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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 20:23

Un camarade m'a remis aujourd'hui le seul tract à ma connaissance qui a été distribué cet été aux salariés de Disneyland Paris. Un tract, ce n'est pas beaucoup me direz-vous pour une entreprise comme Disney avec 14 000 salariés et 7 organisations syndicales + 2 syndicats annexes, soit un total de 9 syndicats.

Et bien désolé de vous décevoir, mais les tracts ne sont pas légion et ne doivent pas atteindre le nombre de 10 sur l'année, tous syndicats confondus. Soyons bon prince et disons 15...

Ce tract fait suite à un article que j'avais repris sous le titre Disneyland Paris : la CFDT frappe très très fort, la Direction doit être dans tous ses états...

Voici donc le tract distribué par nos camarades de la CFDT aux salariés de l'entreprise. La particularité de ce tract c'est qu'il dit que la CFDT n'a rien dit, et que l'article qui est paru pendant ces vacances dans la presse ne correspond pas aux propos de la CFDT.

C'est un peu dommage, pour une fois que les salariés croyaient qu'un syndicat avait dit des choses!

Ce sera pour une autre fois...

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 16:59

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, je l'ai déjà écrit et décrit tant de fois... Ce qui devient visible à l'extérieur n'est que le produit de ce qui se passe à l'intérieur.

Je ne vais donc pas insister davantage, la Direction sait depuis longtemps ce qu'elle doit faire, elle ne le fait pas, alors laissons le bateau sombrer un peu plus puisque ceux qui devraient prendre leurs responsabilités et sauver le navire sont ceux là mêmes qui le sabordent depuis des années en tolérant l'intolérable.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Il faut sauver Disneyland Paris

Un bloggeur belge, fan de Disneyland Paris, a lancé une pétition électronique internationale dans laquelle il dénonce l'état du parc d'attractions, selon une information du Parisien. La pétition, traduite en six langues, aurait déjà recueilli plus de 5000 signatures.

La missive explique qu'après "de nombreuses années de coupes budgétaires au niveau de la maintenance, de l'animation, de la restauration, Disneyland Paris est aujourd'hui dans un état de négligence incacceptable". Viennent s'ajouter l'annulation de spectacles, la réduction des horaires d'ouverture des restaurants, des boutiques ou encore le "cycle san fin d'attractions en panne".

Le créateur de cette pétition, Guillaume G. qui a visité le parc une quinzaine de fois a été choqué lors de sa dernière visite. Il déclare dans le Parisien :" J'ai trouvé le parc dans un état préoccupant: deux attractions fermées, quatre spectacles annulés, la nourriture aussi mauvaise dans les restaurants haut de gamme que dans les fast-foods et plus généralement dans un état de délabrement que je n'avais jamais vu dans aucun parc Disney".

Guillaume G. a semble-t-il été entendu puisque sa pétition aurait attérri sur le bureau de Philippe Gas, le PDG d'Euro Disney. Le quotidien rappelle que depuis 1992 (année de création du parc d'attraction), le site est réguliérement le sujet de doléances de fans.

Source lefigaro.fr

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 17:24

Voici des nouvelles du SIT 77, le dernier syndicat créé à Disneyland Paris, nouvelles que l'on retrouve sur le site d'une sénatrice écologiste de Seine et Marne. Comme les 7 organisations syndicales déjà existantes dans l'entreprise ne communiquent pus depuis... ouh là, ça fait longtemps... nous ferons la part belle à ce que nous trouvons à nous mettre sous la dent.

Ca parle de Disneyland Paris, mais naturellement, ça se passe en dehors de Disneyland Paris, car il est bien connu qu'à Disneyland Paris les syndicats ont le droit de parler de tout, sauf de Disneyland Paris, ce qu'ils font très bien d'ailleurs!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Rencontre avec le Syndicat Indépendant du Tourisme 77

lundi 26 août 2013, par Hélène Lipietz, Emmanuelle Orvain

 

Les loisirs sont un véritable enjeu pour la société d’aujourd’hui, en pleine mutation dans ses comportements de consommation et ses attentes. J’ai rencontré David Charpentier, Secrétaire Général du Syndicat Indépendant du Tourisme 77, accompagné de Bernadette Caudron, Trésorière du SIT77 et Déléguée du Personnel (Hôtellerie-Restauration) d’Eurodisney et de Marcel Rey, Membre du Bureau du SIT77 et ancien Délégué du Personnel d’Eurodisney Syndicat Indépendant du Tourisme 77.

Le SIT77, syndicat indépendant, revendicatif et constructif

La création du SIT77 s’est fait en août 2012 après de longues années d’appartenance à divers syndicats comme FO, la CFDT, le CFTC.

Le constat, qui a signé la naissance du SIT77 est simple : le monde syndical ne proposerait plus d’offre démocratique. L’hôtellerie-restauration serait particulièrement touchée par le clientélisme pratiqué par les groupements syndicaux qui chercheraient à survivre suite à la loi sur la représentativité de 2008.

Le SIT77 a été créé afin de reconquérir l’autonomie syndicale et de protéger les intérêts des personnels travaillant dans les HCR (Hôtels, Cafés, Restaurants), les parcs de loisirs et bientôt villages nature que souhaite créer Disney.

Aujourd’hui, le SIT77 compte une quarantaine de personnes et souhaite atteindre les 100 adhérents pour son deuxième anniversaire. Le groupement est déjà constitué au sein de l’entreprise Euro Disney. Il faut noter qu’Eurodisney compte 10 000 salariés en Contrat à Durée Indéterminée (CDI) et près de 14 000 emplois (saisonniers, intérimaires, intermittents et sous-traitance inclus) ce qui en fait le premier employeur de Seine-et-Marne et le principal employeur de la branche des espaces de loisirs-culturels-attractions (qui en compte environ 24 000). Et villages nature à son ouverture 2016 en comptera environ 1 600. Il existe autrement de nombreuses entreprises de tourisme et hôtellerie-restauration en Seine-et-Marne, mais la plupart comptent moins de 50 salariés et n’ont ni Comité d’Entreprise (CE), ni véritable présence syndicale, et a fortiori très peu de dialogue social.

Le travail du dimanche fait partie des plus grosses préoccupations du SIT77 qui souhaiterait voir voter 25% de majoration du travail dominical, comme c’est le cas pour la sous-traitance…

… Mais ce n’est pas si simple !

La loi dite Mallié de 2009 fixe les obligations générales du repos dominical et fixe les exceptions et les dérogations ponctuelles et spécifiques. « Les parcs de loisirs et HCR font partie de l’exception au travail dominical » me dit mon interlocuteur : quel lapsus ! Reprenons : "Les parcs de loisirs et HCR font partie de l’exception au REPOS dominical", de même que dans le commerce, certains magasins peuvent ouvrir le dimanche matin (boulanger, grandes surfaces spécialisées…). Certaines de ces branches ont négocié des majorations pour le travail dominical, mais aucune obligation patronale générale n’est actuellement en place. Cette même proposition laisse une marge de manœuvre aux Périmètres d’Usages de Consommation Exceptionnels (PUCE), souvent critiqués par les commerçants et les consommateurs car délimités arbitrairement, au cas par cas.

Un manque de transparence sur les pratiques de l’ensemble des secteurs

Selon le représentant syndical, les employeurs n’accepteraient de verser aucun complément de salaire pour un travail dominical tant qu’aucune disposition législative n’est prise, ils refusent d’aborder le problème dans les négociations de branche.C’est pourquoi, il faudrait que la loi inclus dans les négociations par branche une obligation de majoration.

Les salariés de sous-traitants en nettoyage, par exemple, perçoivent une majoration des salaires lorsqu’ils travaillent le dimanche. Cela permet aux entreprises de loisirs d’écraser leurs frais de structure et de limiter les investissements en formations, etc. Cependant, cette majoration vient en compensation des très faibles avantages sociaux dont bénéficie le personnel de nettoyageet n’annihile pas les profits faits par les boites de sous traitance, même si toutes ne sont pas à mettre dans le même système esclavagiste : parfois l’employé doit nettoyer 5 chambres en 4 heures et qu’il n’a pas terminé dans le délai imparti, le reste du travail qu’il a à faire ne lui sera pas payé.

Pour le gardiennage et la sécurité, ce sont des secteurs assez atomisés et la visibilité reste faible sur les bonnes ou mauvaises pratiques sociales.

Les exigences des entreprises, mais aussi et surtout, les habitudes de consommation des loisirs ont pour conséquences que les plages horaires du travail dominical pour le personnel du tourisme sont de plus en plus étendues. On peut faire le même constat dans d’autres secteurs d’activités.

Les entreprises se dédouanent en expliquant au SIT77 et autres syndicats que leurs impôts vont tout droit dans les caisses de l’Etat et que c’est donc à l’Etat de mieux répartir sur les territoires l’argent taxé. Si on majore le travail du dimanche, on observera automatiquement une diminution de l’emploi au strict minimum pour limiter les coûts. Certaines entreprises proposent ces créneaux sur la base du volontariat (Ikéa, Castorama). Dans le cadre de la majoration, il y aurait de fait plus de volontaires mobilisés pour travailler que de besoins à couvrir.

Val d’Europe, villages nature d’Euro Disney et Pierre et Vacances

Le gros projet dans le nord du département pour les mois à venir est la création d’un village nature mis en place par Euro Disney SCA et le groupe Pierre et Vacances sur le secteur de Chessy/Serris. Malgré les valeurs durables indiquées sur le site, trois termes sont souvent repris à l’attention des salariés, issus de la philosophie d’Euro Disney : polyvalence, flexibilité, travail sept jours sur sept. On comprend donc les tensions que peut engendrer le travail dominical qui soulève d’autres points tels que le transport pendulaire domicile-travail, le logement à proximité du lieu de travail extrêmement onéreux, la garde d’enfants en bas âge sur des créneaux horaires « inhabituels ».

Je suggère de voir l’obligation pour l’employeur d’organiser les transports pour les salariés, car écologiquement, il n’est pas normal de devoir se déplacer en voiture. Qu’en est-il de la mutualisation des transports ? Encourager leco-voiturage ou la création de service de bus inter-entreprises est un passage à l’acte à encourager auprès des entreprises locales. Le transport en bus de nuit est assuré pour les saisonniers de Disney pendant l’été. Cette opération est facilitée, grâce aux emplacements géographiques du personnel hébergé en résidence étudiante ou en foyer jeunes travailleurs. Ce n’est pas le cas de l’ensemble des employés. En organisant ce modèle avec plusieurs entreprises locales (TPE, PME et grands groupes), il pourrait y avoir mutualisation des coûts et des moyens de transport. Les salariés d’Euro Disney par exemple habitent à Château-Thierry (65km) ou Meaux (15km). Mais ces communes, même si elles proposent des logements sociaux et des lignes de bus (de jour) n’ont pas l’argent à investir dans des infrastructures de garde d’enfants ou de transport en commun nocturnes : elles ne reçoivent aucun euro direct de l’activité touristique.

J’ai posé la question de l’existence d’une participation financière de la part des entreprises de tourisme aux logements sociaux dans le département dans lequel elles sont implantées. La question de la fiscalisation du logement était intéressante dans la logique du 1% logement qui voulait que l’employeur cotise pour loger les employés. Cette démarche, sous des airs de paternalisme d’arrière-garde, semblerait pourtant permettre un meilleur ancrage territorial du salariat sur le territoire, qui engendrerait une dynamisation de l’activité économique locale et limiterait les "villes dortoirs" excentrées par rapport aux lieux d’activité.

Bref, n’étant pas dans la commission des affaires sociales, je ne peux être qu’un relai auprès de mes collègues qui y siègent...

Source helene.lipietz.net

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 15:52

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 15:40

 

Chiffre d'affaires en hausse de 7 % pour les parcs à thèmes Disney au troisième trimestre 2013

Les parcs à thèmes et Resorts de The Walt Disney Company (TWDC) ont, une nouvelle fois, réalisé d'excellentes performances financières lors du troisième trimestre de l'exercice fiscal 2013. Le groupe a réalisé, sur cette période*, un chiffre d'affaires global de 11,58 milliards de dollars, soit environ 8,7 milliards d'euros, en hausse de 4 % comparé à l'exercice précédent.

« Nous sommes très satisfaits par les résultats du troisième trimestre, » a déclaré Robert A. Iger, Président et PDG de TWDC. « Nous sommes persuadés que notre stratégie de création de contenu de marque de haute qualité nous positionne parfaitement pour le futur. »

3 milliards lors de l'exercice précédent (marqué par l'ouverture de Cars Land en Californie).


Le plus gros opérateur d'attractions au monde - plus de 126 millions de visiteurs accueillis en 2012** - a annoncé que ses différents sites avaient dégagé, lors du troisième trimestre, un chiffre d'affaires de 3,68 milliards de dollars (2,75 milliards d'euros) en hausse de 7 % comparé à 2012. La tendance positive constatée sur le premier semestre s'est donc poursuivie, l'activité dépassant même les 10 milliards de dollars de chiffres d'affaires au titre des 9 premiers mois de l'exercice, soit une augmentation de 9 %. 

Le résultat d'exploitation des parcs sur le troisième trimestre s'établit à 689 millions de dollars et grimpe de 9 % comparé à l'exercice précédent. Cette performance est imputée plus particulièrement aux bons résultats des parcs nord-américains de Walt Disney World Resort en Floride et de Disneyland Resort en Californie. À l'international, Disney précise que Tokyo Disney Resort et Hong Kong Disney Resort ont obtenu de bons résultats, Disneyland Paris étant le seul site du groupe à avoir vu son chiffre d'affaires reculer au troisième trimestre. Pour les 9 premiers mois, le résultat d'exploitation affiche une hausse de 17 % à 1,65 milliards de dollars.

Aux États-Unis, la hausse du résultat d'exploitation est expliquée par une augmentation combinée de la dépense moyenne par visiteur, du taux d'occupation des hôtels et de la fréquentation (+ 3%). Lors de la téléconférence suivant l'annonce des résultats, le vice-président et directeur financier de TWDC Jay Rasulo a notamment déclaré que le Magic Kingdom avait atteint des niveaux records en terme de fréquentation lors du trimestre. De plus, tant Walt Disney World Resort que Disneyland Resort ont constaté une hausse de 7 % du nombre de visiteurs étrangers, un signe positif pour le quatrième trimestre qui s'annonce, lui aussi, excellent selon les prévisions de la société qui indique notamment que les réservations de séjour sont en hausse de 3 %.

Les investissements sur les 9 premiers mois de l'exercice s'établissent à 137 milliards de dollars contre 2


La hausse de la dépense moyenne par visiteur s'explique principalement par la hausse des dépenses en restauration et boutiques, mais aussi par une augmentation du prix moyen des billets d'entrées, conséquence d'une hausse des tarifs billetterie des parcs américains début juin de 1 à 15 % selon les produits. Une entrée 1 jour au Magic Kingdom coûte désormais 95 dollars (71 euros) contre 89 dollars auparavant, ce qui, ajouté aux taxes, monte le tarif à près de 102 dollars. Selon Bob Iger, il n'y a pas eu de réaction négative du marché, confortant Disney dans son choix pourtant osé alors que l'ombre de la crise économique plane toujours au-dessus des activités touristiques en Amérique du Nord.

Les résultats sont partiellement compensés par une hausse des charges, notamment liée à la main d’œuvre et aux coûts de l'amélioration de l'offre visiteurs. Les dépenses significatives comprennent principalement l'initiative MyMagic+, le nouveau complexe hôtelier Disney's Art of Animation Resort et l'extension de la zone thématique Fantasyland au Magic Kingdom. Les investissements sur les 9 premiers mois de l'exercice s'établissent à 1,37 milliards de dollars, contre 2,3 milliards lors de l'exercice précédent, celui-ci ayant été marqué par l’acquisition d'un nouveau paquebot dans la flotte de la Disney Cruise Line, la construction du Disney's Art of Animation Resort et par l'extension de Disney California Adventure.

Disney travaille actuellement sur plusieurs gros projets d'attractions, liés notamment aux univers d'Avatar, de Marvel, de Pixar ou de Star Wars dont il détient désormais les droits depuis le rachat de Lucasfilm fin 2012. Selon Bob Iger, ces nouvelles franchises ont une valeur évidente pour le développement des affaires de la société dans l'ensemble de ces domaines d'activité, et notamment au sein de ses parcs à thèmes, tant aux États-Unis qu'à l'international.

* Période du troisième trimestre : du 1er avril au 29 juin 2013
** Selon le classement annuel des niveaux de fréquentation des parcs d'attractions réalisé par la TEA et AECOM 

par François Mayné Source newsparcs.com

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 09:35
L'occasion de découvrir un nouveau journal, "L'Opinion" (www.lopinion.fr) qui n'a pas hésité à traiter un des dossiers chauds du syndicalisme en général, les Comités d'Entreprise.
Une présentation générique de la situation pour commencer, viennent ensuite les déboires qui attendent ceux qui osent dénoncer les abus, et pour finir ce que le législateur entend faire pour changer les choses.
Bonne lecture et merci aux journalistes qui permettent par leurs articles de continuer à faire avancer les choses en plaçant certains "syndicalistes" et les entreprises face à leurs turpitudes.
Amitiés à tous et à toutes
Cyril LAZARO
 
Affaires

Des syndicalistes pris la main dans le CE

Détournements de fonds, formations fictives, surfacturation de sociétés amies, des dirigeants de comités d'entreprise doivent s'expliquer devant la justice.

Des syndicalistes pris la main dans le CE

Les faits - Bien des dérives des instances supposées servir les salariés ont éclaté au grand jour. A ce jour, on attend toujours les sanctions.

SNCF: les syndicats se payaient sur la bête

Les 26 et 27 juin s'est tenu à Lyon un procès hors norme : huit fédérations syndicales régionales de cheminots se sont retrouvées devant le tribunal correctionnel de Lyon. Elles sont accusées d'abus de confiance et de faux et usage de faux, en d'autres termes de s'être servies largement dans le budget de fonctionnement du Comité régional d'entreprise de la SNCF, soit tout de même 500.000 euros par an. Cela aurait commencé en 1995 et « pour la seule période de prévention, de janvier 2002 à décembre 2006, le montant dépasse le million d'euros», a rappelé le procureur lors du procès. Formations bidons qui étaient en fait des réunions syndicales, paiements de tracts, sièges de bureau, ordinateurs, toutes sortes de faux frais syndicaux : au total, les organisations syndicales se seraient adjugé près de 67% du budget de fonctionnement sans sourciller. L'avocat de la CGT réfute en bloc ces accusations. « Le seul système mis en place est celui de la débrouille», a-t-il déclaré au procès. Verdict attendu le 26 septembre.

RATP : perquisitions en série

En juin, la brigade financière a fait une descente au siège du Comité régie d'entreprise de la RATP à Bagnolet. Les enquêteurs auraient porté une attention particulière aux bureaux du secrétaire du CE, du comptable et du trésorier, élus CGT. Ils se sont aussi rendus au domicile de l'ancien patron et de l'ex-trésorier du CE. En décembre 2011, la Cour des Comptes avait rédigé un rapport au lance-flammes sur la gestion du comité d'entreprise de la RATP, doté d'un budget de 83 millions d'euros par an, en concluant : « le caractère systématique des errements conduit à penser qu'ils ne sont la conséquence ni de hasards malheureux, ni de défaillance humaine.» On peut difficilement être plus clair. La Cour des Comptes avait en fait saisi le parquet de Paris, avant la publication du rapport, en juillet 201, à la suite de quoi, une enquête préliminiaire avait été ouverte en septembre. La justice est lente, mais elle suit son cours.

Eurodisney : un accusé seulement

Amadou N'Diaye, ex-secrétaire général (CGT) du comité d'entreprise du parc d'attractions, a été mis en examen en 2010, suite à une plainte déposée par FO. Il est soupçonné d'avoir détourné 500.000 euros sur le budget du comité d'entreprise. Un rapport d'expertise des comptes du CE de Disneyland Paris, portant sur la période 2001-2010, avait été transmis au tribunal de grande instance de Meaux. Ventes de billets fictives, espèces manquantes, charges non justifiées auprès du prestataire de voyages auraient permis ces détourments sur un budget annuel de 2,5 M€, sans qu'on sache pour l'instant comment ces sommes détournées auraient été utilisées. Amadou N'Diaye, lui, conteste les faits. « On va se rendre compte que les dysfonctionnements ne sont pas de mon fait et qu'ils existaient avant moi. Laissons la justice faire son travail », a-t-il déclaré lorsque les révélations ont été faites. Il est toujours employé d'Eurodisney.

EDF GDF: une dizaine de dirigeants du CE en correctionnelle

La Caisse centrale des activités sociales (CCAS) du personnel des industries électriques et gazières gère près de 650 millions d’euros en 2012. Véritable Etat dans l’Etat, Ce super Comité d'entreprise emploie 5000 agents. Sa gestion a fait l'objet de multiples mises en garde de la Cour des comptes mais aussi d’une poursuite en justice. Une dizaine de dirigeants du CE, la CGT et la Fédération des mines et de l’énergie ont été renvoyés en correctionnelle. Et la charge est lourde : soupçons d’emplois fictifs, « paiements effectués par la CCAS pour des prestations au profit d’organisations proches de la CGT », «recours à des fournisseurs dont les prix étaient anormalement élevés », subventions pour la Fête de l’Huma, l’instruction est en cours.

Par Irène Inchauspé, Journaliste Source lopinion.fr

 
Répression

Comment les comités d'entreprise punissent leurs dissidents

Ceux qui osent briser l'omerta sur la gestion des CE, loin d'être récompensés, sont le plus souvent punis de leur audace.

Comment les comités d'entreprise punissent leurs dissidentsWilly Pasche

Les faits - A la RATP, chez Eurodisney ou à la SNCF, ceux qui ont porté plainte lorsqu'ils ont découvert des malversations dans les circuits de financements des comités d'entreprises, ont été licenciés ou marginalisés. Ils s'étonnent de l'impunité dont bénéficient certains syndicalistes et du silence des directions de leur ex employeur.

« Sans dénonciation, il n'y a pas de justice, sinon c'est l'omerta », affirme Maxime Delhomme, avocat, chargé de l'enseignement du droit pénal des affaires au Centre national des Arts et Métiers (Cnam). Voilà de quoi réconforter ceux qui ont osé dénoncer les pratiques des comités d'entreprise, et l'ont payé souvent très cher. A l'origine de toutes les affaires en cours d'instruction ou devant la justice, se trouve toujours un homme, l'un de ces fameux « lanceurs d'alerte » qui à ce jour ne bénéficient d'aucune protection. Ils ont agi à leurs risques et périls sans pouvoir imaginer le sort qui leur serait réservé ensuite.

« J'ai été le premier à dénoncer l'entretien du patrimoine de la CGT avec l'argent des salariés de la RATP à travers le comité d'entreprise, mais je n'étais plus qu'à trois ans de la retraite, explique Mourad Ghazli, responsable juridique du syndicat SAT RATP. Si j'avais eu encore beaucoup d'années devant moi, je n'aurais peut-être pas fait la même chose.» En décembre 2010, il était membre de l'Unsa RATP, au sein de la section commerciale, co-gestionnaire du CE avec la CGT. Il avait alors refusé de valider une dotation de 40 millions d'euros en exigeant que le CE justifie ses dépenses. Refus de la direction du syndicat, qui bannit Mourad Ghazli.

Dès avril 2011, il dépose plainte au nom de son nouveau syndicat, le SAT RATP. « Après cela, je n'ai pris que des coups, raconte-t-il. Je viens d'être licencié alors que l'inspection du travail avait refusé mon licenciement, je vais faire un recours devant le tribunal administratif.» Un autre salarié qui avait lui aussi dénoncé les pratiques de la CGT est aujourd'hui harcelé. « Ils se sont permis de fracturer mes caissons de bureau et de me voler toutes mes affaires, y compris mon PC portable avec tous mes rapports de visite des Centres et certains échanges avec la Cour des comptes. J'ai déposé plainte et informé la brigade financière », affirme à l'Opinion ce salarié qui préfère rester anonyme.

« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait Guy Béart. Willy Pasche a fait le même constat. Il s'est retrouvé bien seul le 26 juin dernier au tribunal correctionnel de Lyon, alors que huit fédérations syndicales régionales de la SCNF étaient devant le juge. En 2004, alors qu'il était membre du Comité d'entreprise de la région de Lyon de la SNCF, non syndiqué, il a décidé de porter plainte, ce qui a entraîné l'ouverture d'une l'information judiciaire. Depuis, il est harcelé. « On m'a confiné dans un local où étaient rangés de vieux ordinateurs, avec trop peu de place pour étendre mes jambes, raconte celui qui a été professeur de gym. J'ai même dû me battre pour obtenir des toilettes qui ne soient pas à la turque.» Il a engagé une procédure contre la SNCF pour harcèlement. Son salaire a été amputé à deux reprises pour des raisons qu'il a jugées arbitraires. Les prud'hommes lui ont donné raison. Lors de la procédure pénale, le procureur l'avait reçu. « Il m'avait dit à l'époque qu'on ne pouvait pas me protéger, se souvient-t-il. Personne en France ne s'occupe des gens dans ma situation.»

Il a fait cette déclaration devant la commission d'enquête parlementaire sur le financement des syndicats le jeudi 13 octobre 2011. Commission devant laquelle a aussi témoigné Philippe Chabin, aujourd'hui à la retraite, qui fut secrétaire général du comité d'établissement Clientèles de la SNCF. Alors syndiqué à la CGT, il découvre qu'une partie de la dotation sociale, 200.000 euros par an, ne parvient pas dans les caisses du CE. Il alerte la direction de la SNCF, qui le renvoie vers sa fédération syndicale qui répond : « ce n'est pas le moment de parler de cela.....camarade, il y a des enjeux qui vous dépassent.» Il fait circuler un tract. On lui fait comprendre que deux mandats suffisent. Philippe Chabin est retourné à la SNCF. « Je me suis occupé de deux collègues qui avaient posé des questions sur mon éviction, raconte-t-il. J'ai obtenu pour eux des condamnations pour harcèlement, ils ont été gravement malades à cause de cela.» Devant les députés, il a décrit cette « situation de violence extrême envers les militants qui ne choisissent pas l'omerta et sont catalogués comme étant d'extrême droite ou trotskistes.»

Catalogué, Guy-Bruno M'Boe, délégué FO d'Eurodisney, l'a été depuis fin octobre 2009, date à laquelle il a déposé au nom du syndicat une plainte contre X pour « malversations» et «escroquerie». Sa plainte a abouti à la mise en examen du secrétaire général CGT du CE de l'époque. « A partir de ce moment-là, j'ai été dans le collimateur», dit-il aujourd'hui. La direction a choisi de renflouer le CE d'une montant de 500.000 euros correspondant aux sommes qui auraient été détournées. Le lanceur d'alerte, lui, vient d'être licencié pour avoir rendu publique une partie des délibérations du conseil de surveillance du groupe. « Si c'était à refaire aujourd'hui, je déposerai plainte dans les mêmes conditions», affirme-t-il. Guy-Bruno M'Boe vient d’écrire au président de la République, François Hollande, pour lui demander d’intervenir en sa faveur et permettre sa réintégration chez Mickey.

Par Irène Inchauspé, Journaliste Source lopinion.fr

 

 

Code du travail

Les comités d'entreprise à l'épreuve de la transparence

Le gouvernement prépare de nouvelles règles de transparence financière. Il compte faire adopter un texte de loi à l’automne.

Les comités d'entreprise à l'épreuve de la transparence  
Le château de Fontenay-les-Briis dans l'Essonne est la propriété de l'Union des syndicats CGT de la RATP

Les faits - Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ressort des cartons un projet visant à imposer par la loi la certification et la publication des comptes des gros comités d'entreprise, alors que plusieurs scandales retentissants sont en ce moment examinés par la justice : RATP, SNCF, Eurodisney... Les syndicats sont associés à la démarche ; ils assurent qu'il est de leur propre intérêt d'éviter d'être mêlés à des affaires de gestion douteuse voire frauduleuse des CE. Reste à voir jusqu'où ira réellement cette volonté de transparence.

Comment votre comité d’entreprise utilise-t-il l’argent qu’il reçoit de votre employeur ? Vous ne le savez pas ? Et pour cause : rien n’oblige les élus qui le pilotent à faire part des dépenses du CE aux salariés. Et encore moins à l’employeur qui le finance. Mais cela devrait changer bientôt. Le ministère du Travail prépare une loi sur la transparence financière des comités d’entreprise, qu’il compte faire voter avant la fin de l’année. Une ultime concertation avec les syndicats aura lieu sur le sujet à la rentrée.

L’absence de tout contrôle des comités d’entreprise crée un cadre propice à une gestion inefficace, peu saine – la faillite du CE d’Air France le démontre. Au mieux, l’opacité nourrit la suspicion sur des élus du personnel qui n’ont rien à se reprocher. Au pire, elle autorise les dérives et ouvre la porte à des détournements de fonds à des fins personnelles ou syndicales. Plusieurs scandales ont éclaté ces dernières années. D’anciens responsables du CE de la RATP sont dans le collimateur de la justice qui, à la suite de la Cour des comptes, leur reproche des contrats coûteux systématiquement passés avec les mêmes entreprises, visiblement « amies » de la CGT. Huit syndicats de la SNCF attendent le jugement du tribunal correctionnel, soupçonnés d’avoir confondu les caisses du CE régional de Lyon avec les leurs. La CGT et sa fédération mines-énergie attendent, elles aussi, d’être jugées après avoir été épinglées par la Cour des comptes, suspectées d’avoir financé le PCF via le CE commun à EDF, GDF et à toutes les entreprises de la branche électricité-gaz, dont elle détiennent les clés. Des cas qui concernent quelques-uns des plus gros comités d’entreprise de France, brassant des millions d’euros et salariant eux-mêmes des milliers de permanents.

Le dispositif législatif que prépare le gouvernement comprend trois volets. L’obligation de tenir des comptes, d’abord. Dans la pratique, les CE déjà le font mais parfois à leur façon. « Il s’agit d’imposer un cadre comptable unique, harmonisé, explique un conseiller du ministre Michel Sapin, sans compliquer inutilement la vie des petits CE ». C’est pourquoi en dessous d’un certain seuil – qui pourrait être fixé à 153000 euros de ressources annuelles, comme pour les associations – cette comptabilité devrait être « ultra-simplifiée » (en gros, la tenue d’un cahier recettes-dépenses). Deuxième volet, la publicité des comptes : ils devront être validés par tous les élus du CE et les salariés y auront accès accès (affichage, intranet) sous une forme « compréhensible ». Enfin, les plus gros comités d’entreprises devront être certifiés par un commissaire aux comptes. La concertation de l’automne devra dire à partir de quels seuils précis mais, selon la CFDT, les ordres de grandeur suivants sont évoqués : employer au moins 50 salariés, disposer de 3,1 millions d’euros de ressources annuelles ou de 1,55 million de bilan (il faudra remplir deux de ces trois conditions). « Sur ces bases, seulement 2% des 35000 à 40000 CE seraient soumis à certification », estime le site spécialisé Les clés du social.

Il a fallu du temps pour parvenir à ce résultat. Le projet de loi a été promis par Jean-Marc Ayrault dès la conférence sociale de juillet 2012 ; il a un an de retard ! Les confédérations syndicales sont pourtant officiellement demandeuses. Car elles n’ont pas autorité sur les syndicats « de base » qui les composent, mais leur image est abimée en cas de scandale. La CFDT, par exemple, se serait bien dispensée de l’affaire Seafrance où son syndicat Maritime Nord a été directement mis en cause – entre autres – dans la gestion du CE de la compagnie maritime. Quatre organisations (CGT,CFDT, CFTC, CFE-CGC) ont écrit dès 2011 au ministre du Travail de l'époque, Xavier Bertrand, pour lui demander des obligations légales de transparence pour les CE. Un groupe de travail a alors été mis sur pied. Michel Sapin, désormais titulaire du portefeuille ministériel, l’a réactivé pour préparer son projet de loi main dans la main avec les syndicats. Il aurait pu aller plus vite en reprenant la proposition de loi que les députés centristes Perruchot et Vercamer ont fait voter à l’Assemblée début 2012, qui n’était pas très éloignée de ce qui se dessine aujourd’hui. Il aurait suffi de la faire passer au Sénat pour qu’elle entre en vigueur. Mais politiquement, le gouvernement a préféré repartir à zéro car ce texte était une suite au rapport Perruchot sur le financement des syndicats et du patronat, jugé agressif par les partenaires sociaux. « On ne suit pas la même logique. La transparence, oui ; la suspicion, non », assène-t-on au cabinet de Michel Sapin.

La future loi s’inscrira dans le droit fil de celle de 2008 sur la représentativité qui a soumis les organisations syndicales et patronales, elles aussi, à la certification et à la publication de leurs comptes. C’est bien ce qui inquiète Dominique Labbé (Sciences Po Grenoble), spécialiste du financement des syndicats, pour qui ces obligations n’ont pas changé grand-chose. « Du fait d’un cadre comptable peu adapté et lacunaire, les données publiées sont difficilement analysables », écrit-il avec Dominique Andolfatto (Université de Bourgogne). Ce cadre « a fait l’objet de négociations entre les intéressés et les experts-comptables qui se sont entendus sur un cadre comptable peu détaillé et peu explicite pour le citoyen lambda, faisant finalement de la transparence une affaire de spécialistes… », poursuivent les deux universitaires dans la revue Sociétal parue début 2013.

Exemple : le prêt gracieux de locaux, la prise en charge de frais divers (téléphone, informatique…) et surtout la mise à disposition de personnel sont masqués. Il s’agit pourtant de formes massives de soutien des pouvoirs publics et même des entreprises aux syndicats - de quoi s’interroger sur l’indépendance de ces derniers et sur les façons plus ou moins discrètes d’acheter la paix sociale. Revendiquer le même esprit pour façonner la loi sur les CE laisse Dominique Labbé dubitatif sur la réelle transparence à en attendre.

Par Olivier Auguste, Journaliste Source lopinion.fr

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:17
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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 11:15

Crise et météo plombent les affaires d'Euro Disney

Au cours des trois derniers mois (avril à juin), le groupe, qui exploite notamment Disneyland Paris, a vu son chiffre d'affaires reculer de 1,7% à 352,1 millions d'euros.

Au cours des trois derniers mois (avril à juin), le groupe, qui exploite notamment Disneyland Paris, a vu son chiffre d'affaires reculer de 1,7% à 352,1 millions d'euros.

Euro Disney n'est pas à la fête. La crise qui affecte l'Europe du sud et la mauvaise météo du printemps ont plombé au troisième trimestre l'activité et la fréquentation des parcs du groupe, qui se montre «prudent» pour la fin de son exercice décalé. Au cours des trois derniers mois (avril à juin), le groupe, qui exploite notamment Disneyland Paris, a vu son chiffre d'affaires reculer de 1,7%, à 352,1 millions d'euros. Du coup, le titre du groupe Euro Disney reculait de près de 1,62% mardi matin à la Bourse de Paris, dans un marché en hausse de 0,23%.

L'activité a notamment été affectée par «un contexte économique difficile, notamment en Europe du sud, et dans une moindre mesure, (par) des conditions météorologiques défavorables en France,» indique Euro Disney dans un communiqué.

Sur les neuf premiers mois de son exercice décalé, le groupe enregistre malgré tout un chiffre d'affaires en hausse, grâce à un bon premier semestre (+2,8%), mais aussi en raison de la hausse de la dépense moyenne par visiteur. Le groupe a également bénéficié d'une activité soutenue dans l'immobilier, dont le chiffre d'affaire est passé de 1,7 million à 6,8 millions, porté par une importante transaction immobilière au premier trimestre.

Le nombre de visiteurs revu à la baisse

Pour les prochains mois, le président d'Euro Disney, Philippe Gas, cité dans le communiqué, se déclare une nouvelle fois «prudent au vu de l'incertitude économique en Europe». En effet, la détérioration de l'activité économique a pesé fortement au troisième trimestre sur les volumes des activités touristiques du groupe (-1,6% à 351,8 millions d'euros). Le chiffre d'affaires des parcs à thème se replie de 1,5% pour s'établir à 204,7 millions d'euros, «reflétant une baisse de 7% de la fréquentation», due à la baisse du nombre de visiteurs français, italiens, espagnols et belges.

Ce recul n'a été que «partiellement compensé par une augmentation des activités liées aux évènements spéciaux» (séminaires d'affaires), indique le groupe. Le chiffre d'affaires des hôtels et du Disney Village recule de 0,5%, à 137,9 millions d'euros. Le taux d'occupation des hôtels diminue de 4,5 points sur la période, la baisse du nombre de visiteurs espagnols et italiens étant en partie compensée par une hausse du nombre de visiteurs français passant la nuit sur le site.

Miser sur  l'attractivité de la marque pour traverser la crise

Le recul du nombre de nuitées est compensé par l'augmentation de l'activité du Disney Village, portée par l'ouverture d'une nouvelle boutique depuis juillet 2012, et par une hausse de 2% de la dépense moyenne par chambre, dopée par le vaste programme de rénovation et de «premiumisation» entamé par le groupe depuis trois ans. Sur neuf mois, le chiffre d'affaires des parcs à thème progresse de 0,7%, malgré une baisse de fréquentation de 4%, partiellement compensée par la hausse des dépenses moyennes des visiteurs.

L'activité des hôtels et du Disney Village augmente elle de 0,8% d'octobre à juin, grâce là encore à la hausse des dépenses moyennes par chambre, qui vient contrebalancer le recul des taux d'occupation et la baisse des dépenses en restauration et marchandises.

Euro Disney avait indiqué en mai qu'il comptait poursuivre sa stratégie d'investissements destinée à améliorer «la qualité de l'expérience client», et miser sur la force et l'attractivité de sa marque pour traverser la crise économique. Le groupe avait enregistré en 2012 un nouveau record de fréquentation, avec 16 millions de visiteurs, dopé notamment par son opération spéciale «20e anniversaire», qui a été prolongée jusqu'au 30 septembre de cette année.

Source leparisien.fr

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 19:40

Ne rigolez pas car c'est très triste. Alors que le dossier de ma mutation forcée semblait réglé, les ressources humaines ayant pris fait et cause sur le fondement du droit français dans le sens de ma volonté de conserver mon poste de travail, voilà que l'on m'annonce à nouveau une nouvelle mutation forcée à l'économat de l'Hôtel New York à compter du lundi 29 juillet 2013.

Mais que se passe-t-il à Disneyland Paris?

Sont-ils tous devenus fous?

Que mon chef d'Etablissement souhaite me voir porter des cartons toute la journée, je puis comprendre que cela lui confère un sentiment de supériorité oedipienne. Néanmoins, il y a un droit qui s'applique sur le sol français, droit qu'il doit particulièrement bien connaître puisqu'il est conseiller prud'homme à Meaux.

Les Ressources humaines se rangent à la raison et invitent au bon sens en validant le fait que je reprenne mon poste de travail normalement. Mais que nenni!

Mon chef d'établissement qui devrait couler des vacances tranquilles, revient à la charge par la personne de son remplaçant, un autre chef d'établissement, pour me notifier de nouveau ma mutation à l'économat.

J'ai naturellement refusé une nouvelle fois cette proposition, pour une raison de principe simple, si je tolère qu'un représentant du personnel soit muté du jour en lendemain sur une nouvelle filière de métier, qu'en sera-t-il du petit personnel qui n'est protégé par aucun mandat. Elle est là la question de fond de tout ce dossier!

En revanche, je m'attends à ce que ce coup ci, pour ne pas perdre la face une seconde fois, mon chef d'établissement me mette en mise à pied conservatoire avec une procédure de licenciement à la clé.

Après tout, il s'en fout, ce n'est pas son pognon qui est en jeu, mais le mien et celui de l'entreprise.

Le jeu est très facile ainsi.

Au delà de cette petite disgression, que doivent en penser les salariés? Le chef d'établissement leur dit une chose, les ressources humaines une autre, puis de nouveau le chef d'établissement redit la même chose... etc, etc etc...

Qui peut-on croire? Qui détient la réalité ultime? Qui est décisionnaire?

Alors on subit, on subit, et plus on subit, plus on se dit que cette entreprise a perdu tous ses repères, qu'elle peut s'asseoir sur le code du travail  suivant le bon vouloir de quelques individus qui n'endossent même pas leurs responsabilités puisque c'est toujours la personne morale de l'entreprise qui est mise en cause en cas de contentieux.

C'est Honteux!

Car au final, les amendes qui condamnent l'entreprise pour les manquements de ces individus, c'est l'argent que les salariés ne touchent pas sur leurs augmentations de salaire.

Il y a vraiment besoin de remettre de l'ordre dans toutes ces dérives, mais y a-t-il seulement un pilote dans l'avion?

Comme je le dis souvent, à chaque fois que je crois avoir tout vu à Disneyland Paris, ils arrivent encore à m'émerveiller par de nouvelles trouvailles inédites qui ressemblent plus à des perles qu'à des diamants!

Je ne prendrai même pas la peine de répondre à ce second courrier, puisqu'expliquer le droit du travail dans cette entreprise, c'est comme parler à un arbre, ça soulage sur le moment mais ça n'a pas beaucoup d'effet...

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Représentant du personnel CGT à Disneyland Paris

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 16:55

Bonjour Cyril. Quelle est selon toi la principale qualité de Disneyland Paris?

Sa capacité à faire rêver sa clientèle, et de s'être imposé comme la première destination touristique en Europe. D'avoir su accroître  le nombre de ses visiteurs et fidéliser une bonne partie de ceux-ci.

Son principal défaut?

Celui de ne pas être en adéquation au sein de l'entreprise avec les valeurs qu'elle prétend représenter.

Les salariés sont-ils heureux?

Certains le sont, mais dans le monde opérationnel, les petits salariés sont en souffrance.

Les conditions de travail sont-elles plus dures qu'ailleurs?

Pas vraiment. La vraie difficulté est que les jobs ne sont pas forcément intéressants, et que Disney recrute du personnel surqualifié pour des postes subalternes, tout en payant au ras des pâquerettes. Il y a aussi le problème récurrent lié à l'optimisation du temps de travail qui conduit à des changements de planning incessants pour les salariés, des changements de location, il y a là une atteinte fondamentale et continue au droit des salariés d'avoir une vie privée posée et équilibrée. Si en un premier temps cela est passé tranquillement faute de réaction syndicale, il est important aujourd'hui que la Direction prenne conscience qu'avec le temps, cette dérèglementation affecte le moral et la santé des salariés. De plus nous sommes face à ce que j'appelle des économies de bouts de chandelles momentanées qui finiront par se payer le prix fort tôt ou tard. Un peu comme les split shifts qui ont conduit de nombreux salariés à des restrictions médicales au fil du temps, faute de prévoyance et de vigilance.

Comment perçois-tu le management?

Je le trouve en grande partie incompétent, arriviste et égoïste, surtout dans le monde opérationnel.

Peux-tu préciser?

Disney a promu un système high directive, accordant trop de pouvoirs à l'encadrement, et une mentalité de chefaillons en a aussitôt résulté. Le partenariat signé avec l'armée s'inscrit dans cette démarche à mon sens. Il est à noter que la mise en place de l'autonomie des établissements a accru la problématique. Aujourd'hui, l'encadrement de certains établissements pense détenir les pleins pouvoirs sur ce qu'il considère être devenu son territoire. Cela a accru les dérives, et augmenté l'éteignoir vis à vis de la Direction Générale

Cela signifie quoi concrêtement?

Cela signifie que l'exploitation des salariés se fait par l'écrasement des plus faibles, et la répression de toute forme d'opposition. Quant à la Direction Générale, elle a enfin la paix qu'elle souhaite, sachant très bien ce qui se passe mais ne préférant pas s'immiscer dans les différents paniers de crabes qu'elle a créé volontairement.

Que penses-tu de l'action syndicale?

Inexistante.

A quoi servent les syndicats alors?

A parapher les accords.

Penses-tu que ce mode de fonctionnement puisse continuer longtemps?

Autant de temps que la Direction de l'entreprise le souhaitera.

Et quel est le défaut de ce mode de fonctionnement selon toi?

Les salariés ne croient plus en rien. Une démotivation profonde. Pas d'attente d'amélioration pour l'avenir. Implication des salariés quasi nulle.

Tu penses que ces facteurs sont liés à l'absence de représentation syndicale digne de ce nom?

Pas uniquement, mais en grande partie. Les salariés sont entrés dans la résignation, on vient, on bosse puis on se casse. Avec le temps, ils ont compris qu'il n'y a rien à attendre.

Penses-tu que cela soit une bonne chose pour une entreprise comme Disney?

Non, mais c'est le choix qu'elle a fait.

Il semblerait qu'au travers du programme Team Talent, l'entreprise a affiché une volonté de changer les choses, qu'en penses-tu?

Ce n'est pas le premier programme de la sorte lancé par l'entreprise et ce ne sera sans doute pas le dernier. Nous sommes dans l'entretien de l'illusion. Faire croire, mais en réalité ne rien faire.

Pourquoi milites-tu dans cette entreprise?

Par amour de la justice. Lorsque l'injustice est érigée en règle, il appartient à tout un chacun de se positionner et de combattre selon ses capacités.

Que penses-tu du scandale et des malversations au Comité d'Entreprise?

Je pense qu'un groupe d'individus s'est approprié le syndicalisme à Disneyland Paris, en accord avec la Direction, et qu'il se paye grassement en échange d'une inaction chronique.

Quand tu parles d'un groupe d'individus, tu dépasses le cadre de l'enquête actuelle sur les malversations?

Je ne dépasse rien du tout, je dis simplement ce que tous les salariés pensent : de tels détournements n'ont pas pu s'effectuer sans complicités.

Penses-tu que la justice apportera un jour des réponses sur ce dossier?

Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que nous sommes quelques personnes à avoir travaillé avec des journalistes d'investigation et qu'en moins de trois mois nous avions la réponse à un grand nombre de questions clés sur ce dossier.

Qu'est devenue cette enquête?

Elle devait être diffuée sur Canal + au début 2012, puis en septembre 2012, mais cela ne s'est pas réalisé. Elle ne sera vraisemblablement jamais diffusée.

Est-ce que cela aurait changé les choses?

Totalement. L'entreprise n'aurait plus pu jouer celle qui ne sait rien, n'a rien vu et rien entendu. Elle aurait été placée face à ses vraies responsabilités. La justice aussi, d'ailleurs.

Tu penses que cela aurait accéléré les choses?

Obligatoirement. La Vérité aurait enfin éclaté et l'opinion publique aurait fait le reste. Disney aurait été dans l'obligation de réagir.

Qu'en est-il aujourd'hui?

Aujourd'hui, cela se passe comme pour les gros scandales politiques. Beaucoup de bruit au départ, quelques pétarades ensuite, et finalement un dossier qui s'enlise dans un tribunal et dont on peut douter qu'il sera un jour jugé...

On a voulu te muter de force ces derniers jours et t'envoyer faire de la manutention quotidienne. Quelle est la fin de ce petit feuilleton?

J'ai refusé de changer de poste, ce qui a provoqué un fort esclandre. La Directrice des Ressources Humaines sur les Hôtels m'a rencontré. Je lui ai expliqué que Disney pouvait aller au bout de sa logique, puisque je refusais la mutation, l'employeur pouvait me mettre en mise à pied conservatoire et entamer une procédure de licenciement.

Quelle a été la réaction de l'employeur?

La plus sage. Celle de me remettre à mon poste de travail.

Et s'il avait fait le choix d'entamer une procédure de licenciement?

De mon côté le dossier était blindé, j'avais les camarades de la CGT derrière moi et les avocats qu'il fallait. La mise à pied m'aurait fait des petites vacances et au final j'aurai été réintégré, soit par l'inspection du travail, soit par la justice, la jurisprudence sur ce type de dossier étant constante.

Quand tu parles de la CGT, tu parles du syndicat de l'entreprise?

Absolument pas. Je me demande même comment le syndicat de l'entreprise peut porter le nom de CGT quand on connaît toute l'histoire de ce syndicat et des quelques personnes qui le dirigent. Quand je parle de la CGT, je parle de celle qui est reconnue au travers des luttes menées face aux l'employeurs. A Disney, la CGT de l'entreprise est connue pour tout autre chose. (lire Disneygate : 500 000 € disparus au CE ! - Où va la CGT ? )

Penses-tu que les choses puissent évoluer positivement dans l'avenir, et que mettrais-tu derrière le terme positif?

Selon moi, il y a nécessité et urgence de changement. Cela fait 22 ans que je suis dans l'entreprise, et j'ai vu les salariés heureux de travailler. Disney a raté le coche en n'anticipant pas sur la formation professionnelle de son personnel et la reconversion des métiers opérationnels pénibles. Le choix a été de dire que les salariés, s'ils ne convenaient plus au poste qu'ils occupent, la porte était grande ouverte, et le turn over est d'ailleurs plutôt bien vu puisqu'il permet d'embaucher des jeunes à un salaire moindre. Ce que Disney n'a pas voulu prendre en considération, c'est que premièrement les salariés ont été quasi obligés d'acheter étant donné le prix des loyers, donc de s'endetter et par voie de conséquence, les salariés s'accrochent légitimement à leur emploi. Le deuxième élément que Disney ne maitrisait pas, est la crise qui est survenue et la croissance du chômage qui fait qu'aujourd'hui les salariés vivent dans la peur de la perte de leur emploi. Et au Nord de la Seine et Marne, Disney est naturellement une vraie bouée de sauvetage qui fait que bon gré mal gré, les salariés de l'entreprise restent attachés et ne lâchent pas prise malgré les diverses dégradations des conditions de travail. Sur l'évolution positive, je n'y crois pas dans l'immédiat, l'entreprise n'a pas encore assez de maturité, et sa préoccupation première reste la rentabilité. De plus, si l'entreprise se révolutionnait pour s'ouvrir à un véritable travail social en vue de l'amélioration du sort de ses salariés, cela passerait par une phase de nettoyage au niveau de l'existant très ou trop importante. Aujourd'hui Disney ne dispose pas des personnes compétentes pour mener une telle révolution, et en face, au niveau syndical, le combat se résume trop au niveau du nombre d'heures de délégation pour être d'une quelconque utilité pour les salariés.

Merci Cyril d'avoir répondu à toutes ces questions sans langue de bois. Je te laisse conclure comme tu en as si bien l'habitude.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

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  • : Le blog d'un militant syndicaliste en lutte pour plus de justice sociale à Disneyland Paris. Réflexions, revendications, humour et amitiés
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