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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 17:20

Accident à Disneyland Paris : une com' de crise qui a frôlé la catastrophe

Mercredi soir, un garçon de 5 ans s'est grièvement blessé dans une attraction du parc Disney de Marne-la-Vallée. Dans un premier temps, son pronostic vital était engagé. Il ne l'est plus. Un soulagement pour sa famille, mais aussi pour le parc d'attraction, dont la réputation aurait été très entachée. D'autant plus que sa gestion de crise s'est avérée particulièrement mauvaise... Explication d'Olivier Cimelière, communicant.

Disneyland Paris, le 01/11/12

 

Le grave accident subi par un garçonnet de 5 ans dans l’attraction des "Pirates des Caraïbes" aurait pu vite tourner au désastre réputationnel pour Disneyland Paris. La direction du parc a tardé à réagir alors que réseaux sociaux et médias évoquaient déjà en boucle la dramatique affaire. Retour sur les faits.

 

Il est environ 16h20 lorsque le drame surgit dans le manège "Pirates des Caraïbes", une des attractions les plus populaires du parc Disneyland Paris. L’enfant aurait échappé à la vigilance de son père en se levant prématurément avant l’arrêt complet de la barque où il était assis. Un geste fatal qui précipite et coince l’enfant sous l’embarcation encore en mouvement.

 

Le temps réel déborde la communication du parc

 

A peine les secours sont-ils déjà sur place en train d’intervenir que les premiers tweets émus, compatissants et affolés circulent déjà sur Twitter. La nouvelle s’évente d’autant plus vite que le parc est en période d’affluence maximale pour les célébrations d’Halloween, qui se conjuguent avec les vacances scolaires. Autant d’opportunités pour que la nouvelle de l’accident se propage en temps réel à une vitesse encore plus accélérée que d’ordinaire.

 

 

Près d’une heure plus tard, c’est au tour des médias classiques d’embrayer et de publier les premières alertes infos annonçant qu’un petit garçon de 5 ans se trouve entre la vie et la mort suite à sa chute gravissime dans le manège. Devant le peu d’éléments à disposition des journalistes, les premiers articles allongent alors les contenus avec le récapitulatif historique de tous les accidents survenus chez Disneyland. Pour une enseigne, ce n’est jamais idéal de s’entendre rappeler tous les précédents de cet acabit.

 

Au même moment, rien ne transparaît pourtant sur les canaux officiels de communication du parc. Pas même une simple phrase indiquant que l’attraction était fermée suite à l’intervention des pompiers pour dégager l’enfant grièvement blessé. Pourtant, le parc possède moult outils interactifs pour informer en simultané les visiteurs. Outre les espaces sociaux sur Twitter et Facebook, il propose aussi des applications mobiles où il est possible pour le public de connaître précisément les temps d’attente de tel ou tel divertissement. Rien de tel n’est cependant activé.

 

La pression médiatique s’accentue

 

A contrario, le fil Twitter du parc parle encore de concours de cupcakes et autres faits ludiques qui, lus par des internautes déjà informés, auraient pu prendre une connotation tout à fait déplacée. Certains twittos ne manquent d’ailleurs pas de relever l’incongruité des messages diffusés alors qu’un enfant risque à ce moment précis de perdre la vie dans l’enceinte même du parc.

 

Sitôt averties du drame, télévisions et radios ont alors débarqué en masse aux abords du parc pour couvrir l’événement, d’autant plus qu’il coïncidait avec les créneaux horaires des journaux du soir. Or, à chaque reportage, le reporter d’astreinte doit se borner à juste rappeler les faits dans l’attente d’une tardive conférence de presse de la direction programmée dans la soirée.

 

Ce n’est que cinq heures plus tard que la direction de Disneyland Paris prend enfin la parole. Sur les réseaux sociaux, elle se fend de messages à la fois explicatifs et attristés devant cette tragique fin d’après-midi. Elle annonce l’arrêt total de l’attraction durant le temps de l’enquête et assure son soutien à la famille du garçonnet. 

 

 

En parallèle, Julien Kaufman, le vice-président du parc, accorde une interview dont la teneur plus technocratique qu’empathique peut dérouter. Plus déroutant encore est l’utilisation du site corporate du parc où aucun communiqué relatif au faits divers n’est disponible comme si l’événement n’avait jamais existé ou appartenait déjà à l’histoire ancienne.

 

Se taire n’est plus une option

 

Cette situation de crise vécue par Disneyland Paris est particulièrement symptomatique des enjeux de gestion de crise à l’heure du temps réel et de l’hyperconnectivité.

 

Sur cette affaire, le parc ne s’en tire pas trop mal, malgré un flagrant retard communicant à l’allumage. Le bulletin de santé désormais rassurant de l’enfant blessé est certes un élément conjoncturel qui a contribué à faire redescendre la pression médiatique. Autre fait ayant "protégé" la réputation du parc : la négligence suspectée du parent accompagnateur envers les consignes de sécurité. Sur la page Facebook de Disneyland Paris, nombreux étaient d’ailleurs ceux qui déploraient le laxisme parental et absolvait le parc de toute responsabilité.

 

Néanmoins, l’équipe dirigeante du parc serait fort avisée de revoir ses procédures de communication de crise à la lumière de cet accident qui aurait pu dégénérer plus sérieusement si les circonstances avaient été autres, avec notamment une défaillance avérée du matériel et le décès de l’enfant. Le silence conservé pendant près de cinq heures aurait alors pu se retourner contre Disneyland et laisser la part belle aux supputations les plus farfelues ou accusatrices.

 

A cet égard, on peut dresser un parallèle comparatif avec l’attitude de la SNCF lors de la catastrophe de Brétigny sur Orge. La compagnie ferroviaire avait aussitôt mobilisé un dispositif de communication via ses réseaux sociaux répercutant en temps réel l’état des lieux et des déclarations immédiates de la direction.

 

L’éclatement d’une crise n’est jamais chose aisée à appréhender, d’autant qu’il n’existe pas de recette infaillible et que le moindre impondérable peut déstabiliser une cellule de crise bien rodée. Il n’en demeure pas moins que Disneyland Paris n’est passé pas loin d’un naufrage communicant en s’abstenant de dialoguer avec son public et en premier lieu les gens présents sur place.

 

Ceci est d’autant plus crucial que la réputation de Disney évolue dans un univers éminemment émotionnel où la féerie de l’enfance est le fondement même du parc. Dans ces circonstances, se taire n’est plus une option !

Par 
Communicant pas spin doctor

 Source leplus.nouvelobs.com

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 23:46

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 19:55

Accident à Disneyland Paris : un enfant entre la vie et la mort

Un enfant est passé sous une machine de l'attraction Pirates des Caraïbes à Disneyland Paris.

Un enfant est passé sous une machine de l'attraction Pirates des Caraïbes à Disneyland Paris

Un enfant de cinq ans est «dans un état critique» après un accident survenu ce mercredi après-midi peu avant 17 heures sur une attraction du parc de loisirs Disneyland Paris en Seine-et-Marne, a indiqué une source policière.

L'enfant originaire du sud de la France, qui est tombé d'une des barques de l'attraction Pirates des Caraïbes, a été transporté dans un état grave vers l'hôpital Necker pour enfants à Paris.

«Son pronostic vital pourrait être engagé», a ajouté cette source.

Le petit garçon était avec son papa à bord d'une des barques tractées, à la fin du parcours sur l'eau, lorsque l'accident s'est produit. L'embarcation était sur le point d'arriver au niveau du quai de sortie mais il y avait un peu d'attente. L'enfant s'est levé trop tôt malgré les messages qui demandent aux visiteurs de rester assis jusqu'à l'immobilisation complète des barques. Lorsque son embarcation a redémarré, le petit garçon, déséquilibré, a chuté.

Coincé entre un bateau et le quai

Selon BFMTV, à l'arrivée des secours, l'enfant «était coincé, en compression thoracique, entre le quai et un bateau d'une attraction», a expliqué le commandant Fabrice Delin du Codis de Seine-et-Marne. La préfecture de Seine-et-Marne a indiqué que l'enfant «est tombé de l'arrière d'un bateau dans l'attraction Pirates des Caraïbes, et s'est fait heurter, semble-t-il, par un bateau qui suivait».

«L'incident a eu lieu en fin d'après-midi. Nos services de premiers secours sont intervenus rapidement afin de prodiguer les premiers soins à l'enfant», a indiqué une porte-parole du groupe Eurodisney. «L'attraction est momentanément fermée et nous sommes aux côtés de la famille», a-t-elle ajouté.

En avril 2011, cinq personnes avaient été blessées, dont une grièvement, dans un wagon du Train de la Mine dans le parc. En novembre 2008, un jeune s'était blessé à la tête après avoir chuté d'un manège alors qu'il se trouvait à 7 mètres au-dessus du sol.

En janvier, quatre personnes avaient été légèrement blessées après un accident de train à vapeur, un wagon s'était décroché et en avait percuté un autre lors de l'arrêt en gare.

Source leparisien.fr

 

Disneyland Paris: un enfant de cinq ans entre la vie et la mort

Un enfant de cinq ans est "dans un état critique", après un accident survenu mercredi sur une attraction du parc de loisirs Disneyland.

 

 

Un enfant de cinq ans se trouvait mercredi entre la vie et la mort après avoir été victime d'un accident à Disneyland Paris.

L'incident a eu lieu dans l'attraction Pirates des Caraïbes vers 16 heures 50. A l'arrivée des secours, l'enfant "était coincé entre le quai, en compression thoracique, et le bateau d'une attraction", a expliqué à BFMTV le commandant Fabrice Delin du Codis Seine-et-Marne. Il serait tombé de l'arrière d'un bateau avant de se faire heurter par un bateau qui suivait, selon la préfecture de Seine-et-Marne.

L'enfant était en cours de transport médicalisé vers l'hôpital Necker pour enfants à Paris. "Son pronostic vital est engagé", selon une source policière.

Joint par BFMTV.com, Disneyland Paris a expliqué que ses services de premiers secours étaient intervenus rapidement afin de prodiguer les premiers secours. L'attraction Pirates des Caraïbes a été momentanément fermée, précise également cette source qui ajoute: "nous sommes aux côtés de la famille".

Des précédents

En avril 2011, cinq personnes avaient été blessées, dont une grièvement, dans un wagon du Train de la Mine dans le parc. En novembre 2008, un jeune s'était blessé à la tête après avoir chuté d'un manège alors qu'il se trouvait à 7 mètres au-dessus du sol.
    
En janvier dernier, un accident de train avait fait quatre blessés légers dans ce même parc d'attraction. Un wagon s'était décroché et en avait percuté un autre lors de l'arrêt en gare.

Source bfmtv.com

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 23:19

Disneyland: il tente de s'immoler

Vendredi dernier, un employé du service horticole de Disneyland Paris a tenté de s'immoler par le feu après avoir reçu une convocation à un entretien avec ses responsables en vue d'un rappel à l'ordre, révèle Le Parisien aujourd'hui. Selon la direction, l'entretien ne concernait aucun licenciement.

« Il a vidé un baril d'essence au-dessus de sa tête et s'est saisi d'un briquet pour mettre le feu… Mais un collègue s'est jeté sur lui au dernier moment, l'empêchant de commettre l'irréparable », a rapporté au journal Patrick Maldidier, délégué syndical Unsa. Un Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire s'est réuni mardi. Un représentant de l'Unsa a déclaré que le syndicat avait exercé son droit d'alerte et déclenché une enquête interne pour comprendre les causes de cette tentative de suicide. Le syndicat envisage également de porter plainte pour «harcèlement» contre EuroDisney.

De son côté, la direction parc d'attractions a indiqué qu'elle suivait de près la situation du «salarié pour s'assurer qu'il va bien, ainsi que celle de son entourage et de ses collègues» rapporte le journal.

Source lefigaro.fr

 

Disneyland Paris : un salarié tente de s’immolerChessy, le 20 juin. Le salarié qui a tenté de s’immoler travaille à l’entretien des espaces verts. (LP/T.P.)

Chessy, le 20 juin. Le salarié qui a tenté de s’immoler travaille à l’entretien des espaces verts.

Le service horticulture de Disneyland Paris est sous le choc après la tentative de suicide d’un de ses employés. Vendredi dernier, Jérôme, un cast-member employé au service horticulture, a essayé de s’immoler après avoir reçu une convocation à un entretien avec ses responsables en vue d’un rappel à l’ordre.

Habilité à manipuler des liquides phytosanitaires dans le cadre de son travail, il en aurait donné à un collègue qui, lui, n’est pas autorisé à utiliser ces produits chimiques. La direction assure qu’aucune menace de licenciement ne pesait toutefois sur lui.

« Il a vidé un baril d’essence au-dessus de sa tête et s’est saisi d’un briquet pour mettre le feu… Mais un collègue s’est jeté sur lui au dernier moment, l’empêchant de commettre l’irréparable », résume Patrick Maldidier, délégué syndical Unsa, organisme dont Jérôme est adhérent. Un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire s’est réuni mardi. « Nous avons exercé notre droit d’alerte et déclenché une enquête interne pour comprendre les raisons de ce geste », ajoute Laurent Durazer, représentant Unsa. Le syndicat envisage de porter plainte contre EuroDisney pour « harcèlement ».

La direction du parc d’attractions de Chessy se dit « attristée par le geste du salarié ». Elle indique qu’il a été « pris en charge par les premiers secours basés sur le site 24 heures sur 24 » et assure suivre « de près la situation du salarié pour s’assurer qu’il va bien, ainsi que celle de son entourage et de ses collègues ».

Source leparisien.fr

 

Disneyland Paris : tentative de suicide préoccupante au service « horticulture »

Leparisien.fr nous apprend qu’un employé du service horticulture de Disneyland Paris aurait tenté de se suicider, en voulant s’immoler par le feu vendredi dernier. Un événement qui a marqué l’ensemble de l’équipe. Serait en cause, une convocation chez ses supérieurs pour rappel à l’ordre après avoir fourni des produits phytosanitaires (= pour l’entretien des plantes) à l’un de ses collègues, non autorisé à les manipuler, bien que rien ne soit confirmé ou infirmé.

Le syndicat mène bien entendu son enquête et envisage déjà de porter plainte contre Eurodisney SCA pour harcèlement. De même qu’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire s’est également penché aussi sur le sujet mardi.

Heureusement le pire a été évité puisqu’au moment de passer à l’acte avec un briquet, l’un de ses collègues est intervenu in extremis.

La direction du parc d’attractions de Chessy se dit « attristée par le geste du salarié ». Elle indique qu’il a été « pris en charge par les premiers secours basés sur le site 24 heures sur 24 » et assure suivre « de près la situation du salarié pour s’assurer qu’il va bien, ainsi que celle de son entourage et de ses collègues ».

Ce n’est pas la première fois qu’un Cast Member de Disneyland Paris tente de mettre fin à ses jours mais le procédé employé est quant à lui assez inédit, donc davantage préoccupant.

 

top dlp

 

Ce que communique Disneyland Paris sur son service « Nature et Environnement » :

La Division Horticulture joue un rôle prépondérant au sein du Resort. Arbres, plantes et fleurs sont plus qu’un simple décor. Ils font partie intégrante de l’expérience Disney, contribuant à recréer l’atmosphère des contes Disney et leur magie. La créativité et savoir-faire de notre équipe d’horticulteurs fait du paysagisme un art à part entière ! Plus de cent jardiniers officient à Disneyland® Paris.

Aujourd’hui encore, l’attention portée à l’architecture paysagère fait du Parc une gigantesque scène de théâtre végétale étendue sur 1 945 hectares, comptant plus de 35 000  arbres, 450  000 arbustes et plus de 1 million de fleurs plantées à l’année.  Le tout est entretenu par les 150 jardiniers du spectacle qui assurent  quotidiennement l’entretien de la végétation du site. Disneyland Paris, c’est aussi 9 métiers horticoles, des arboristes, un système d’irrigation de 6 000 km de tuyau unique en Europe, 1 500 000 m² de biodiversité, sans oublier les fameuses plantes d’intérieur qui accompagnent les visiteurs chaque jour dans les 7 hôtels à thème.

Source radiodisneyclub.fr

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 23:12

Le prodige de ce grand départ céleste qu'on appelle la mort, c'est que ceux qui partent ne s'éloignent point. Ils sont dans un monde de clarté, mais ils assistent, témoins attendris, à notre monde de ténèbres. Ils sont en haut et tout près. Oh ! qui que vous soyez, qui avez vu s'évanouir dans la tombe un être cher, ne vous croyez pas quittés par lui. Il est toujours là. Il est à côté de vous plus que jamais. La beauté de la mort, c'est la présence. Présence inexprimable des âmes aimées, souriant à nos yeux en larmes. L'être pleuré est disparu, non parti. Nous n'apercevons plus son doux visage ; nous nous sentons sous ses ailes. Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents.

Rendons justice à la mort. Ne soyons point ingrats envers elle. Elle n'est pas, comme on le dit, un écroulement et une embûche. C'est une erreur de croire qu'ici, dans cette obscurité de la fosse ouverte, tout se perd. Ici, tout se retrouve. La tombe est un lieu de restitution. Ici l'âme ressaisit l'infini ; ici elle recouvre sa plénitude ; ici elle rentre en possession de toute sa mystérieuse nature ; elle est déliée du corps, déliée du besoin, déliée du fardeau, déliée de la fatalité. La mort est la plus grande des libertés. Elle est aussi le plus grand des progrès. La mort, c'est la montée de tout ce qui a vécu au degré supérieur. Ascension éblouissante et sacrée. Chacun reçoit son augmentation. Tout se transfigure dans la lumière et par la lumière.

Victor Hugo

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 22:44

Le journal de FO a fait aujourd'hui l'effet d'une bombe sur les salariés de l'entreprise. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu les salariés lire un journal syndical. Il faut dire que la teneur est assez savoureuse pour ceux qui connaissent bien l'entreprise.

Je mets en ligne l'edito du journal et renvoye sur le site des camarades de FO pour lire l'ensemble du journal et le texte introductif qui mérite lui aussi le détour.

Si la Direction pensait avoir décapité le syndicat FO après le licenciement de son secrétaire, force est de constater que cela n'a fait qu'aviver les tensions et que le nouveau secrétaire de FO s'inscrit dans la continuïté de son prédecesseur, ce qui est tout à son honneur.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Représentant du personnel CGT à Disneyland Paris

 

journal-independant-octobre-2013-copie-1.jpg

Source FO Disney

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:51

Transparence des comités d’entreprise : la réforme est prête

Les « gros » CE devront faire certifier leurs comptes.
La réforme figurera dans la loi sur la formation.

La transparence des comptes des CE est sur le métier gouvernemental depuis maintenant près de quatre ans. - Photo Nicolas Tavernier/Réa

La transparence des comptes des CE est sur le métier gouvernemental depuis maintenant près de quatre ans

 

La question ne sera pas évoquée lors du procès qui vient de s’ouvrir au sujet de la caisse noire de l’UIMM. Mais elle est son pendant depuis de nombreuses années, comme l’est celui du financement des organisations patronales et syndicales. Il s’agit de la transparence financière des comités d’entreprise, dont la réforme est désormais quasi écrite. Erreurs de gestion, comptes dans le rouge, zones d’ombre... Plusieurs CE de grandes entreprises (Air France, Disneyland, RATP, SNCF) ont été ces dernières années pointés du doigt (lire ci-dessous). Ces scandales ont jeté l’opprobre sur une institution centrale du modèle social français né après-guerre. Déclinée dans des dizaines de milliers d’entreprises, elle est à la fois le lieu de la gestion des œuvres sociales à destination des salariés et le lieu où sont débattues les questions intéressant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise.

La transparence des comptes des CE est sur le métier gouvernemental depuis maintenant près de quatre ans. Dans le courrier qu’il a adressé fin septembre aux partenaires sociaux pour lancer la concertation sur la clarification du financement du patronat et des syndicats, le ministre du Travail, Michel Sapin, annonce qu'elle figurera dans le volet dialogue social du projet de loi sur la formation professionnelle prévu début 2014.

Polémique

A l’automne 2011, à la demande des syndicats, son prédécesseur, Xavier Bertrand, avait chargé la Direction générale du travail de l’étudier avec eux. La polémique avait été relancée avec le rapport du député centriste Nicolas Perruchot, qu’il avait assorti d’une proposition de loi dénoncée par la CGT, la CFDT et la CGC comme dangereuse car « remettant en cause l’indépendance du CE vis-à-vis de l’employeur ».

Les partenaires sociaux ont abouti au printemps dernier avec l’administration du travail à des propositions communes. Ce sont elles qui vont être inscrites dans le Code du travail à l’occasion de la réforme de la formation professionnelle, à l’issue des négociations patronat-syndicats. Le système sera calqué sur celui entré en vigueur pour les syndicats avec la loi de 2008 sur la représentativité. Le seuil retenu est celui qui existe déjà pour les associations. En dessous de 153.000 euros de ressources, le CE appliquera une comptabilité « ultra-simplifiée » (de caisse). Au dessus de 153.000 euros, deux régimes coexisteront. Trois critères ont été retenus : 50 salariés au moins en équivalent temps plein, 1,55 million d’euros de bilan, 3,1 millions de ressources. Que deux de ces conditions soient remplies et le CE devra tenir une comptabilité de droit commun et faire certifier ses comptes par un commissaire aux comptes. Sinon, la présentation sera simplifiée. L’intervention d’un expert-comptable est envisagée.

Tout cela devrait être évoqué dès jeudi au Sénat. Catherine Procaccia (UMP) y défendra en effet une proposition de loi inspirée des propositions des partenaires sociaux. Une façon pour la sénatrice de prendre date pour la suite.

 

Quatre CE qui ont été pointés du doigt
Air France : redressement judiciaire sur fond de querelles syndicales. Naguère troisième plus riche comité d’entreprise de France, avec un budget de plus de 100 millions, le CCE d’Air France est en redressement judiciaire depuis fin avril, avec un trou de plusieurs millions d’euros. Le résultat d’une gestion pour le moins maladroite, qui avait décidé le comité central des pilotes à faire sécession, accélérant ainsi la faillite du CCE.
EDF : résultat net positif en 2012 pour la première fois en cinq ans. Réputé comité d’entreprise le plus riche de France, la caisse centrale des activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières a dégagé en 2012 un résultat net positif de 2,6 millions d’euros. En pertes depuis des années, l’organisme contrôlé par la CGT a été épinglé à deux reprises par la Cour des comptes pour sa gestion opaque et son « gâchis financier ».
RATP : une gestion éreintée par la Cour des comptes. «  Le comité d’entreprise fait l’objet d’une gestion défaillante, marquée par de graves irrégularités et troublée par un climat social très dégradé » : la Cour des Comptes s’est montrée extrêmement sévère dans un rapport publié fin 2011. Et a même saisi la justice « de certains faits de nature à motiver l’ouverture d’une action pénale ».
SNCF : les syndicats condamnés à Lyon. Fin septembre, six syndicats de la SNCF ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Lyon à des amendes allant de 5.000 à 40.000 euros - la plus lourde allant à la CGT. Ils étaient accusés d’avoir utilisé l’argent du comité d’établissement régional pour financer une partie de leurs activités. Dans son enquête, le parquet avait estimé qu’un « système frauduleux » avait été mis en place.
Leïla de Comarmond Source lesechos.fr
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 23:05

Les camarades de "où va la CGT" viennent de publier le jugement complet sur les dérives du CER SNCF de Lyon.

Je mets le jugement à la disposition de ceux qui douteraient de la véracité des faits, et j'invite tous ceux qui désirent aller plus loin à se rendre directement sur le site va la CGT ?

Je les invite également à lire l'article qui concerne plus particulièrement Disneyland Paris Disneygate : 500 000 € disparus au CE ! - Où va la CGT ?

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Jugement Appel CER SNCF Lyon 130926 Jugement Appel CER SNCF Lyon 130926

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 22:49

Comment Disneyland Paris améliore le quotidien de ses salariés

Daniel Dreux, le vice-président RH de Disneyland Paris, dresse le bilan d'un programme lancé en 2000 pour améliorer les conditions de travail des salariés du premier employeur mono-site de France.

 

Daniel Dreux, Disneyland Paris
Daniel Dreux, vice-président RH de Disneyland Paris

Nous avions perçu l’existence de micro-problèmes : les bus internes pour circuler sur le site qui n’arrivaient pas à l’heure, un temps d’attente trop long des costumes… Et tous ces petits irritants sont de nature à gâcher le quotidien des salariés. Il faut lutter contre. Nous avons établi un parallèle entre Disneyland Paris et une ville. D’où la création d’un conseil municipal avec un maire (le vice-président en charge des opérations) et des conseillers chargés, comme de vrais édiles, d’administrer au mieux les conditions de vie des citoyens, alias les salariés.

Et comment ce conseil muni­­cipal s’organise t-il ?

Il se réunit quatre fois par an, un jour ou deux à l’occasion du bilan de l’année. Toute l’équipe est bénévole et exerce cette activité en plus de fonctions opérationnelles. Dès le départ, nous avons diffusé régulièrement des questionnaires de satisfaction auprès des salariés. La prochaine enquête aura lieu en octobre. Les items abordés sont la sécurité, la qualité des transports, les conditions de travail…En parallèle, nous recueillons des témoignages via des animateurs de quartiers. Notre objectif est d’apporter des solutions concrètes aux problèmes soulevés.

 

 

Transport salariés Disneyland Paris
Le transport des salariés sur le parc a été amélioré grâce à l’affichage des horaires et au
remplacement d’une partie des bus.

Précisément, quelles mesures avez-vous mises en place ?

Nous avons organisé des formations à l’accueil pour le personnel de sécurité en poste au moment de l’arrivée des salariés. Nous souhaitons que ceux-ci soient aussi bien accueillis que les clients. Nous avons aussi développé les pistes cyclables et les abris bus, amélioré la ponctualité des transports internes, créé des espaces de repos et des mini-jardins.

 

 

Espaces verts et aires de repos
Espaces verts et aires de repos destinées aux salariés de Disneyland Paris.
Source business.lesechos.fr
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 00:18

Dans ce dossier, les syndicats ont bien de la chance que les médias n'en fassent pas les gros titres, en particulier à la télévision. Si cela arrivait à Disneyland Paris, ce ne serait peut-être pas la même chose...

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Procès du CER SNCF de Lyon : tous les syndicats condamnés

Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné les syndicats du CER de la SNCF à Lyon pour recel d’une partie du budget de fonctionnement, faux et usage de faux. CGT en tête, ils devront régler des amendes allant de 5 000 à 40 000 euros. Le tribunal a toutefois rejeté la constitution de partie civile des deux salariés qui ont fait éclater le scandale.

 

Le tribunal correctionnel de Lyon a livré ce jeudi un jugement très attendu dans le procès des syndicats du comité d’établissement régional (CER) de la SNCF à Lyon. La CGT a été condamnée à 40 000 euros d’amende, contre 10 000 euros pour l’Unsa, Sud Rail et la CFTC, et 5 000 euros pour la CFDT et Force ouvrière. Nettement moins que ce qu’avait requis le procureur de la République en juin dernier. La CGT était ainsi sous la menace d’une amende de 80 000 euros (ce qui restait dérisoire en regard des montants censés avoir été détournés).

Il était reproché à ces syndicats d’avoir recelé une partie du budget de fonctionnement du CER de Lyon (dotation versée par la SNCF), ainsi que d’avoir masqué ce recel via la production et l’usage de faux. Selon le procureur, les organisations syndicales se seraient ainsi adjugé 67 % du budget de fonctionnement du CER, selon les termes d’un accord confidentiel signé et respecté par toutes. “Cet accord secret est un véritable droit de tirage, sous couvert d’une facturation de façade pour prétexter d’un lien avec les activités du CER, avait-il conclu lors des audiences de fin juin. Tout simplement parce que les activités syndicales ne peuvent être couvertes par les seules cotisations.”

Willy Pasche : “Ils sont condamnés, c’est l’essentiel”

Willy Pasche © Tim Douet
Willy Pasche

La constitution de partie civile de Willy Pasche et Nathalie Guichon, salariés du CER à l’origine de l’éclatement de l’affaire, a cependant été jugée irrecevable. Joint par nos soins au sortir du tribunal, Willy Pasche se dit soulagé, même s’il était “dur d’y retourner” après les audiences éprouvantes de la fin juin. Le montant a été largement diminué par rapport aux amendes demandées par le procureur ? “Les syndicats sont condamnés au minimum, mais ils sont condamnés, c’est l’essentiel. Il faut à présent que cela serve pour les autres.”

Prochaine étape pour ce whistleblower (lanceur d’alerte) français : une audience aux prud’hommes le 9 octobre contre la SNCF, dans une affaire de non-versement de salaire. Un référé du 20 août dernier obligeait pourtant la société de chemins de fer à verser à Willy Pasche une “provision pour retenue de salaire à hauteur de 50 % de sa demande, soit un montant de 3 617,02 euros”. Sa fiche de paie du mois d’août affiche un net royal de 4,33 euros ; à la date du jugement, le 26 septembre, ils n’avaient toujours pas suivi l’injonction des prud’hommes. “J’appelle cela du harcèlement ! Le 1er octobre, je retourne à la SNCF. Je ferai peut-être à nouveau un malaise, comme la dernière fois...”

Jean-Luc Touly : “La condamnation de ces syndicats est une première !”

Jean-Luc Touly, ex-CGT et auteur de plusieurs livres consacrés aux syndicats – le dernier (Syndicats : corruption, dérives, trahisons, éd. First) vient de sortir –, se dit quant à lui “satisfait” de ce jugement, “une première à [sa] connaissance. C’est la reconnaissance de sérieux dysfonctionnements dans les organisations syndicales qui gouvernent les CE. Avec une caractéristique propre au CER de la SNCF : l’accord secret qui a entraîné la condamnation de l’ensemble des syndicats”.

Avec un bémol : “On peut regretter que seules les organisations syndicales aient été condamnées, et non les individus à l’origine de ces malversations. On aurait aimé que ces personnes soient poursuivies. Les syndicats, ce sont aussi des individus qui, en l’occurrence, se cachent derrière leurs organisations.” Aux yeux de Jean-Luc Touly, il faut légiférer pour instaurer (enfin) de la transparence dans le contrôle des comptes des CE. S’il compte bien continuer à se battre en ce sens, il sait que la bataille sera rude : l’enterrement du rapport Perruchot sur le financement des syndicats est encore dans toutes les mémoires.

Reste à voir si les syndicats du CER lyonnais feront appel du jugement. Les organisations syndicales ont plutôt, en la matière, la réputation d’aller jusqu’au bout des procédures en justice... “Vous avez raison, mais ce procès a été très médiatisé. Les syndicats se demandent sans doute s’il faut continuer à faire la publicité de ce procès via un appel, ou ne rien faire pour laisser le soufflé retomber, au risque de donner l’impression de reconnaître leur culpabilité.” Selon le Code de procédure pénale, les syndicats condamnés ont dix jours pour faire appel.

Source lyoncapitale.fr

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