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord, raille dans un courrier adressé au ministre du Redressement productif "les soi-disant ouvriers" qui "ne travaillent que trois heures". Morceaux choisis.

"Ils ne travaillent que trois heures". La lettre en anglais, dont le quotidien Les Echos publie une copie, est datée du 8 février et est adressée à Arnaud Montebourg. Elle dit répondre à un courrier du 31 janvier du ministre demandant à Titan d'entamer des discussions pour une reprise de l'usine d'Amiens menacée de fermeture et qui emploie 1.173 postes. "Goodyear a essayé pendant plus de quatre ans de sauver une partie des emplois à Amiens, qui sont parmi les mieux payés, mais les syndicats et le gouvernement français n'ont fait rien d'autre que de discuter", écrit le PDG, Maurice M. Taylor. "J'ai visité cette usine plusieurs fois. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures", écrit encore Maurice Taylor au ministre. "Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France !"

"Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ?" "Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ?", lance Maurice Taylor. "Titan est celui qui a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français", ironise-t-il. "Le fermier français veut des pneus pas chers. Il se moque de savoir s'ils viennent de Chine ou d'Inde". "Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", menace-t-il. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers", se moque le PDG américain. "Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens Nord", conclut sa lettre. Au passage, dans sa missive, le PDG du groupe américain prévoit un avenir sombre aux activités du géant français du pneumatique Michelin en France. "Dans cinq ans, Michelin ne pourra plus produire de pneus en France", dit-il.

"Une lettre insultante". Invité sur Europe 1 mercredi matin, Michael Wamen, délégué CGT Goodyear d'Amiens Nord a estimé qu'il s'agissait d'une "lettre insultante". "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines", dénonce le représentant syndical. "Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe ! Il envoie un signal fort : ce directeur d'un groupe, d'une multinationale, est plus près d'un asile psychiatrique que d'un groupe dont il peut tenir les rênes..." Et de conclure que les salariés comptent bien poursuivre Titan en justice : "La décision a été prise de longue date. Par rapport à cette lettre et aux accords signés entre Goodyear et Titan. On va remettre en question l'intégralité de l'accord. S'il croit se débarrasser aussi facilement des salariés français..."

Montebourg refuse de commenter. De son côté, interrogé mercredi soir, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a refusé de commenter cette lettre. "Je ne veux pas nuire aux intérêts de la France", a-t-il déclaré. Le ministre avait annoncé le 12 février que Titan ne reviendrait pas à la table des négociations pour une reprise de l'usine.

Source europe1.fr

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  écouter Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, sur RTL : "Ce courrier est l'illustration du diktat du profit qui anime les grands groupes des multinationales"

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 13:05

Vatican : le banquier de Dieu vend des armes

La nomination par le pape démissionnaire Benoît XVI du nouveau président de l'IOR, la banque du Vatican, soulève de nombreuses polémiques.

La basilique Saint-Pierre, à Rome. La basilique Saint-Pierre, à Rome.

 


Huit mois après le licenciement d'Ettore Gotti Tedeschi, la banque du Vatican - l'IOR -, au centre plusieurs scandales financiers, a depuis vendredi un nouveau président : l'Allemand Ernst von Freyberg. Mais loin de mettre fin aux polémiques sur l'IOR, cette nomination désoriente encore davantage les fidèles.

Cinquante-cinq ans, avocat marié à une Française, aristocrate de grande lignée, chevalier de l'ordre de Malte, von Freyberg a une grande expérience de la finance internationale. Mais il est également président des chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg, qui fabriquent des yachts de luxe et... des navires de guerre. Le site de l'entreprise arbore fièrement les photos de frégates lourdement armées. Une activité que beaucoup jugent incompatible avec une responsabilité aussi stratégique que la présidence de l'IOR.

"Un choix paradoxal"

"C'est un choix paradoxal, affirme le père Venanzio Milani, responsable de l'agence de presse des missionnaires, Misna. Nous, Missionnaires comboniens, nous nous battons contre le commerce des armes et avons fait campagne contre les banques qui financent l'industrie de l'armement. Et nous nous retrouvons avec un président de l'IOR qui construit des navires de guerre... L'encyclique Pacem in Terris condamne le commerce des armes, et le passé professionnel compte quand on entre au service du Vatican."

Pour dédouaner l'Église, le directeur de la salle de presse du Vatican, Federico Lombardi, a affirmé que c'est l'agence de recrutement Spencer Stuart - au terme d'une mission dont le cachet est tenu secret - qui a identifié von Freyberg comme le meilleur des candidats possible. Piètre défense qui n'enlève pas le goût amer de se trouver devant une nouvelle gaffe du Vatican.

"N'y avait-il pas mieux à faire ?"

Mais c'est également l'opportunité d'une telle nomination qui est mise en question. Les catholiques sont dans une situation qui n'a pas de précédent depuis 600 ans et qui les désoriente. Depuis l'annonce lundi dernier de son renoncement jusqu'à son départ effectif le 28 février prochain, chaque geste, chaque parole de Benoit XVI a valeur de testament spirituel. Ses mots lors de la messe d'entrée en carême sur la division de l'Église ont été interprétés comme un anathème contre la curie. Or le dernier geste important du pontificat de Benoît XVI concerne... la banque. "Pourquoi une telle urgence ? s'interroge l'éditorialiste de La Stampa. N'est-ce pas donner raison à ceux qui ne voient dans le Vatican qu'un centre de pouvoir plus préoccupé de questions terriennes que de nobles sentiments. N'y avait-il pas mieux à faire ?"

Effectivement il y avait urgence. Les vaticanistes s'accordent à expliquer ce coup de théâtre par la volonté de la curie en place d'occuper la direction de l'IOR avant l'arrivée des équipes qui seront désignées par le prochain pape. "On s'est indignés contre les délires du livre de Dan Brown, disait hier un prêtre à la sortie de la dernière rencontre entre le souverain pontife et le clergé romain. Mais quand on voit ce qui se passe..."

Source lepoint.fr

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 17:54

Divorce syndical autour d’Aulnay

Face à une CGT qui combat la fermeture du site, la CFDT hésite sur la conduite à tenir tandis que FO, la CFTC, la CFE-CGC et le syndicat maison SIA/GSEA négocient les dispositions du plan social.

Chaque jour ou presque, la division syndicale apparaît au grand jour. Mardi, la direction de PSA Peugeot Citroën a ainsi annoncé que quatre organisations syndicales (CFE/CGC, CFTC, FO, SIA/GSEA) ont donné un avis favorable au projet d’accord sur les mesures sociales d’accompagnement des salariés des sites de Rennes et d’Aulnay. Dans le même communiqué, la direction a même précisé que « la CFDT a souligné la qualité des négociations et indique vouloir consulter sa base pour donner une réponse avant la fin du mois ».

Ce sujet est typique de la situation au sein du groupe PSA où l’intersyndicale de l’été 2012 a volé en éclat entre les réformistes, les hésitants et les opposants farouches. Les premiers rassemblent Force ouvrière, la CFTC, le syndicat maison SIA/GSEA et la CFE-CGC. Tous se sont prononcés contre le plan de restructuration mais celui-ci étant adopté, ils sont en quête d’un « accord permettant à ceux qui le souhaitent de partir dans la dignité ». Concrètement, dans des conditions financières correctes et toujours sur la base du volontariat. « Ce plan est regrettable mais il ne faut pas oublier ceux qui restent », indique un représentant de la CFE-CGC.

De l’autre côté de la chaîne, la CGT a choisi la posture du combat. Au propre comme au figuré. Le syndicat de Bernard Thibaut refuse l’idée même d’une fermeture d’Aulnay, devenue, sous couvert de grève, le premier lieu d’expression de Lutte ouvrière. Hier encore, l’usine de montage a été temporairement occupée. Une opération qui devrait se reproduire prochainement.

Entre les deux camps, la CFDT hésite. Les responsables de la Confédération ont dénoncé les violences perpétrées dans l’usine par les grévistes. Lesquels sont soutenus, localement, par la CFDT. Pas simple, cette affaire !

Source lalsace.fr

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