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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 11:39

Retrouvez toute l'actualité de Disneyland Paris sur le site de la CNT SO Disney

 

Pour y accéder, cliquez sur l'image ci-dessous

 

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 10:34

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 07:42

EURO DISNEY S.C.A. : Annonce d'une proposition globale de recapitalisation, soutenue par The Walt Disney Company

PARIS, October 6, 2014 /PRNewswire/ --

 

Ne pas publier, diffuser ou distribuer directement ou indirectement aux

Etats-Unis d'Amérique, au Canada, en Australie ou au Japon.

EURO DISNEY S.C.A.

Euro Disney S.C.A. annonce une proposition globale, soutenue par The Walt Disney Company, visant à améliorer la situation financière du Groupe Euro Disney, et à permettre ainsi la poursuite de ses investissements pour la satisfaction de ses visiteurs

  - Ce projet de recapitalisation, soutenu par The Walt Disney Company ("Disney"), s'élève à approximativement 1 milliard d'euros et inclut: - un apport en espèces d'environ 420 millions d'euros, réalisé ou garanti par Disney par le biais d'augmentations de capital d'Euro Disney S.C.A. et de sa principale filiale opérationnelle ; - la conversion, pour un montant de 600 millions d'euros, d'une partie des créances détenues par Disney dans le cadre d'augmentations de capital d'Euro Disney S.C.A. et de sa principale filiale opérationnelle ; - le report du remboursement de prêts accordés par Disney jusqu'à leur nouvelle date de maturité en 2024 (actuellement 2028) ; et - la consolidation des lignes de crédit existantes consenties par Disney, arrivant à échéance en 2014 (cette dernière ayant déjà été prorogée par Disney jusqu'en 2015), 2017 et 2018, en une unique ouverture de crédit renouvelable d'un montant de 350 millions d'euros venant à échéance en 2023. Conformément à la réglementation applicable, Disney serait, au résultat des augmentations de capital envisagées d'Euro Disney S.C.A., dans l'obligation d'initier une offre publique d'achat sur les actions d'Euro Disney S.C.A. - Si elle était mise en oeuvre, cette proposition aurait pour effet : - d'améliorer la situation de la trésorerie du Groupe Euro Disney d'environ 250 millions d'euros ; - de réduire l'endettement du Groupe Euro Disney, aujourd'hui entièrement contracté auprès de Disney, qui passerait de 1 748 millions d'euros à 998 millions d'euros, cette réduction permettant de ramener son ratio d'endettement net d'environ 15x à environ 6x ; et - d'augmenter la liquidité du Groupe Euro Disney en réduisant les charges financières relatives à sa dette et en reportant l'amortissement de prêts jusqu'à la date de remboursement final en 2024. - Les actionnaires d'Euro Disney S.C.A. se verraient donner l'opportunité de prendre part aux augmentations de capital d'Euro Disney S.C.A. aux côtés de Disney, et ce au même prix. - Le Conseil de Surveillance d'Euro Disney S.C.A. a exprimé son soutien unanime à cette proposition. - La réalisation des opérations faisant l'objet de la proposition est subordonnée à leur approbation par les actionnaires d'Euro Disney S.C.A., à la finalisation de la procédure d'information consultation préalable du comité d'entreprise et à la réalisation de certaines conditions décrites ci-après. - Pour autant que les conditions décrites dans le présent communiqué soient satisfaites, les opérations envisagées dans la proposition devraient être réalisées dans le courant du premier semestre calendaire 2015.  

 

Les opérations d'augmentation de capital d'Euro Disney S.C.A. ainsi que celle relative au mécanisme de protection anti-dilutif décrites dans le présent communiqué feront l'objet d'un prospectus soumis au visa de l'Autorité des marchés financiers.

Euro Disney S.C.A. annonce une proposition de recapitalisation à hauteur de 1 milliard d'euros, soutenue par Disney. Cette proposition vise à améliorer la situation financière du Groupe Euro Disney et à lui permettre de poursuivre ses investissements dans Disneyland Paris.

" Disneyland Paris est la première destination touristique en Europe, mais la dégradation de l'environnement économique et le poids de la dette du Groupe ont fortement impacté ses recettes et sa liquidité " a déclaré Tom Wolber, président d'Euro Disney S.A.S. " Cette proposition de recapitalisation d'Euro Disney est essentielle pour renforcer sa solidité financière et permettre au Groupe de continuer à investir dans le parc afin d'améliorer l'expérience visiteur. "

Le Conseil de Surveillance d'Euro Disney S.C.A. soutient unanimement cette proposition globale.

Commentant cette proposition, Virginie Calmels, Présidente du Conseil de Surveillance d'Euro Disney S.C.A., a déclaré : " Le conseil de Surveillance d'Euro Disney S.C.A. apporte son soutien unanime à cette proposition qui bénéficierait au groupe Euro Disney. Avec le soutien de The Walt Disney Company, cette opération réduirait l'endettement d'Euro Disney et lui donnerait les moyens d'investir dans Disneyland Paris. "

Avec plus de 275 millions de visiteurs depuis son ouverture en 1992, Disneyland Paris est la première destination touristique d'Europe. Afin d'améliorer l'expérience des visiteurs et d'accroître leurs dépenses, le Groupe Euro Disney a continuellement investi au cours des cinq dernières années dans la rénovation du resort, y compris de ses hôtels, a mis en place une offre unique de divertissements et d'événements saisonniers et a ouvert récemment une nouvelle attraction au public, Ratatouille. Malgré ces investissements, les résultats financiers du Groupe Euro Disney ont été impactés négativement principalement par la conjoncture économique difficile en Europe, ce qui a limité sa capacité à réaliser les investissements réguliers nécessaires tout en supportant les charges relatives à sa dette.

Les résultats financiers de l'exercice 2014 devraient être négativement affectés par une baisse de fréquentation, une diminution du nombre de nuits d'hôtels vendues ainsi que par une réduction du nombre de chambres disponibles en raison de la rénovation de certaines d'entre elles.

  Chiffres clés d'exploitation Exercice 2014 2013 Fréquentation des parcs d'attraction (en millions) 14,1 à 14,2 14,9 Dépense moyenne par visiteur (en euros) 50,5 à 51,0 48,14 Taux d'occupation des hôtels 75,0 % à 76,0 % 79,3 % Dépense moyenne par chambre d'hôtel (en euros) 230,0 à 235,0 235,01  

 

Le chiffre d'affaires de l'exercice 2014 devrait diminuer de 1 % à 3 % par rapport à l'exercice précédent, se situant entre 1 270 et 1 295 millions d'euros. La croissance des coûts d'exploitation devrait rester contenue à moins de 1 %. En conséquence, l'EBITDA devrait s'élever à 110-120 millions d'euros, alors qu'il était de 144 millions d'euros pour l'exercice précédent. Les pertes nettes consolidées du Groupe Euro Disney devraient s'élever à un montant compris entre 110 et 120 millions d'euros, alors qu'elles étaient de 78 millions d'euros pour l'exercice précédent.

Compte tenu de ces résultats, des contraintes liées au service de la dette et de la consommation de trésorerie liée aux investissements d'un montant approximatif de 160 millions d'euros, la trésorerie et les équivalents de trésorerie du Groupe Euro Disney devraient s'élever à un montant compris entre 45 et 55 millions d'euros à la clôture de l'exercice 2014, à comparer à 78 millions d'euros à la clôture de l'exercice précédent. Le montant tiré sur les lignes de crédit disponibles devrait atteindre un montant d'environ 150 millions d'euros à comparer à 100 millions d'euros pour l'exercice précédent. 100 millions d'euros ont été intégralement tirés sur ces lignes de crédit disponibles dans le cadre du refinancement de 2012 et n'ont pas été remboursés à ce jour.

La dette brute du Groupe Euro Disney devrait atteindre 1 748 millions d'euros, alors qu'elle était de 1 709 millions d'euros pour l'exercice 2013.

Euro Disney S.C.A. devrait, conformément aux principes comptables français, constater dans ses comptes sociaux une dépréciation de ses titres de participation dans Euro Disney Associés S.C.A., sa filiale principale opérationnelle, d'un montant d'environ 470 millions d'euros. Il s'agirait d'une charge dans les comptes sociaux d'Euro Disney S.C.A. sans impact sur la trésorerie de cette dernière et sur les états financiers consolidés du Groupe Euro Disney établis selon les normes IFRS.

Les estimations concernant l'exercice 2014 indiquées ci-dessus résultent de chiffres non-audités et seront mises à jour lors de la publication, le 5 novembre 2014, par Euro Disney S.C.A. de ses résultats financiers audités consolidés.

La mise en oeuvre de la proposition de recapitalisation améliorerait la situation de trésorerie du Groupe Euro Disney ainsi que la liquidité de celui-ci par une réduction substantielle des charges financières relatives à sa dette au résultat de l'annulation de 600 millions d'euros de dette ainsi que par le report du remboursement de la dette restant due d'un montant de 983 millions d'euros, jusqu'au remboursement final de cette dette en décembre 2024. Les intérêts sur cet endettement continueront d'être payables semestriellement au taux d'intérêt actuel. Par ailleurs, cette mise en oeuvre permettrait d'améliorer les capitaux propres du Groupe Euro Disney qui redeviendraient positifs. Ainsi, si la recapitalisation était intervenue au 30 septembre 2014, les capitaux propres du Groupe Euro Disney seraient passés d'une situation nette négative de 0,2 milliard d'euros à une situation nette positive de 0,8 milliard d'euros pour un endettement global de l'ordre de 1,7 milliard d'euros avant cette mise en oeuvre et de l'ordre de 1 milliard d'euros après celle-ci.

Les opérations envisagées dans le cadre de la Proposition n'entraîneraient pas, sauf pour ce qui concerne les prêts et accords de financement qui seraient modifiés conformément aux termes de la Proposition, de modifications des stipulations des contrats en cours entre Disney et le Groupe Euro Disney (en ce compris ceux relatifs aux redevances de licence, à la rémunération de la gérance et à la rémunération de développement ).

Les actionnaires d'Euro Disney S.C.A. auraient la possibilité de participer aux augmentations de capital d'Euro Disney S.C.A. aux côtés de Disney, et ce au même prix. Cette possibilité serait mise en oeuvre en donnant aux actionnaires d'Euro Disney S.C.A. :

  - l'opportunité de participer aux côtés de Disney à une augmentation de capital d'Euro Disney S.C.A. avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires d'un montant de 351 millions d'euros, à un prix de souscription de 1,00 euro par action, cette augmentation de capital faisant l'objet d'une garantie de souscription intégrale donnée par EDL Holding Company LLC ; et - le droit d'acquérir, au pro rata de leur participation, une partie des actions d'Euro Disney S.C.A. émises au profit de Disney à raison de la conversion d'une partie de sa créance en capital à un prix de 1,25 euro par action, correspondant au prix de souscription de ces actions payé par Disney.  

 

Une fois les augmentations de capital d'Euro Disney S.C.A. réalisées, les actionnaires d'Euro Disney S.C.A. auraient également la possibilité de céder leurs actions à Disney en les apportant à l'offre publique obligatoire qui devrait être initiée en application des dispositions légales et réglementaires. La proposition est faite sur la base d'un prix de l'offre publique obligatoire de 1,25 euro par action.

Une description plus détaillée de la proposition et des conditions devant être satisfaites pour qu'elle soit mise en oeuvre, en ce compris une description de la possibilité pour Disney de décider de retirer son soutien à la proposition si une condition spécifique n'était pas remplie avant la fin du mois de novembre 2014, est disponible dans la section " Modalités de la Proposition " du présent communiqué.

Modalités de la proposition

Augmentations de capital d'Euro Disney S.C.A. (" ED S.C.A. ").

Augmentation de capital d'ED S.C.A. avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires

La proposition soutenue par Disney (la " Proposition ") prévoit qu'ED S.C.A. lèverait des fonds propres pour un montant de 351 millions d'euros par le biais d'une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (l' " Augmentation de Capital avec DPS "). Tous les actionnaires d'ED S.C.A. à la date précédant l'ouverture de la période de souscription de l'Augmentation de Capital avec DPS bénéficieraient de droits préférentiels de souscription leur permettant de souscrire, à titre irréductible uniquement, avec une parité de souscription de 9 actions nouvelles émises pour 1 action détenue, au prix de souscription de 1 euro par action (le " Prix de Souscription "). Ce Prix de Souscription représenterait une décote de 20 % par rapport au cours de l'action d'ED S.C.A. à la clôture des marchés le 3 octobre 2014 ajusté afin de tenir compte de l'émission d'actions nouvelles telle qu'envisagée dans la Proposition, lequel est fréquemment désigné " prix théorique de l'action ex-droit " (" TERP ") et est égal à 1,25 euro par action.

EDL Holding Company LLC, filiale détenue à 100 % par Disney qui détient environ 39,8 % des actions existantes d'ED S.C.A., exercerait la totalité de ses droits préférentiels de souscription. Par ailleurs, cette société garantirait la souscription intégrale de l'Augmentation de Capital avec DPS en acceptant de souscrire, au Prix de Souscription, toutes les actions qui ne seraient pas souscrites par les autres titulaires de droits sur exercice, à titre irréductible, de leurs droits préférentiels de souscription. ED S.C.A. serait donc assurée de percevoir l'intégralité du montant de l'Augmentation de Capital avec DPS. Les coûts de l'opération estimés à 12 millions d'euros seraient financés par prélèvement sur le produit de l'Augmentation de Capital avec DPS.

Conversion en actions d'ED S.C.A. de créances détenues par Disney sur ED S.C.A.

Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S., toutes deux filiales à 100 % de Disney, souscriraient des actions nouvelles d'ED S.C.A., émises dans le cadre d'augmentations de capital réservées (les " Augmentations de Capital Réservées "), au prix de 1,25 euro par action (le " Prix de Conversion "). Ce Prix de Conversion serait égal au TERP.

Le Prix de Conversion serait payé par compensation avec la créance de 492 millions d'euros détenue par Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S. sur ED S.C.A., suite à l'acquisition, pour un montant identique, par ED S.C.A. de créances détenues par Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S. sur Euro Disney Associés S.C.A.

Une fois les opérations envisagées dans la Proposition réalisées selon les modalités décrites dans le présent communiqué, les actionnaires d'ED S.C.A. se verraient offrir la possibilité d'acquérir, au pro rata de leur participation, une partie des actions d'ED S.C.A. émises dans le cadre des Augmentations de Capital Réservées au Prix de Conversion, afin de leur permettre de participer à ces opérations pari passu et de manière égalitaire avec Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S.

Offre publique obligatoire

Immédiatement après la réalisation des augmentations de capital d'ED S.C.A. décrites ci-dessus, une banque présentatrice déposerait auprès de l'Autorité des marchés financiers, pour le compte d'EDL Holding Company LLC, Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S., une offre publique (l' " Offre Publique Obligatoire ") portant sur toutes les actions d'ED S.C.A. non encore détenues par ces filiales de Disney. Le prix par action auquel cette Offre Publique Obligatoire serait effectuée (le " Prix de l'Offre ") serait égal au prix le plus élevé payé par ces filiales dans le cadre des opérations décrites ci-dessus[1], soit 1,25 euro par action (correspondant au Prix de Conversion). Le dépôt par EDL Holding Company LLC, Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S. de l'Offre Publique Obligatoire ne serait pas volontaire, une telle Offre ne faisant partie de la Proposition que parce qu'elle s'impose à ces sociétés en raison de l'accroissement de leurs participations dans le capital d'ED S.C.A. Cet accroissement résulterait de la conversion en actions d'ED S.C.A. d'une partie de la créance détenue par Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S., telle que décrite ci-dessus, et, le cas échéant, de la souscription par EDL Holding Company LLC d'actions d'ED S.C.A. émises dans le cadre de l'Augmentation de Capital avec DPS au titre de la garantie de souscription intégrale de cette opération accordée par EDL Holding Company LLC et décrite ci-dessus.

Un expert indépendant chargé d'apprécier le caractère équitable du Prix de l'Offre a été désigné à cette fin par le Conseil de Surveillance d'ED S.C.A. du 5 octobre 2014, l'Offre Publique Obligatoire devant par ailleurs être déclarée recevable par l'Autorité des marchés financiers.

Après réception du rapport de l'expert indépendant, le Conseil de Surveillance d'ED S.C.A. devrait émettre un avis formel aux actionnaires d'ED S.C.A sur l'Offre Publique Obligatoire.

Augmentation de capital d'Euro Disney Associés S.C.A.

Immédiatement après la réalisation par ED S.C.A. de ses augmentations de capital, sa principale filiale opérationnelle, Euro Disney Associés S.C.A. (" EDA S.C.A. ") procéderait à une augmentation de capital d'un montant de 1 milliard d'euros par augmentation de la valeur nominale de ses actions, dans le cadre de laquelle tous les actionnaires existants d'EDA S.C.A. (à savoir ED S.C.A., Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S.) souscriraient, au pro rata de leurs participations respectives, comme suit :

  - ED S.C.A. souscrirait pour un montant de souscription global de 820 millions d'euros, dont 328 millions d'euros seraient payés en espèces par ED S.C.A. par utilisation de la quasi-totalité du produit net de l'Augmentation de Capital avec DPS (soit après déduction des coûts de transaction) et dont 492 millions d'euros seraient payés par compensation avec la créance sur EDA S.C.A. d'un montant de 492 millions d'euros préalablement acquise par ED S.C.A. auprès d'Euro Disney Investments S.A.S. et d'EDL Corporation S.A.S. ; - Euro Disney Investments S.A.S. souscrirait pour un montant de souscription global de 90 millions d'euros, dont 36 millions d'euros en espèces et 54 millions d'euros par compensation avec une partie des créances détenues par Euro Disney Investments S.A.S. sur EDA S.C.A. ; - de façon identique, EDL Corporation S.A.S. souscrirait pour un montant de souscription global de 90 millions d'euros, dont 36 millions d'euros en espèces et 54 millions d'euros par compensation avec une partie des créances détenues par EDL Corporation S.A.S. sur EDA S.C.A.  

 

Au résultat de ces opérations, EDA S.C.A. recevrait ainsi 400 millions d'euros en espèces et réduirait sa dette de 600 millions d'euros, alors que le montant nominal du capital social d'EDA S.C.A. serait augmenté de 1 milliard d'euros.

Consolidation et extension de lignes de crédit

Les lignes de crédit existantes consenties par Disney à EDA S.C.A. viennent à échéance en 2015[2] (pour un montant en principal de 100 millions d'euros, portant intérêt annuel au taux EURIBOR), le 30 septembre 2017 (pour un montant en principal de 100 millions d'euros, portant intérêt annuel au taux EURIBOR + 2 %) et le 30 septembre 2018 (pour un montant en principal de 150 millions d'euros, portant intérêt annuel au taux EURIBOR). Ces lignes de crédit, actuellement tirées pour un montant en principal de 150 millions d'euros, seraient intégralement remboursées par EDA S.C.A. après réalisation des opérations décrites au paragraphe précédent, et seraient remplacées par une nouvelle ouverture de crédit renouvelable d'un montant en principal de 350 millions d'euros, portant intérêt annuel au taux EURIBOR + 2 % et venant à échéance le 15 décembre 2023.

Modification des modalités d'amortissement des prêts à terme

Les stipulations des prêts à terme existants, qui ont été consentis par Euro Disney Investments S.A.S. et par EDL Corporation S.A.S. à EDA S.C.A., venant à échéance le 30 septembre 2028, et dont le montant en principal serait d'environ 983 millions d'euros à l'issue des conversions de créances en capital décrites ci-dessus, seraient modifiées afin de supprimer tout remboursement intermédiaire du principal de ces prêts avant le remboursement final de ceux-ci. La date de maturité de ces prêts, qui est à ce jour fixée au 30 septembre 2028, serait par ailleurs modifiée et arrêtée au 15 décembre 2024. Les intérêts sur l'endettement continueront d'être payables semestriellement au taux d'intérêt actuel. La combinaison de la conversion en capital d'une partie des prêts à terme existants (pour un montant de 239 millions d'euros) et de la suppression de toute obligation de remboursement intermédiaire du principal de ces prêts jusqu'à échéance réduiraient la charge de remboursement du principal de la dette pour le Groupe Euro Disney de 750 millions d'euros jusqu'à leur maturité finale en décembre 2024. La durée de vie moyenne pondérée des prêts à terme ainsi modifiés serait d'environ 10 ans, contre environ 9 ans actuellement.

Une fois l'Offre Publique Obligatoire réalisée, Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S. offriraient à chaque actionnaire d'ED S.C.A. (autre que les autres filiales de Disney) qui détiendrait au moins une action ED S.C.A. le dernier jour de bourse avant l'ouverture de la période de souscription de l'Augmentation de Capital avec DPS, le droit d'acquérir, au pro rata de sa participation, une partie des actions d'ED S.C.A. émises au bénéfice d'Euro Disney Investments S.A.S. et d'EDL Corporation S.A.S., et ce à un prix par action égal au Prix de Conversion (le " Droit d'Acquérir des Actions d'ED S.C.A. "). Le nombre d'actions pouvant être ainsi acquises par un actionnaire éligible donné serait déterminé sur la base du montant le plus bas entre le nombre d'actions détenues par cet actionnaire (i) à la date de règlement-livraison de l'Augmentation de Capital avec DPS et (ii) à la date de la publication des résultats finaux de l'Offre Publique Obligatoire par l'Autorité des marchés financiers (ou de règlement livraison en cas de centralisation) (la " Date de Réalisation de l'Offre Obligatoire ").

Ce Droit d'Acquérir des Actions d'ED S.C.A. serait personnel aux actionnaires d'ED S.C.A. éligibles et ne serait ni cessible ni transférable. Ce droit serait exerçable pendant 30 jours à compter de la Date de Réalisation de l'Offre Obligatoire et, à défaut d'exercice, expirerait automatiquement.

--------------------------------------------------

1. EDL Holding Company LLC, Euro Disney Investments S.A.S. et EDL Corporation S.A.S. n'ont pas acquis, directement ou indirectement, des actions d'ED S.C.A. au cours des 12 derniers mois et n'ont l'intention d'acquérir aucune action d'ED S.C.A. avant la réalisation des opérations envisagées dans la proposition autrement que selon les modalités décrites dans le présent communiqué.

2. Cette ligne de crédit, qui devait expirer le 30 septembre 2014, a été prorogée jusqu'au 30 septembre 2015. Mécanisme de protection anti-dilutif - Droit d'acquérir des actions ED S.C.A.

CONDITIONS DONT LA PROPOSITION EST ASSORTIE

Les opérations envisagées par la Proposition doivent être considérées comme un ensemble indivisible. Disney aurait la faculté de retirer son soutien à la Proposition si l'ensemble des opérations et procédures suivantes n'étaient pas réalisées ou menées à bien, selon le cas, au plus tard le 31 mars 2015 : (i) l'information-consultation préalable du comité d'entreprise sur les opérations envisagées par la Proposition, (ii) l'obtention du visa de l'Autorité des marchés financiers sur le prospectus relatif à l'Augmentation de Capital avec DPS, aux Augmentations de Capital Réservées et au Droit d'Acquérir des Actions d'ED S.C.A. et (iii) l'adoption des résolutions nécessaires à la réalisation des opérations envisagées par la Proposition, notamment par l'assemblée générale d'ED S.C.A., EDL Holding Company LLC ayant d'ores et déjà indiqué qu'elle exercera ses droits de vote en faveur desdites résolutions.

Disney aurait également la faculté de retirer son soutien à la Proposition si l'expert indépendant nommé par ED S.C.A. dans le cadre de l'Offre Publique Obligatoire ne confirmait pas, par une lettre de confort émise avant la fin du mois de novembre 2014, le caractère équitable du Prix de l'Offre à la date de ladite lettre. Cette lettre de confort serait préparée sur la base de la même méthodologie que celle qui serait utilisée par ledit expert indépendant pour établir l'attestation d'équité remise dans le cadre du processus d'Offre Publique Obligatoire.

Information du public et aspects réglementaires

Les opérations décrites dans le présent communiqué de presse seraient décrites de manière plus détaillée dans un prospectus qui serait composé du document de référence d'ED S.C.A. pour l'exercice clos le 30 septembre 2014 et d'une Note d'Opération. Ce prospectus serait soumis à l'approbation de l'Autorité des marchés financiers aux fins d'obtention de son visa dans le cadre de l'émission d'actions par ED S.C.A. à l'occasion de l'Augmentation de Capital avec DPS, de l'admission aux négociations d'actions d'ED S.C.A. émises dans le cadre des Augmentations de Capital Réservées et de l'offre des actions d'ED S.C.A. au titre du Droit d'Acquérir des Actions d'ED S.C.A.

Ce prospectus indiquerait que les nouvelles actions d'ED S.C.A. ne peuvent pas être offertes ou vendues aux Etats-Unis d'Amérique, en Australie, au Canada et au Japon.

Calendrier indicatif et étapes clés

Le calendrier de réalisation des opérations envisagées dans la Proposition dépendra de la durée nécessaire à la réalisation des étapes suivantes :

  - Avis du Comité d'Entreprise : le projet de recapitalisation et de réduction de l'endettement du Groupe Euro Disney est subordonné au respect de la procédure d'information-consultation du comité d'entreprise, laquelle a été initiée aujourd'hui à l'occasion d'une réunion avec le comité d'entreprise. - Approbation des actionnaires : une assemblée générale des actionnaires d'ED S.C.A. sera convoquée avec un préavis d'au moins 35 jours. Une information détaillée relative aux propositions soumises à l'assemblée des actionnaires (y compris les rapports du Gérant et du Conseil de Surveillance) sera disponible en ligne au plus tard 21 jours avant la date de cette assemblée.  

 

Il est prévu que, pour autant que les conditions décrites ci-avant soient satisfaites, les opérations envisagées dans la Proposition soient réalisées dans le courant du premier semestre calendaire 2015.

Le présent communiqué ne doit pas être publié, transmis ou distribué, directement ou indirectement, sur le territoire des Etats-Unis d'Amérique, du Canada, du Japon ou de l'Australie. Ce communiqué et les informations qu'il contient ne constituent ni une offre de vente ou de souscription, ni la sollicitation d'un ordre d'achat ou de souscription, de titres financiers aux Etats-Unis d'Amérique ou dans tout autre pays.

Ce communiqué de presse ne constitue pas une offre de vente des valeurs mobilières ou une sollicitation d'une offre d'achat des valeurs mobilières aux Etats-Unis. Les titres financiers ne peuvent être ni offerts ni vendus aux États-Unis d'Amérique sans enregistrement ou exemption d'enregistrement conformément au US Securities Act de 1933, tel que modifié (le "Securities Act"). Les titres financiers d'Euro Disney S.C.A. mentionnés dans ce communiqué de presse n'ont pas été et ne seront pas enregistrés conformément au Securities Act, ou aux lois d'un autre Etat, et ne peuvent être offerts ou vendus aux Etats-Unis ou à un ressortissant américain sauf en vertu d'une exemption ou d'une transaction non soumise aux exigences d'inscription au titre du Securities Act et des lois étatiques applicables. Euro Disney S.C.A. n'envisage aucune offre de titres au public aux Etats-Unis, ou de procéder à une offre publique de valeurs mobilières aux Etats-Unis.

Les titres financiers n'ont pas été offerts, directement ou indirectement, au public en France. Toute offre de titres financiers ou distribution de documents d'offre relatifs à ces titres ne sera proposé uniquement aux (i) personnes fournissant le service d'investissement de gestion de portefeuille pour compte de tiers et/ou (ii) investisseurs qualifiés agissant pour leur propre compte tels que définis aux articles L. 411-2 et D. 411-1 du Code monétaire et financier et conformément aux dispositions des articles L. 411-1 et L. 411-2 du Code monétaire et financier.

Dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen ayant transposé la Directive 2003/7/CE (telle que modifiée) (la " Directive Prospectus ") autres que la France, ce communiqué de presse et toute offre éventuelle sont destinés exclusivement aux personnes qui sont des " investisseurs qualifiés " et agissant pour leur propre compte au sens de la Directive Prospectus et de toute disposition légale ou réglementaire prise en application de cette directive par l'Etat membre concerné.

Ce communiqué ne constitue pas une invitation à s'engager dans, et n'a pas pour objet d'encourager, une activité d'investissement, au sens de la Section 21 du Financial Services and Markets Act 2000, tel qu'amendé (" FSMA "). Ce document est exclusivement destiné (i) aux personnes qui se trouvent hors du Royaume-Uni, (ii) aux professionnels en matière d'investissement (investment professionals) au sens de l'article 19(5) du FSMA (Financial Promotions) Order 2005 (le " Règlement "), (iii) aux personnes visées par l'article 49(2) (a) à (d) du Règlement (sociétés à capitaux propres élevés, associations non-immatriculées, etc.) et (iv) à toute autre personne à qui ce communiqué pourrait être adressé conformément à la loi (toutes les personnes mentionnées aux paragraphes (i), (ii), (iii) et (iv) étant ensemble désignées comme les " Personnes Habilitées "). Les titres financiers d'Euro Disney S.C.A. décrits dans le présent document, sont uniquement destinées aux Personnes Habilitées et toute invitation, offre ou tout contrat relatif à la souscription, l'achat ou l'acquisition des titres financiers ne peut être adressé ou conclu qu'avec des Personnes Habilitées. Toute personne autre qu'une Personne Habilitée doit s'abstenir d'utiliser ou de se fonder sur le présent communiqué et les informations qu'il contient.

La diffusion, la publication ou la distribution de ce communiqué de presse dans certains pays peut constituer une violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur. En conséquence, les personnes physiquement présentes dans ces pays et dans lesquels le présent communiqué de presse est diffusé, publié ou distribué doivent s'informer et se conformer à ces lois et règlements.

Si elle était réalisée, l'Offre Publique Obligatoire décrite dans le présent communiqué ne serait pas faite, directement ou indirectement, par l'intermédiaire des courriers, des moyens ou instruments du commerce international ou entre états, ou des infrastructures d'une bourse nationale, aux Etats-Unis d'Amérique et ne pourrait être acceptée qu'en dehors des Etats-Unis d'Amérique.

Avertissement relatif aux déclarations prospectives

A l'exception des informations historiques, toutes les autres informations contenues dans le présent communiqué sont à considérer comme des déclarations prospectives au sens du U.S. Private Securities Litigation Reform Act of 1995, tel que modifié. Ces déclarations prospectives comprennent des déclarations relatives aux futurs résultats financiers et d'exploitation d'Euro Disney S.C.A. et de The Walt Disney Company, ne garantissent pas de leur performance future et sont soumises à certains risques, incertitudes et hypothèses qui sont difficiles à évaluer. Pour une liste plus complète et une description de ces risques et de ces incertitudes, veuillez consulter (i) le Document de Référence 2013 d'Euro Disney S.C.A. pour l'exercice clos le 30 septembre 2013 tel que déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers (" AMF ") le 16 janvier 2014, ainsi que les autres documents déposés par Euro Disney S.C.A. auprès de l'AMF, et (ii) le rapport annuel en la forme 10-K de The Walt Disney Company pour l'exercice clos le 28 septembre 2013 tel que déposé auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission (" SEC ") le 20 novembre 2014 ainsi que les autres documents déposés par The Walt Disney Company auprès de la SEC.

Le Groupe exploite le site de Disneyland(R) Paris qui comprend le Parc Disneyland(R), le Parc Walt Disney Studios(R), sept hôtels à thèmes d'une capacité totale d'environ 5 800 chambres (sans tenir compte d'environ 2 300 chambres des hôtels exploités par des partenaires tiers, localisés sur le site), deux centres de congrès, le centre de divertissements Disney Village(R) et un golf. L'activité du Groupe comprend également le développement d'un site de 2 230 hectares, dont la moitié reste à développer. Les actions d'Euro Disney S.C.A. sont inscrites et cotées sur Euronext Paris.

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l'exercice 2014 le 5 novembre 2014

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 22:48

Dorothé, harcelée par son patron, trahie par son syndicat

Ni bonne ni conne... et en lutte chez Disney


paru dans CQFD n°2 (juin 2003), par Mélissa Tomas, illustré par
mis en ligne le 05/06/2003 - commentaires

Depuis 1998, Dorothée travaille comme agent d’entretien dans les hôtels du parc Eurodisney. Révoltée par les contrats frauduleux, les conditions de travail et la trouille infligée au personnel, elle apprend sur le tas, non sans jubilation parfois, à organiser une lutte, à rédiger des tracts et à disséquer le droit du travail, allant jusqu’à faire subir à Mickey sa toute première grève du personnel de nettoyage. En retour, rien ne sera épargné à cette immigrée camerounaise de 55 ans prise dans une lutte acharnée : harcèlement, mises à pied, non-versement du salaire, tentatives de corruption… Rien, pas même sa radiation par son propre syndicat, la CGT.

Pourquoi es-tu entrée chez Disney ?

J’avais vu que des sociétés de nettoyage cherchaient des gouvernantes générales pour travailler dans des hôtels. J’ai donc suivi la formation, qui a duré six mois, et j’ai été tout de suite embauchée à Eurodisney par ISS, une société de sous-traitance. En découvrant le secteur du nettoyage, je me suis demandée si on était encore en France et si l’esclavage était bien aboli. Je me suis dit que ce n’était pas possible d’accepter ça. Au départ, j’ai mené des luttes sans être syndiquée, c’est un peu plus tard que j’ai adhéré à la CGT et que je suis devenue déléguée.

Par Jiho {GIF}

Quelle a été ta première action ?

Elle a porté sur les contrats de travail des femmes de chambres. C’était n’importe quoi ! Le nombre d’heures variait d’un contrat à l’autre, le nombre de chambres était excessif, certaines femmes étaient payées 800 francs, d’autres 1000 ou 2000, pour 6 ou 7 heures de travail effectif par jour. La plupart des personnes qui travaillent dans ce secteur sont immigrées, souvent africaines, et beaucoup ne savent ni lire ni écrire. Les patrons en profitent pour leur faire signer des contrats illégaux. On a donc lancé une pétition, qu’on a envoyée à la direction. Mais côté salariés, il n’y avait personne pour parler, tout le monde avait peur. J’ai pris la parole sur les bulletins de salaires, les heures qui n’étaient pas comptées… Je n’avais jamais fait de syndicalisme de ma vie et, bien sûr, je n’avais pas de mandat. Quand la direction a commencé à me créer des problèmes, je suis allée voir la CGT, qui m’a nommée déléguée, et j’ai commencé à négocier avec le patron sur les contrats, les salaires et même l’hygiène : les produits qu’on nous faisait utiliser étaient nocifs pour la peau. Le secrétaire général du syndicat CGT du nettoyage, suivait tout ça, et c’est là que j’ai découvert qu’au lieu de soutenir les salariés, il soutenait le patron.

De quelle manière ?

Je venais d’écrire un tract annonçant une grève pour le dimanche suivant. C’était mon premier tract, je n’avais aucune expérience de ce genre de choses. Je prends mon texte, je vais à l’Union locale et je le tire à un millier d’exemplaires. J’arrive à la gare le lendemain matin à 4 heures et j’en distribue partout ! La grève était lancée ! A la direction, c’était la panique. Mon patron me convoque en urgence, j’appelle mon secrétaire CGT, on va ensemble à la réunion, et là, au lieu de me défendre, il se met avec mon patron pour me taper dessus. J’ai dit que je ne savais pas qui était l’auteur du tract, mais que cette personne avait bien fait, et que si on n’essayait pas de résoudre le problème, il y aurait effectivement grève le dimanche. Au cours de la négociation, le secrétaire CGT a demandé au patron d’augmenter le salaire des trois délégués, en assurant qu’on s’en tiendrait là. J’ai refusé de marcher là-dedans et j’ai maintenu la grève. C’était la première fois que des femmes de chambre se mettaient en grève chez Disney. Le mouvement a été bien suivi, d’ailleurs, même le gars du Parisien est venu.

Comment a réagi la direction ?

En essayant de me virer. J’étais en train de travailler quand le gars de la sécurité est venu me dire : « Madame, vous devez partir de l’enceinte de Disney, vous n’avez plus le droit de rester là ». Je descends, je trouve une de mes patronnes qui me demande de signer un papier et je refuse. Du coup, plusieurs gars de la sécurité ont essayé de me faire sortir. Mais comme on a le droit de manger sur place, j’ai rétorqué que je n’avais rien avalé depuis le matin et que j’allais donc déjeuner d’abord. Mon repas a duré presque deux heures ! Je les regardais en mangeant, pendant qu’ils étaient là à m’entourer… Après, ils m’ont escortée jusqu’à la porte, comme si j’étais une voleuse, c’est quelque chose que je n’oublierai jamais… J’ai aussitôt couru à l’inspection du travail, qui m’a indiqué un conseiller juridique pour les Prud’hommes. Résultat, le tribunal a condamné la société et ordonné ma réintégration. Alors je suis revenue… Une autre fois, la direction a forcé des salariés à écrire des lettres contre moi, pour s’en servir devant l’inspection du travail. Mais ces salariés ne savaient ni lire, ni écrire, et ça, c’était facile à prouver. La direction a été obligée d’avouer la manipulation et de me réintégrer. Tu vois jusqu’où ils sont prêts à aller… Aujourd’hui, j’en suis à ma cinquième mise à pied conservatoire.

Tu étais donc aussi en lutte contre ton propre syndicat…

C’est ça. La direction a tenté de diviser pour mieux régner. Ils ont tout fait pour m’isoler. Mon patron a corrompu tout le monde, FO, la CFTC, la CFDT, j’étais seule à me battre, et heureusement que j’avais le personnel avec moi. Malgré tout, le mouvement a pris corps. On a obtenu la baisse des cadences, la régularité des contrats… Ce n’était pas tout à fait ce qu’on demandait, mais c’était déjà ça. Or, pendant que la direction faisait de moi sa bête noire, mon secrétaire général suivait ses instructions en essayant de me retirer mon mandat. Mes patrons - celui de Disney et celui de la CGT - ont été jusqu’à me convoquer ensemble dans un café, pour me convaincre d’accepter ma mutation. Non seulement j’ai refusé, mais j’ai écrit au secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, pour lui expliquer ce qui se passait. J’ai fait valoir que j’avais été élue déléguée pour défendre les salariés, pas pour m’aligner sur le patron. Finalement, mon mandat a été maintenu, mais il n’y a pas eu de suites.

Tu as fait de nombreuses allées et venues entre les tribunaux et Disney. Comment t’accueillait la direction à chaque retour ?

Mal. Une fois, la société a voulu me muter dans un autre hôtel. Imagine : moi, une Africaine, travaillant au Castel, l’hôtel des VIP, des stars ! Normalement, tu n’y vois jamais de femmes de chambre noires. Du coup, ils ont refusé que j’y retourne et on est repartis aux Prud’hommes ! Le Tribunal a ordonné que je réintègre mon poste au Castel, sous peine de 2000 F d’astreinte par jour pour la direction. Là, ils ont encore eu peur. Avant que je réintègre le Castel, mon patron m’a reconvoqué pour un entretien : cette fois, il me demandait qu’on se sépare à l’amiable. J’ai dit oui, pas de problème, si vous me donnez de l’argent, je m’en vais. Il me propose 60 000 F, je dis d’accord, quand est-ce que je passe prendre mon chèque ? Tout content, il appelle ses supérieurs pour leur annoncer la bonne nouvelle. Le lendemain matin, j’arrive bien habillée, avec des bijoux et tout, je demande mon chèque, il me le tend … et là je lui dis : « non mais, vous vous moquez de moi, je suis venue tout simplement vous dire que demain matin je reprends le travail, voilà votre dossier » et je lui balance le chèque ! [fou rire] Il s’est dit : mais elle est folle ! Il a rappelé Disney, pour leur dire « elle revient demain ! ». Et le lendemain, je reçois encore une lettre de licenciement. L’inspecteur du travail me voit revenir, je suis encore mise à pied trois mois, et c’est reparti pour un tour au tribunal… J’ai fait tous les tribunaux : Meaux, Paris, Aulnay, Créteil… Le tribunal, c’est ma deuxième maison !

Par Jiho {GIF}

Ta boîte de sous-traitance doit se mordre les doigts de t’avoir recrutée ?

Elle a changé trois fois ! Comme Disney ne veut surtout pas de grève, ils se trouvent une nouvelle boîte chaque fois qu’il y a un problème. En 2000, la direction a résilié son contrat avec ISS, et on a eu droit à un nouvel employeur, Sin & Stes. Ils m’ont immédiatement demandé de rester chez moi. Ils ne me connaissaient pas, je n’avais pas encore travaillé une seule journée avec eux. J’ai cru au départ que c’était pour une question d’organisation, mais au bout d’un moment, j’ai quand même compris qu’il y avait un problème, et on est allés au Prud’hommes. La société s’est défendue en disant que j’avais fait partir ISS, à cause des grèves. Il a fallu leur rappeler que c’était un droit ! Aujourd’hui, la société de sous-traitance a encore changé. Elle s’appelle Prop’hôtel. Cette fois-ci, j’ai pris les devants. Avant même l’arrivée de la société, j’ai consulté le personnel et la liste des revendications était prête. Tout le monde devait avoir vingt-huit chambres à faire en six heures, avec des chariots, des équipiers, etc. On est tombés d’accord. Mais dès la deuxième semaine, mon nom n’était déjà plus sur le planning. J’ai annoncé au personnel qu’on m’affectait au Newport, un autre hôtel, et là, le personnel a décidé de me suivre. On était à nouveau en grève. Et moi en mise à pied ! C’était le 12 juillet 2002, et je n’ai pas été payée jusqu’au 3 octobre, jour de ma reprise de travail. J’élève seule mes enfants, donc là c’était vraiment la catastrophe. Et le 7 octobre, à la suite d’un conflit avec une femme de chambre qui faisait travailler sa nièce de seize ans avec la complicité de la société, j’ai été à nouveau mise à pied. Jusqu’à maintenant. Tu vois, ils ont tout essayé pour me faire démissionner, mais j’ai tenu bon.

Qu’est-ce qui te fait tenir, justement ?

Je suis déléguée, et le rôle du délégué, c’est de tenir bon devant le patron. Et puis, le secteur commence à bouger. Dans le nettoyage, on respecte d’autant moins les salariés qu’ils connaissent rarement leurs droits. C’est notre rôle de les porter à leur connaissance et de faire en sorte que les patrons s’y plient. Mais on a un syndicat du nettoyage qui est totalement… qui est soumis aux patrons. Je prends un exemple : en 2002, le syndicat s’est abstenu de diffuser ne serait-ce qu’un seul tract revendicatif. Les négociations des 35h, quand le secrétaire général du syndicat s’en charge, se font au profit des patrons.

Pourquoi rester à la CGT, alors ?

Mon syndicat m’a radié, comme d’autres délégués. Ce sont les Unions locales qui nous soutiennent. Aux élections, je suis obligée de faire une liste de candidature libre soutenue par l’Union locale. C’est comme ça que je conserve mon mandat. De plus, je suis soutenue par le personnel, qui sait que je ne me laisse pas corrompre. Si j’avais dit oui chaque fois qu’on a voulu acheter mon silence, je serais riche aujourd’hui ! Mais c’est aussi un combat pour la dignité. Pour travailler dans ces conditions, il faut vraiment en avoir besoin. Les femmes qui tiennent dans ces emplois ont des familles à nourrir et trouvent difficilement du travail ailleurs. Pour une femme venue d’Afrique, 3000 F est une somme énorme ! Ce n’est pas si simple d’expliquer ce qu’est le SMIC et de parler des conditions de travail, surtout aujourd’hui, avec la généralisation des contrats précaires. Quand on voit le mouvement des femmes d’Arcade, il faut les féliciter : elles ont obtenu gain de cause en restant solidaires, et sans le soutien des grandes confédérations. C’est un exemple qui peut permettre d’étendre les luttes dans d’autres sociétés du secteur.

Par Jiho {GIF}

Vous êtes allés au congrès de la CGT qui s’est déroulé du 24 au 28 mars derniers ?

Oui, en organisant une collecte pour payer les billets de trains. Nous y sommes allés sans mandat, sans invitation, pour dénoncer ce qui se passe. Le syndicat des agents de propreté est affilié aux Ports et Docks, c’est la sous-traitance du secteur du nettoyage qui fait vivre la fédération. Le secrétaire général du nettoyage négocie avec les patrons en échange de sa bonne conduite, avec l’accord de la fédération, qui le protège. Pour lutter contre ce fonctionnement et la dictature du secrétaire, on a créé un collectif. Nous avons constitué des dossiers que nous avons envoyés à la fédération et à la confédération, sans jamais obtenir de réponses. Quand nous avons distribué nos tracts au congrès, à Montpellier, le secrétaire général de Ports et Docks est devenu fou. Notre secrétaire général s’y est mis aussi, il a donné un coup de poing à l’un de nos camarades et lui a cassé ses lunettes, en public. Pourtant, le tract n’insultait personne, il disait juste que nous voulions un syndicat démocratique, un syndicat qui se bat pour le personnel. C’était ça, notre message. Chez nous, il y a un dicton qui dit : « une seule main n’attache pas le paquet ». Il faut être plusieurs pour se battre. Nous avons des droits, et le droit de les revendiquer.

 

Source http://cqfd-journal.org

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 08:49

Disneyland Paris: des journalistes ukrainiens interpellés après avoir filmé sans autorisation

Une équipe de télévision ukrainienne a été auditionnée mardi soir par la police de Seine-et-Marne après avoir filmé sans autorisation dans un restaurant du parc Disneyland Paris

Neuf journalistes d’une chaîne de télévision ukrainienne se trouvaient dans les cuisines d’un restaurant de Disney, premier parc d’attraction européen, quand ils ont été sommés d’accompagner les agents de sécurité, comme l'a révélé Le Parisien.
Sollicités par le personnel du restaurant, les agents chargés de la sécurité du parc ont constaté qu’ils n’avaient pas d’autorisation de tournage et prévenu les policiers.
«Ils n’avaient pas d’autorisation mais ils n’étaient pas déguisés et n’ont pas caché leur qualité», a poursuivi la source policière. «Ce qui peut poser problème, c’est les images. Ils ont pu filmer des gens et porter atteinte à leur vie privée», a-t-elle ajouté, précisant que la vidéo était désormais dans les mains de la justice.
Selon le parquet de Meaux, qui a ouvert une enquête préliminaire pour «détention d’images pouvant porter atteinte à la vie privée», trois employés du restaurant ont déposé plainte auprès du commissariat.
Entendus en audition libre mardi soir, les neuf journalistes n’ont pas été placés en garde à vue, a indiqué un magistrat. Selon lui, l’équipe a expliqué qu’elle avait décidé «à l’improviste» de faire une enquête journalistique «dans les coulisses d’Eurodisney».

Source leprogres.fr

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 08:30

Disneyland Paris : et si nous parlions des salariés victimes de discrimination...

Publié le 4 juillet 2014

Disneyland Paris : et si nous parlions des salariés victimes de discrimination...

Chers Cat's Members,

Alors qu'une plainte vient d'être déposée par des "guests" pour discrimination, qu'en est-il pour les salariés victimes de discrimination à l'intérieur de l'entreprise. Pourquoi n'en parle-t-on pas? Est-ce que cela n'existe pas? Comment Disney a-t-il réussi à se blinder de ce côté là?

Je vous laisse lire l'article ci-dessous qui pose un énorme problème déontologique. Nous y apprenons que c'est l'employeur lui-même qui traite les problèmes de discrimination au sein de l'entreprise, autant dire qu'il est à la fois juge et partie.

La CNT SO Disney demande la dissolution immédiate de la cellule IDEM.

Que l'employeur rende leurs véritables prérogatives aux organisations syndicales, qu'il se défasse une bonne fois pour toutes des copinages internes, qu'il redonne une dignité à cette entreprise qui ne cesse de s'enfoncer dans des méandres de plus en plus sordides...

Espionnage des salariés, discrimination à l'embauche, discrimination envers des clients handicapés, malversations au Comité d'Entreprise, il y en a marre!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

RSS CNT SO Disney

Discrimination : Disney missionne ses salariés pour gérer les plaintes

Disneyland Paris a mis en place une cellule de gestion des plaintes pour discrimination, animée par les salariés de l'entreprise. Une initiative atypique, lauréate 2012 des Trophées de la Diversité, mais qui suscite aussi des critiques...

37 plaintes pour discrimination : c'est le nombre de dossiers traités l'an dernier par la cellule d'écoute anti-discrimination de Disneyland Paris, site où cohabite une centaine de nationalités. Créée en septembre 2011, l'Instance pour la Diversité et l'Egalité des Cast Members » (I.D.E©M) a une particularité : elle est animée par une quarantaine de salariés volontaires appelés « relais diversité ». Chaque semaine, deux permanences se tiennent dans les locaux du site au cours desquelles les salariés qui se sentent victimes de discrimination peuvent se confier à un binôme d'écoutants. « Sur les 37 dossiers traités en 2012, 27 ont été clôturés à ce premier niveau, soit parce que le cas ne relevait pas de discrimination, soit parce que des solutions ont pu être trouvées », explique Sylvie Bracquemont, la « référente » de la cellule et responsable des politiques sociales de Disneyland Paris.
Si tel n'est pas le cas, une enquête s'engage auprès des témoins, collègues et hiérarchiques. « Nous avons pensé que la proximité était un plus et qu'il était plus facile pour les salariés de s'adresser à leurs pairs. Cette instance est en fait un recours supplémentaire aux RH et à la voie syndicale » justifie Sylvie Bracquemont. Une initiative qui n'est pas née par hasard. «En 2008, une enquête à laquelle avaient répondu 8000 salariés a révélé que près de 20% des salariés s'estimaient victimes ou témoins de discrimination, » rappelle Youcef Alem, responsable de la diversité. A partir de là, des groupes de travail se sont réunis et l'idée d'impliquer les salariés eux-mêmes dans la démarche de prévention est apparue à la Direction comme une évidence...

6 jours de formation pour cerner les cas de discrimination

Ces « relais diversité » sont retenus selon plusieurs critères : sens de l'écoute, empathie, altruisme... Les recrues suivent ensuite une formation de 6 jours, le temps d'être sensibilisés à l'identification des situations discriminatoires et à l'accueil des salariés en difficulté. Au programme : la connaissance du cadre légal, des 18 critères de discrimination retenus par la législation, plus une dizaine d'heures sur l'écoute... Le tout, validé par une évaluation des acquis. Avant d'aller sur le terrain, les futurs écoutants signent un « contrat de droits et devoirs », adhèrent aux principes déontologiques de la démarche : neutralité, confidentialité, etc, pour une durée de 1 à 3 ans maximum et bénéficient d'un détachement de 14 heures par mois pour exercer leur mission d'écoute ou d'enquête. « Cette démarche est une bonne façon de responsabiliser les salariés et de créer du lien social », estime Abdou Karam, « relais diversité » et délégué du personnel, en poste à l'Hôtel Cheyenne de Disneyland Paris.

Trois cas de discrimination avérés

Parmi les principaux motifs de plainte viennent, par ordre d'importance, l'origine ethnique, l'état de santé et l'apparence physique. Lorsqu'une solution a été trouvée, « l'objectif est de remettre le plaignant dans une situation de travail normale » précise la référente du dispositif anti-discrimination. L'an dernier, sur les 37 dossiers, 3 cas de discrimination avérés ont été traités. En principe, une sanction s'impose en pareil cas. Mais nous n'avons pu en savoir plus : « S'agissant de dossiers confidentiels et anonymes, nous ne pouvons pas faire de commentaires sur les dossiers traités » , précise-t-on au service communication du groupe.

Un système jugé opaque

La formule laisse néanmoins sceptique. « Je suis circonspect sur ce type d'initiative, nuance Eric Rocheblave, avocat en droit social. C'est une façon pour l'entreprise de prouver qu'elle prend bien les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale de son personnel, mais en déchargeant ses responsabilités sur des salariés pour qui cette mission peut être lourde à porter, en particulier, quand un entretien avec un plaignant ne se passe pas bien. Sans parler de la responsabilité juridique », estime le juriste. Ce qu'il préconise plutôt ? Les cellules pluridisciplinaires composées des différents acteurs de l'organisation (RH, manager, médecin du travail, représentants du personnel...) qui garantissent un cadre clair et bordé. En interne, la cellule Ideme suscite des critiques bien plus radicales auprès des syndicats. Thomas Baer, délégué CFDT, déplore l'opacité du dispositif : « Nous manquons de données chiffrées détaillées et n'avons aucun élément sur la finalité des plaintes », explique-t-il. « C'est une coquille vide ! » renchérit Hervey Saumade, secrétaire général de FO Disney, « une façon de shunter les syndicats et de ne pas mettre les affaires de discrimination sur la place publique. Quoi que ... celle de Guy-Bruno Mboe, l'ex secrétaire général de FO Disney, s'est propagée dans les allées du parc d'attraction autant que dans les médias : en novembre dernier, il a gagné l'action en justice qu'il menait depuis 7 ans pour harcèlement et discrimination avec, à la clé, 8000 euros de dommages et intérêts. Mais il ne compte pas en rester là. Maintenant, c'est le pénal...

Marie-José Gava

Source novethic.fr publié le 14 mars 2013

 

Source http://cntdisney.over-blog.com/

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 18:29
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:34

Disneyland Paris : des handicapés dénoncent des discriminations

Une association de handicapés mentaux porte plainte aujourd'hui à la suite de discriminations à Disneyland Paris. La direction du parc évoque la sécurité.

Disneyland Paris (Seine-et-Marne), le 10 juin. Une vidéo tournée en caméra cachée prouve qu’un groupe de jeunes handicapés fait l’objet d’un tri à l’entrée de certaines attractions.

Disneyland Paris (Seine-et-Marne), le 10 juin. Une vidéo tournée en caméra cachée prouve qu’un groupe de jeunes handicapés fait l’objet d’un tri à l’entrée de certaines attractions.

De nombreuses familles de personnes handicapées, notamment des parents d'enfants trisomiques, sont en colère contre l'accueil qui leur est fait à Disneyland Resort Paris. L'Unapei*, principal mouvement associatif des handicapés mentaux, qui fédère 180 000 personnes, va déposer plainte aujourd'hui contre X pour discrimination liée au handicap, sur des faits qui se passent au parc.

La présidente de l'Unapei, Christel Prado, précise que « de nombreuses familles nous ont alertés sur des actes de discrimination manifeste dans les parcs Disneyland Paris. C'est du délit de faciès. On n'a jamais entendu parler de tels problèmes dans d'autres parcs de loisirs. »

De fait, chez Disney, les personnes handicapées doivent se signaler « en tant que tel » lorsqu'elles se présentent aux caisses. « Sinon elles sont sorties de la file d'attente, devant les enfants, c'est très humiliant. Mickey nous rend dingos », ajoute Christel Prado. Les handicapés sont de fait orientés vers une caisse prioritaire. « Si au moins ça se passait bien... Lorsqu'ils arrivent devant l'attraction, ils ne peuvent pas rentrer ensemble. C'est un par un, avec à chaque fois l'accompagnateur. Résultat : des heures avant de pouvoir embarquer, et un sentiment d'humiliation », s'insurge Thierry Nouvel, le directeur général de l'Unapei.

Pour preuve, un groupe de jeunes handicapés, avec leurs accompagnateurs, s'est rendu sur le site le 10 juin et a filmé en caméra cachée. La scène est poignante lorsqu'ils arrivent, avec leur pass, pour rentrer dans l'attraction Small World. Un employé de Disney, visiblement ennuyé, leur barre l'accès : « C'est pour votre sécurité... »

Sur le document, on voit aussi un groupe de handicapés ne pas comprendre ce qui se passe, et se mettre vraiment en colère. Christel Prado ajoute : « Ce qui me choque par-dessus tout, c'est le tri. A une époque où l'on parle du mieux-vivre-ensemble, on ne peut pas tolérer une telle ségrégation. »

Contacté, Disney, se défend de toute discrimination. « Au contraire ! Nous accueillons 60 000 visiteurs en situation de handicap par an, et nous sommes très attentifs sur ce sujet. Mais nous devons absolument veiller à leur sécurité. Si l'attraction est bloquée dans le noir, s'il y a de la panique, les sauveteurs doivent savoir tout de suite où ils sont. C'est pour cela qu'on limite leur accès. » Mais pourquoi les obliger à se signaler dès leur arrivée ? « C'est pour leur bien. Mais on a remarqué effectivement que de plus en plus de handicapés ne veulent pas se signaler en tant que tels. » Ils veulent surtout passer une bonne journée.

* Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis.

Source leparisien.fr

 

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 08:10

Le lien est

ici

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 18:06

A lire la suite sur le site de la CNT SO DISNEY

Dorénavant, la plupart des articles concernant Disneyland Paris seront publiés directement sur le site de la CNT SO Disney, le nouveau site que je vais animer en tant que représentant de la section syndicale.

Les élections professionnelles auront lieu en fin d'année, et je me dois d'y apporter ma contribution, dans l'espoir que les salariés de l'entreprise comprendront enfin qu'il est temps de changer de cap, et que l'accompagnement syndical à Disneyland Paris n'a plus lieu d'être face à la Bérézina sociale qui est en train de s'abattre sur l'entreprise.

C'est bien pire que tout ce que j'avais imaginé, et il faut un niveau d'incompétence sans commune mesure pour en arriver là.

La faute à qui? La Direction? Les organisations syndicales? Les deux? Les salariés? Les trois?

Nous tâcherons donc, au fil des jours, de démêler cet imbroglio sur ce nouveau site, une nouvelle aventure qui s'annonce d'ores et déjà palpitante.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

RSS CNT SO Disney

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  • : Le blog d'un militant syndicaliste en lutte pour plus de justice sociale à Disneyland Paris. Réflexions, revendications, humour et amitiés
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