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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:27

13-juin-2009-006.jpg

"Le SDVC a voté à l'unanimité au doigt levé, le majeur naturellement,

le seul doigt qui a le droit de voter selon la Loi"

 

 

- Alors Manu, encore un syndicaliste qui s'est fait flingué hier...

- Ouais, on ne compte plus le nombre de camarades tombés au champ du déshonneur à Disneyland Paris...

- Et comme d'habitude, la Direction s'en sort sans une égratignure...

- Ouais, c'est ça qui est le plus bizarre.

- Mais le SDVC n'est pas dupe!

- Et si on demandait d'élever une stèle avec le nom de tous les camarades qui nous ont quitté?

- Voilà une bonne idée. Un "Obélix" au pays de Mickey, avec les noms des camarades tombés au champ du déshonneur.

- Attention, la liste risque d'être longue.

- Et de se perpétuer...

- C'est que c'est une marque de fabrique à Disney.

- C'est sûr! -Qu'est-ce que tu faisais avant? - J'étais syndicaliste chez Mickey. - Tu faisais quoi? -Du syndicalisme à Disney - Ah, tu travaillais pour la Direction? -Ouais, c'est ça! - Et qu'est-ce qui t'est arrivé? -Je suis tombé au champ du déshonneur...

- C'est étonnant que personne n'ose le dire.

- Hé bien nous on le dit!

- Il faut reconnaître que nous au moins, on ne travaille pas pour la Direction.

- Si il y en a qui ne l'avaient pas compris, autant que les choses soient claires.

- C'est sûr. On ne tombera pas au champ du déshonneur!

- C'est pour ça qu'on est virtuel...

- Ouais, on n'évolue pas dans le même champ que les autres!

- Parce que le problème avec le champ du déshonneur, c'est que c'est pas écrit dessus.

- Ouais, tu y marches dessus et tu le sais même pas...

- Et c'est pas la Direction qui irait te le dire.

- Au contraire, ce serait plutôt du style : "vous reprendriez bien quelques euros? - Euh, je sais pas, j'hésite... -Mais si, un petit dernier pour la route... -Ouais, mais j'ai peur d'être malade... -Mais non, il n'y a rien à craindre, on est là!

- Ouais, et puis là c'est l'overdose... Tu t'en es même pas rendu compte et t'es en plein dans le champ du déshonneur!

- Tout ça parce qu'à la base on est super mal payés.

- C'est sûr. Tu toucherais le salaire du PDG, tu serais moins tenté...

- Et encore... Il y a eu ces derniers temps au gouvernement des exemples tellement tendancieux que tu te dis que plus ils en ont, plus ils en veulent...

- Tu voudrais dire que le champ du déshonneur s'étendrait sur toute la France?

- Il faut croire... Euh, après réflexion, pas tout à fait. Il y a un endroit où ça ne marche pas comme ça, et où tout n'est pas aussi corrompu...

- Dis nous vite où, que le gouvernement s'en occupe!

- Les camps des Roms!

 

Les vieux cons

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:10

Comité d’Entreprise Eurodisney : la chute de la maison CGT (et accessoirement de la CFE-CGC)

28 août 2010

Fin 2006, la majorité CGT/CFE-CGC s’octroyait outragement la gestion du comité d’entreprise.

Quatre années plus tard, le Secrétaire du comité d’entreprise, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre dans les locaux du CE, était renvoyé devant le tribunal correctionnel de Meaux pour des  »chefs d’abus de confiance et de complicité de modification de données contenues dans un système de traitement automatisé ». L’affaire était appelée pour la première fois ce vendredi 27 août 2010.

Le Secrétaire CGT a demandé le renvoi de l’affaire dans l’attente des conclusions de l’expertise judiciaire qui ne devrait pas aboutir avant plusieurs mois. Vigilante, la CFDT a fait valoir que compte tenu du dossier pénal constitué à l’encontre du Secrétaire, et qui ne laissait visiblement place à aucun doute quant aux faits reprochés, l’affaire devait être plaidée sans plus attendre.  Celle-ci a donc été renvoyée sur le fond au 25 octobre 2010.

La CFDT a cependant obtenu du tribunal 2 mesures immédiates : la nomination d’un administrateur judiciaire afin de ramener sérénité et clarté au CE, une mesure de bon sens que les élus CFDT avaient réclamé  lors d’une réunion en date du 21 décembre 2009 mais refusé par la majorité de gestion CGT/CFE-CGC (voir ci-joint le courrier (3)) et l’extension du contrôle judiciaire du Secrétaire du CE désormais interdit d’accès dans les locaux de l’entreprise, demande là aussi déjà réclamée par la CFDT (voir ci-joint le courrier (2)).

La CFDT Eurodisney déplore cette dramatique situation, appelle à la responsabilité des uns et à la démission des autres. Chacun en la matière se reconnaîtra.

Source http://cfdt-disney.org/

 

 

Le CE d'Eurodisney et sa mauvaise gestion : FO Disney et l'UD FO 77 obtiennent que justice soit faite

 

Communiqué du Syndicat FO Disney et de l'UD FO 77


Les militants FO Disney ont dénoncé en Novembre 2009 des faits de détournements des fonds du Comité d’Entreprise.

Aujourd’hui vendredi 27 aout 2010, la justice vient de rendre des avis qui vont dans le sens des demandes de FORCE OUVRIERE :

-  Nomination d’un mandataire ad hoc qui représentera les intérêts du CE et des salariés

 Interdiction pour le Secrétaire du CE (déjà sous  contrôle judiciaire) de venir sur le site de Disney

-         -  Exécution provisoire des demandes

 

FORCE OUVRIERE avait invité les syndicats présents dans l’entreprise à nous rejoindre pour défendre les intérêts des salariés d’abord au CE en prenant des mesures de contrôle nécessaires mais aussi en justice : étaient présents à l’audience FORCE OUVRIERE, CGC, UNSA, CFDT.

 

L’inertie actuelle des élus du Comité d’Entreprise n’est pas acceptable sur une telle affaire car elle se fait au détriment des salariés.

Le syndicat FORCE OUVRIERE Disney a entrepris seul de faire tout ce qui était en son pouvoir pour faire la lumière sur ce dossier, avec le seul soutien de l’UD FO 77.

Notre objectif commun est de défendre les intérêts des salariés qui vont perdre des milliers d’euros du fait des agissements du Secrétaire du CE et quelques autres individus par manque de contrôle de la Direction (soit par ignorance soit par connivence). FORCE OUVRIERE espère que le Comité d’Entreprise pourra être remboursé des sommes détournées afin qu’elles puissent profiter aux salariés de Disney.

 

Par ailleurs, le syndicat FORCE OUVRIERE Disney, ainsi que l’Union Départementale FO 77 sont très étonnés qu’une avocate représente la Présidente du CE (même à titre personnel) alors qu’aucune délibération n’a été prise en ce sens par les élus.

 

La prochaine audience aura lieu le 25 octobre 2010.

Source http://www.fodisney.com/

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 19:46

Résumé du jugement

Le secrétaire du Comité d'Entreprise vient de voir son contrôle judiciaire élargi et n'aura plus le droit de pénétrer sur le site de Disneyland Paris (son contrôle judiciaire précédent lui interdisait seulement de se présenter sur le lieu du Comité d'Entreprise).

Un mandataire "ad hoc" a été désigné afin d'assurer le bon fonctionnement du Comité d'Entreprise.

Le secrétaire du Comité d'Entreprise est renvoyé devant la justice le 25 octobre 2010 pour être jugé sur le fond du dossier.

 

La campagne électorale va enfin pouvoir commencer à Disneyland Paris

La CGT vient d'être décapitée. Le secrétaire CGT du Comité d'Entreprise ne pouvant plus se présenter sur le site de Disneyland Paris, c'est toute la CGT qui perd ses repères.

La campagne électorale qui s'annonce va sans nul doute être très délétère et tous les coups bas vont être permis.

Déjà aujourd'hui, la grande surprise est venue de la CFE-CGC qui occupe le poste de secrétaire adjoint au Comité d'Entreprise et qui vantait la bonne gestion de l'institution. Contre toute attente, la CFE-CGC a demandé le jugement immédiat du secrétaire du Comité d'Entreprise, à l'instar de la CFDT.

Nous risquons donc de connaître de curieuses alliances de circonstance dans les jours à venir et les amis d'hier ne seront sans nul doute pas les amis de demain.

 

La CGT ne s'est pas défendue

La CGT qui demandait un renvoi du dossier s'est trouvée prise de cours face au bloc formé par les avocats de la partie civile. La CGT a redemandé que l'expertise judiciaire sur les comptes du Comité d'Entreprise soit terminée avant qu'il y ait un jugement de rendu, mais les parties civiles ont rétorqué que le dossier était déjà en l'état suffisant pour qu'il y ait un jugement.

 

FO fait carton plein

Force Ouvrière a joué la ligne médiane dans sa plaidoirie et obtenu gain de cause sur les trois points mentionnés dans le jugement, les trois points défendus par l'avocat de l'Union Départementale.

 

Premières conclusions

Nous en saurons donc plus le 25 octobre 2010, l'information principale du jour étant la mise sur la touche du secrétaire CGT du Comité d'Entreprise.

 

J'ai eu la chance de manger avec les camarades de Force Ouvrière avant le tribunal, de sortir avec les camarades de la CGT à la fin du jugement, et d'être raccompagné à mon domicile par des camarades de la CFDT. J'ai donc pu partager les analyses, les espérances et les déceptions des principales parties du dossier. Je ne ferai pas de commentaire sur les différentes positions qui m'ont été exposées pour ne point trahir la confiance qui m'est accordée, et qui permet d'avoir un visu très panoramique de la situation.

 

Des rebondissements à venir

Je peux cependant vous assurer que l'affaire est loin d'être terminée, et que très vite de nouveaux rebondissements pourraient voir le jour si le secrétaire CGT du Comité d'Entreprise acceptait de sortir de son mutisme. Si tel n'était pas le cas, l'affaire semble bel et bien entendue.

 

Et la Direction me direz-vous.

Silence radio sur toute la ligne. Pourquoi se mêlerait-elle des guéguerres syndicales. Il y a sans doute mieux à faire en préparant les futures élections et en sélectionnant un jeu d'alliance qui lui permettra de continuer à contrôler l'échiquier syndical, comme elle a su si bien le faire jusqu'à présent.

 

Secondes et dernières conclusions

Si les syndicats vont devoir se battre pour leur survie au sein de l'entreprise (loi de la représentativité oblige) dans les semaines à venir, la Direction pourrait bien jouer le rôle du chasseur pour éliminer les gêneurs, pas obligatoirement les coupables. Mais qui sont les coupables de cette situation ubuesque et qui sont les gêneurs, je vous laisse méditer et vous verrez que la réponse n'est peut-être pas la première qui nous vient à l'esprit...

 

Cyril LAZARO

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 09:07

Rendez vous dès ce soir pour le compte rendu de l'affaire Disneyland Paris du moment. Allons nous enfin savoir ce qui s'est vraiment passé au Comité d'Entreprise? Les salariés ont-ils vraiment été dupés et volés? Qui est ou qui sont les responsables?

C'est à ces questions que nous tenterons de répondre dès ce soir.

Amitiés à tous et à toutes

Les vieux cons

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 22:52

Un nouveau cap est franchi à l'approche des élections professionnelles à Disneyland Paris.

Le courrier de la CFDT de ce jour répond enfin aux attentes d'un véritable courrier offensif sur la gestion du Comité d'Entreprise et les rôles tenus par chacun dans ce naufrage collectif.

La Direction n'ayant toujours pas pris de véritables actions visant à assainir la situation, le jugement du secrétaire du Comité d'Entreprise aura lieu le 27 août au Tribunal de Meaux et risque fort de se terminer par un renvoi, ce qui à trois mois des élections professionnelles n'arrangera personne, si ce n'est le bureau en place.Le secrétaire du Comité d'Entreprise, quant à lui, apparaît toujours confiant dans l'avenir, mais comme tout le monde, il ne peut prévoir l'impact sur les élections à venir du retentissement des accusations portées à son encontre.

Une situation palpitante, chers amis lecteurs, que j'entends bien vous faire vivre au plus près de l'évènement, ayant la chance de cotoyer tous les protagonistes, et d'en savoir bien plus que ce que je peux vous dire en l'état...


Mais cela est le propre de tout conteur, ménager le suspens!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

La Direction – et ses alliés de circonstance – doivent rendre des comptes !

19 août 2010

Le comité d’entreprise, actuellement géré par la majorité de gestion CGT/CFE-CGC/SIPE, est au plus mal et l’avenir s’annonce des plus sombres. Face à ce fiasco avéré largement mis en avant et dénoncé par les élus CFDT depuis 2007, l’immobilisme de la Direction aura prévalu. Pire des encouragements à cette gestion débridée auront même été accordés notamment au travers d’un accord atypique au panier garni de 500 000 euros. La Direction, qui tente alors par tous moyens de se sortir de ce fiasco, n’a donc rien trouvé de mieux que de faire porter la responsabilité de ce gâchis à la représentation du personnel de l’institution dans un courrier adressé aux élus un courrier adressé aux élus . Dans  un courrier de réponse un courrier de réponse adressé à la Direction, la CFDT Eurodisney rappelle à chacun ses responsabilités et renvoi cette majorité de gestion atypique à assumer ses turpitudes.

Source cfdt-disney.org

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 17:44

"Alors que les femmes viennent tout juste d'obtenir le droit de ne pas porter de collants lorsqu'il fait trop chaud dans les Parcs américains, une salariée musulmane demande le droit de porter le hijab, le temps du Ramadan.

Les salariées féminines de Disney aux Etats Unis sont à la pointe de la revendication. Et en France?"

Cyril LAZARO

 

Hijab: une employée porte plainte contre Disney

ANAHEIM, États-Unis - Une musulmane qui travaille comme hôtesse dans un restaurant de Disneyland à Anaheim, en Californie, a affirmé mercredi que le parc d'attractions ne la laissait pas être vue par des clients quand elle porte son hijab.

Imane Boudlal, âgée de 26 ans, est apparue à l'extérieur du Grand Californian Hotel, un hôtel du complexe Disneyland Resort, après avoir déposé une plainte à la U.S. Equal Employment Opportunity Commission, l'agence chargée d'appliquer les lois contre la discrimination en milieu de travail.

Quand elle s'est présentée au travail, dimanche, avec son voile islamique, a-t-elle relaté, son superviseur lui a donné le choix de l'enlever, d'aller travailler dans un endroit où elle ne serait pas vue du public, ou de retourner chez elle.

Mme Boudlal, qui a décidé de porter le hijab pour le ramadan, le mois saint des musulmans, a choisi de rentrer chez elle. Elle s'est présentée au travail les deux jours suivants et s'est fait dire la même chose.

 

La porte-parole de Disneyland, Suzi Brown, a affirmé que l'entreprise avait une politique contre la discrimination. Disneyland a offert à Mme Boudlal une possibilité de travailler avec son voile hors de la vue du public et tente de trouver un compromis qui lui permettrait de couvrir sa tête d'une façon compatible avec son uniforme d'hôtesse, a dit Mme Brown.

La porte-parole a précisé qu'une personne occupant un emploi impliquant des contacts directs avec le public ne doit pas porter de vêtement qui ne fait pas partie de son uniforme. Elle a ajouté que l'entreprise tentait de l'accommoder avec un emploi en coulisse qui lui permettrait de garder son hijab. Selon Mme Brown, l'employée s'est fait proposer plusieurs options mais a choisi de retourner chez elle.

Mme Boudlal, originaire du Maroc, travaille au restaurant Storyteller du Grand Californian Hotel depuis deux ans et demi, mais ce n'est qu'en juin qu'elle a réalisé, alors qu'elle étudiait pour son examen en vue d'obtenir la citoyenneté américaine, qu'elle avait le droit de porter un hijab au travail.

Elle a demandé à ses superviseurs si elle pouvait porter le voile et ceux-ci lui ont dit qu'ils consulteraient le bureau-chef, a précisé l'avocate qui conseille Mme Boudlal, Ameena Qazi, du Conseil des relations américano-islamiques.

Mme Boudlal n'a pas eu de nouvelles de ses supérieurs pendant deux mois, puis s'est finalement fait dire qu'elle pourrait porter un voile, mais qu'il devait être dessiné par le département des uniformes de Disneyland afin d'être conforme à l'apparence que l'entreprise veut donner à ses employés, a dit Mme Qazi.

L'entreprise a dit qu'elle lui fournirait des voiles mais n'a pas précisé quand ils seraient prêts. Dans l'intervalle, on lui a interdit de porter son propre hijab.

C'était la première fois, dimanche, que Mme Boudlal portait son voile pour aller travailler.

Source journalmetro.com

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 20:52

Plusieurs salariés étrangers ont interpellé la CFDT Eurodisney concernant leurs difficultés de renouvellement de leur carte de séjour et des menaces de licenciement à leur encontre formulées par la Direction d’Eurodisney. Dans un courrier (17) adressé aux administrations compétentes,  la CFDT Eurodisney demande que des démarches de renouvellement des cartes de séjours des salariés étrangers soient véritablement mises en place afin de facilité cette procédure et ainsi ne pas mettre le salarié dans une situation de précarité extrême.

Source cfdt-disney.org

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 21:15

chatsvictoire.jpg

"Grâce à un sondage auprès de 2 cast members,

le SDVC obtiendrait 100% des intentions de vote"

 

- Panique à bord à la Direction de Disneyland Paris, le SDVC, syndicat des vieux cons, obtiendrait 100% des votes aux élections professionnelles!

- Ils doivent en tirer une de ces gueules...

- Tu m'étonnes, ils doivent recompter leurs sous pour pouvoir payer tout ce que l'on va demander.

- Ne serait-ce que le travail du dimanche payé double pour tous les salariés!

- Chut, ne le dis pas trop fort... on ne veut pas qu'ils fassent une attaque tout de même...

- Et du café et des cookies à toutes les réunions de négociation!

- Ca c'est normal, c'est une question de savoir vivre.

- Hé ben sur ce plan là, la Direction elle sait pas vivre... Une bouteille d'eau, et encore il faut la réclamer...

- Mais ouais, mais c'est Picsou qu'est derrière, et une diminution des coûts d'1 euro ça rapporte autant qu'une augmentation des dépenses d'1 euro chez les clients.

- Déconne pas, on est quand même moins nombreux que les clients...

- C'est vrai, tu as raison, ils pourraient faire un effort pour mieux nous recevoir.

- Et les seniors managers, ils ont intérêt à apprendre à faire des courbettes quand on passera devant eux.

- Ca c'est sûr, parce qu'un simple mot de notre part et hop.... fini le rêve chez Mickey!

- Bon, et si on parlait du Comité d'Entreprise!

- Publication mensuelle obligatoire de tout l'argent qu'on va détourner!

- Voilà une bonne idée. Vive la transparence avec le SDVC. Les salariés vont enfin savoir tout l'argent qu'ils ne vont pas toucher grâce à nous.

- Mais à chaque fois qu'on partira en voyage avec l'argent du CE, on leur enverra des cartes postales...

- Si avec ça ils votent pas pour nous, c'est qu'ils n'ont rien compris.

- Ouais, parce que l'idée de la carte postale, c'est une vraie avancée... ça c'est jamais fait!

- En contrepartie, la Direction devra s'engager à nous faire un versement atypique de 500 000 euros tous les trois mois!

- Voilà encore une super idée. Ce sont les banquiers qui vont être contents. Pour une fois il n'y aura plus de déficits au Comité d'Entreprise de Disneyland Paris!

- Plus de déficits, c'est vite dit... j'ai quand même une île en Grèce à acheter, et vu que les prix baissent, c'est le moment ou jamais!

- Mais comment tu vas justifier ça sur les comptes du CE?

- Facile. Je vais créer une ligne budgétaire frais divers...

- Mais ça va faire beaucoup sur cette ligne budgétaire par rapport aux autres lignes budgétaires.

- Pas de souci, je supprime toutes les autres lignes budgétaires et j'en garde qu'une seule : frais divers...

- Mais tu la mettras sur les frais de fonctionnement ou sur les activités culturelles.

- Il n'y aura plus de frais de fonctionnement. Une seule ligne pour tout!

- Mais c'est pas possible, ça voudrait dire que le CE ne fonctionnera pas pour les salariés.

- Alors là, pour ça, il suffira de prendre exemple sur nos prédécesseurs. Ils ont bien des lignes de fonctionnement mais ça ne marche pas. Nous on aura au moins l'honnêteté de supprimer ces lignes là qui compliquent la comptabilité.

- Et où tu enregistreras les entrées d'argent, sur quelle ligne budgétaire?

- Là aussi, il n'y a pas de souci, avec nous l'argent il ne fera que sortir!

- Remarque c'est aussi bien, on va pas se faire élire au CE pour faire du commerce tout de même. On va pas être mesquin à ce point là.

- Exactement!

- Bon, éh bien il ne reste plus qu'à la Direction à se préparer pour faire les chèques...

- C'est vrai que c'est sympa le syndicalisme, on aura l'impression de gagner au loto tous les trois mois...

- Et en plus la Direction elle est obligée de payer, elle a pas le choix ou alors on la met au tribunal...

- En plus comme elle a du mal à suivre les comptes du CE, avec une seule ligne budgétaire, ça sera mieux pour tout le monde.

- Et tout ça simplement parce que les salariés nous auront élus...

- Elle est pas belle la vie?

- Comme quoi "heureusement qu'il y a une justice" comme dit si bien la pub du loto!

 

Les vieux cons vous rappellent que demain vendredi 13 août 2010, il y a une super cagnotte à la Française des Jeux pour le tirage du loto, nous on en a plus besoin, le CE nous suffit.

 

Amitiés à tous et à toutes

 

Les vieux cons

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 18:42

Corenthin-2-mai--2009-008-copie-1

"Comment tu dis, Kant, Hegel, Nietzsche, Platon, Marx, Daniel Dreux..."

Cherchez l'intrus!

 

 

Alors que la Direction peut se frotter les mains avec la réussite affichée pour ce troisième trimestre d'activité, le SDVC syndicat des vieux cons n'est pas dupe.

 

La presse non plus (Disneyland Paris : une analyse qui relativise les bons résultats du troisième trimestre.)


Disneyland Paris n'a toujours pas résolu la crise sociale traversée par l'entreprise.

Certains ont beau dire que dans partenaires sociaux il y a partenaires, les salariés ne l'entendent pas obligatoirement ainsi, et voir un Comité d'Entreprise en pleine débâcle, empêtré dans des procédures judiciaires à n'en plus finir alors que les salariés continuent de bosser sans véritable retour pour leurs efforts et sans compensation pour le travail du dimanche, tout cela crée une situation explosive à plus ou moins long terme.

 

Les élections professionnelles à venir n'apporteront aucun changement à la situation tant le mal est profond. Il y a fort à parier que les candidats proposés sur les listes électorales seront quasi identiques aux élus actuels, il n'y a donc rien à attendre de ce côté là.

Alors que faire?

Sont-ce toujours les mêmes qui bénéficieront de la galette de Disneyland Paris au détriment de tous les salariés?

 

Les vieux cons plaignent les salariés cadres et non cadres de l'entreprise qui s'échinent à travailler plus, pour sortir l'entreprise de la situation précaire dans laquelle elle se trouve, alors que pendant ce temps les cadres dirigeants et certains syndicalistes vivent "très très bien" dans l'entreprise.

 

Salariés vous êtes grugés une fois de plus et cela n'est pas prêt de s'arrêter.

 

Quant à la Direction, elle peut se croire sortie d'affaires grâce aux bons résultats enregistrés lors de ce troisième trimestre, mais ce résultat résulte en priorité de mouvements immobiliers qui résolvent l'aspect financier de l'exploitation et non pas l'aspect social.

 

Les vieux cons le disent clairement, la Direction n'a toujours pas amorcé le moindre signe de changement de stratégie vis à vis de la gestion des relations sociales dans l'entreprise en dépit d'effets d'annonces non suivis d'éxecutions.

La situation semble parfaitement lui convenir et devrait normalement perdurer pour les 4 années à venir.

 

Puisque nous risquons d'être condamnés à travailler plus longtemps par la réforme sur les retraites que nous vous invitons à combattre le 7 septembre, chers salariés, faites comme les vieux cons, en attendant, prenez votre mal en patience et devenez philosophes...

 

Les vieux cons

 

Veuillez trouver ci dessous l'article du Parisien du jour

Reprise à Disneyland Paris avec un CE paralysé Reprise à Disneyland Paris avec un CE paralysé

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 18:14

A Disneyland, des artifices pour éteindre le feu

Enquête

Plombé par sa maison mère, le parc de loisirs use de toutes les ficelles et travaille son image.

 

Par CATHERINE MAUSSION

Disneyland de Paris à Marne-La-Vallée.

Disneyland de Paris à Marne-La-Vallée.

Mickey publie aujourd’hui ses résultats et tout le monde s’interroge : la magie va-t-elle une fois de plus opérer ? Après un premier trimestre gâché par la crise et la météo, Disneyland Paris a renoué cet été avec les files d’attente. Que du bonheur pour le tiroir-caisse. Ce vendredi de juillet, il fallait piétiner trente-cinq à quarante minutes pour atteindre les caisses d’entrée. Maria, guichetière, confie, après un rapide coup d’œil sur son écran, que la prévision du jour est au beau fixe : «On s’attend à 36 000 visites.» On n’est pas très loin de la saturation.

Mais, même réussi, l’été ne saurait à coup sûr sauver l’année. Chez Disney, l’exercice comptable se termine en septembre. Et il pourrait se clore une fois encore sur une perte. «Disney n’a jamais craché de résultats», confie un analyste. Et lorsqu’il se rapproche de l’équilibre - ce fut le cas en 2007 -, c’est comme une apparition de la Fée Clochette : on se frotte les yeux pour y croire. A deux reprises - en 1994 et 2005 -, le parc a même tutoyé la faillite : «On a restructuré la dette et c’est reparti.»

Ces difficultés sporadiques poussent à s’interroger sur la gestion du parc. Pour Didier Arino, consultant chez Protourisme, il y a de la prestidigitation chez Disney : «La fréquentation est exceptionnelle, il est difficile de mettre plus de monde dans ce parc. Les dirigeants ont su faire évoluer le produit. Disneyland Paris est même très performant comparé à la Californie [Disney exploite un parc à Anaheim, ndlr].» Mais, ajoute-t-il, «c’est le modèle économique qui ne tient pas». Et de pointer «le montage financier» et tous ces coûts que facture la maison mère. Exemple, la tenue des parades. «Quand Disneyland Paris veut toucher à un élément du décor, il est obligé de faire venir des gens des Etats-Unis», dit-il.

Royalties. Autre exemple, ces fameuses royalties, des redevances payées à la maison mère, The Walt Disney Company, pour prix de l’exploitation des personnages et de la marque. «Elles atteignent quelque 70 millions d’euros par an !» s’indigne David Pinard, délégué CFDT. Les analystescritiquent surtout la dette énorme que le parc traîne depuis le début. Au 31 mars, celle-ci s’établissait à 1,678 milliard d’euros et avait même grossi cet hiver, à cause des pertes : 114 millions d’euros sur les six premiers mois de l’exercice 2010 (octobre 2009-mars 2010). L’opacité du statut - une commandite par action -, ou encore la complexité des montages autour de la dette, - «les convenances bancaires sont hypercompliquées» dit un analyste -, n’aident pas davantage à y voir clair.

«Pas tenable». Pour autant, la santé financière précaire du parc ne semble affoler personne. Interrogée, la direction répond aux accusations de siphonnage des caisses par la maison mère, en jouant l’opération-vérité sur les royalties. Celles-ci auraient été «abandonnées entre 1994 et 1998, puis comptabilisées pour 50% seulement de 1999 à 2005» au vu de la mauvaise santé financière du parc. Depuis 2005, le versement d’un quart des royalties (25 millions d’euros) est reporté chaque année. Il sera réclamé le jour où le parc pourra payer. Et ce mécanisme de report, jure-t-on chez Disney, est censé durer jusqu’en 2014. Cette ponction - 5,7 à 5,8% du chiffre d’affaires - fait réagir Didier Arino : «Prélever à ce niveau alors que ce type d’équipement génère 2 à 3% de rentabilité, c’est juste pas tenable […] Il faudrait reconnaître, une fois pour toutes que ce genre de sitene rapporte qu’au niveau global, en calculant les effets induits.» De fait, la dernière étude d’impact, publiée fin 2009, fait état de 56 000 emplois et 3 milliards d’euros induits en France, dont 30% bénéficient à la Seine-et-Marne.

En attendant d’hypothétiques jours meilleurs, la direction de Disneyland réussit le tour de force de ne pas trop attirer l’attention. Pour y parvenir, elle use de quatre tours de passe-passe.

 

Doper les entrées à coups de grosses promos

Il faut être benêt pour payer le prix fort : 67 euros la journée sur place. «C’est une amie qui a trouvé l’invit sur le site de Danone», dit cette grand-mère qui patiente dans la queue, flanquée de ses trois petits-enfants : 19 euros par personne pour la «journée-calvaire» comme elle l’appelle. Cet été, sur les murs du RER A - terminus Disneyland -, s’affiche l’opération, «un billet, deux visites». Venue de Nogent-sur-Marne, une famille au grand complet - huit avec les cousins - a payé 29 euros par ticket et compte revenir «gratos» fin août. C’est avec ce genre d’artifice que Disneyland Paris maintient la fréquentation du site. Il a même battu tous ses records en 2009 (malgré la crise) avec 15,4 millions de visiteurs - 100 000 de plus qu’en 2008.

Dans le même temps, le chiffre d’affaires a reculé de 5%. La société a-t-elle abusé des promos ? Outre les tarifs, ce sont les repeaters, ceux qui reviennent, qui font le succès des parcs. D’où le renouvellement obligé des attractions. Le 17 août, ouverture de Toy Story Playland : trois attractions autour de Buzz l’éclair. Et place aux personnages dits de la «nouvelle génération».

 

Bien soigner ses «partenaires sociaux»

Disney a-t-il été trop loin dans la relation privilégiée qu’il entretient avec la CGT ? C’est le procès que lui fait Force ouvrière et, à moindre titre, la CFDT, à la suite de la mise en examen, début juillet, du secrétaire du Comité d’entreprise (CGT) et d’un ancien salarié, soupçonnés de détournements de plusieurs centaines de milliers d’euros. Sur la sellette : la CGT, alliée à la CGC et au Sipe (Syndicat indépendant des personnels de Disney), gestionnaires du CE. Selon FO, le comité d’entreprise accuserait un découvert comptable de plus de 300 000 euros en 2009, et 312 000 euros seraient «manquants» dans les comptes entre septembre 2006 et septembre 2009. Et de réclamer la démission du directeur des ressources humaines, censé «exercer un suivi des comptes du CE». A la fédération CGT du Commerce et des services, à laquelle est rattachée la section Disney, on se garde bien de donner quitus à la section locale. Tout en pointant également la direction des ressources humaines de Disney : cette façon de courtiser les délégués syndicaux afin d’obtenir des accords favorables à l’employeur «est récurrente»,insiste Pierrick Villette, de la CGT. «Chez Disney, on aime bien les syndicats accommodants», confirme un délégué de la CFDT. Daniel Dreux, le DRH, répond que dans l’expression «partenaires sociaux», il y a le mot «partenaire», et rappelle les accusateurs «à la présomption d’innocence».

 

Mettre en avant sa  politique de l’emploi

L’emploi, le credo de Disney :«Disneyland Paris, c’est 14 500 salariés, 500 métiers, une centaine de nationalités». En détaillant ces chiffres, Daniel Dreux, le DRH, insiste surtout sur celui-là : 87% des salariés sont en CDI et à temps plein. Une performance pour un parc ouvert 365 jours par an. Les 13% restant sont des saisonniers, des CDD et des intermittents. La crise aidant, le turnover, déjà bas, s’est écroulé, divisé par deux. Résultat, les recrutements en CDI ont chuté : 2 252 en 2008 et 1 090 l’an dernier. «Toute notre politique est de préserver l’emploi», fait valoirDaniel Dreux. Disney est, de loin, le premier employeur monosite de Seine-et-Marne. Et aussi le premier de France pour les intermittents. Avec les CDD, ils sont la variable d’ajustement : «En fonction du thème de l’année, on peut aller chercher plus ou moins d’intermittents à l’extérieur», reconnaît Daniel Dreux. Steph, animatrice dans une attraction qui raconte les coulisses de la création des personnages Disney, se plaint d’être moins sollicitée : «Ils ont formé beaucoup de comédiens pour le rôle et maintenant notre attraction est fermée la moitié de la journée.» Jules, comédien-père Noël - ils sont sept à se partager le rôle dès novembre - dit que le parc est «usant, fatigant», mais il note que «beaucoup d’intermittents, notamment des techniciens, deviennent permanents».

 

Cultiver l’ultra-flexibilité du personnel

Gérer les flux au plus près de la fréquentation : cela va des files d’attente devant les attractions au plan de service pour les personnels. Pour Disney, il s’agit d’ajuster les coûts au plus près des recettes. «Il y a eu des creux l’hiver, à 1 500-3 000 personnes, surtout les mardis et jeudis», témoigne Mario, cuisinier. Marie, gouvernante dans un hôtel quatre étoiles du parc et déléguée FO, a touché le fond en février : «Il y avait dix clients dans l’hôtel (400 chambres) pour une centaine d’employés.»

A l’automne 2009, alors que la France redoutait la pandémie de grippe A, Disney a entamé des négociations autour d’un plan de continuité, exercice obligé. Un plan «injurieux», dénoncé par la CFDT et FO, qui voulait installer «l’ultra-flexibilité», avec des journées de douze heures, soit quatorze heures de présence sur le site : «Ils avaient concocté un projet, où, en fonction du franchissement de seuils, ils mettaient en place du chômage technique ou fermaient des hôtels», raconte Giancarlo Secco, de la CFDT. Mais les syndicats (FO, CFDT, Unsa, CGC) auraient fait reculer la direction. Daniel Dreux, le DRH, s’est débrouillé grâce à un avenant à l’accord sur les 35 heures signé avant la crise : «On a travaillé sur les congés, mieux géré les RTT, les dispositifs 35 heures, les heures sup, et adapté le volume des CDD. En jouant sur tout ça, on est parvenu à améliorer la productivité de 1,6%», alors que le chiffre d’affaires était en baisse de 7%.

Source liberation.fr

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